Navigateur, né en 1958, diplomé de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage ma vie entre la France et la Grèce. Pour moi, le libéralisme est la seule option possible en matière économique.
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Tout en se déclarant à la télé prêt à négocier avec les parlementaires, F Bayrou a, d’une certaine manière jeté l’éponge en demandant le vote de confiance, le 08 septembre prochain ; alors qu’il sait qu’il ne l’obtiendra probablement pas …
C’est évidemment une manière de dire aux français : je me lave les mains de ce qui va arriver, ce ne sera pas de ma faute.
Par voie de conséquence, la France va s’enfoncer dans la crise politique, économique et sociale et ce sera finalement de la faute des français !
Euh … minute !
F Bayrou, si je ne me trompe pas, est bien ce politicien professionnel qui, depuis 50 ans, a voté tous les budgets en déficits qui ont été présentés à l’assemblée nationale et qui nous ont amenés à la situation présente ?
Jouer au moralisateur qu’on ne veut pas écouter est dès lors un peu facile …
Il aurait pu au moins faire l’effort de présenter un véritable plan d’économies et d’affronter le vote de l’assemblée nationale sur son projet de budget quitte à l’amender dans le débat parlementaire et, en cas d’échec, maintenir son gouvernement et poursuivre son activité sans budget.
Non, M Bayrou préfère se draper dans son égotisme et sa fierté (ou son orgueil) en distillant de petites phrases assassines et méprisantes !
Puisqu’on en est à parler de responsabilité, de quelle responsabilité parlons-nous ?
-concernant F Bayrou, il encourt évidemment la responsabilité historique d’avoir voté pour le système et d’en avoir bien profité ; comme tous les politiciens professionnels qui ont agi comme lui,
-concernant la classe politique dans son ensemble, c’est l’irresponsabilité totale au milieu de gesticulations médiatiques stériles ; d’autant plus qu’une partie d’entre-elle joue le maximalisme en réclamant non seulement la chute du gouvernement mais aussi la destitution d’E Macron.
-concernant les français, il devient évident, qu’habitués aux petits avantages de l’argent gratuit, ils ne veulent aucune réforme qui soit de nature à porter atteinte à leurs petits avantages, aussi maigres soient-ils. Ils veulent juste que l’on continue comme si de rien n’était et tant pis pour les dépenses et la dette !
Au-delà de ces constats, il est évident que F Bayrou encourt aussi la responsabilité de n’avoir proposé aucune vraie mesure de nature à sortir la France de la crise financière qui s’annonce ; les mesures proposées par F Bayrou n’étant, en aucune façon, de nature à sortir la France de la situation extrêmement grave dans laquelle elle se trouve …
Son plan de réduction des dépenses ne réduisait … rien du tout et se résumait essentiellement à des hausses d’impôts pour la classe moyenne comme si en France on n’en payait pas déjà assez !
Rappelons-le, dans son projet de budget dont l’essentiel des mesures techniques proviennent bien évidemment de Bercy, le temple de la spoliation fiscale, il n’y a aucune mesure significative d’économie sur le train de vie de l’Etat ; juste des mesures accessoires.
D’ailleurs, les dépenses de l’Etat, qui représentent 57% du PIB, continuent d’augmenter dans le projet de budget ; les projets d’économies n’étant envisagées que sur la réduction de l’augmentation tendancielle de la dépense publique !?!
Autrement dit, on présentait un “plan” aux termes duquel ce serait moins grave que si c’était pire !?!
Quand l’inconscience le dispute au déni …
Il ne reste donc plus qu’à attendre l’accident financier …
A cet égard, le mouvement du 10 septembre ne changera rien ; d’autant qu’on a du mal à faire le tri des revendications qui émanent tous azimuts … à part que les français sont contre ; contre quoi ? Contre tout !
Visiblement les français ne sont prêts ni à entendre ni à accepter ce qui va arriver !
Bien cordialement à tous !
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La torpeur estivale a anesthésié les consciences …
Or, au beau pays de la dette insoluble malgré une fiscalité confiscatoire, rien ne va plus …
Le pays s’enfonce lentement dans une crise dont l’issue risque d’être particulièrement désagréable car la situation budgétaire empire et l’issue fatale se rapproche inexorablement sans que le gouvernement ou le président décident quoique ce soit …
Contemplant le vide, ils attendent … sans doute tétanisés par leur impuissance après avoir fait preuve de tant de morgue et d’assurance !
Pour dire les choses autrement, les déficits continuent d’augmenter et ils augmentent de plus en plus vite !
Peu de personnes croyaient aux chances de Barnier et effectivement ça n’a rien donné !
Personne ne croyait en F Bayrou et les faits confirment cette impression …
Quant à Monsieur 1.000 Mds, le velléitaire narcissique du palais, il … regarde ailleurs !
Pour l‘instant la France arrive à rembourser ses dettes avec les nouveaux emprunts qu’elle émet à jet continu …
Mais, cela pourrait ne pas durer … car les acheteurs de la dette française (qui en détiennent 57%) pourraient se lasser … et d’ailleurs il y a déjà des tensions puisque les taux d’intérêts dépassent désormais ceux de la Grèce ; mauvais élève s’il en est !
Or, il faut savoir que la France emprunte d’abord pour rembourser les emprunts venus à échéance et … il y en a de plus en plus puisque, plus la France emprunte, plus elle doit rembourser alors que la maturation normale des emprunte émis est de 8 ans !
Autrement dit, elle fait de la cavalerie ; ce qui est évidemment très mauvais signe.
Aujourd’hui, à bien y regarder, il faut être fou pour acheter de la dette française car plus on avance dans le temps, plus le risque augmente exactement comme pour … la Grèce en 2010 !
Fatalement, des tensions vont apparaitre …
Le premier signe avant-coureur sera la dégradation de la note de solvabilité par les agences de notation fin septembre c’est à dire … le mois prochain. Pour l’instant, la note française (AA-) reste bonne mais les subprimes étaient aussi notées AAA ; ça n’a pas empêché le krach ! En outre, la note est une chose, la confiance en est une autre et si la confiance disparaît … aucune note ne rattrapera le coup !
Le deuxième signe sera l’augmentation des taux d’intérêts qui vont franchir la barre des 4% (pour l’instant on en est à 3.56%). Au moment de la crise grecque les intérêts sont montés jusqu’à 38% ; ce qui donne une idée de l’ampleur possible du phénomène !
La France dépense 44 % de plus que ses recettes fiscales alors que celles-ci sont déjà poussées au maximum. Le pays est donc dans une trappe à dettes puisque, alors que le déficit se maintient toujours aux alentours de 6% du PIB, les dettes continuent d’augmenter plus vite que les recettes.
Les prêteurs le savent et ils vont en surveiller attentivement l’évolution fiscale de la France pour savoir si elle a toujours cette capacité, à vrai dire tout à fait exceptionnelle, à lever l’impôt quoiqu’il arrive et quel que soit son montant car, bien entendu si l’impôt ne rentre plus ce sera la certitude que les emprunts émis ne pourront pas être remboursés !
Demandez-vous déjà pourquoi le prélèvement à la source a été mis en place et vous comprendrez que devant une situation de cette nature, et malgré la menace d’un mouvement d’ampleur à partir du 10 septembre, il est exclu que les français fassent leurs capricieux !
Ils paieront leurs impôts et la CSG quoiqu’il arrive !
Le troisième signe interviendra lorsque la France n’arrivera plus à couvrir les emprunts émis ; c’est à dire lorsque les prêteurs … ne prêteront plus ?
Ce sera alors le défaut pur et simple et la situation deviendra alors incontrôlable !
Certes un Etat ne peut pas faire faillite c’est à dire qu’il ne peut pas être mise en liquidation judiciaire comme c’est le cas pour les entreprises mais il peut quand même faire défaut c’est à dire qu’il se retrouve dans l’incapacité de faire face à ses engagements (remboursements d’emprunts, paiement des salaires des fonctionnaires, des aides sociales, des fournisseurs …).
Parmi les mesures d’urgence que l’administration pourra essayer de prendre, dans un premier temps, il y aura l’obligation pour les banques et les compagnies d’assurances françaises d’acheter (avec votre argent placé en toute confiance dans ces institutions à la botte de l’administration d’Etat) les emprunts français qui ne seront que de vulgaires bouts papier sans valeur …
Seulement, elles ne pourront pas aligner bien longtemps les sommes nécessaires … sous peine de faire faillite et d’entrainer un mécanisme de faillites en cascades !
Autrement dit, cela permettra juste de gagner un peu de temps …
Sont exclues l’utilisation de la planche à billets c’est à dire l’émission monétaire massive pour rembourser ses dettes avec de la monnaie de singe qui ruinerait tout le monde par le biais de l’hyperinflation car le monopole de l’émission est réservé à la BCE ; tout comme il sera hors de question de décréter qu’il n’y aura pas de remboursement des prêteurs (comme le suggérait à une époque JL Mélenchon) car ce serait nous bannir des marchés de capitaux pour 50 ans.
Pour le reste, nous savons que la diminution des dépenses n’est pas prévue ( !?!) et que l’augmentation des impôts est, elle, bien prévue mais qu’il faudrait les augmenter dans de telles proportions que c’est pratiquement impossible à envisager alors que nous sommes déjà numéro un mondial de la pression fiscale et compte non tenu du fait qu’il faut une loi de finances pour 2026 …
La seule issue sera le soutien de la BCE qui restera limité … au moins dans un premier temps en espérant que le défaut français soit circonscrit et ne provoque pas un cataclysme financier susceptible d’entrainer les autres pays de la zone € !
Et c’est d’ailleurs en se basant sur ce risque que les dirigeants français estiment cyniquement tout justement … ne rien risquer !
Mais, il ne suffit pas de persuader de ce qui vous arrange pour que cela devienne la réalité !
Tout le monde savait que si la France continuait dans cette voie, elle arriverait à la même situation que la Grèce mais visiblement les élites n’en ont pas tenu compte …
Le problème est une question d’échelle car si, les dettes grecques s’élevaient à 350 Mds€, les dettes françaises culminent à 3.500 Mds€. Autrement dit, la Grèce jouait petits bras … et pourtant il a fallu sortir les grands moyens !
Nous risquons bien un tsunami financier qui s’étendra à toute l’Union Européenne au minimum par contamination et effet de dominos comme pour la crise des subprimes en 2008 qui avait provoqué une cascade de faillites.
Seulement, il n’y aura pas 50 solutions, ce sera :
-soit augmenter fortement les recettes
Il est peu probable que cela soit suffisant ni même possible alors que nous sommes déjà au maximum de la pression fiscale ?
En effet, la situation de la Grèce avait ceci de différent qu’elle avait un problème de collecte de l’impôt ce qui n’est pas le cas de la France ; avec pour corollaire une absence dramatique de marge de manœuvre de ce côté-là !
Ce sera alors le temps de la mobilisation de l’épargne française ; autrement le vol pur et simple sur les comptes bancaires mais, compte tenu de l’état de pauvreté d’une grande partie de la population à qui on ne pourra rien prendre, la mesure ne pourra être que très ciblée ; ce qui diminuera forcément son impact et son efficacité !
Les mesures envisageables iront de la confiscation pure et simple soit d’une fraction du solde disponible soit de tout ce qui dépasse un certain montant sur les comptes courant, jusqu’au blocage des remboursements des contrats d’assurance vie (qui représentent 1.700 Mds€ au minimum) qui seraient échangés contre des rentes à perte de vue.
Evidemment, ce sont des mesures à un coup car c’est typiquement le type de mesure de nature à provoquer une véritable panique bancaire, d’ores et déjà anticipée par la loi Sapin II, alors que l’on sait que beaucoup de français accumulent chez eux discrètement des espèces … au cas où !
-soit diminuer fortement les dépenses
Comme on a pu le constater, le pouvoir en est absolument incapable alors que, parallèlement, la crise politique va monter en intensité avec probablement la censure du gouvernement de F Bayrou en septembre et l’absence de budget pour 2026.
Et la prochaine journée de protestation et de blocage du 10 septembre, dont on ne connait pour l’instant pas l’impact, va évidemment aggraver les choses !
Autrement dit, les choses ne peuvent aller que de pire en pire !!!
Fatalement, devant ce qui va se terminer par un blocage total budgétaire et financier, les autorités de Bruxelles et Francfort (siège de la BCE) vont être obligées d’intervenir … au moins pour essayer de sauver les 26 autres pays de l’Union Européenne.
Car, bien entendu, la faillite française pourrait entrainer l’implosion de l’Union Européenne avec des dégâts collatéraux colossaux !
Ce serait la honte suprême pour notre haute administration si fière de ses prérogatives … et la preuve de son incompétence mais on ne doute pas que ses membres saurons trouver un responsable … autre qu’eux-mêmes !
Un plan sera mis en place … avec des contraintes budgétaires énormes et notamment une réduction des dépenses publiques de l’ordre de 150 Mds€ par an (vous avez bien lu) alors que le gouvernement peine à trouver 10 Mds€ !
Pour vous donner une idée des mesures futures, la Grèce avait réduit les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraites de 30% avec tout un programme de privatisations, le taux de TVA a été porté à 24% (il est actuellement de 20% en France) ; elle avait prononcé le blocage des comptes bancaires et des mouvements de capitaux, une limitation des retraits en espèces, avec à la clé une chute du PIB de 30% !
Mais, il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie du PIB grec était totalement factice … tout comme d’ailleurs celui de la France puisque l’on retient dans son calcul l’activité des administrations qui elles ne produisent rien !?!
Néanmoins, pour donner une idée de la violence de la crise, aujourd’hui encore, le PIB grec est toujours 15% inférieur à celui de 2009.
Certains partis politiques français irresponsables, tels que les révolutionnaires de salon de LFI, n’ont que les mots de rigueur (injustifiée selon eux) et d’injustice à la bouche pour s’en plaindre et caresser l’électeur dans le sens du poil ….
Les français vont bientôt avoir un aperçu de ce qu’est la rigueur, la vraie … et l’épisode annoncé du 10 septembre risque de n’être qu’une mise en bouche des évènements à venir …
Ca va saigner et les français seront encore plus en colère (en Grèce il y avait eu de violentes émeutes et on sait que les français sont prompts à élever des barricades !).
Le comble serait évidemment qu’une fois les comptes apurés et remis à plat, la même élite qui nous a mis dans le trou revienne tranquillement au pouvoir ; comme si de rien n’était !
Mais, tout est possible …
Bien cordialement à tous !
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La presse s’est emparée de l’évènement médiatique du moment : la rencontre D Trump/ V Poutine et constate l’échec des négociations de paix …
Encore faudrait-il qu’il y ait eu de véritables négociations …
Décomposons la séquence en examinant les intervenants :
V Poutine :
Il est pour l’instant dans la dynamique de la victoire sur le terrain après avoir mobilisé le pays et transformé l’économie civile en appareil de production d’armes ; il n’a donc aucun intérêt à arrêter cette guerre qu’il a déclenchée en 2022.
Pour lui, la seule position acceptable est la capitulation de l’Ukraine et l’élimination de Zelenski; physiquement si c’est possible.
V Poutine ne craint personne car il est, comme Staline, à la tête d’un système dictatorial protégé par une garde prétorienne (FSB, SVR, …) et une armée qui ne se soulèvera pas sauf si le peuple en donne le signal. Signe qui ne trompe pas : cela fait 25 ans qu’il est au pouvoir et il n’est pas assujetti aux contraintes des démocraties modernes ; compte non tenu du fait que les élections présidentielles russes sont essentiellement une triste mascarade.
Les oligarques ont bien compris leur mission et après quelques défenestrations intempestives, ils sont désormais bien en phase avec le régime.
Quant aux opposants au régime, ils sont soit exilés soit … morts ou au mieux en prison quelque part en Sibérie …
Ses buts de guerre sont connus : la soumission de l’Ukraine à la Russie et la reconstitution de l’empire qui, selon ses propres paroles, n’a pas de frontières. Il se perçoit, au besoin en manipulant l’histoire dans ce qu’on est obligé d’appeler une véritable distorsion historique, comme le continuateur de Staline et surtout de la Grande Catherine et de Pierre le Grand ; ce en quoi les pays baltes ont de justes raisons de s’inquiéter.
Le massacre de son armée sur le front n’est rien par rapport à ses buts stratégiques et il dispose d’un réservoir d’hommes qu’il peut contraindre à l’enrôlement pratiquement sans limite ; surtout que la population russe d’une part ne conteste pas cette vision de la grande Russie, troisième Rome, défenseur de l’occident chrétien et d’autre part parce qu’elle est habituée à être traitée de la pire des façons et à mourir en masse pour la cause ; V Poutine ne cessant de glorifier la grande Russie et ses armes fantastiques en rappelant le glorieux moment de la grande guerre patriotique (1941-1945).
V Poutine est un méchant, un vrai … et son régime mafieux totalement contrôlé par les silovikis (hommes de la force : FSB ex KGB, SVR, GRU …) se nourrit de cette guerre. Accepter la paix serait pour lui reculer, faire preuve de faiblesse, et se mettre en danger vis-à-vis des ultras du régime !
Vous pouvez lire le fantastique livre de Catherine Belton sur les hommes de Poutine. qui explique comment il s’est emparé de tous les pouvoirs.
D Trump :
A l’inverse, D Trump est un fanfaron, un lamentable pitre qui essaie, dans son égocentrisme narcissique, de se percevoir comme un grand personnage.
D’ailleurs, à chaque fois qu’il fait quelque chose, il qualifie sa propre action de grandiose et il essaie donc de se mettre au niveau de V Poutine qu’il perçoit comme un grand !
Classiquement, comme tout narcissique, il essaie de valoriser sa propre image par réflexion de l’image grandiose qu’il perçoit ou qu’il idéalise chez son interlocuteur qu’il admire et dont il voudrait bien avoir les pouvoirs !
Il se prend pour un grand négociateur surtout qu’il a écrit un livre sur l’art du deal qui n’est rien d’autre que la mise en avant de procédés relevant de l’extorsion ; mais c’est surtout un spécialiste de la trahison (afghans, kurdes …).
Il a été formé, dans ses premières années professionnelles, par Roy Cohn, un avocat new yorkais sulfureux qui est devenu son conseil et son modèle, qui pratiquait l’extorsion et qui a été radié du Barreau après de multiples malversations et est finalement mort du sida.
Il avait pour unique crédo :
« Premièrement, ne transigez jamais, n’abandonnez jamais ; deuxièmement, contre-attaquez immédiatement ; troisièmement, peu importe ce qui arrive, peu importe à quel point vous êtes dans la mouise, revendiquez toujours la victoire. »
Il faut lire le livre édifiant de Philippe Corbé à son sujet … et pour ceux qui préfèrent le cinéma, ils peuvent aussi regarder le film édifiant The Apprentice sur les premières années de D Trump.
D Trump est un mauvais et sans doute l’un des plus mauvais présidents des Etats Unis : mal conseillé, mal entouré, il ne comprend rien à l’économie, à la géographie, c’est un menteur, manipulateur, prétentieux qui veut se venger de tout le monde et surtout de la classe politique et des élites américaines qui le méprisent et ne l’ont jamais tenu pour un des leurs.
C’est finalement un individu minable … sans convictions et qui change sans arrêt d’avis et de position.
Il tire sa force, de la puissance économique et militaire des Etats Unis sans qu’il y soit pour quelque chose car les Etats Unis n’ont pas attendu D Trump pour être la première puissance économique et militaire de la planète.
