48H d’été d’un pékin ordinaire : moi

Dimanche j’étais à Saint-Tropez, du côté des spectateurs.

Formidable Saint-Tropez, les riches, ou ceux qui font semblant, animent le spectacle. Les andouilles qui n’aiment pas les riches devraient aller une fois par an à St-Trop.

Déjeuner au Club 55, fatal, direct sur la plage, sous les tamaris, l’horizon disparaît masqué par une rangée de 40 ou 50 yachts, tous plus longs et plus gros les uns que les autres. Nos riches en arrivent, en annexe. Et là, tout le monde se mélange, pas de table spécifique pour riche, une carte possible à 35€, et en plus c’est bon.

Pas de français, des anglais, des allemands, des italiens, des russes (évidemment vaccinés du socialo-communisme) que des gens qui se marrent. Pas moyen de se la péter en tongs, maillot et chemisette, parce que pour la « muscu » le riche arrive la plupart du temps trop tard. Une exception, Dimanche il y avait Stallone.

Puis, matelas sur la plage et bains. Mais, la brise de mer, qui comme son nom l’indique vient du large, ramène au bord de légères particules en suspension dans l’eau, que le pessimiste pourrait prendre pour du PQ de milliardaire passé au broyeur. C’est évidemment un privilège extrême que de patauger dans cette mixture, évitez cependant de boire la tasse, vous pouvez garder vos lunettes de soleil, le crawl est déconseillé.

19H30, Sénéquier, mojito et nougat. Arrive l’amuseur de rue qui, tous les soirs, déguisé en gendarme de Saint-Tropez, se moque gentiment des passants. Il les suit à leur insu, les imitant. Il siffle abondamment, gesticulant pour régler une circulation imaginaire. Pas aussi bon que De Funès, mais sympa quand même.

Quand, soudain, apparaît sur le quai une Rolls décapotable occupée par trois hommes, le dernier modèle, suivie de quatre Range Rover noires, vitres teintées, dont le plus petit occupant pesait 150 Kgs de muscles. Tout cela immatriculé à Monaco.

Pur bonheur pour notre amuseur des rues. Le voilà qui siffle de plus belle, arrête le convoi, ouvre ensuite la marche, d’abord en imitant une majorette, puis au pas de l’oie.

Toute la terrasse de Sénéquier, tout le quai, éclate de rire et applaudit.

Pauvre riche oligarque russe, dont la rumeur sur le quai dit qu’il est un proche de Poutine, tout cet investissement pour s’assurer une arrivée tonitruante sur le quai de Saint-Tropez, qui finit dans une rigolade générale. Pas de chance, ce n’était pas son jour.

Comment ne pas aimer les riches, ils sont si prévisibles, si fragiles. Il faut rajouter que ce sont eux qui laissent à la postérité ces folies qui deviennent les repères culturels de ceux qui, justement, n’aiment pas les riches citons : Versailles, Saint Pierre de Romme, Le Louvre etc….

Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Le lendemain Lundi, je vais au Tribunal prendre connaissance d’un de mes dossiers. En effet, trois flics m’ont agressé sur l’autoroute, il y a deux ans, je ne me suis pas laissé faire, le procureur me poursuit pour « outrage ».

À l’accueil, au TGI de Montpellier, une respectable fonctionnaire me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie le droit de consulter mon dossier, je lui dis que si.

Alors là, elle essaie vainement de contacter quelqu’un à l’aide de son standard téléphonique, il est 15H45, elle n’y arrive pas.

Alors elle me dit que c’est trop tard, qu’il faut que je repasse demain. Je lui explique que je viens de me taper 1H de bouchon par 35° et qu’il n’est pas question que je revienne demain.

Je lui laisse comprendre que son attitude ressemble beaucoup à une entrave à la justice.

Elle s’en va, pendant dix bonnes minutes, me laissant seul au comptoir d’accueil.  Quand elle revient, elle m’informe que l’on va me recevoir.

En effet, 20 minutes plus tard, une secrétaire me reçoit très gentiment et accède sans difficulté à ma demande.

Moralité, les emmerdements ne viennent pas toujours de l’endroit où l’on prétend qu’ils sont. Les riches m’ont distrait, une fonctionnaire très ordinaire a profité de son pouvoir pour m’emmerder.

Décidément, ce sont les riches que je préfère. En cela je suis proche de la plus grande partie de la population. La haine du riche étant une invention de petits bourgeois mal baisés et jaloux, et bien sûr socialistes pour la plupart.

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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