11H11, le 11/11/2011

 

Tarte à la crème de cette journée, je ne l’ai pas évitée. Dans la onzième minute de 11H, j’ai joint au téléphone mes trois enfants. Ainsi tout est changé et rien n’est changé. Le temps est une invention  de l’homme, pas de l’univers.

Tout  est changé: le bonheur du  partage de cette minute avec des gens aimés mais loin, sans organisation particulière grâce aux seuls téléphones portables, est une spécificité de notre époque. De la magie en vrai.

Rien n’est changé: les chiffres ne disent que ce que l’on veut leur faire dire. Avant, cette minute était un futur, toutes les hypothèses étaient possibles. Depuis, elle est un passé que chacun relie aux évènements qui lui conviennent ou qu’il connait, c’est l’histoire. Dans l’instant, elle ne fut rien.

 

Cela représente tout ce qui sépare l’histoire des hommes de celle de l’univers, leur vécu et celui de l’univers. De mon point de vue, c’est ce regard différencié qui seul peut permettre de structurer la pensée. Séparer l’universel du particulier est pour moi essentiel. Il est possible que j’enfonce une porte ouverte, ce ne sera ni la première ni la dernière. C’est mon chemin d’homme, en quoi serait-il différent de celui de mes prédécesseurs ou de mes successeurs ?

L’exemple le plus évident est la mort. Elle est universelle. Tous se posent la question de la vie après la mort. Les réponses divergent. Certains pensent qu’il n’y en a pas. D’autres, au contraire, pensent qu’il y en a une. Chez les tenants de la deuxième hypothèse de multiples solutions, pour la plupart appelées religions, sont proposées. Mais, pourquoi faut-il que chacune de ces solutions se prétende la seule, se déclare universelle ? Ce n’est pas parce qu’elle tente de répondre à un problème universel qu’elle peut se déclarer elle-même universelle. Force est de constater que cette attitude est malhonnête. Assis sur un problème universel les tenants des réponses imaginées, simples projections intellectuelles à valeur relative, réclament le statut de l’universalité. Et, le drame c’est qu’ils obtiennent ce statut chez les gens simples, par simple proximité avec l’universalité du problème. Alors que, siècles après siècles, tous constatent les dégâts des conflits liés à cette affirmation de détenir la pensée universelle, rien ne change jamais. Certains meurent juste un plus vite que prévu au service de leur croyance.

 

Pour ma part, je crois que l’économie est universelle. Que toutes les théories économiques qui sévissent ne sont que trafic de chiffres. Plusieurs escroqueries patentes peuvent être dénoncées. Entre autres, par exemple:

Le communisme. Pensée prétentieuse visant à l’égalité économique individuelle, aussi inaccessible que l’égalité individuelle du  temps de vie. Déjà, notons que l’universalité de l’économie lui interdit toute individualité. Force est de constater que personne n’a éradiqué la pauvreté, alors qu’il est très possible et facile d’éradiquer la richesse. Cela tient au fait que l’économie, comme toute donnée universelle,  n’est pas une donnée qui peut se plier à la volonté de l’homme. L’homme peut interrompre la vie à tout moment, il ne peut pas la prolonger à tout moment, car elle ne dépend pas de lui.

Le mondialisme. L’économie est au-delà du mondialisme, puisqu’elle est universelle. Faire mine de découvrir une donnée mondiale et subite à l’économie est totalement stupide. Même chacun sur leurs lopins de terre, les hommes ont toujours subi la loi universelle de l’économie au-delà du simple mondialisme, ne serait-ce qu’à travers la faune, la flore et le temps. Les occidentaux sont bien placés pour savoir que leur fortune tient en partie aux pillages de zones plus primitives, dont ils ont été les champions à travers le monde. Ce n’était pas du mondialisme, mais un simple rapport abusif de forces. Un pillage.

Une chose me parait sûre, le pillage est universel. Sur ce blog, c’est de cela qu’il s’agit. L’équilibre universel vers lequel tend l’économie, implique le pillage. C’est un des moyens parmi ceux que cette force impose aux hommes. C’est ce qui explique que la société enfante des pilleurs, qu’elle les protège. Le fisc est un pilleur. Il est probable que  rien ne peut l’arrêter. C’est à cette conclusion que je suis arrivé.

Doit-on pour cela abandonner l’idée de dénoncer, d’expliquer ce pillage tel qu’il est pratiqué, d’en faire connaître les conséquences nuisibles pour notre société dans son combat mondial pour un accès à sa part dans l’économie universelle? NON. Car celui qui abandonne sa part se voit immédiatement exclu de l’économie universelle, donc appauvri, donc fragilisé, donc susceptible de disparaître. Mais conserver sa part demande un effort de tous les jours.

Il n’y a pas lieu d’opposer les pillages internationaux aux pillages individuels, tous deux sont issus des données universelles de l’économie. Le pillage vise évidemment le plus fort, celui qui a pris une part importante de l’économie que les autres, pour une raison ou une autre, trouvent critiquable.

Si l’on accepte l’idée que le pillage est une donnée de l’économie, qu’il n’y a donc aucune raison objective d’imaginer de l’éradiquer, il parait évident que piller ceux de son camp ne peut mener qu’à une tragique faiblesse dans le cadre de la lutte économique mondiale. C’est ici que la bêtise, déversée à longueur de commentaires dans les journaux et les blogs, réclamant le pillage des « riches » est suicidaire.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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