Gaza : il voulait en faire une station balnéaire !?! après expulsion des palestiniens. Nethanyahou, qui est un politicien retors et corrompu, a bien compris les ressorts du personnage et n’a pas hésité à les exploiter. D Trump a fini par s’éloigner de cette cause quand il a vu que le premier ministre israélien le manipulait et que cette affaire devenait de plus en plus impopulaire et inacceptable.
La Corée du nord : D Trump est allé faire copain/copain avec le furieux de Pyongyang, Rocket man, et s’est glorifié de résultats exceptionnels alors … qu’il n’a y a eu aucun résultat !
Les droits de douane : tous les économistes savent et ont répété que les droits de douane, tels que D Trump les applique, sont une hérésie dans une économie mondialisée. C’est une vision du début du XXème siècle. En outre, il devait réduire les déficits américains et prétendait même que grâce à ces droits de douane les américains ne paieraient plus d’impôts ! C’est évidemment tout le contraire qui se produit : les dépenses américaines augmentent, les déficits aussi, l’inflation est toujours élevée et il s’est brouillé à Elon Musk, que l’on peut critiquer, mais qui a quand même réalisé autre chose que des fanfaronnades médiatisées.
Certes, il a réussi à tordre le bras aux démocraties européennes et sud-américaines à propos des droits de douane parce qu’il est facile de fermer le marché américain, premier marché du monde. Mais, cela n’a pas été le résultat de négociations mais juste d’un chantage comme celui qui avait abouti à la levée du secret bancaire Suisse. (Accords Fatca). Il faut aussi reconnaitre qu’il n’a pas été bien difficile de tordre le bras à l’Union Européenne dont il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’un Etat mais d’une union économique sans représentation politique.
La Chine : D Trump a menacé la Chine et lui a appliqué des droits de douane très importants avant de faire marche arrière. Et la Chine, qui n’a pas reculé ni capitulé, n’est pas du tout impressionnée par le président américain, surtout en raison de sa puissance économique ,mais aussi parce qu’elle sait que les Etats Unis ne peuvent pas se passer des produits chinois !
La Russie et la guerre en Ukraine : D Trump a surtout agressé Zelenski à la Maison Blanche après avoir prétendu pouvoir imposer la paix en 24 heures puis en 30 jours puis en 100 jours. Son impuissance apparaît totale ; ses seules actions ayant été de s’en prendre à la victime et de la contraindre à accepter l’inacceptable !
L’Afghanistan : en 2016, D Trump avait négocié avec les talibans. En fait, il avait laissé tomber le pouvoir légal afghan et c’est l’administration Biden qui a dû se dépêtrer d’une situation anarchique et catastrophique qui a vivement intéressé V Poutine et l’a convaincu qu’il ne risquait pas grand-chose à passer outre aux oppositions américaines.
Conclusion :
V Poutine a bien compris à qui il avait affaire : un prétentieux, velléitaire qui se prend pour un grand ; fort avec les faibles et faible avec les forts et qui avait sidéré les responsables des services secrets américains lorsqu’il avait désavoué ceux-ci à propos des interventions russes avérées dans les élections présidentielles américains de 2016. Il avait affirmé devant la télé : « V Poutine m’a assuré que la Russie n’était pas intervenue donc elle n’est pas intervenue. » ; comme si les dénégations de V Poutine pouvaient avoir une quelconque valeur.
D’ailleurs, aussitôt réélu en 2024, D Trump s’est empressé de décapiter les services secrets américains pour supprimer toute contestation à son égard …
Il faut dire que les services secrets américains, contrairement à l’image qui en a été donnée, n’ont jamais eu d’illusions à propos de la Russie et des hommes qui la dirigent et ils savent très excatement à qui ils ont affaire !
Vous pouvez lire, si vous aimez les livres d’espionnage, Moscou X de David Mc Closkey, ancien analyste à la CIA qui décrit parfaitement le système et les méthodes russes.
D Trump est aujourd’hui très largement contesté dans son pays et il se heurte désormais au pouvoir judiciaire américain qui lui interdit certaines actions et annule certaines autres.
Lorsque les américains auront compris que c’est eux qui vont payer les droits de douane imposés aux importateurs … sa crédibilité aura entamé sa chute finale.
N’oublions pas que D Trump a fait faillite 6 fois, qu’il ne doit sa « richesse » qu’au capital qui lui a été transmis par son père et à des subsides fournies par le KGB lors de son mystérieux voyage à Moscou en 1987 au retour duquel il a acheté une pleine page de publicité dans la presse américaine pour appeler au désarmement nucléaire.
V Poutine, qui continue de renforcer son arsenal et persiste à violer tous les traités signés par l’URSS et la Russie, a bien voulu se rendre en Alaska pour discuter avec D Trump dans des conditions qui ne nous sont pas connues avec exactitude ; mais il ne lâchera rien surtout qu’il sait que D Trump n’est pas en position de force à son égard.
Il a probablement expliqué à son interlocuteur, qui le savait déjà, que la Russie a des buts de guerre qui ne sont pas encore atteints et que la seule solution acceptable pour mettre fin au conflit est la capitulation de l’Ukraine … tout simplement !
Nul doute que D Trump va à nouveau formuler des demandes dans cette voie …
La guerre en Ukraine va donc continuer et les hommes (Ukrainiens et Russes) continueront de mourir.
Bien cordialement à tous !
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Dans un article du Point, un illustre inconnu vous propose des solutions idiotes à des questions biaisées et notamment de supprimer l’héritage pour alléger le cout du travail (salarié) ; comme si l’un découlait de l’autre ….
Et l’article n’hésite pas à écrire en chapeau : « Pour l’économiste libéral Thierry Aimar, plus une société compte d’héritiers, moins le travail est valorisé. »
Ainsi donc, histoire de donner une saveur libérale à un article qui pue le communisme idéologique à plein nez, l’auteur utilise un double biais de raisonnement : faire référence à un auteur présumé libéral et en outre lui faire affirmer : « si les gens ne travaillent plus c’est qu’ils héritent trop ! »… comme si la France était un pays de rentiers et d’héritiers et que les causes du chômage et de la faiblesse des salaires se situent à ce niveau !
Seulement, en l’occurrence, le libéralisme n’est même pas ici un argument, c’est juste un écran de fumée idéologique … car on sait que si le travail ne rapporte pas c’est qu’il est trop taxé ; pour des raisons qui n’ont absolument rien à voir avec l’héritage.
Dans ces conditions ; on hésite entre provocation et idéologie …
En URSS, la propriété individuelle avait été supprimée ; ce qui n’empêchait pas les pontes du régime de profiter de tous les avantages (appartement, datcha, vacances, voiture de fonction, meilleurs salaires, gratifications en tous genres …) car la confiscation fiscale profite toujours à ceux qui dirigent le pays quel qu’il soit !
Nos élites de l’ENA ne font pas autre chose …
Mais, dans le pays le plus imposé du monde, pourquoi ne pas passer à la confiscation totale ?
Car, à la fin vous n’aurez plus rien et … vous serez heureux !
Enfin ça, ce sont les promesses qui n’engagent que ceux à qui elles sont faites !
Qu’est-ce que l’héritage ?
En droit, l’héritage est la transmission à titre gratuit à certaines personnes (héritiers ou bénéficiaires d’un legs) du patrimoine d’une personne décédée. Il y a en fait continuation de la personne décédée à travers les héritiers ; à tel point, ne l’oublions pas, que les héritiers sont tenus des dettes fiscales du De Cujus.
En outre, la motivation d’accumuler du capital ne peut se faire que dans le cadre d’une vision plus générale de la transmission à ses héritiers. Sinon, à quoi cela servirait-il de travailler pour tout donner à l’Etat ?
Néanmoins, on sait (en raison de la loi sur la transparence) que certains hauts fonctionnaires qui perçoivent des salaires importants n’accumulent aucun patrimoine, ils dépensent tout parce qu’ils sont assurés de percevoir, sans trop forcer, un salaire et une retraite jusqu’à leur mort.
Combien d’héritiers en France ?
Selon l’article, 87% des transmissions sont inférieures à 100000€, donc seulement 13% y sont supérieures et on ne tient même pas compte du nombre d’héritiers.
Est-on rentier avec un patrimoine de 100000 € ? Évidemment non !
Par ailleurs, il est évident que quelqu’un qui gagne le smic ne peut absolument pas accumuler un capital par son travail parce qu’il ne peut pas épargner …
En fait, il y a un nombre important de successions qui ne représentent rien ou pratiquement rien en terme de patrimoine. L’héritage est alors symbolique.
N’oublions pas non plus que les biens transmis par héritage ont tous payé plusieurs fois l’impôt (sur le revenu, foncier, droits de mutation, impots sur les plus-values éventuellement, TVA, …). Le patrimoine transmis par héritage n’est donc à proprement parlé qu’un « reste après impôts ! »
Le fiscalisme français
On connait la manie française de tout taxer jusque dans l’excès. Le tabassage fiscal est devenu en France un réflexe pavlovien alors que rien n’est fait pour contenir la dette publique. En tout état de cause, donner tout à l’Etat n’est pas du libéralisme mais bien du collectivisme !!!
Et n’oublions pas que la dépense publique représente 57% du PIB ; ce qui est déjà totalement excessif !
En plus, l’auteur commet un contre sens lamentable car il ne faut pas croire que taxer d’avantage l’héritage améliorera la situation budgétaire de la France puisque le problème n’est pas un manque de recettes mais bien un défaut dramatique de gestion des deniers publics (entendre par là gaspillage) !
Ce fiscalisme a eu des effets de bord dramatiques ; notamment en contraignant des héritiers à vendre à l’étranger de nombreuses entreprises performantes et d’en faire disparaître d’autres, les héritiers ne pouvant assumer les droits sans les vendre ou prélever leur trésorerie pour payer les droits de succession.
Prétendre augmenter un impôt pour soit disant en baisser un autre est juste un argument malhonnête car c’est ce que les politiciens ont prétendu faire depuis 50 ans. Sauf qu’ils ne l’ont pas fait puisque le total a toujours continué d’augmenter.
N’oublions pas non plus que la révolution française de 1789 s’est déclenchée à propos de questions fiscales !
N’oublions pas enfin que la déclaration des droits de l’homme de 1789 (qui a valeur constitutionnelle) stipule en son article 17 : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. »
Pourquoi le travail ne paie pas ?
En fait on ne se pose pas la bonne question : si les gens ne veulent plus travailler c’est qu’il y a d’autres raisons que la perspective hasardeuse d’un coquet héritage.
Alors, pourquoi le travail ne rapporte-t-il plus ?
C’est évidemment en raison des charges sociales (rappelons que pour percevoir un salaire de 2.800€ nets par mois l’employeur et le salarié doivent verser 2.800€ de charges sociales).
Ce niveau élévé des charges fait d’ailleurs qu’il existe un plafond de verre expliqué (ici) qui cantonne beaucoup de salariés au niveau du smic parce que l’Etat a consenti, à ce niveau de rémunération, un abattement considérable des charges sociales dont on sait qu’elles sont un obstacle à l’embauche.
Il ne faut pas non plus oublier que le montant des aides sociales permet souvent d’obtenir des revenus identiques …sans travailler ! On touche là les méfaits d’une redistribution excessive qui n’incite pas à travailler.
On sait aussi que l’ascenseur social est largement bloqué et que le niveau de vie stagne notamment parce que les entreprises, faute de moyens, notamment du fait d’une fiscalité excessive, n’investissent pas assez et n’embauchent pas ; elles auraient même plutôt tendance à débaucher quand … elles ne font pas faillite !
En outre, il faut savoir qu’en France, à la différence du Royaume Uni et des Etats Unis où l’expérience est plus importante que le diplôme, nous sommes très conditionnés par la détention de ces fameux césars magiques que sont les diplômes des grandes écoles; dont l’accès est réservé essentiellement aux enfants des classes sociales les plus aisées parce que ces écoles ont un cout réel élevé inaccessible à une majeure partie de la population ; alors que d’un autre côté nous assistons à une dévalorisation sans précédent des diplômes ordinaires qui … ne servent à rien !
Il y a bien là en l’occurence une ségrégation de classes en fonction des revenus …. par discrimination de l’accès à l’éducation et dont les élites profitent sans vergogne.
En fait, pour ajouter une provocation à un raisonnement biaisé, on peut surenchérir en expliquant que le gros problème c’est que 99.99% de la population n’a pas fait l’ENA ou X (Polytechnique) et ne peut donc pas vivre grassement de l’argent gratuit extorqué aux autres pour occuper des postes à faible mobilisation intellectuelle !
Faut-il pour autant distribuer les places à l’ENA à tous ceux qui estiment qu’ils ne reçoivent pas des revenus à la hauteur de leurs ambitions ?
Alors pour espérer gagner de l’argent en travaillant, la seule issue est de créer son entreprise mais il ne faut pas se leurrer ; c’est de plus en plus dur d’autant plus que l’Etat n’aime pas les non-salariés, même s’il a favorisé les autoentrepreneurs (qu’il voulait d’ailleurs supprimer) qui ne lui coutent pas cher puisqu’il ne peut s’agir, en l’espèce, que de revenus d’appoint de très faible montant !
Conclusion :
Il ne faut jamais oublier que la fiscalité, quel que soit son montant et quelle que soit sa justification, n’est qu’un procédé de confiscation du bien d’autrui !
Si elle reste modérée, elle demeure acceptable mais si elle est confiscatoire elle devient inadmissible et la confiscation du patrimoine transmissible est évidemment inacceptable !
Elle ne pourrait d’ailleurs même pas être validée par le conseil constitutionnel eu égard à son caractère excessif et spoliatoire …
Nous nous situons en fait en plein communisme Lfiste ; celui qui se nourrit de l’idéologie selon laquelle la propriété, surtout celle des autres, c’est le vol et que la justice fiscale et sociale passe par la spoliation des biens d’autrui !
C’est en fait le voleur qui vous explique les avantages du vol !
Mais, on connait aussi la propension inextinguible des irresponsables (au sens propre du terme) qui dirigent le pays à dépenser toujours plus : Quand tout va bien on augmente les dépenses (la fameuse cagnotte Jospin qui d’ailleurs n’existait pas). Quand tout va mal on augmente aussi les dépenses pour relancer la consommation.
La solution n’est évidemment pas de continuer une course sans fin entre les dépenses et les recettes ….
La vraie solution est d’introduire la règle d’or ; c’est à dire l’interdiction des déficits budgétaires … pour brider une dépense publique en roue libre avec des dirigeants déconnectés des réalités.
Bien cordialement à tous !
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C’est en France que l’on a entendu les critiques les plus véhémentes contre l’accord Etats Unis/Union Européenne à propos des droits de douane.
Est-ce justifié et n’y aurait-il pas une « autre vérité » à propos d’un « accord » perdant-perdant puisque si les européens seront pénalisés par les droits de douane sur leurs exportations, le consommateur américain le sera tout autant du fait de l’augmentation des prix de détail ?
La presse adore s’emparer de sujets dont elle ne maitrise pas toutes les données afin de lui permettre de proférer des certitudes qui auront une influence sur les lecteurs et partant sur la population …
La presse est un vecteur d’influence … et un excellent exemple en est donné avec cet article paru dans l’automobile magazine.
L’article constate l’existence d’une forte disparité entre les États membres face aux États-Unis : en 2024, l’Allemagne a exporté pour 137,9 Mds€ de marchandises vers les USA, l’Italie 54,8 Mds€ et seulement 14 Mds€ pour la France.
Premier constat, si l’article énonce les données du problème, on s’aperçoit très vite qu’il en mesure mal les conséquences et qu’il n’évoque absolument pas les causes de la situation française.
En outre, les données concernant la France sont fausses si l’on s’en réfère à celles fournies par la Direction du Trésor : en 2024, les importations se sont élevées à 52 Mds€ et les exportations vers les Etats Unis à 48 Mds€. Par contre, nous sommes excédentaires pour les services à 43 Mds€ contre 27 Mds€. Car : -4 Mds€+16Mds€ = 12 Mds€ d’excédents !
Nos échanges avec les Etats Unis sont donc à peu près équilibrés même s’ils sont finalement … très faibles !
Par contre, il faut souligner que nous sommes très largement déficitaires dans nos échanges avec l’ensemble du monde puisque notre commerce extérieur enregistre un déficit de 81Mds€ en 2024 alors que l’Europe a dégagé pendant le même temps un excédent de ses échanges avec le reste du monde de 177 Mds€ pour les marchandises et un excédent de 162 Mds€ pour les services.
Il faudrait aussi se demander pourquoi l’Italie, qui faisait toujours figure de parent pauvre de l’Union Européenne, exporte désormais 4 fois plus que la France ?
L’article ne répond pas à ces questions et se borne à constater que la France exporte surtout des produits agroalimentaires et du luxe et que les constructeurs français exportent peu de véhicules vers les États-Unis (moins de 10 000 voitures/an).
Il constate donc que la France sera peu pénalisée puisqu’elle exporte peu vers les Etats Unis et que le deal concernait en fait surtout l’industrie allemande ; ce qui permet néanmoins à son rédacteur d’affirmer que c’est la France qui va payer l’addition !?!
L’auteur aurait-il formulé sa conclusion avant d’avoir vérifié ses données et rédigé son article ?
Le message sous-entendu est en fait toujours le même : « la France paie pour les excédents allemands, l’Allemagne exporte trop à notre détriment ; donc c’est … la faute des allemands ! ».
Or, l’examen des données permet de constater que l’Allemagne qui exporte 10 fois plus que la France va forcément payer 10 fois plus de droits de douane !
Il est donc évident que cette « analyse » simpliste, basée sur des données en partie fausses, et sa conclusion, ne correspondent pas à la réalité et que, derrière les problèmes français se profile autre chose …
Il faudrait donc se poser les bonnes questions et pour cela, remonter dans le temps … à la fin des années 70 !
Dès cette époque, les dirigeants savaient que l’heure était à l’ouverture des marchés, notamment au sein de l’Union Européenne (qui ne s’appelait alors que la CEE ou encore le marché commun) et qu’en outre un processus de libéralisation et d’ouverture des marchés était en cours ; ce que l’on appelle aujourd’hui mondialisation.
Ce processus était d’autant plus inéluctable qu’il n’était pas sous le contrôle des autorités françaises …
Dès lors, la question qui se posait n’était pas : faut-il accepter la mondialisation mais que faire pour s’y adapter ?
Ce que nous n’avons pas fait !
La France est un pays extrêmement conservateur et rigide, corseté par son administration, et des syndicats (souvent de salariés du secteur public) arc boutés sur les droits acquis là ou des pays comme l’Allemagne (qui a absorbé le boulet de l’Allemagne de l’Est et a engagé les réformes Schröder) ou encore le Royaume Uni (avec sa révolution libérale après 1979 alors qu’il était tombé sous la tutelle du FMI) ont pu s’adapter plusieurs fois !
Dès lors, le credo des dirigeants de l’époque, qui n’a d’ailleurs pratiquement pas changé depuis, était qu’il fallait absolument sauver le modèle social français que le monde entier nous enviait (mais que curieusement personne n’a copié) ; ce qui nous a amené à un chômage endémique forcément couteux à financer par ceux qui travaillent !
Car, très vite, dans ce cadre concurrentiel, est apparu le phénomène incontrôlable et mortifère de la disparition massive des entreprises, et notamment des entreprises industrielles, et, en retour, celui du développement du chômage de masse.
Pour la haute fonction publique qui, il y a 30 ans, tenait déjà le pays et qui ne comprenait déjà rien aux mécanismes économiques, l’industrie c’était « has been » et en plus cela représentait un pouvoir de nature à lui faire de l’ombre (les 200 familles) ; et elle a été confortée dans ses certitudes par les propos de quelques chefs d’entreprises dont Serge Tchuruk, alors PDG d’Alcatel, Marseillais d’origine arménienne et polytechnicien, qui ont influencé la politique économique de la France avec des affirmations … erronées en énonçant la règle à suivre : des entreprises sans usines !
Du coup, les fermetures d’entreprises industrielles ne constituaient qu’un dégât collatéral car, pour le reste, on utiliserait à distance la main d’œuvre très bon marché des pays en voie de développement, Chinoise notamment, avec l’avantage d’une réduction prodigieuse des couts de production.
L’industrie devenait superflue et finalement on n’en n’avait pas besoin …
Le résultat est à la hauteur du mépris des élites : des pans entiers de l’économie française se sont écroulés et ont disparu. Depuis 1974, 2.8 millions d’emplois industriels ont disparu et rien qu’entre 2000 et 2008, la France a encore perdu 500.000 emplois industriels et on sait que le phénomène connait une nouvelle phase d’accélération alors que l’industrie ce sont des emplois, des richesses produites, des exportations et donc des sources de devises !!!!
Fatalement, la question de l’avenir pour la population d’un pays qui ne créé plus d’emplois est devenue incontournable …
Faute d’emplois, on a donc taxé ceux qui travaillaient et produisaient pour distribuer de l’argent gratuit à ceux qui ne travaillaient pas ou plus. Devant la dégradation constante de la situation, le pays s’est lancé dans le traitement fiscal du chômage improprement appelé traitement social du chômage. Face à l’hémorragie, il fallait trouver une solution de substitution : les impôts, la dette, le recrutement de fonctionnaires mais aussi un usage immodéré de très couteuses mises en préretraites.
Ce faisant, on n’a fait que camoufler une réalité qui ne faisait que s’aggraver ; ce qui avait fait dire à F Mitterrand : « contre le chômage on a tout essayé » oui effectivement, on a tout essayé sauf… ce qui marche !
Faute d’adaptation, le pays s’est inéluctablement enferré dans un système à la fiscalité lourde avec de fortes charges sociales et des contrôles administratifs (droit social) tatillons en partant du principe que plus on empêcherait les licenciements plus on limiterait le chômage … jusqu’à la fermeture définitive des entreprises qui finissent inéluctablement par tomber en faillite !
Un triptyque mortel à terme !
C’est d’ailleurs ce même raisonnement qui a permis la mise en place du numérus clausus pour les médecins afin de limiter leur nombre en partant du principe que moins il y aurait de médecins moins il y aurait de malades !
Les déserts médicaux créés par l’administration sont aujourd’hui là pour en témoigner !
L’alourdissement des contraintes, de la fiscalité et des charges a eu fatalement pour effet de pénaliser les entreprises qui n’ont pas pu investir et s’adapter pendant que le niveau d’endettement s’envolait et que le niveau de vie progressait très lentement ce qui, de facto aboutissait à un appauvrissement relatif par rapport aux autres pays de même niveau qui ne subissaient pas les mêmes contraintes !
La Suisse avait le même niveau de vie que la France en 1990 ; aujourd’hui c’est plus de 2 fois plus !
En outre, avant l’€ la France pouvait jouer sur la valeur de sa monnaie en pratiquant des dévaluations compétitives qui permettaient d’abaisser, au moins temporairement, les couts de production. Avec l’€ cette option s’est fermée sans que les gouvernants changent quoique ce soit à leur mode de pensée et d’action !
En fait, la France est confrontée depuis 40 ans à une crise structurelle qui s’ajoute aux crises conjoncturelles avec un effet amplificateur désastreux … qui explique le manque de compétitivité de l’économie française.
Nos dirigeants ont fini par créer un Etat dont l’économie est basée sur la consommation des ménages financée par les impôts et l’emprunt avec le défaut que la consommation ne produit aucune richesse mais bien au contraire génère des déficits puisqu’il faut bien acheter à l’étranger les biens qu’on ne produit plus !
On a donc emprunté pour distribuer de l’argent gratuit et masquer le manque de croissance, la paupérisation croissante d’une fraction de plus en plus grande de la population ; et, 3.400 Mds€ de dettes plus tard, la haute fonction publique se retrouve incapable de boucler un budget d’un pays devenu le champion du monde des prélèvements dont la population, pour une bonne part, ne peut plus suivre !
Alors oui, fatalement, nous sommes bien en opposition avec le modèle économique allemand basé sur l’exportation puisque nous n’exportons plus !
Mais est-ce la faute des allemands si les dirigeants français, issus de la haute fonction publique, n’ont fait que des erreurs et nous ont amenés là nous en sommes ?
Bien sûr, le pouvoir et E Macron notamment ont fini par se rendre compte du désastre et ont formulé des slogans selon lesquels il fallait réindustrialiser la France …
Seulement, rien ne se passe comme annoncé et la réindustrialisation prend des airs de … désindustrialisation parce que la réindustrialisation ne se décrète pas ; il faut des conditions économiques et sociales favorables … qui ne sont pas là et ne sont pas prêt d’être là eu égard à la frénésie règlementaire dont est atteinte l’administration française !
On en a un exemple flagrant avec le secteur de l’auto qui est littéralement en train de sombrer avec le cortège des (nombreux) licenciements qui vont suivre et … les droits de douane américains ne seront finalement qu’un clou de plus dans le cercueil !
Car, entre les interdictions de circulation, le malus fiscal qui atteint des sommets délirants, l’auto bashing généralisé, les amendes partout et pour tout, les normes en tous genres, les prix extravagants, l’inflation, la voiture électrique dont les français se sont rendu compte qu’elle ne pouvait pas remplacer la voiture thermique … ce à quoi il faut ajouter les mesures anti auto édictées par l’Union Européenne, vous avez là l’annonce d’une catastrophe à venir.
Alors, la France paie-t-elle l’addition des accords douaniers Etats-Unis/Union Européenne ?
Pas vraiment puis que nos échanges avec les Etats Unis sont très limités …
Par contre, elle paie de maniière évidente 50 ans d’incurie administrative !
Conclusion qui s’impose : les Etats Unis innovent et produisent, la Chine copie (de moins en moins) et produit, l’Allemagne produit pendant que la France règlemente, interdit et … taxe !
Et vous pensez que cela va bien se passer ?
Bien cordialement à tous !
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Henri Dumas, créateur et auteur de Témoignage Fiscal, a écrit, en réponse à un ancien auteur quelque peu énervé : « En fait le pouvoir est toujours usurpé quand il n’émane pas de ceux qui ont les compétences. … la délégation de pouvoir est une escroquerie. Par contre l’organisation d’une société pour que les pouvoirs puissent s’exercer sans devenir hégémoniques est le seul et vrai travail que devraient assumer les politiques. Il ne s’agit ni d’anarchie, ni de pagaille, mais de discrétion et d’abnégation, les seules qualités respectables que devraient avoir les aspirants à la politique. »
Ces affirmations sont intéressantes parce qu’elles posent des questions importantes à propos de notre modèle de société ; et notamment :
-Qui est compétent pour exercer le pouvoir ?
-Comment doit s’exercer le pouvoir, quel équilibre des pouvoirs ?
-Comment justifier que le personnage présumé compétent soit celui qui convient pour diriger le pays ?
Qui est compétent ?
La France, depuis bien longtemps, dispose d’une organisation basée sur son administration et c’était déjà le cas sous l’ancien régime.
Le général De Gaulle a accentué cette tendance en voulant, à la Libération, améliorer ce champ de compétences avec l’organisation d’une formation spécifique pour les personnes qui s’occupent des affaires de l’Etat. Par ordonnance de 1945 a donc été créée l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) ; mais l’idée originale en revenait au … régime de Vichy qui avait créé l’éphémère école des cadres d’Uriage.
Donc, il n’y a pas de doute et si l’on s’en tient à la lettre du texte et aux intentions des gouvernants et le général De Gaulle fait figure d’icone à cet égard, nous avons les personnes compétentes !!!
Les anciens élèves de l’ENA ont d’ailleurs littéralement trusté tous les postes et le premier d’entre-eux, E Macron est lui-même un énarque ; tout comme Hollande, Chirac, Giscard, Jospin, Rocard, Fabius, Moscovici, Royal et tant d’autres … le premier haut fonctionnaire issu de l’ENA ayant accédé à la magistrature suprême étant Giscard en 1974.
L’exercice du pouvoir – délégation de pouvoir ou démocratie directe
La délégation de pouvoir pose le problème de l’exercice de la démocratie : Directe ou représentative.
Si la démocratie directe est envisageable pour les petites structures, elle apparaît être totalement inadaptée pour un Etat qui compte 68 millions d’habitants.
La démocratie représentative s’est donc imposée dès la création de la République et c’est en ce sens qu’a été écrite la constitution de la Vème république.
Les députés élus par les électeurs sont donc les représentants de ces derniers, l’article 3 stipulant : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
Une forme de démocratie directe est toutefois reconnue à travers le référendum qui n’est d’ailleurs plus utilisé par les hommes de pouvoir depuis que ceux-ci se sont rendus compte que le « peuple » ne votait pas comme prévu ou, autrement dit, que les électeurs n’approuvaient pas nécessairement les actions des gouvernants !
Néanmoins, il faut souligner qu’il existe en France une ambiguïté constitutionnelle résultant de la modification, en 1962, de la constitution de 1958 en vue d’organiser l’élection du président de la république au suffrage universel direct.
Cette modification a été voulue par le général De Gaulle, qui l’a fait confirmer par référendum du 28 octobre 1962, parce qu’il ne voulait pas dépendre du Parlement pour l’exercice de son pouvoir (à l’origine le président était désigné par les députés et sénateurs).
Du coup, les députés comme le président de la République sont issus du suffrage universel et peuvent revendiquer la souveraineté déléguée par le peuple.
Fatalement, se pose aujourd’hui la question de savoir lequel des deux, du président ou de l’assemblée nationale, qui sont de la même façon délégataires de la souveraineté populaire, est le plus légitime pour agir et diriger le pays notamment lorsque la majorité des députés n’est pas de la même couleur politique que celle du président ?
Ce conflit de légitimité reste à ce jour non résolu …
Le constat d’un échec flagrant
Les hauts fonctionnaires ont-ils dirigé le pays avec sagacité ces 50 dernières années ?
Visiblement, ce n’est pas le sentiment de la majorité de la population … mais on connait la versatilité de l’opinion publique.
Toutefois, l’examen des faits conforte cette opinion populaire car le pays est actuellement empêtré dans une situation budgétaire extrêmement périlleuse …avec 3.500 Mds€ de dette accumulée dont on sait qu’elle est à ce jour impossible à rembourser.
On est donc contraint de constater que notre haute fonction publique a mené sciemment le pays au bord de la faillite.
La compétence n’est donc pas suffisante …
Que s’est-il donc passé : volonté populaire ou défaut de démocratie ?
Le haut fonctionnaire, qui était au départ un agent d’exécution, est devenu insidieusement et progressivement un décideur politique tout en pouvant redevenir par miracle un agent d’exécution quand cela apparaît nécessaire : on a donc une confusion des genres source de toutes les dérives … avec des conflits d’intérêts évidents notamment lorsqu’une décision politique de nature à porter atteinte aux hauts fonctionnaires se trouve prise car on sait que ces derniers feront tout pour la bloquer.
Car, le pouvoir est aussi une lutte de pouvoirs !
En fait, comme une pieuvre, les hauts fonctionnaires n’ont cessé d’étendre leur pouvoir dans tous les domaines (administratif, politique, économique) et ils sont devenus aujourd’hui le véritable pouvoir alors qu’ils ne sont pas assujettis aux aléas des élections puisque, quel que soit le résultat de celles-ci, ils sont toujours là et décident.
Ne nous leurrons pas les ministres ne sont au mieux que des porte-parole de l’administration qu’ils représentent …
Le développement de ce système a eu 2 conséquences essentielles :
-La haute fonction publique a d’abord pensé augmenter son pouvoir et protéger ses intérêts plutôt que les intérêts du pays …ce que l’on appelle ici-bas, l’esprit de corps !
Car la haute fonction publique fonctionne par corps (ENA, X-mines, Ponts …) chaque corps mobilisant toute son énergie pour préserver ses prés carrés !
-la haute fonction publique vit dans un système artificiel et ultra protégé qui est basé sur les meilleurs postes professionnels, les meilleurs avantages sociaux, les meilleures rémunérations ; le tout basé sur la spoliation des biens d’autrui sous forme d’impôt !
En outre, cette constatation en amène d’autres …
Un haut fonctionnaire sera-t-il capable de réformer et de prendre les mesures nécessaires ?
Il est largement permis d’en douter dans la mesure où le haut fonctionnaire, du fait même de son statut, n’engagera jamais aucune action contre ses pairs : toujours l’esprit de corps.
En outre, les hauts fonctionnaires sont issus d’un système marqué par l’étatisme ; et ce sont effectivement des étatistes convaincus qui, non seulement, ignorent totalement les règles économiques de marché, mais estiment que celles-ci doivent, de toute façon, se plier à la toute-puissance de l’Etat stratège !
Pour eux, l’Etat doit rester le maitre en toutes circonstances et ils ont imposé leurs vues dans tous les domaines ; y compris au détriment d’une population qui n’a, bien souvent, pas eu d’autre choix que subir !!
Toutefois, il apparaît évident que, pour l’instant, l’essentiel de la stratégie de l’Etat est d’accabler la population d’impôts au-delà de toute raison et de toute justification afin de maintenir, à toute force, ce système en place qui est si favorable à ses acteurs issus … de l’ENA et des grands corps !
Cela signifie donc clairement qu’il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé le problème pour espérer le résoudre !
Le problème est que leur emprise est telle que, sauf à adopter une réforme abrogeant le statut de la fonction publique, ces hauts fonctionnaires incompétents et si couteux sont absolument inexpugnables !
Election, certificat de compétence ?
On sait, avec certitude depuis 2017, qu’une élection permet de porter au pouvoir à peu près n’importe qui à partir du moment où le candidat dispose, comme cela a été le cas en 2017, d’une infrastructure et des ressources suffisantes. E Macron a pu ainsi être élu sans avoir fait la preuve de quoique ce soit et alors qu’il n’avait, de surcroit, jamais rempli aucun mandat électif !
Or, tout le monde sait désormais qu’E Macron, qu’il faut voir plus comme le représentant de la haute fonction publique et chargé, en tant que tel, de défendre ses intérêts, que celui des français qui l’ont élu, a mené le pays au bord de la faillite par une politique insensée de distribution d’argent gratuit (le fameux koikilenkoute) … à seule fin de s’épargner la grogne populaire dont il redoute les effets !
Donc, une élection n’est pas un brevet de compétence …
Et l’abnégation ?
Compte tenu de l’extrême médiocrité de nos hommes et femmes politiques, on sait que si l’on ne devait s’attacher qu’à leurs compétences, la plupart d’entre-eux seraient immédiatement déchus de leur(s) mandat(s)
Or, en France, ce n’est visiblement pas le cas et la situation est aggravée par le fait que si certaines professions nécessitent d’avoir un casier judiciaire vierge, cette exigence n’existe absolument pas à propos de nos politiciens dont une quantité phénoménale a déjà eu affaire à la justice.
Et, ce n’est évidemment pas un hasard …
Avec lucidité, on sait que l’entrée en politique d’individus à la compétence plus ou moins douteuse suit plutôt le schéma « se servir sans scrupules » que « servir avec abnégation» ; ce qui explique la quantité assez stupéfiante de politiciens, y compris hauts fonctionnaires, qui ont été condamnés par la justice.
La moralisation de la politique apparaît donc être une étape indispensable afin d’éliminer tous les margoulins et malhonnêtes de la politique.
Or, la volonté de moralisation de la vie publique, tant prêchée par F Hollande lors de son mandat calamiteux entre 2012 et 2017 (à la suite du scandale Cahuzac), n’a jamais abordé cet aspect, pourtant essentiel, de la question ; ce qui permet donc à des délinquants avérés d’occuper des postes à responsabilité et de représentation locale et nationale … ce qui est pour le moins stupéfiant !
Il fallait moraliser mais sans gêner les collègues ; on ne s’est donc attaqué qu’à la partie la plus scandaleuse du problème !
Nécessité d’un homme fort ?
W Churchill, Premier Ministre du Royaume Uni et prix Nobel de littérature, qui avait une habitude consommée de l’exercice du pouvoir, avait affirmé avec conviction que la démocratie était le pire des régimes politiques à l’exclusion de tous les autres !
Le dernier dictateur anglais était O Cromwell en 1640. Il n’y en jamais eu depuis … à la différence d’un pays comme la France.
Combien avons-nous eu de dictateurs et « d’hommes forts » qui n’ont pas tous agi pour le bien du pays ?
Cela signifie que la nécessité d’un homme fort, si ce n’est un dictateur, est peut-être souhaitable pour certains mais n’est nullement indispensable ; il faut d’abord et avant tout un système politique équilibré avec de multiples contrôles destinés à éviter les dérives du pouvoir.
Or, le régime politique français, s’il est bien une République, n’est finalement qu’une démocratie très limitée avec un déséquilibre, parfaitement voulu, des pouvoirs et une absence de réel contrôle.
Il a toujours été affirmé que la Vème République organisait une monarchie élective … ce à quoi on peut ajouter : Avec une oligarchie toute puissante et totalement incontrôlable !
Démocratie et équilibre des pouvoirs
Avec lucidité, lord Acton avait pu affirmer que si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument !
Cela signifie que le pouvoir exercé sans contrôle et sans contre-pouvoir mène inéluctablement à la dictature !
Or, le pouvoir hégémonique exercé par la haute fonction publique mène inéluctablement à ces dérives … sans que la compétence de ses membres entre en ligne de compte !
Il n’est finalement qu’à se demander qui sont ces individus qui s’opposent à toute réforme à ce sujet pour … comprendre la nature du problème !
En conclusion, on comprend que la direction des affaires de l’Etat n’est pas seulement une affaire de compétence et d’abnégation.
Fatalement, il apparaît extrêmement peu probable, sauf à renouveler l’expérience de 1789, de pouvoir se débarrasser de notre haute administration et de la haute fonction publique, qui bloquera toute réforme de nature à lui porter atteinte, tant elle s’est incrustée dans tous les rouages du pays (administration, politique, économie à travers les postes de direction des grandes entreprises publiques et privées).
Bien cordialement à tous !
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Nous connaissons les grandes lignes du plan de F Bayrou pour redresser les comptes publics qui sera soumis aux députés en fin d’année.
Officiellement, F Bayrou, vieux renard de la politique qui survit dans le microcosme du marigot politique depuis 50 ans, a crié à la catastrophe sur la dette !
Il a un plan dans lequel il demande des efforts à tous les français :
Une année blanche donc pas d’augmentation des dépenses publiques, pas de revalorisations des pensions ou des aides sociales ; ce qui revient à diminuer les revenus et pensions du montant de l’inflation,
Maintien du barème de l’IRPP ; ce qui revient à augmenter les impôts du montant de l’inflation. Du coup, 380.000 ménages vont se retrouver imposables !
Suppression de l’abattement de 10% pour les retraités ; ce qui revient à augmenter les impôts sur cette catégorie fiscale, en échange d’un abattement forfaitaire de 2.000€ pour les plus modestes.
Nouveau tour de vis fiscal pour les hauts revenus de plus de 250.000 € par an pour un célibataire avec la contribution spéciale de solidarité ; encore que F Bayrou ait évité de tomber dans le cliché « tabasser les riches » avec la fameuse taxe zucman,
Suppression de 2 jours fériés mais les salariés ne seront pas payés plus ; cette option présentant le gros défaut de faire travailler plus ceux qui travaillent déjà et pas ceux qui ne font rien !
Ces constatations nous amènent à nous poser 2 questions :
S’agit-il d’un budget d’austérité ?
Est-ce que ce sera suffisant pour rétablir la situation financière ?
S’agit-il d’un budget d’austérité ?
Incontestablement puisqu’il y n’a que des augmentations massives d’impôts, même si elles sont plus ou moins dissimulées !
Le problème c’est que les efforts ne sont pas demandés à tout le monde et surtout pas à l’Etat dont les dépenses continuent d’augmenter. C’est même bien plus que ce que j’avais anticipé : 29 Mds€ de dépenses supplémentaires au lieu de 20 annoncées qui seront évidemment … des impôts. Ce n’est donc pas une année blanche alors qu’il faut savoir que, sur les 15 dernières années, la dépense publique a progressé 2 fois plus vite que le PIB ; tout comme les dépenses de fonctionnement, c’est à dire le cout des fonctionnaires (salaires et retraites).
Les dépenses devraient se situer à 1.722 Mds€ en 2026 contre 1 650 Mds€ en 2024 et 1 693 Mds€ en 2025.
En fait, nous sommes dans un budget de « ralentissement des dépenses » parce que sinon “ce serait 60 Mds€ en plus !”
En outre :
Les élus et les hauts fonctionnaires échappent encore au tour de vis. Rien sur le cumul des retraites qui permettent à certains de dépasser 35.000€ par mois de pensions sans pratiquement être imposables en vertu de la règle de l’individualisation fiscale des mandats. Rien sur le cumul des retraites des hauts fonctionnaires avec des postes honorifiques dont le seul but est de leur permettre de maintenir leur train de vie.
Rien sur les nominations au tour extérieur des copains politiques au conseil d’Etat, à la cour des comptes, au CESE, ambassadeur, préfectorale, dans les entreprises publiques, dont le dernier avatar est Mme Vallaud Belkacem nommée sans aucune compétence au grade le plus élevé du conseil d’Etat ou Castaner au port au Marseille !
Rien concernant les 200.000 fonctionnaires logés gratuitement par la république aux frais … des autres !
Aucune disposition visant à résoudre le problème du déficit chronique des retraites de l’Etat qui s’élève à 80 Mds€ par an
Rien concernant les intermittents du spectacle qui coutent 1 Md€ pour 800.000 personnes,
Rien concernant le cinéma subventionné,
Rien concernant les subventions aux syndicats et aux associations,
Rien concernant la radio télé d’Etat avec sa propagande gauchiste qui continue de couter 4 Mds€ par an,
Rien concernant les innombrables agences de l’Etat qui fonctionnent sans contrôle (1.200 agences pour un cout estimé de 80 Mds€ par an !),
Pas de réduction du nombre de fonctionnaires (3.000 en 2027 après 64.000 embauches en 2023) sur un total de 6.5 millions de fonctionnaires !
Rien non plus sur les subventions aux énergies renouvelables ni sur le ministère de la culture qui ne sert … à rien !
Les primes diverses et variées (noel, …) continueront à être versées.
On continue d’empiler les déficits : 4.6% en 2026, 4.1 en 2027 (après 5.8% en 2024).
Est-ce que ce sera suffisant pour rétablir la situation financière ?
Dans un pays assommé d’impôts comme la France, fallait-il encore augmenter les impôts ?
La réponse est bien évidemment non !
Ce plan va-t-il régler les problèmes structurels français ?
Non, en aucun cas et c’est toujours le sempiternel tour de vis fiscal sur ceux qui ne peuvent rien dire et ni se défendre !
Or, ce n’est pas en matraquant les retraités qui ont des pensions supérieures à 1.600€/mois (20.000€ par an) qu’on va rembourser 3.400 Mds€ de dettes ; surtout que les dépenses publiques continuent de progresser !
L’augmentation de la dépense publique signifie simplement l’augmentation de l’étatisme alors que l’on sait que l’Etat est un (très) mauvais gestionnaire !
Cette solution avait été adoptée par F Hollande en 2013 avec un véritable massacre fiscal qui a littéralement détruit le peu de croissance qui restait et les emplois (on se souvient de l’inversion de la courbe du chômage). Face à un échec flagrant, il n’avait pas osé se représenter … quoique désormais, devant le désastre macroniste, il envisage désormais de briguer un nouveau mandat !
Conclusion :
Comme prévu, il n’y a aucune modification structurelle du fonctionnement de l’Etat, on continue d’augmenter les impôts dans le pays le plus imposé au monde et les dettes continuent d’augmenter !
Ce simple constat devrait interpeller le gouvernement ?
Mais non, même pas ; ce qui prouve, sans l’ombre d’une incertitude, que les gens qui dirigent ce pays ont perdu pied avec la réalité il y a … bien longtemps !
Ne soyons pas dupes !
F Bayrou n’a pas établi la moindre des dispositions de ce projet de budget. Il s’en est remis aux spécialistes : les hauts fonctionnaires de Bercy qui ont pondu exactement le projet de budget qui leur permet de sauver le système qui leur convient ; c’est à dire quelque chose qui ne les touche pas dans leurs innombrables avantages et privilèges !
Nous avons en fait le meilleur exemple de ce qu’est capable de faire Bercy ; le temple de la fiscalité oppressive et répressive : augmenter les impots pour conserver leurs avantages ; ce qui permet d’affirmer, puisque l’impot n’est qu’un vol légalisé, que Bercy, bras armé de l’Etat spoliateur, est le plus grand voleur de tous les temps !
Il n’est pas sûr que cela plaise à tout le monde …
En fait, il semble que ce plan ne plaise à personne tant il est vilipendé de tous côtés ce qui d’ailleurs ne peut pas surprendre puisque les partis politiques pratiquent le clientélisme à outrance ; sans aucune autre considération que leur niveau de popularité dans l’électorat.
Ce projet de budget est très exactement le contraire de ce qu’il faut faire : il faut réduire l’interventionnisme étatique, réduire les dépenses publiques, réduire les impôts pour permettre aux français de retrouver le gout de travailler et d’investir …
Or, le taux de pauvreté continue de progresser à 15.4% et bat un record (pour un revenu inférieur à 1.288€ par mois) alors que la France est en récession. La production industrielle s’effondre, les défaillances d’entreprises battent tous les records, le déficit commercial ne fait que s’aggraver, le budget est en déficit primaire constant et c’est le plus fort déficit de l’Union Européenne !
Pour faire court : la France continue d’accumuler des dettes, de perdre des emplois, ses entreprises et spécialement son industrie disparaissent ; ce qui n’augure rien de bon pour la suite !
D’évidence, les gens qui sont au pouvoir ne comprennent pas ce langage.
Ce projet de budget ne règlera aucun problème ; au contraire il va les aggraver du fait d’une pression fiscale devenue trop forte alors que le doute s’installe et que les taux d’intérêts montent (nous devons payer les taux les plus élevés de l’Union Européenne) alors que la France ne peut pas ne pas emprunter car sinon, elle se retrouve en défaut en 48 heures !
Et ces taux risquent de monter très haut … jusqu’à l’étranglement !
Mais on connait la capacité hors normes de la haute fonction publique à nier le réel et à s’imaginer que le scénario noir ne peut pas se produire …
Quelque part, nous nous retrouvons dans la situation de 1789 ; lorsque la noblesse et le clergé refusaient de voir le réel et s’obstinaient à vouloir maintenir leurs privilèges … envers et contre tout !
On sait ce qu’il en est advenu !
En tout état de cause, ce projet n’a aucune chance de passer puisque le NFP et le Rassemblement National ont d’ores et déjà déclaré qu’ils voteraient la censure tandis que les syndicats annoncent déjà des grèves !
Ce qui n’est pas plus rassurant !
En pareille hypothèse, une nouvelle dissolution de l’assemblée nationale, par E Macron, n’est pas à exclure avec le risque toutefois d’une arrivée massive de députés refuzniks qui s’opposeront encore plus au gouvernement et avec des conséquences actuellement difficiles à cerner mais néanmoins inquiétantes à la fois pour les prêteurs de la France mais aussi pour les français !
Nous nous acheminons clairement vers une crise économique, politique et financière à l’automne !
Nous vivons dans une société faite de contrôles et de soumission.
Tout est contrôlé, tout le temps avec deux arguments justificatifs imparables utilisés alternativement ou même concomitamment : votre sécurité et sauver la planète ; car, c’est pour votre bien qu’on vous contrôle partout et tout le temps : Vos déplacements, vos comptes bancaires, vos communications par tel ou internet, des caméras partout.
Tout est prétexte à contrôles et à taxes !
Insidieusement, nous nous dirigeons vers une société de l’interdit ; c’est à dire que tout est interdit sauf ce qui est autorisé et … taxé alors que le principe normalement en vigueur a toujours été que tout était autorisé sauf ce qui est interdit !
Aujourd’hui, vous ne pouvez plus rien faire sans rendre de comptes à l’administration et à l’Etat bureaucratique qui a fait évidemment grossir ses effectifs pour assurer toutes ces missions absolument « indispensables » !
A bien y regarder, on se rapproche beaucoup d’une société totalitaire …
Bien sûr, tous ces contrôles créent des emplois puisqu’il faut des contrôleurs pour contrôler mais ce sont des emplois artificiels car il s’agit, le plus souvent mais pas toujours, de fonctionnaires qui ne produisent à la fin que des coups de tampons sur des formulaires et qui n’ajoutent absolument rien en terme de valeur ajoutée ou de production de biens réels.
Et tout le monde l’accepte d’une part parce qu’il y a la peur du gendarme (et des sanctions) et d’autre part parce que nombre des aides généreusement distribuées en France le sont … après contrôle ; ce qui d’ailleurs n’empêche pas les fraudes ou plutôt les génère !
Et cela ne concerne pas que les individus puisque les aides publiques aux entreprises se sont élevées à 211 Mds € en 2023.
Toutefois, ne croyez pas, concernant ces dernières, qu’il s’agisse de subventions qui « profiteraient aux actionnaires ». Il s’agit essentiellement de réductions de charges pour soutenir des emplois ou des entreprises qui subissent une fiscalité trop lourde … Ces aides n’ont finalement pour but que de moins tabasser les entreprises qui, sans cela, n’embaucheraient pas, délocaliseraient ou même fermeraient !
Mais il n’en demeure pas moins que cela créé un lien de dépendance et nous sommes, de fait, totalement conditionnés au système. Tout le monde cherche l’aide à laquelle « il a droit » et mange dans la main de l’Etat en s’imaginant que les moyens de celui-ci sont inépuisables.
On en revient encore une fois à cet aphorisme célèbre de F Bastiat : “L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.”
Mais, ne soyons pas dupes …
L’Etat a créé une dépendance économique dont le maitre mot est le clientélisme ce qui amène à des situations bien connues !
En échange de notre soumission volontaire à l’Etat, celui-ci continue à engager des dépenses et à distribuer l’argent qu’il n’a pas alors que la croissance économique est à peu près nulle et sans s’assurer qu’il existe les recettes nécessaires au financement de ces nouvelles dépenses !
Et pour cela les dirigeants persistent à recourir à la seule option encore possible : l’emprunt.
Le constat imparable est que, du fait de l’augmentation constante des dettes publiques, la France s’appauvrit puisque la dette augmente sans cesse et beaucoup plus vite que le PIB (croissance 0.4%/an vs 6% de déficit). La France a accumulé plus de dettes qu’elle ne produit ; nous en sommes aujourd’hui à 113% et ce sera sans doute 120% à l’échéance 2030 …
Le système est complètement hors sol et court à sa perte.
Et pourtant, E Macron, dans son annonce aux armées a affirmé que, d’ici 2027, 10 Mds € leur seront alloués (le budget passerait de 53 à 64 Mds €) alors que les caisses sont vides mais sans qu’il soit recouru à l’emprunt ; ce qui est, en l’état, absolument impossible !!!!
Le pays vit au-dessus de ses moyens mais, du point de vue de nos élites, cela durera tant que cela durera ; c’est à dire jusqu’à ce que … plus personne ne veuille plus nous prêter cet argent que nous dépensons sans compter.
Les élites ne sont pas là pour prendre des décisions susceptibles de leur nuire !
Mais, promis tout va changer, l’Etat va faire des économies et intensifier (une nouvelle fois) la traque aux fraudeurs fiscaux alors que l’essentiel de la fraude se situe au niveau des aides sociales.
Seulement, s’il est populaire de s’attaquer aux fraudeurs fiscaux, ou présumés tels, il est impossible de s’attaquer aux aides sociales … raison essentielle pour laquelle le gouvernement s’avère incapable de réduire les dépenses !
Par ailleurs, la promesse de rentrées fiscales à raison du renforcement des contrôles est en fait tout à fait hypothétique, alors que les dépenses sociales sont, elles, bien réelles et concernent les gens et leur vie de tous les jours ; ce qui explique que l’administration communique beaucoup moins sur les résultats réels de sa désormais fameuse « traque fiscale » dopée à l’IA et preuve s’il en est que le rendement espéré est en fait bien loin des annonces tonitruantes qui nous sont assénées régulièrement.
En effet, une chose est de s’attaquer à des fraudes fiscales dont on prétend qu’elles sont colossales, sans toutefois en avoir la preuve, alors que nous avons le pays le plus fiscalisé au monde, autre chose est de réduire des dépenses sociales déjà engagées et sur lesquelles leurs bénéficiaires comptent … absolument !
C’est en fait la sempiternelle rengaine qui nous est assénée que les déficits publics sont dus à la fraude fiscale et non à des dépenses publiques complètement délirantes !
En outre, il est probable que le tabassage fiscal a désormais atteint ses limites en application du principe de Laffer ; ce qui signifie que l’application de nouveaux impôts entrainera une baisse de la perception des autres selon une règle simple : les vases communicants !
Nous connaissons tous la faculté hors normes de Bercy à créer de nouveaux impôts et à exploiter les « gisements fiscaux » mais les revenus taxables ne sont pas indéfiniment extensibles ; autrement dit, les marges de manœuvre se réduisent … même si l’élite au pouvoir affecte de ne pas s’en inquiéter.
Fatalement, ce système suradministré et aux aides sociales omniprésentes a un cout astronomique pratiquement incompressible (la masse salariale de la fonction publique a bondi de 107 Mds € en 2024) ; ce qui explique que nous vivions dans un pays surfiscalisé avec une dépense publique qui brule, au bas mot, 50% de la richesse produite par le secteur privé.
D’ailleurs, les économies promises par F Bayrou à hauteur de 40 Mds€ devraient, en fin de compte, se traduire par une … augmentation de la pression fiscale de 20 Mds€ essentiellement non pas par la création de nouveaux impôts mais par la suppression ou la réduction de niches fiscales ou de “dépenses fiscales” y compris sur les plus modestes (emplois à domicile, retraités) !
Enfin, c’est ce qui serait espéré par le gouvernement …
Et, le pire, c’est qu’il est pratiquement impossible de se débarrasser de ce système car il s’auto contrôle et s’auto valide ; c’est à dire que tout opposant au système sera impitoyablement éliminé.
Rançon de cet état de fait, le système va continuer à embaucher des fonctionnaires et augmenter les dépenses publiques et … les impôts, jusqu’à la rupture, parce que les élites qui dirigent le pays (élus et hauts fonctionnaires qui sont les principaux bénéficiaires du système qu’ils contrôlent) ne sont absolument pas disposées à rogner sur leur train de vie et leurs avantages et que, pour ce qui concerne les aides sociales, ils ont peur des mouvements de la rue !
Le système finira forcément un jour par craquer, c’est inéluctable, mais nul ne sait quand ni comment !
En attendant, nous devrons encore supporter cette incapacité générale de l’Etat à se réformer, à résoudre les problèmes et ces dettes qui s’accumulent … dont il faudra un jour payer le prix.
Désespérant mais à la fois inévitable et inéluctable !
Bien cordialement à tous !
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Alors que le code de la route tourne à l’encyclopédie routière et s’accompagne d’une généralisation des amendes à 135€, il faut être conscient que le système des radars routiers est devenu un enjeu primordial pour l’Etat mais … pas pour les raisons que l’on devrait croire ou telles qu’elles sont affichées par l’administration !
Ce constat se double d’un deuxième non moins important : Il devient de plus en plus difficile de faire valoir un quelconque droit de la défense face au système mis en place par l’Etat en matière de contraventions routières ; et, vous vous en doutez, c’est évidemment intentionnel !
En fait, on assiste à un véritable dévoiement des missions de l’Etat qui utilise le système des amendes routières, contrairement à ce qui avait été annoncé, comme une source importante de recettes fiscales ; ce qui a d’ailleurs été dénoncé par l’Association des maires de France selon laquelle l’Etat s’accapare les recettes publiques générées par la route, taxes sur les carburants, sur les immatriculations, redevances des péages, produit des amendes.
Les communes françaises viennent de se rendre compte qu’on ne peut pas faire confiance à l’Etat ; qu’il change les règles, et surtout ne respecte même pas celles qu’il met en place et impose aux autres …
Une course éperdue au rendement fiscal
Tout le monde a pu remarquer que les radars sont de plus en plus implantés à des endroits où il n’y a pas de danger particulier (en descente, en ligne droite) mais là où il est statistiquement envisageable d’obtenir le meilleur rendement.
En outre, on constate le développement de radars dits « de chantiers » (non signalés) qui ne sont … jamais implantés dans les chantiers et de voitures radars (non signalées gérées par des entreprises qui embauchent à tout va). Ces appareils sont devenus la hantise des utilisateurs de la route.
En fait, la mission initiale de prévention du radar, autrefois installé à un endroit considéré comme accidentogène, pour contraindre les automobilistes à ralentir, laisse la place désormais à un système dans lequel le but n’est plus la prévention mais seulement la répression. Il faut sanctionner tout excès de vitesse, aussi faible soit-il, car le but final est bien d’obtenir la perception d’une amende.
En outre, cet aspect répressif est renforcé par le fait que cette pratique s’accompagne de nombreux abus dont l’administration est parfaitement consciente mais qu’elle n’a aucunement l’intention de corriger car elle les exploite sans aucun état d’âme !
Une volonté intentionnelle de piéger l’utilisateur de la route
Vous venez de l’Aveyron et vous arrivez dans le Lot.
Dans l’Aveyron, il y a régulièrement des panneaux indiquant que la vitesse max autorisée est de 90 km/h mais, curieusement, dans le Lot il n’y a aucun panneau d’indication (notamment sur la route entre Gramat et Rodez) ; ce qui est pour le moins étonnant car en France, c’est plutôt la profusion de panneaux qui prévaut.
Vous pensez que c’est 90 ?
Erreur, car c’est encore le 80 qui est en vigueur et fatalement vous vous faites flasher car j’ai pu compter 3 radars dits de chantier non signalés, implantés comme par hasard en pleine ligne droite là où l’automobiliste, qui baisse de vigilance, a le plus de risque de se faire prendre … en toute bonne foi !
Mais les services de l’Etat sont couverts … ils ont installé un panneau indiquant qu’il y a des radars sur … 65 km ! (pourquoi pas 650 km ?)
Evidemment, il n’y a aucun doute, cette absence de panneau est totalement volontaire et relève essentiellement d’un machiavélisme administratif.
Les panneaux ont été intentionnellement retirés dans le but de piéger l’automobiliste naïf ou inconscient !
Des situations anormales, des erreurs éludées et des abus manifestes :
Seulement, cette affirmation rassurante relève essentiellement d’une méthode que l’on pourrait qualifier de « calinothérapie » qui n’a pour but que de rassurer les victimes de ces abus car il faut savoir que ne sont rejetées que les photos qui sont définitivement inexploitables en vertu de la nouvelle doctrine en vigueur : le rendement fiscal maximum, à tout prix !
Par ailleurs, et sauf preuve du contraire, il n’y a aucune analyse a priori des photos d’infractions par le Cacir et pour obtenir gain de cause, il faut contester !
Pour dire vulgairement les choses : l’Etat est prêt à toutes les combines pour encaisser du fric et les dérives apparaissent de plus en plus fréquentes !
La presse avait relaté, il y a quelques années, l’histoire d’une dame âgée qui avait été contrôlée à 90 sur une voie à 70 par une voiture radar. Effrayée, elle avait payé rapidement puis en avait parlé à son fils. Celui-ci avait fait une vérification et a constaté avec stupéfaction que l’infraction était inexistante car le contrôle avait été fait sur une voie 90 indiquée à tort comme étant limitée à 70. Le système de géolocalisation embarqué était donc défaillant !
De bonne foi, il a donc formulé une réclamation en prouvant le caractère inexistant de l’infraction.
La réponse de l’administration avait été implacable : Vous avez payé, donc vous avez reconnu l’infraction, c’est trop tard !
Ainsi donc, par le « miracle » d’un artifice de procédure, une infraction inexistante invoquée par l’administration est devenue bien réelle et son auteur présumé a été sanctionné en toute … injustice !
On se rapproche du système de « plaider coupable » sauf qu’en l’espèce vous n’avez pas négocié la peine, vous vous êtes juste soumis à l’autorité qui n’hésite à abuser de ses pouvoirs et refuse de connaître ses erreurs !
Nous avons aussi cette histoire rocambolesque dans laquelle un quidam, qui avait bien payé son stationnement, a néanmoins fait l’objet d’une verbalisation à 35€ pour défaut de paiement. Il a contesté mais pour l’instant sa demande est rejetée et il a dû en outre consigner pour pouvoir contester et cela fait un an que cela dure.
Ubu roi au royaume des contraventions !
Dans le cadre de votre droit à contestations, vous pouvez demander la communication de la fiche de vérification du radar (il doit être vérifié une fois par an et vous avez le droit d’obtenir cette communication pour contrôler la réalité de cette vérification). L’OMP (officier du ministère public) vous répond « sans rire » : « il a bien été vérifié », mais vous n’en saurez pas plus car … il n’y a rien à voir ou plutôt vous dénie le droit de voir quoique ce soit.
Bien évidemment, la réponse de l’OMP est manifestement abusive, mais elle finit par s’imposer et … tant pis pour le respect des droits de la défense.
L’administration dispose aussi d’une arme absolue qui relève de la plus parfaite mauvaise foi que l’on peut résumer ainsi : « tout matériel pouvant apporter la preuve contraire de la constatation de l’infraction faite par le matériel de l’Etat et qui n’a pas été vérifié par les services de l’Etat ne peut rapporter quelque preuve que ce soit ! »
Un automobiliste en fait l’amère expérience dans la mesure où il a démontré, données de son GPS à l’appui, qu’il n’était pas à la vitesse indiquée par le radar. La Cour de Cassation a rejeté son recours en objectant que les données du GPS n’étaient pas valables car l’appareil n’avait pas été étalonné par les services de l’Etat !
Car, il est bien connu que les entreprises qui vendent des GPS vendent n’importe quoi !
Ainsi donc, même si votre appareil apporte la preuve incontestable de l’inexactitude de la mesure qui vous est reprochée, celui-ci ne prouve rien puisque seul le radar, qui lui, peut raconter n’importe quoi, dit « la vérité ». Et comme vous ne pouvez pas accéder aux données techniques du radar, votre sort est définitivement scellé !
Ainsi donc, par un autre artifice juridique, la seule mesure valable est celle délivrée par le radar incriminé même si celui-ci donne une mesure fausse !
Nous sommes dans le monde d’Orwell dans lequel le mensonge de l’Etat devient la seule vérité.
N’oublions pas non plus cette histoire du conducteur, flashé à tort, et qui a dû batailler pendant plus d’un an avant d’arriver à faire reconnaitre qu’il n’était pas sur cette route ce jour-là !
On en arrive donc, insidieusement, à la négation même de toute justice puisque nous sommes clairement en présence d’un nouveau concept juridique : la condamnation sans preuve d’une infraction inexistante !
Il s’agit d’un véritable exploit juridique au prix, il est vrai, d’une invraisemblable contorsion mentale et juridique !
Par ailleurs, dans la mesure où vous devez consigner pour pouvoir contester, ce principe peut amener à de sérieuses dérives qui sont complétement incontrôlables.
C’est le cas lorsque vous êtes victime d’une doublette c’est à dire qu’un quidam utilise votre plaque d’immatriculation pour circuler, sans respecter les limitations. Evidemment, c’est vous qui recevez des monceaux d’amendes.
Vous constaterez alors avec inquiétude qu’il ne suffit pas d’être de bonne foi pour pouvoir avoir gain de cause face à une administration qui tend à vous considérer, a priori, comme coupable et comme un délinquant qui cherche à jouer au plus malin et à échapper à la justice.
C’est donc à vous de prouver votre bonne foi c’est à dire que la plainte déposée ne sera pas nécessairement considérée comme un élément suffisant d’exonération.
Comme vous devrez consigner 45€ à chaque fois, faute de quoi votre contestation sera rejetée, vous pouvez imaginer le cout si vous vous retrouvez avec une centaine d’amendes injustifiées. Vous devrez consigner 4.500€ compte non tenu des courriers recommandées et simples, des photocopies, du temps perdu et des soucis ; surtout que vous constaterez très vite que vous n’avez en fait pas d’interlocuteur, les dames qui répondent au téléphone n’ayant qu’une mission d’information ou de désamorçage de la colère du plaignant !
Vous pouvez toujours demander la photo de l’infraction.
Si le véhicule n’est pas le même vous aurez de bonnes chances d’obtenir gain de cause mais si c’est le même vous allez avoir beaucoup de mal à convaincre l’administration de votre bonne foi !
La seule solution est de déposer plainte et de demander à changer de carte grise et de plaque d’immatriculation ; ce qui peut prendre du temps et sera fait à vos frais alors que vous êtes une victime ; sans garantie que les infractions qui vous sont imputées à tort seront annulées !
Certains commentateurs sur les réseaux prétendent ne rien risquer parce que, eux, ils respectent le code de la route …
Cette affirmation péremptoire apparaît bien hasardeuse car, à ce jour, personne n’est à l’abri d’une mesure erronée et d’un abus de l’administration ! ils ne se sont simplement pas trouvés dans l’un des cas évoqués ci-dessus !
Une centaine d’automobilistes a été verbalisée à la volée parce qu’ils ont filmé, tel portable à la main, un accident sur l’autoroute. La constatation des faits a eu lieu visuellement (sans autre preuve que le relevé du numéro d’immatriculation) par des gendarmes sur les lieux, et qui n’avaient sans doute rien d’autre à faire.
Cette histoire pose un véritable problème de légalité car où se situe la garantie que les contrevenants sont bien ceux qui avaient le téléphone en main ?
Les gendarmes ont-ils pu se tromper ?
Car l’erreur visuelle est forcément possible surtout qu’il n’y a eu aucune interception des contrevenants alors qu’en matière de contraventions routières la constatation de l’infraction est absolument nécessaire.
En fait, la seule chose que vous avez le droit de demander c’est la photo de votre véhicule au moment de l’infraction ; à solliciter par lettre auprès du CACIR car, curieusement, Internet, qui est imposé par les services de l’Etat, n’est pas utilisable dans ce cas de figure … mais cette photo ne prouve en aucun cas la réalité de l’infraction et la justesse de la mesure !
De la même façon, si le paiement de l’amende est très rapide, et si vous avez gain de cause, le remboursement est très … très long et ne peut être sollicité que par la voie postale …
Une complicité des agents d’Etat
Ce dont il faut être conscient, c’est qu’un tel système ne peut fonctionner qu’avec la complicité de ses agents qui savent que les contrôles sont souvent irréguliers et que les amendes perçues sont dès lors injustifiées. Ce sont fatalement les prémices d’un Etat totalitaire dans lequel les agents agissent sans état d’âme et couvrent, sans scrupules ni remords, les irrégularités ou injustices dont ils ont connaissance.
Le système a alors tout d’une mécanique infernale ; à tel point que j’ai pu lire que l’avocat spécialisé conseille, pour les petites infractions (à 45€), de ne pas réclamer ni de contester car … cela n’est pas rentable ; ce qui amène nécessairement à penser que, quoique fassent les services de l’Etat, éventuellement en toute illégalité, ils ont … raison et qu’il vaut mieux se soumettre !
Non, franchement, il y a des hasards qui n’en sont pas !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Les dangereuses dérives d’une administration hors de contrôle (3)"
Les candidats pour 2027 se bousculent déjà … alors que nous somme encore à 2 ans de l’échéance.
M Barnier, qui a fait la preuve de sa totale inefficacité lors de son bref passage en tant que premier ministre, vient de faire savoir qu’il se tenait prêt à servir son pays ; tout comme … E Philippe, Wauquiez, Villepin et quelques autres qui présentent tous le même profil : des hauts fonctionnaires lancés en politique avec la … protection de leur administration !
Nous les croyons sans peine …
Ils vont se sacrifier pour nous … avec abnégation !
Bien sûr, comme ils l’ont déjà fait dans le passé !
Seulement, j’en connais beaucoup qui seraient prêts à « servir leur pays » pour 20.000€ nets par mois, plus tous les innombrables avantages (logement, voiture, transports, personnels, domestiques …) et une retraite aux petits oignons ; compte non tenu de la glorification que les candidats peuvent en retirer !
Il est donc permis de douter de leur abnégation lorsque l’on connait les avantages qu’ils peuvent retirer d’une telle fonction pour laquelle ils n’ont même pas besoin de faire la preuve de leur compétence !
Cela me rappelle encore une fois ces années 40, lorsque le glorieux maréchal Pétain a fait don de sa personne à la France !
Ultime sacrifice ?
Evidemment non, juste une illusion pour faire croire à des français perdus qu’il allait les sauver. Dans les faits, il a surtout bien profité de tous les avantages liés à sa fonction pendant que les français, qui subissaient une situation qu’ils n’avaient ni choisi ni anticipée, se serraient la ceinture.
Pétain n’a jamais manqué de rien alors que les français manquaient de tout ; mais cela ne l’a nullement gêné … et de sacrifice le concernant, évidemment, il n’y en pas eu !
Par contre, il a bien sacrifié les français à l’occupant nazi, en les envoyant travailler dans les usines allemandes, de manière forcée, avec la mise en place du STO (service du travail obligatoire) et on passera rapidement sur les réfugiés politiques qui ont été livrés sciemment à la Gestapo en sachant ce qu’il allait leur arriver.
Ce n’était donc qu’une grossière manipulation, comme savent si bien en faire nos si brillants hommes politiques professionnels qui se prétendent tous les … sauveurs de la France !
Néanmoins, n’en doutons pas, la future élection sera une violente bataille d’égos au cours de laquelle les ambitions vont se dévoiler et où tous les coups seront permis et pour laquelle les candidats devront mettre à contribution leurs réseaux sans lesquels ils … ne sont rien !
Car, évidemment, la place est plus que bonne, elle est formidable avec ses innombrables avantages, ses châteaux, ses serviteurs dévoués, ses courtisans … car le président français est un véritable monarque !
Or, il faut être conscient que l’élection présidentielle n’est absolument pas un scrutin rationnel ; c’est un mélange de compétence affirmée, vraie ou fausse, de séduction, d’apparences, de promesses intenables voire de manipulations pures et simples mais très rarement de vérité.
De plus, cette élection est très largement verrouillée ; ce qui signifie qu’un homme seul ne peut pas la gagner. En effet, il est impossible pour un homme seul, sans réseaux, d’être élu ; surtout avec un programme de réduction des dépenses publiques et du nombre des fonctionnaires ?
Car, le but essentiel de cette élection est bien de préserver les situations existantes (et tous leurs petits avantages) !
Même De Gaulle, en 1958, qui nous a servi (lui aussi) le couplet du sauveur de la France, avait des réseaux très importants et un parti politique ; lesquels ont fortement influencé les élus de l’époque en faveur de son retour aux affaires.
Enfin, un scrutin de cette importance n’est jamais tenté de manière désintéressée et ceux qui vous affirment le contraire sont des menteurs !
Meilleure preuve, les programmes des candidats sont adaptés aux désidératas des électeurs selon qu’ils visent les électeurs de gauche, de droite, les immigrés, les fonctionnaires, les retraités !
Car :
L’électeur de gauche votera pour le candidat de gauche, quel qu’il soit,
L’électeur de droite votera pour le candidat de droite, quel qu’il soit,
L’immigré votera pour le candidat communautariste,
Le fonctionnaire votera pour le candidat qui sauvera notre service public,
Nous sommes, en fait, face à une forme de déterminisme social que les candidats n’ignorent évidemment pas et qu’ils vont exploiter sans aucun scrupule. Fatalement, on se situe plus dans l’étude de marché pure et simple que dans l’idéalisme républicain ; l’essentiel étant de se retrouver au deuxième tour pour pouvoir alors « récupérer » les votes des indécis et de ceux qui voteront par défaut pour vous par opposition à l’autre candidat!
Evidemment, les électeurs apparaissent largement manipulés ou influencés par le biais de promesses électorales alléchantes mais intenables, et se retrouvent rapidement devant un choix … sans choix.
Autre aspect important : si le système politique français est une république, il est surtout une démocratie représentative intermittente dans laquelle le « citoyen » n’a réellement de pouvoir qu’au moment de son vote ; ce qui évidemment ouvre la porte à tous les excès que l’on peut constater de la part des candidats prêts à tout, absolument à tout, pour conquérir les électeurs et gagner le mandat qu’ils convoitent !
Cela signifie que les électeurs élisent des députés et un président mais qu’ils ne contrôlent absolument pas le fonctionnement du pays. Ils délèguent, sans vraiment en avoir conscience, ce pouvoir à des élus qui feront … ce qu’ils voudront surtout lorsque les institutions ne prévoient aucun contrôle, aucun garde-fou, aucune limite à leur hubris voire à leurs délires !
E Macron, est très symptomatique à cet égard …
Il a été élu sur sa bonne mine de jeune premier ; seulement… il n’a pas été élu par hasard en 2017 ; il avait le soutien d’une bonne partie des réseaux qui comptent dans ce pays …la haute fonction publique, les patrons du capitalisme de connivence, la presse et les journalistes qui « font » l’opinion, les « philosophes » auxquels il faut ajouter une bonne dose de séduction et enfin une campagne parallèle destinée à décrédibiliser un autre candidat qui n’avait pas l’agrément de la caste …
Mais, qu’a-t-il réalisé en 8 ans ?
Il a pu accumuler, sans aucun contrôle ni barrière constitutionnelle, une quantité phénoménale de dettes publiques dont il ne sera évidemment pas tenu pour responsable … alors que nous allons devoir tous en payer les conséquences !
Ses grands faits d’armes se résument à la suppression de la taxe d’habitation qui finançait les dépenses des communes par les habitants de ces mêmes communes (17 Mds€ chaque année quand même) et la redevance télé qui finançait un service public gauchiste d’information (ou de propagande) ; ces 2 dépenses ayant été compensées par un … recours supplémentaire à l’endettement; c’est à dire à l’impôt différé.
Car, il ne faut jamais perdre de vue que les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain !
Il n’y a donc eu aucune réforme ni des finances locales ni du système public de la radio télé dont on sait (depuis Jacques Martin) que c’est un fromage pour ceux qui y ont un emploi !
Les français ont-ils élu E Macron pour qu’il commette de telles erreurs ?
Evidemment non !
Pour le reste, cela n’a été qu’une longue suite de promesses, de slogans sans consistance …et de manipulations médiatiques.
Haut fonctionnaire égaré dans la banque, il a été essentiellement le candidat de la haute fonction publique ; propulsé au premier plan pour que rien de change et, effectivement … rien n’a changé … on a juste mis la poussière sous le tapis …
Le Mozart de la finance s’est avéré n’être en fait qu’un Vivaldi du pipeau, un Houdini de la république des illusions ; jusqu’au moment où le masque tombe !
Et le roi se retrouve nu et les français en colère !
Cet esprit de sacrifice des candidats se terminera inéluctablement par une compétition d’égos dont les français feront malheureusement les frais …parce qu’il n’y a aucun homme (ou femme) de nature à prendre les décisions qui s’imposent …
En effet, ce serait se sacrifier soi-même et de cela, il n’est pas question !
Alors, finalement, elle est où cette volonté de servir et il est où cet esprit de sacrifice affiché par nos élus et candidats ?
Evidemment, nulle part et nos chers élus ne nous servent finalement que du pétainisme recyclé !
Quelle gloire …
Soyons lucides, nous n’aurons droit qu’à un concours effréné de médiocrité narcissique !
Désolé, mais je ne vote pas pour des gens comme ça !
Bien cordialement à tous !
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Que va-t-il se passer lorsqu’elle va s’écrouler sous les dettes accumulées du fait d’une gestion déplorable de la part d’une haute fonction publique qui tient les rênes du pouvoir depuis 1974 et qui encourt à cet égard une lourde responsabilité ?
Car, si le FMI s’en mêle, ce seront des coupes claires dans les dépenses et cela mènera nécessairement à un grand mécontentement, à des troubles sociaux (grèves surtout de la part de ceux qui ont le plus à perdre c’est à dire les agents du secteur public) ; peut-être même à des émeutes (qui mènent parfois à la révolution).
Ou bien il ne se passera rien …
En fait, nul ne peut le savoir à ce jour car les réactions collectives sont imprévisibles.
Néanmoins, on ne peut écarter l’hypothèse d’une grogne aboutissant au rejet d’une caste qui s’est arrogé tous les pouvoirs et tous les avantages sans subir aucun inconvénient tout en se dissimulant derrière le système parlementaire et finalement au rejet de la démocratie par la population pour cause d’incompétence avérée des dirigeants ?
Une période troublée, comme celle qui a abouti au retour du général De Gaulle en 1958, est tout à fait possible … et il existe aujourd’hui en France des tenants d’un système autoritaire basé sur un homme fort (ou présumé tel) et on connait bien ce schéma : il s’est passé en Allemagne au début des années 30.
La république de Weimar, qui était totalement décrédibilisée avec des mouvements semi insurrectionnels réguliers, une incapacité générale à résoudre les problèmes et plus particulièrement une inflation très forte et un chômage massif, a fini par s’effondrer et à laisser la place au régime totalitaire nazi.
Les allemands ont –il tiré un avantage de l’arrivée d’A Hitler au pouvoir ?
Cela va peut-être vous surprendre, mais oui ; au moins au début.
Jusqu’en juin 1941 (attaque de l’URSS), les allemands ont vu leur situation matérielle considérablement s’améliorer avec la disparition du chômage, à nouveau des revenus et des biens de consommation (pillés chez les pays occupés) … à condition de ne pas trop regarder la réalité en face, de se voiler face sur les arrestations arbitraires et sur les aspects totalitaires du régime mis en place dont le premier effet visible a été la suppression de la démocratie.
Autrement dit, les allemands ont accepté, en toute conscience, d’échanger leur liberté contre des biens matériels et un meilleur niveau de vie et tant pis pour les socialistes, les communistes et … les juifs !
Les français seraient-ils capables d’adopter le même comportement dans le seul but de conserver leurs petits et grands avantages ?
Oui, sans aucun doute … et ce d’autant plus qu’ils auront tendance à se considérer comme les victimes d’un système qui les a trompés et pour lequel ils n’ont rien décidé ; même s’ils ont … voté pour des candidats de la caste qu’ils estiment aujourd’hui responsables !
Autrement dit, il suffit d’une rencontre, parfois fortuite, entre un homme et des mécontents … et, les mécontents ne demanderont qu’à croire l’homme (ou la femme) providentiel ou présumé tel qui va leur assurer qu’il va résoudre les problèmes ; même si … cela n’est pas vrai !
Le sauveur, l’homme providentiel, les gens y croient et cette idée est enracinée dans l’inconscient français ; cela les rassure de penser que quelqu’un va les sortir (miraculeusement) des difficultés !
On se situe là au niveau de la croyance religieuse …
Malheureusement, cet homme providentiel n’est bien souvent qu’une illusion car le sauveur désintéressé n’existe pas et il sera en fait le premier à mettre en place un système dans lequel seuls ses fidèles et lui-même tireront des avantages significatifs de leur position !
En fait, il y a surtout des opportunistes qui pensent pouvoir profiter pour eux-mêmes de la situation en exploitant les idées à la mode, les revendications populaires ou les penchants populistes du moment.
Lénine a déclenché sa « révolution » avec très peu d’hommes simplement parce que le pouvoir tsariste était en pleine déliquescence. Il n’a pas non plus hésité à utiliser la force pour assoir son pouvoir si fragile au départ …
Il y a aussi des gens qui pensent qu’ils vont changer le monde, qu’ils vont créer un homme nouveau et c’était bien le concept sous-jacent de la révolution française mais aussi du communisme bolchevik.
Malheureusement, on sait que l’idée s’est transformée en tueries de masse avec le génocide vendéen (350.000 morts), les exécutions en série après des jugements sommaires (10.000 exécutés à la guillotine), les massacres de Carrier à Nantes (avec des barges submersibles dans lesquelles on enfermait les victimes pour les noyer), la Terreur mise en place par Robespierre … et à la fin des guerres napoléoniennes sans fin qui ont tué plus d’un million de soldats français (sans compter les alliés du moment, volontaires ou forcés).
Et, pour les bolcheviks, cela a été bien pire …
A chaque fois, l’homme fort a dérivé vers le dictateur avec toutes les conséquences que cela comporte !
Fatalité ?
En fait, il n’est pas toujours aisé de faire la différence entre « l’homme fort » et le dictateur mais on sait que la tendance naturelle d’un pouvoir autoritaire est de se renforcer et d’éliminer ses opposants qualifiés de traitres ou d’ennemis du peuple.
En outre, dans nos démocraties européennes, nous avons apparemment du mal à discerner la véritable nature des hommes politiques et notamment à faire la différence entre les hommes autoritaires et les dictateurs surtout qu’en France, subsiste le mythe de l’homme fort qui va sauver le pays de la chienlit surtout auprès de personnes qui détestent une démocratie qui a, à leurs yeux, tous les vices !
Le vieux maréchal Pétain a pris le pouvoir en juin 1940 à la suite de l’effondrement français (la débâcle) dont il était d’ailleurs en partie responsable puisqu’il était en charge de l’organisation militaire et de l’armement dans les années 30.
Mais, il n’a pas hésité à prétendre (faussement) faire don de sa personne à la France !
Le général De Gaulle est revenu en 1958 pour « sauver la France » !
Enfin, ça c’est l’image qu’il a voulu laisser dans l’histoire alors qu’il avait en réalité une véritable fascination pour le pouvoir et que son retour aux affaires s’apparentait plutôt à un coup d’Etat, alors qu’il piétinait depuis 12 ans dans l’attente de son rappel qui … n’arrivait pas !
Il a donc décidé de forcer le destin surtout qu’il s’estimait seul légitime pour redresser et diriger la France.
Etait-il pour autant un dictateur ?
Pas vraiment car il a respecté les institutions qu’il avait mises en place et, surtout, il n’a jamais cherché à fausser le jeu électoral et n’a jamais mis en place un régime policier. Il était en fait le représentant d’une droite nationaliste, autoritaire plutôt anti libérale et anti parlementaire.
Pétain, était bien un dictateur qui s’est appuyé sur un régime policier (la sinistre Milice du non moins sinistre Darnand) et a bien « suspendu » la démocratie tout en exigeant un serment à sa personne (que les hauts fonctionnaires ont d’ailleurs prêté dans leur immense majorité).
On discerne donc le clivage entre l’homme fort et le dictateur : Le dictateur a un comportement autocratique et autoritaire, il est le chef mais surtout, il ne respecte pas les institutions du pays ou les supprime. Il supprime les élections ou les manipule pour en fausser le résultat, il attend de ses affidés une loyauté indéfectible à sa personne et non aux institutions et il n’hésite pas à faire éliminer ses opposants ou ses contradicteurs. Il fait les lois seul, nomme les ministres, révoque, et finalement aspire au pouvoir absolu en dehors des institutions.
La question sous-jacente est en fait la pérennité de nos institutions alors que nous savons qu’elles sont très largement imparfaites et qu’elles ont mis l’accent, à l’initiative du général De Gaulle, sur la prééminence de l’exécutif avec pour conséquence de surexposer son détenteur au mécontentement populaire …
Cette prééminence, sciemment voulue par De Gaulle, touche désormais à ses limites car elle cristallise tous les mécontentements alors que nous avons en France une véritable tradition putschiste ; à l’opposé d’un pays comme le Royaume Uni qui, après avoir fait sa révolution en 1640, s’en tient fermement à la démocratie représentative.
Autrement dit, la tradition putschiste est dans les gènes français (1789, 1830, 1848, 1870, 1940, 1958 avec Napoléon Ier, Napoléon III, le Général Boulanger, Pétain, de Gaulle) alors qu’elle est inexistante au Royaume Uni !
Pour faire simple, nous nous trouvons à la croisée des chemins entre la faillite d’un système et les promesses d’un autre !
L’homme providentiel n’est pas encore en vue et seul l’avenir nous dira ce qu’il en est … mais la question se pose désormais est de savoir si les français accepteront de continuer à croire encore en ceux qui les ont amenés à cette situation ou s’ils se jetteront dans les bras d’un opportuniste sans scrupule !
Terrible question …
Bien cordialement à tous !
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La France a toujours eu un problème avec les impôts !
Aussi loin qu’on remonte dans le temps, ils ont toujours été excessifs !
Hasard ?
Evidemment non !
Si l’on remonte jusqu’à Philippe le bel (1310), on constate que le pouvoir s’est toujours appuyé sur une organisation administrative particulièrement développée qui a toujours eu la prééminence sur le secteur privé et ce phénomène n’a fait que s’amplifier avec le temps !
En outre, ce pouvoir, très centralisé, a toujours considéré qu’il était à la source de toutes choses avec une acmé encore considéré aujourd’hui comme exceptionnelle : le colbertisme et ses manufactures royales !
A tel point que notre Education Nationale en a fait son porte drapeau national face à l’entreprise privée.
Selon ce principe, érigé en modèle sociétal, le pouvoir politique se considère comme seul légitime pour diriger la société, l’économie, les droits et les devoirs de chacun !
La liberté oui, mais sous contrôle strict de l’Etat et la Révolution Française n’a absolument pas remis en cause cette règle ; ce qui a fait dire à G Clémenceau cette phrase restée célèbre : « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »
Que cette conception soit illégitime, inefficace voire nuisible n’est jamais venue à l’esprit des gouvernants français de quelque bord politique qu’ils soient !
Et pourtant, ce dirigisme étatique a bien fait la preuve, depuis longtemps, de sa nocivité !
Mais la classe politique, de droite comme de gauche, se réfère toujours et encore à cette conception de la société qui fait de la France, avec son économie administrée sous tutelle administrative, un cas à part au sein des pays de l’OCDE.
En France, il n’existe pas de politicien libéral … ou si peu qu’ils n’ont aucune espèce d’influence … cette tendance étant confortée par une population qui attend tout de l’Etat !
On retrouve cette caractéristique au sein du pouvoir.
Si 19% de la population sont des fonctionnaires, chez les députés cette proportion monte à 40%. Chez les socialistes c’est 60%, à la LFI c’est 67% et au PC c’est 70% de fonctionnaires.
Dans ces conditions, et compte tenu de cette structure sociale si particulière des élus de l’assemblée nationale, on ne peut pas s’étonner qu’ils aient une conception étatiste du pouvoir et de son exercice basée sur … la primauté de l’Etat, source de tout, avec une administration omniprésente et surreprésentée, une méfiance vis-à-vis du monde inconnu de l’entreprise réputé dangereux et toujours à la limite de la légalité !
Pour ces élus, il est donc exclu de réduire les dépenses publiques qui ne sont en fait jamais suffisantes ; ce qui explique bien des dérives.
Or, l’économie française ne se porte pas bien, les comptes publics sont désastreux, la grogne populaire n’a jamais été aussi forte, la banqueroute menace …
Du coup, tout ce petit monde est la recherche du miracle fiscal qui permettra d’augmenter les recettes sans augmenter (au moins officiellement) les impôts mais surtout sans diminuer les dépenses !
Quadrature du cercle s’il en est !
La CSG, du fait de son caractère universel, sans abattement, a fait partie de cette catégorie d’impôt à haut rendement que l’on peut qualifier de poule aux œufs d’or fiscale ; sans entrainer toutefois une amélioration des comptes publics qui sont restés obstinément dans le rouge !?!
L’augmentation sensible des recettes a juste entrainé une augmentation des dépenses publiques !
Toutefois, après de multiples augmentations, elle est désormais fixée à des montants trop élevés pour pouvoir espérer à nouveau l’augmenter encore significativement. Rappelons, qu’en 1991, lorsqu’elle a été mise en place par le gouvernement de M Rocard, son taux était de 1.1% et qu’elle peut désormais culminer, avec les taxes additionnelles, à 17.2%.
Or, ce qu’il faut, pour les hommes de l’Etat, c’est un impôt à haut rendement qui soit socialement accepté pour pouvoir espérer boucher les trous désormais béants des finances publiques !
Certains croient avoir trouvé le nouveau bon filon : la TVA sociale qui, tel un serpent de mer, fait à nouveau surface !
Il faut dès à présent dissiper une ambiguïté : Un impôt n’a jamais eu un caractère social car l’impôt, et spécialement la TVA qui est une taxe sur la consommation, n’a jamais enrichi ceux qui le paient ; c’est pourquoi il faut voir dans cette formule un véritable oxymore … à base de communication politique.
La CSG, contribution sociale, n’a d’ailleurs rien de social car il s’agit bien d’un impôt sur le revenu bis qui ne dit pas son nom. Le mot social n’a été ajouté que pour donner le change vis-à-vis de la population … qui ignore, pour l’essentiel, la nature réelle de cet impôt !
On prête évidemment à cette TVA sociale toutes les vertus acceptables ; à commencer par être une « arme » contre les délocalisations (Clin d’oeil aux chomeurs).
On prétend aussi qu’en l’appliquant on pourra réduire les charges sociales puisqu’il serait opéré un transfert des cotisations sociales sur les salaires vers cette TVA sociale qui serait appliquée aux biens importés (notamment les biens de consommation courante essentiellement fabriqués par les chinois …). (Clin d’oeil aux employeurs).
Malheureusement, il s’agit d’une affirmation purement gratuite destinée en fait à faire passer la pilule car … il n’y a aucune garantie à cet égard.
Comme l’a rappelé Alain Madelin lors de l’une de ses dernières interventions, frapper les biens importés n’enrichira nullement les français … alors qu’elle frappera aussi, au nom de l’équité fiscale, tous les autres biens y compris ceux produits ou fournis en France.
C’est en fait exactement la même chose que les droits de douanes massifs appliqués par l’administration Trump et qui seront bien payés par le consommateur américain !
Car, fatalement, c’est bien le consommateur final qui paiera cette TVA qui n’a de social que le nom et sa mise en oeuvre, si elle a lieu, n’opérera qu’un transfert de charges. Ce sera juste un coup de bonneteau fiscal destiné à tromper son monde et qui ne résoudra en aucune façon les problèmes de la France alors que la dette est pratiquement hors de contrôle !
La grande astuce du système, parce qu’il y en a quand même une, c’est que dans un pays qui importe pratiquement tout comme la France et qui est en perte d’emplois, la TVA sociale serait une meilleure affaire pour les finances de l’Etat puisqu’elle taxerait les biens importés (fabriqués par des gens dont les salaires sont bien inférieurs à ceux des français charges comprises).
Autrement dit, comme la base taxable sur les salaires français est en diminution on peut espérer se rattraper sur celle, plus large, des biens importés.
Nous en avons un excellent exemple avec l’industrie automobile française qui se réduit comme peau de chagrin du fait à la fois des importations de voitures chinoises mais aussi des délocalisations assumées par les constructeurs français (Renault a prévu de transférer la production de la Scenic en Espagne parce que les couts de production y sont moins élevés).
Maintenant, si la consommation intérieure s’effondre, la TVA sociale, qui augmentera le taux global de la TVA actuellement fixé à 20%, ne servira à rien car les recettes s’effondreront aussi !
En fait, il faut être lucide, la TVA sociale est tout à fait anti sociale … car, en frappant la consommation, elle pénalisera évidemment les plus modestes par le biais d’une augmentation sensible des prix !
La seule solution, qui est évidemment rejetée par les élus pour les raisons que l’on a vues plus haut, est la réduction des dépenses de l’Etat !
Mais, cela n’est pas au programme …
Bien cordialement à tous !
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La France s’enfonce lentement dans l’inefficacité et les dettes … le gouvernement ne fait rien et semble contempler, d’un œil à la fois ébahi et ennuyé, le trou de 40 Mds€ dans les finances publiques sans, semble-t-il, avoir un début de commencement de solution ….
Le constat est pourtant simple : la France vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans et a accumulé une quantité de dette publique qu’il est aujourd’hui absolument impossible de rembourser ; surtout en continuant à user des méthodes et des minables stratagèmes gouvernementaux utilisés jusqu’ici !
Et pourtant, on connait les mesures que le gouvernement devrait prendre mais qu’il ne prend pas ; sans doute par peur des conséquences sociales : il faut réduire les dépenses publiques, rétablir l’équilibre budgétaire, tailler dans les effectifs de la fonction publique, couper les aides et subventions (à la presse, au cinéma, à la culture, …) et libérer les forces du marché pour relancer le marché du travail, couper dans les dépenses sociales inutiles (primes de noël), remettre les gens au travail en supprimant ces aides sociales qui permettent de gagner plus sans travailler qu’en travaillant, supprimer les trop nombreux comités et commissions qui ne servent qu’à recycler des élus battus, des copains en mal de revenus confortables en échange d’un travail très peu contraignant (au CESE conseil économique et social à l’utilité absolument nulle, il se dit que ses membres ont du mal à travailler 35 h … par mois).
Car, un pays entier ne peut pas vivre dans l’assistanat et de l’argent gratuit qui ne tombe évidemment pas du ciel …
Seulement, la bureaucratie en place, qui contrôle directement ou indirectement pratiquement tous les secteurs d’activité du pays, et ses nombreux bénéficiaires vont évidemment s’opposer à un tel programme qui finalement toucherait beaucoup (trop) de monde. Car l’argent gratuit des autres est un confort, une drogue, dont il est difficile de se dispenser et vous pouvez aisément imaginer la fureur d’une population qui s’estimera alors trompée !
En fait, les hommes du gouvernement ont peur et tremblent devant l’étendue du désastre qu’ils essaient encore de cacher à une population droguée aux aides sociales et qui, finalement, s’accommode fort bien de cette situation.
La seule solution démagogique trouvée a été de proposer l’idée de l’organisation d’un référendum sur la dette avec pour but d’en faire prendre la responsabilité de son sort aux français.
Ca a tout d’un piège même si cela ressemble à une forme de démocratie directe … alors que tous les indicateurs économiques sont au rouge. En effet, à aucun moment les français n’ont décidé quoique ce soit en matière de dépenses publiques …
En fait, la question implicite d’un tel référendum serait : voulez-vous continuer à bénéficier de l’argent gratuit ou avoir des fins de mois encore plus difficiles ?
On connait par avance la réponse !
Et que fera-t-on si les français répondent non à toute modification d’un système qui va nous emporter dans l’abime à plus ou moins brève échéance ?
Car, le mur de la dette se rapproche et différents organismes français et internationaux commencent à tirer la sonnette d’alarme ; notamment la Cour des Comptes mais aussi le FMI (Fonds monétaire international) qui plaident pour une sérieuse reprise en mains … car, même le socialiste pur sucre Moscovici tire la sonnette d’alarme !
La seule solution envisageable en haut lieu est une nouvelle fois le gimmick réflexif de l’alourdissement des impôts,; ce qui ne peut avoir que des effets catastrophiques sur une société déjà surimposée ; car n’oublions jamais que l’impôt reste un prélèvement improductif sur la richesse produite … par le secteur privé.
Revient ainsi, à bas bruit mais de manière insistante, l’idée d’un nouvel ISF … seulement la vérité est qu’il ne faut pas s’attaquer à ceux qui gagnent de l’argent, voire beaucoup d’argent, lequel sera à un moment ou à un autre réinvesti dans l’économie, mais bien à ceux qui dépensent sans compter l’argent des autres, par milliards, dans des projets inutiles, des salaires fictifs, des rentes de situation injustifiées.
En fait, le ministre des finances, en bon haut fonctionnaire fidèle à la doctrine en vigueur depuis 50 ans, a précisé sa pensée : pas de réduction des dépenses juste un ralentissement de leur progression …
Autant dire, l’immobilisme le plus parfait …
On ne fait rien et on attend de voir …
De voir quoi ?
C’est bien la question !
Aujourd’hui, en fait, personne ne croit que la France va réduire ses déficits … qui vont se maintenir à 6% du PIB ; du moins officiellement parce que l’on sait aussi que Bercy utilise abondamment des artifices comptables pour masquer l’ampleur de la situation !
Par voie de conséquence, les dettes publiques, dont chaque français vivant ou à naitre, est comptable et caution implicite, vont continuer à monter jusqu’au moment où plus personne ne voudra plus prêter à la France (dont 56% de la dette est détenue par des créanciers étrangers) qui ne pourra alors plus financer ses dépenses courantes et se retrouvera en défaut ; enclenchant alors une série d’évènements complexes plus ou moins prévisibles car, quand ça va mal, le pire n’est pas toujours sûr !
Hypothèse évidemment absurde pour nos hauts fonctionnaires … mais lourde de conséquences.
Le gouvernement et ses affidés espèrent en fait la croissance magique qui sauverait la situation alors que la France est entrée en récession ou bien que la BCE viendra au secours de nos finances publiques pour sauver l’€ et l’Union Européenne !
La France qui enregistre depuis plusieurs années une croissance nulle avec un PIB qui n’augmente que « grâce » à l’inflation, continue de s’appauvrir, continuera donc à vivre au-dessus de ses moyens et à dépenser (beaucoup) plus que ses recettes fiscales ; jusqu’au … blocage et à un retour contraint à la réalité !
Conclusion qui s’impose : l’inconscience et le déni persistent dans les sphères du pouvoir alors que l’écroulement économique se poursuit … sans faiblir et que nous nous orientons toujours plus vers un système économique où nous ne produisons plus rien et nous importons absolument tout !
En tout état de cause, il est pour le moins inquiétant de constater cette incapacité chronique des personnes en charge du pays à résoudre des problèmes de gestion qui relèvent de la ménagère (équilibrer les recettes et les dépenses) et ne laisse pas d’inquiéter quant à leur attitude lorsque les vrais problèmes vont se poser.
Tout cela ne saurait durer encore très longtemps sans un accident de parcours sérieux et cela me rappelle étrangement les six premiers mois de l’année 1940 lorsque les pouvoirs politique et militaire ainsi que les hauts fonctionnaires (qui avaient déjà réussi à imposer de pesantes normes et procédures), ne voulaient rien faire, ne rien décider, pour ne fâcher personne mais aussi pour préserver leurs petits avantages personnels … puis se sont mis à se rejeter les uns les autres la responsabilité du désastre dans une atmosphère générale faite de trahison et de confusion lorsque les armées nazies ont déferlé renversant tout sur leur passage !
Nous sommes bien au bord du gouffre !
Bien cordialement à tous !
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Je relaie ici un article de l’Iref qui expose explicitement ce dont beaucoup se doutaient … bien que cela fasse partie des petits secrets minables de la République …. assez peu relatés par la presse …
Les élus ne font pas que travailler à la direction des affaires de l’Etat … Ils s’amusent …
Enfin si l’on peut dire …
La buvette (presque gratuite) de l’assemblée nationale est assidument fréquentée ; à tel point que les députés en ressortent … ivres !
Le palais Bourbon est devenu le palais-jack Daniels (pour les connaisseurs le JD est un bourbon américain) ; en tout cas pour certains d’entre-eux.
Oui, vous avez bien lu : bourrés, avinés et forcément plus vraiment en état de faire le travail pour lequel vous leur avez donné mandat … et pour lequel ils perçoivent de confortables revenus …
Et, pire, pour certains d’entre eux, il s’agit aussi, de leur propre aveu, de l’usage de stupéfiants et notamment de cocaïne … si à la mode dans certains milieux.
Imaginez simplement que vous travailliez dans une entreprise privée et que vous arriviez en état d’ébriété ou soyiez surpris en train de vous faire un rail ?
Que pensez-vous qu’il va se passer ?
Vous serez licencié pour faute grave !
Pour nos députés et sénateurs ?
Rien, police et justice regardent ailleurs car combien de contrôle de police à l’assemblée nationale et au sénat ?
Pour l’instant aucun … évidemment !
Et pourtant, cette question de l’alcoolisme à l’assemblée nationale n’est pas nouvelle puisqu’elle s’était déjà posée dans le passé et rappelons quand même que l’usage de stupéfiants est interdit en France, pour … tout le monde !
Et, de plus, on a appris que certains sénateurs se livreraient aussi à des partouzes …
Embrassons-nous Folleville car, pourquoi se gêner, la vie est belle hein puisque, en toute impunité, certains représentants de la nation font n’importe quoi !
Et après on s’étonne que le pays fonctionne si mal !?
Seulement, les indemnités qui leur sont versées avec nos impôts n’ont pas pour but de leur permettre de se « bourrer la gueule », de se droguer ou de faire des parties fines !
Libéral je suis, et je ne veux pas jouer le rôle du père la morale, mais pas sur l’usage de stupéfiants et sur l’ébriété publique … surtout que la conduite des affaires de l’Etat demande un esprit saint et clair !
Il est hors de question que des individus bourrés, à demi conscients, puissent décider de notre avenir dans de telles conditions !
Imaginez la scène de l’élu, ivre mort le jour du vote, qui répond ensuite à l’un de ses électeurs mécontent : Ah bon, j’ai voté ce texte ? Je ne m’en souviens pas … il faut dire qu’avec ce je tenais ce jour-là !
Le mandat électif n’est pas un blanc-seing pour faire n’importe quoi et toute autre solution ne pourrait constituer qu’une insulte grossière à notre système politique déjà bien vacillant !
Je suggère donc qu’une proposition de loi soit déposée pour que soit décidée la fermeture pure et simple des buvettes mais aussi qu’il soit procédé à des contrôles d’une part généraux (alcool et test de stupéfiants) et ensuite inopinés de police sur nos élus afin de connaître leur état et que les sanctions les plus sévères soit engagées à leur encontre en cas d’infraction … y compris jusqu’à la révocation pure et simple !
On me rétorquera que ce n’est pas sérieux, ni démocratique (ce qui n’a rien à voir) ou même conforme à nos institutions ; ce qui laisserait à penser qu’on ne peut, voire qu’on ne doit, rien faire.
Je vous encourage à contacter votre député pour lui demander de déposer un texte de cette nature sur le bureau de l’assemblée nationale … (vous pouvez le contacter par email).
Néanmoins, mon petit doigt me dit qu’aucun élu ne déposera jamais aucun texte sur le bureau de l’assemblée nationale à ce propos ….
Vous pourrez alors constater par vous-mêmes que les gueux que nous sommes seront toujours harcelés, poursuivis et condamnés tandis que les « puissants », assurés d’une impunité à peu près totale, seront toujours au-dessus des lois et continueront à se permettre toutes les inconduites !
Et la morale ?
Et l’exemple ?
Ne me vient à l’idée que cette citation de La Fontaine : Selon que vous serez puissant ou misérable … vous ne serez pas traité de la même manière.
Consternant …
Evidemment, avec un tel exemple, la population ne ressent aucune gêne à refuser tout respect vis-à-vis d’individus qui ne le méritent pas ; même si pour cette même population, à la différence des élus concernés, le gendarme n’est jamais loin.
Le marché automobile français se porte mal pour diverses raisons et notamment une « politique » anti voiture assumée par nombre de municipalités (Paris, Grenoble, …) notamment au travers des ZFE, une fiscalité plus en plus violente (avec le malus fiscal), l’obligation implicite mais explicite à terme (2035) d’acheter des véhicules électriques et enfin des prix de vente qui ont connu une forte augmentation depuis 4 à 5 ans.
Ce constat amène certaines personnes, « spécialistes de l’automobile » mais visiblement pas de l’économie, à tenir des propos … pour le moins surprenants.
Ainsi, ceux tenus par le rédacteur de cet article ; tout à fait symptomatiques d’un état d’esprit typiquement français qui attend tout d’un système étatique défaillant …
En gros, selon lui, la principale raison de l’écroulement du marché automobile est la diminution des subventions en vue de l’acquisition d’un véhicule électrique (utilitaire ou pas) et non pas les causes exposées au-dessus.
Il constate que, malgré une offre industrielle qui s’étoffe, la demande reste timide, façon de dire que les clients ne sont pas intéressés, sans voir que la raison principale de l’échec du véhicule électrique est, outre son prix élevé, son côté totalement contraignant.
Il regrette que les utilitaires “zéro émission” aient vu leurs aides « fondre comme neige au soleil » en constatant que, désormais, c’est un parcours du combattant ( ?!?) pour obtenir des subventions.
La diminution des subventions décourageraient donc les professionnels qui préfèrent s’orienter vers des motorisations thermiques.
Effectivement, il fut une époque récente où l’Etat français distribuait généreusement des « aides » ou « primes » pour financer l’acquisition, principalement, de véhicules électriques.
Seulement, en raison de l’état cataclysmique des finances publiques, il a bien fallu se résoudre à diminuer la distribution de cet argent financé par les impôts des autres ou pire par l’emprunt ; c’est à dire par l’argent qu’on … n’avait pas !
Par ailleurs, considérer qu’il est normal qu’une personne ou une entreprise puisse voir une partie du prix de la voiture qu’elle envisage d’acheter soit payée par les autres constitue une véritable hérésie, une déviation psychologique qui en dit long sur notre société.
En effet, l’Etat, c’est à dire la collectivité, n’a pas vocation à payer des voitures aux gens, ni même des vélos, des pompes à chaleur, ou des réparations sur leurs appareils ménagers ou leurs vêtements !
Dans un marché normal, laissé à la libre concurrence, il n’y aurait pas d’aides ou de primes soi-disant écologiques ; surtout que l’on sait aujourd’hui que ces primes ont surtout bénéficié aux bobos écolos, classés Csp+, disposant de revenus confortables ; au détriment des plus modestes.
Cette politique est en fait le résultat d’une volonté technocratique d’imposer le véhicule électrique à toute force, sans tenir compte du marché et des souhaits des clients ; ce qui a amené à un échec magistral dont Bruxelles n’a pas encore voulu tirer les conséquences.
Les industriels de l’auto, refroidis pas des résultats catastrophiques, ont fini par reconnaitre que l’Union Européenne veut imposer une technologie rejetée par la population et surtout que cela pourrait amener à la destruction de l’industrie automobile européenne !
Néanmoins, totalement impliqués dans cette manipulation du marché, les industriels de l’auto, qui ont désormais pris l’habitude de faire financer, au moins partiellement, leur activité par la dépense publique, en appellent aussi à l’Etat pour qu’il développe le fameux “leasing social”
Et pendant ce temps, E Macron nous explique nous allons entrer en économie de guerre et fabriquer des armes …
Or, nous apprenons, au détour d’un article, que Bercy a stoppé tous les crédits des commandes auprès des industriels de l’armement qui, évidemment, le déplorent et le déplorent d’autant plus que les discours officiels sont en parfaite contradiction avec la réalité !
La vérité, aussi désagréable qu’elle puisse être, est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat après … 50 ans de gabegie publique ni pour financer l’achat de voitures ni pour financer notre défense !
Mais, toujours selon l’auteur, tout n’est pas perdu puisqu’il existe encore des « aides » par le biais des certificats d’économie d’énergie (dits CEE) ; bien que ceux-ci soient “moins élevés et surtout plus difficiles à obtenir !?!”
Encore une belle invention de notre administration bienveillante …
Toutefois, il ne s’agit nullement de bénévolat ou de philanthropie mais bien d’une contrainte administrative destinée à faire financer, par certaines entreprises privées, des opérations que l’Etat n’a pas les moyens de financer !
Encore une fois, l’Etat distribue généreusement l’argent … des autres !
Ce mécanisme existe depuis plusieurs années et a permis à nombre de particuliers de faire financer par ces entreprises (notamment Engie) des travaux de rénovation énergétique et d’isolation de leur logement. (avec le concept de l’isolation à 1€.)
Ce qu’on oublie de vous dire c’est qu’évidemment, cela constitue une charge financière pour les entreprises qui financent ces dépenses alors qu’une entreprise n’est pas un organisme de charité et que, par ailleurs, la DGFIP interdit aux entreprises commerciales de faire des dépenses à perte !
Contradiction administrative ?
Pas vraiment car, par voie de conséquence, ces dépenses contraintes sont nécessairement financées par les clients qui paient, sans le savoir, cette distribution d’argent gratuit des autres organisée par notre administration si bienveillante par le biais d’une … majoration du prix final !
Ainsi donc, en résumé, certaines personnes déplorent qu’un mécanisme technocratique de financement par la dépense publique, de dépenses privées, se trouve dévoyé dans un système où il n’y a plus que des malus et se retrouve désormais financé, sous la contrainte, par des entreprises privées !
Et après, on s’étonne que rien ne fonctionne plus dans ce pays !
Bien cordialement à tous !
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Les fonctionnaires normateurs de Bruxelles ont décidé de taxer le carbone.
Pourquoi ?
Parce que … des écologistes en mal de reconnaissance ont réussi à influencer des politiciens et des fonctionnaires ignorants en leur expliquant que les émissions de carbone c’était mauvais pour la planète, confondant d’ailleurs (probablement intentionnellement) à cette occasion émission de carbone et pollution puisque, rappelons-le encore une fois : le CO2 n’est pas un polluant !
Parallèlement, ces mêmes personnes se sont persuadées que le véhicule électrique était la panacée et qu’il fallait absolument bannir les véhicules thermiques !
Ainsi donc, dans une logique qui n’appartient qu’aux organisations administratives, il a été décidé d’une part de subventionner les véhicules électriques mais aussi d’interdire les véhicules thermiques avec, en attendant, un grand coup de tabassage fiscal sur ces derniers par le biais d’un malus qui n’a absolument rien d’écologique mais tout à voir avec un odieux racket fiscal !
On a donc mis en place, en toute bonne conscience, un marché artificiel du véhicule électrique qui connait néanmoins de sérieux ratés car les populations européennes ont compris que ce que l’on voulait leur imposer ne correspondait absolument pas à leurs besoins que ce soit en termes d’usage, de prix et de longévité !
L’affaire tourne en fait au fiasco tandis que la résistance s’organise face à cet instrument de ségrégation sociale que sont les ZFE qui, rappelons-le, ne permettront bientôt l’accès au centre-ville de nombreuses villes qu’aux véhicules classés Crit’air 1 ou électriques.
Cerise sur le gâteau, le véhicule électrique chinois s’en engouffré sur le marché européen en profitant des belles subventions accordées par les Etats ; massacrant au passage les constructeurs européens !
Les fonctionnaires de Bruxelles en ont-ils tiré des conclusions utiles ?
Evidemment non sauf à instaurer des impositions douanières extrêmement complexes sur les véhicules électriques chinois car, c’est bien connu, quand une règle ne fonctionne pas, on ne la supprime pas on … augmente les règles en les complexifiant !
Les fonctionnaires de Paris en ont-ils tiré des conclusions utiles ?
Evidemment non, la ministre de l’écologie, dont l’incompétence n’égale que son arrogance, ayant eu en outre cette phrase définitive : « de toute façon les pauvres (sous-entendu les vrais) n’ont pas de voiture ! »
Car, c’est bien connu : Si le peuple rejette les décisions de l’administration, c’est que le peuple se trompe !
Et, après ça on accuse les contestataires d’un tel système d’être des extrémistes, des négationnistes, voire des complotistes ou pire des fascistes ; sans doute histoire de donner plus de légitimité aux errements de l’administration !
Ainsi donc, les normateurs de Bruxelles, relayés par les normateurs de Paris, qui n’ont jamais rien fait ni jamais rien produit et qui se contentent de vivre grassement au détriment des autres, ont poussé leur « logique » très loin en fixant, de manière arbitraire, des taux maximum d’émission de carbone … qui sont pratiquement impossible à atteindre avec un véhicule thermique pur !
Du coup, les constructeurs automobiles qui ne respecteraient pas les quotas fixés risquent des amendes monstrueuses … mais il faut dire aussi qu’ils ont accepté, sans rien dire, ces règles à la fois intransigeantes, arbitraires et ridicules en espérant vendre (plus chers) des véhicules électriques ou des hybrides qui sont avant tout des usines à gaz couteuses aussi bien à l’achat qu’en entretien !
Un exemple de cette « politique » : Renault ne vend plus de Dacia à moteur diesel en Union Européenne mais seulement des hydrides essence beaucoup plus chères et consommant … beaucoup plus parce que les normes l’ont décidé !
Désormais, la motorisation diesel, fiable et économique, existe toujours pour Dacia ; mais seulement pour les marchés hors Union Européenne !
Logique ? Non seulement … ridicule.
Et l’administration a poussé sa « logique » encore plus loin !
A grands coups de règlements, de punitions, de menaces, on a créé un marché artificiel du carbone avec des « crédits carbone » que les entreprises peuvent s’échanger …
Une aberration de plus car toutes les données en rapport avec les émissions de carbone sont essentiellement … fantaisistes !
Du coup, que font les industriels et notamment les constructeurs de voitures ?
Ils achètent des « crédits carbone » notamment auprès de Tesla dont on sait qu’il ne produit que des véhicules électriques !
On parle ici de milliards € qui subventionnent de manière totalement inadéquate une entreprise américaine … car, il faut être conscient qu’en rachetant des crédits carbone à Tesla, pour ne pas avoir à payer des amendes monstrueuses (on parle de dizaines de milliards €) on ne fait pas autre chose que financer un constructeur étranger au détriment de l’emploi européen ; même si Tesla produit aussi des véhicules électriques en Allemagne !
Et, quel est le bénéfice pour l’économie européenne ?
Aucun, absolument aucun ; bien au contraire puisque les constructeurs auto européens subventionnent un concurrent qui peut ainsi artificiellement baisser ses prix et provoquer une désorganisation supplémentaire du marché ; ce sont d’ailleurs il ne se prive pas !
Résultat inéluctable : les constructeurs européens délocalisent, ferment les usines et licencient à tout va ; sans que les fonctionnaires de Bruxelles ou de Paris ne s’en émeuvent d’ailleurs !
Mais il est vrai que leur emploi n’est pas menacé !
Pour ma part, j’appelle un tel mécanisme de la démence administrative !
Au lieu de sauver l’emploi européen, on finance les constructeurs étrangers et on détruit les emplois européens car combien d’emplois perdus du fait de ces règles ridicules ; surtout que l’on sait que la construction de véhicules électriques n’est pas du tout écologique.
Evidemment, il n’est pas question de faire marche arrière et de reconnaitre que c’est d’une imbécilité sans nom !
Remarquez, ils ont eu une idée lumineuse à Bruxelles : rendre le contrôle technique obligatoire tous les ans (au lieu de tous les 2 ans) pour les véhicules de plus de 10 ans histoire d’assainir le marché c’est à dire en fait de pousser vers la casse des véhicules considérés à Bruxelles comme trop vieux et d’inciter leurs propriétaires à acheter une nouvelle voiture (électrique bien sûr) !
Que les statistiques montrent que 30% des accidents sont dus aux aménagements routiers et au mauvais état des routes n’entre évidemment pas en ligne de compte …
Après, on s’étonne que tout aille mal, que l’Union Européenne s’enfonce dans la non-croissance voire dans la déflation et que les populations soient mécontentes !
Certains esprits lucides ont eu cette formule définitive : les Etats Unis inventent et innovent, la Chine copie et l’Union Européenne … règlemente.
Tout est dit !
Libérez le marché de ces contraintes administratives inutiles et pénalisantes qui pèsent sur les entreprises, diminuez le nombre des fonctionnaires, diminuez les impôts et vous verrez, qu’au bout de quelques mois, au pire de quelques années, le temps que le marché s’adapte, tout ira mieux !
Ah oui, mais non, cela n’est pas possible car les fonctionnaires perdraient leur pouvoir d’intervenir dans l’économie, autrement dit d’exercer leur pouvoir de nuisance !
Et ça, ce n’est évidemment pas envisageable !
J’ai toujours considéré que l’administration était un mal nécessaire, à condition d’en restreindre les pouvoirs et le champ d’action !
Que ce soit en France ou à Bruxelles, l’administration est là pour exécuter non pour décider; mais quand ce schéma n’est pas respecté, on en voit les dégâts !
Néanmoins, rassurez-vous, ces fonctionnaires ne perdront pas leur emploi inutile et grassement payé !
Pour l’administration, le pouvoir c’est le contrôle sur tout et sur tout le monde !
Cela améliore-t-il la vie de chacun ?
Chacun se fera son opinion …
Et pendant ce temps, l’Inde, la Chine, les Etats Unis émettent du carbone et polluent sans retenue !
Tout va donc très bien !
Bien cordialement à tous !
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TEMOIGNAGE FISCAL a été conçu, à l’origine, pour permettre aux victimes d’un système fiscal implacable de témoigner de leurs problèmes, de leur détresse et d’essayer de trouver une solution.
Bien évidemment, les auteurs de ce site n’échappent pas à la règle …
Dans mon précédent article, j’avais pointé les dérives d’un système sécuritaire devenu une cash machine pour des raisons purement budgétaires et, dans un article antérieur, j’avais raconté ma mésaventure lorsque j’ai découvert, à mon retour en France en novembre 2024, que je m’étais fait flasher, en mai, par une voiture radar dans le département du 79.
Après examen du document reçu, j’ai été amené à constater que le PV présentait 2 vices ; ce qui m’a amené à le contester. Seulement, dans la mesure où j’avais dépassé les délais « normaux » de paiement, j’ai dû, pour pouvoir contester, consigner la somme de 180€ entre les mains de la DGFIP (Trésor Public) ; laquelle somme représente en fait le montant de l’amende majorée.
-n’étant pas un spécialiste du droit routier, j’ai dû consulter le Code de Procédure Pénale et ai pu convaincre l’OMP (office du ministère public), de mon absence. Il a bien voulu, après de très longues négociations et un échange intensif de courriers recommandés (de ma part) ramener l’amende à 45€ et un retrait d’un point de permis de conduire.
-avec l’aide de Google Maps, je me suis aperçu que le point de géolocalisation à l’appui duquel l’amende avait été établie est faux. N’ayant pas accepté d’être condamné sur la base d’éléments de preuves « fantaisistes », j’ai aussi contesté le fondement des poursuites engagées sur ce plan. Ma contestation n’est toujours pas réglée mais, face à mes arguments, l’OMP a finalement décidé de transférer le dossier au Tribunal de Police compétent qui va apprécier, ou non, le bien fondé de ma contestation.
Il n’en demeure pas moins, que l’OMP m’a adressé un « bon de restitution partielle » de 135€ que je me suis empressé d’adresser à la DGFIP détentrice des fonds consignés.
Les semaines se sont écoulées, puis les mois, ne voyant rien venir, j’ai réclamé une première fois, puis une deuxième ; pour ne recevoir que des réponses laconiques « votre dossier en cours », « en raison du grand nombre de dossiers, il y a du retard », “inutile d’écrire le service doit faire face à un grand nombre de demandes de remboursement” etc …
N’ayant aucune confiance dans les déclarations de l’administration, j’en suis venu à me demander si l’argent des consignations, qui n’appartient pas à l’Etat puisque c’est une simple garantie déposée entre ses mains, n’avait pas été fondu dans la masse budgétaire et dépensé compte tenu de la gestion catastrophique des finances publiques ?
Je me suis donc permis d’adresser le 17 avril dernier un mail de MISE EN DEMEURE avec menace de transmettre le dossier au Procureur de la République. Vous trouverez le texte de cette missive en annexe ci-après.
Or, la DGFIP a réagi à cette MISE EN DEMEURE avec une célérité suspecte puisqu’elle m’a fait parvenir, le 25 avril, soit 8 jours après expédition de mon mail du 17 dont ils n’ont pris connaissance que le 21 pour cause de week end, le virement de la somme de 135€ qu’elle conservait abusivement depuis des mois.
Décidément, il y a des hasards qui … n’en sont pas !
Je vous avais bien dit de vous méfier des agents de l’Etat qui se comportent comme des escrocs !
Suite à venir dans un prochain article … N°3 dans lequel vous allez découvrir les aspects occultes et scandaleux d’un système tentaculaire bien rodé !
Bien cordialement à tous !
DGFIP
TCA
CS 81239
35012 RENNES CEDEX
XXXX, le 17 avril 2025
MISE EN DEMEURE
Bonjour,
Le 11 février 2025, soit donc il y a plus de 2 mois je vous ai adressé une demande de remboursement partielle (135€) de la consignation de 180€ que j’avais effectuée entre vos mains le 05 novembre 2024.
Par email du 18 mars 2025, je me suis permis de vous rappeler ma créance puisque j’étais toujours dans l’attente de ce remboursement.
Vous m’avez répondu par email du 20 mars en m’expliquant qu’en raison d’un grand nombre de demandes remboursement, « le délai de remboursement est allongé » (sic).
En tant qu’ancien avocat au Barreau de Versailles, profession règlementée amenée à recevoir les fonds appartenant à autrui, je me permets de vous rappeler les règles suivantes :
-je ne sais pas ce qui se passe chez vous mais votre réponse du 20 mars est évidemment dilatoire et ne recouvre aucune réalité. Il vous appartient de rembourser ces sommes que vous conservez à titre de dépôt à première demande et des délais anormaux de traitement laissent à penser que vos explications ne recouvrent pas la réalité.
-les sommes que vous recevez à titre de consignation ne vous appartiennent pas et la DGFIP doit pouvoir en être comptable et en justifier à tout moment. Je suis bien placé pour le savoir car si j’avais procédé comme vous le faites, j’aurais immanquablement été radié du Barreau !
-Ces délais anormaux de traitement de ma demande de remboursement font que je suspecte que ces sommes versées entre vos mains, à titre de consignation, ont été fondues abusivement et illégalement dans la comptabilité générale de l’Etat afin d’être utilisée à titre de trésorerie et combler la mauvaise gestion générale de l’administration et des déficits abyssaux désormais notoires !
-or, l’utilisation à des fins personnelles, autres que le pur et simple dépôt en garantie, constitue un délit pénal constitutif d’abus de confiance réprimé à ce titre et je crois utile de vous rappeler qu’en tant qu’agents du service public, si de tels faits s’avèrent bien réels, vous en êtes les coauteurs pleinement responsables !
Dans ces conditions, je me vois dans l’obligation de vous METTRE EN DEMEURE de me restituer sans délai la somme de 135€ qui m’appartient et que vous conservez abusivement entre vos mains.
Je souhaite que vous réagissiez promptement à cette demande car je ne voudrais pas avoir à transmettre au Procureur de la République un dossier de plainte afin de lui permettre de diligenter une enquête judiciaire en vue de déterminer la réalité des dépôts effectués à titre de consignation, leur existence et leur emploi …
Cordialement
DOMINIQUE PHILOS
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
AVIS DE CONTRAVENTION 3723113834
AVIS D’AMENDE MAJOREE 035050081241771466-72 (communiqué par tel par ANTAI)
Véhicule : RENAULT MEGANE SCENIC XX-XXX-XX
PJ :
-pièce copie de l’avis de l’OMP du 28 janvier 2025 m’accordant un dégrèvement de 135€
-pièce 2 Bordereau de consignation du 15 novembre 2024
-pièce 3 mon RIB
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On sait que la France est un pays adepte de l’étatisme et c’est d’ailleurs le plus étatique de tous les états européens. Les français, en général, aiment l’Etat car il est censé répondre à tous leurs besoins et, bien souvent, ils en appellent à lui à chaque fois qu’il y a un problème car, dans l’esprit de la population, il a « LA » solution.
En gros, la maxime française n’est plus « liberté, égalité, fraternité » mais « L’Etat s’occupe de tout » …
Seulement, ce n’est pas sans quelques effets pas toujours favorables car le fonctionnement de l’Etat obéit à des spécificités bien particulières pas toujours positives.
Pour commencer, l’Etat, réputé si bienveillant, ne fonctionne pas selon des règles de droit commun ; notamment parce qu’il dispose de la « puissance publique » ; c’est à dire du droit exorbitant de contraindre ses citoyens administrés, de manière quasi infinie, sans lui-même en subir les conséquences car le droit qui lui applicable n’est pas celui du citoyen ordinaire.
Cela lui permet de compenser ses insuffisances et ses erreurs par la possibilité d’user et d’abuser d’un pouvoir régalien de modification des règles du jeu mais aussi d’extorsion, et il faut bien le dire de prédation, sans jamais remettre en cause son fonctionnement ; ce que l’on peut résumer par l’adage « il n’y a aucun problème qui ne saurait être réglé par un nouvel impôt » !
Du fait de cette puissance dite « exorbitante », il accepte mal la concurrence d’un secteur privé souvent plus efficient ; et, lorsqu’il se mêle d’activités purement économiques, il a une tendance inéluctable à mettre en place un système fait de monopoles, sans considération de couts, avec des effets collatéraux bien connus (la SNCF et ses dettes colossales et ses grèves incessantes, EDF et la RATP).
En fait, déconnecté du système économique dont il ne dépend pas puisque ses ressources sont constituées par les impôts qu’il fixe, l’Etat fonctionne sans considération de couts en raisonnant de manière binaire en termes d’entrées et de sorties fiscales !
Les hommes de l’Etat ne conçoivent le fonctionnement de l’économie que dans un cadre administré, à la soviétique, c’est à dire contrôlée, surveillée, règlementée, punie, sans aucune notion de cout et de rendement ou de compétitivité et fausser le marché et la libre concurrence est une pratique habituelle ; même si c’est sous couvert de considérations sociales ou de prétendue protection de français qui n’ont rien demandé.
Ils n’hésitent pas, non plus, lorsque leur action n’atteint pas le but poursuivi, à fausser les règles du jeu ou tout simplement à manipuler le marché ; d’où une instabilité législative, règlementaire et fiscale car, dans leur esprit, c’est en modifiant ou en augmentant les règles et les contraintes qu’on va corriger les erreurs du passé !
Cela les amène à agir avec une vision exclusivement politique sur des secteurs de l’économie sans avoir aucune notion ni technologique ni économique notamment par le biais de plantureuses subventions. Nous en avons des exemples flagrants avec les éoliennes qui sont incapables de fournir un courant stable ou encore avec l’hydrogène que l’Etat subventionne sans réserve en espérant qu’on pourra l’utiliser comme source d’énergie … au mépris des lois de la physique !
Ces considérations politiques, voire purement électoralistes, perturbent nécessairement le processus de décision et aboutissent à ne pas toujours prendre la meilleure décision et bien souvent la plus mauvaise ce qui n’est pas si grave puisque les erreurs de gestion, les abus et les dépenses inutiles, très nombreuses, sont rarement sanctionnés.
Fatalement, faute d’un contrôle efficace des dépenses et des couts, l’Etat est toujours en manque chronique de moyens et d’argent alors que la dépense publique représente 56% du PIB … tout en étant incapable de se réformer.
Ce phénomène est aggravé par le fait que les agents de l’Etat obéissent à un pouvoir hiérarchique dont les plus hauts personnages vivent dans une bulle déconnectée des réalités sociales ; notamment parce qu’ils bénéficient de salaires très largement supérieurs à la moyenne française mais aussi de nombreux avantages et privilèges (appartements, voiture de fonction, services gratuits notamment voyages, téléphone …) et à la fin d’une retraite totalement hors du commun tout en exerçant leurs fonctions sans jamais avoir fait la preuve de leur compétence en dehors d’un concours réussi à l’ENA !
Néanmoins, les représentants de l’Etat sont persuadés d’agir pour le bien commun et se pensent irremplaçables alors qu’ils ne produisent rien et vivent de l’argent des autres !
Tout s’est accéléré dans les années 70 lorsque le système administratif a pris le pouvoir pour déborder largement de sa mission initiale de simple exécution et devenir le décideur politique. On ne compte plus les hauts fonctionnaires devenus présidents ou ministres.
Malheureusement, cette caste de hauts fonctionnaires se conduit essentiellement comme un prédateur sur une proie avec ses biais idéologiques anti entreprise, anti libérale, anti riches, fiscaliste à outrance.
Le pire, c’est qu’en contrôlant tous les rouages de l’Etat, le système fonctionne désormais pratiquement sans contrôle ni contre-pouvoir (la Cour des Comptes n’a aucun pouvoir) et seulement par le biais d’un contrôle a posteriori par le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel dont on sait qu’ils sont complètement inféodés au pouvoir de l’Etat fonctionnaire parce que leurs membres sont … des fonctionnaires !
Conséquence inéluctable, nous subissons une augmentation constante de la pression administrative et règlementaire avec toujours plus de contraintes et d’interdictions parce que, lorsque le système étatique est devenu dominant et tentaculaire, sans que rien n’intervienne pour le freiner ou le contrôler, il étend son influence sur tous les secteurs du pays.
Et, le pire est que ce système étatique finit par se persuader qu’il a toujours raison et qu’il agit pour le bien commun alors qu’il agit essentiellement pour le bien de ses membres !
En fait, tout pouvoir, confronté à une vérité qui le dérange, commence par l’occulter, puis la nie quand il ne peut pas l’occulter, puis la minimise quand il ne peut plus la nier, puis s’exonère de toute responsabilité quand il ne peut plus la minimiser.
Conséquence de cette conséquence, s’il y a des problèmes, c’est toujours de la faute des autres en particulier des … fraudeurs ou des mauvais français !
Nous en avons un exemple récent avec le gouvernement de F Bayrou qui impute la responsabilité de la situation aux français et n’a évidemment pour solution que de charger un peu plus une barque fiscale déjà surchargée puisque, dans leur esprit, la dépense publique est la seule pour ne pas dire l’ultime solution.
C’est ainsi que le gouvernement actuel étudie la remise en cause de l’abattement de 10% sur les retraites ; abattement qui constitue, selon la terminologie administrative, une « dépense fiscale » intolérable estimée à 5 Mds€ !
Par contre, il n’envisage nullement de réduire ses dépenses notamment celles des 792 agences de l’Etat dont le cout est estimé à 156 Mds€ alors que leur opacité fait qu’elles échappent à tout contrôle bien que l’on sache qu’elles servent à recaser les copains (ex le CESE Conseil Economique Social et Environnemental).
Effet pervers supplémentaire : le système tend à favoriser ses membres et ses affidés c’est à dire les fonctionnaires qui ne cotisent pas à hauteur de leurs revenus (le système de retraite des fonctionnaires est déficitaire de 50 Mds€ par an).
Enfin, les politiciens français sont désormais issus majoritairement de la fonction publique et n’ont donc qu’une vue … de fonctionnaire ; tout comme les syndicalistes dominants qui sont eux-mêmes issus de … la fonction publique
Le système finit par être verrouillé par le biais d’un arrosage judicieux de subventions au profit d’un certain nombre d’organismes susceptibles de porter une voix différente et notamment la presse (radio, télé, papier) la rendant tributaire d’un pouvoir qui lui distribue si généreusement un argent qui n’est pas le sien mais bien celui des contribuables !
Et comme le système fonctionne de plus en plus mal, les représentant de l’Etat utilisent des expédients, tout comme l’URSS en son temps. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face : le système mis en place, qui dure depuis 50 ans, atteint désormais ses limites avec une dette publique devenue incontrôlable, un déficit budgétaire supplémentaire et « imprévu » de 50 Mds€ dont on est incapable d’expliquer l’origine tandis qu’aucune mesure n’est prise pour stopper cette dérive qui finira par tous nous emporter !
Il faut être lucide, l’omniprésence du contrôle de l’administration, avec ses contraintes, nuit à la compétitivité économique ; ce qui amène les entreprises à délocaliser pour survivre. Et plus l’Etat règlemente et fiscalise, plus les entreprises délocalisent ; ce qui explique d’une part un secteur industriel très faible et d’autre part une fonction publique très élevée car il faut bien … embaucher les chômeurs !
Car, le fait que la France entretienne une fonction publique surdimensionnée a forcément un cout que l’on retrouve dans les charges sociales et fiscales et cela explique notamment que le cout horaire du travail français soit le plus élevé de l’Union Européenne alors que nous assistons par ailleurs à une smicardisation importante de la population en âge de travailler. (Pour rappel : pour les salaires au smic les charges sociales sont réduites).
Et, face à l’effondrement économique le seul slogan qui a été trouvé, d’une pauvreté intellectuelle absolue, a été : faire payer les riches !
En fait, l’Etat n’est pas la solution, il est le problème !
Bien cordialement à tous !
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Mais, avez-vous une idée du montant de votre revenu réel, c’est à dire celui qui devrait être à votre disposition avant cotisations et impôts prélevés à la source ?
J’ai pris l’exemple d’un salarié, célibataire, sans enfants, qui perçoit un salaire net de 2.800€ par mois ; lequel est le salaire médian français.
Bien évidemment vous pouvez faire le test vous-même en vous rendant sur le site.
Le constat irrévocable est que l’Etat confisque au salarié plus de la moitié de son salaire brut avant impôt et cotisations sociales ; nous n’avons aucune idée de ce que deviennent les 2.800€ qui ont disparu !
Mais, ce n’est pas tout car le salarié doit … vivre et donc consommer …
Toute dépense de sa part sera donc assujettie à une TVA à 5.5% sur l’alimentation non transformée et à 20% sur le reste.
Si vous considérez, dans mon exemple, que le salarié ne fait aucune économie et dépense en totalité son salaire, en alimentaire à 5.5% pour 400€ et le reste en 20%, le montant de TVA acquitté mensuellement s’établit comme suit :
-alimentation 400 à 5.5% 020.00
-autres dépenses 2.400 à 20% 400.00
Et sur ces dépenses à 20%, s’il doit faire 200€ d’essence par mois pour aller travailler, ce qui représente environ, pour un prix à la pompe de 1.75€, 114 litres un prix hors tva de 1.46€ cela nous fait sachant que ce carburant supporte une taxe dite ticpe de 0.70€ par litre
-ticpe : 0.70×114 = 080.00
Conclusion qui s’impose :
Pour un salaire brut de 5.646€, car le vrai montant du salaire est bien à ce montant-là, le salarié n’a pour vivre que 2.800-500 = 2.300 € (400+20+80) à partir desquels il doit payer son alimentation, son loyer, son crédit, ses assurances (maison, voiture, santé), ses forfaits téléphoniques et internet aujourd’hui indispensables, les amendes routières occasionnelles, ses vêtements, … ce qui nous représente un total de prélèvement fiscaux de 3.346€ et un taux de prélèvement, assez grossier car il y a une multitude de petites taxes dissimulées, au minimum de 59,3% !!!
La prédation de l’Etat est absolument incroyable car, lui, qui ne fait rien, qui ne produit rien, à part des normes, des directives et des contraintes, encaisse largement plus de la moitié de vos gains.
Pour dire les choses autrement, vous travaillez plus de la moitié du temps pour l’Etat !
Le seul mot qui vient à l’esprit est celui de spoliation car imaginez ce que vous feriez avec cet argent que l’Etat vous prend avant même que vous ne touchiez votre salaire ?
En fait, seuls les salaires au niveau du smic ont des charges acceptables parce qu’ils sont « sponsorisés » c’est à dire qu’une partie des charges est prise en charge par l’Etat c’est à dire par les impôts des autres ou l’emprunt ; ce qui a d’ailleurs pour effet de bloquer beaucoup de salariés à ce niveau de rémunération car les employeurs ne peuvent pas ou ne veulent pas payer plus de charges sociales !
-brut employeur : 1.881
-salaire brut : 1.802
-salaire net avant impôt : 1.404
-salaire net après impôt : 1.404
Évidemment, après un tel constat on comprend pourquoi les salaires français sont si bas comparativement à ceux des pays voisins et c’est en raison de ce constat d’ailleurs que les libéraux plaident pour une opération vérité et un salaire réel complet à partir duquel le salarié aurait le choix de ses cotisations (maladie et retraite) et dont le montant n’atteindrait évidemment jamais 50% comme c’est le cas actuellement !
Seulement, les petits hommes gris de l’Etat tout puissant et bienveillant ne veulent pas d’un tel système car ils perdraient de facto le contrôle à la fois sur les flux financiers et sur les populations à travers une armée de fonctionnaires ; compte non tenu du fait que ses coûts de fonctionnement, dont on a pu calculer qu’ils représentent 35% des sommes encaissées, sont colossaux et totalement hors de contrôle !
La démarche des hommes de l’Etat a toujours été de ne jamais faire d’effort de gestion quant aux sommes perçues mais seulement d’augmenter les cotisations (quand cela était encore possible) ou, et c’est la tendance actuelle, de réduire les prestations (de retraite ou les remboursements de soins).
La question qui se pose est de se demander où va tout cet argent mais on n’a pas de réponse claire et il n’est pas sûr que les services de l’Etat en aient une ; alors que parallèlement l’Etat français détient aussi le record mondial de la pression fiscale !
L’Etat providence, qui est plus surement un Etat aubaine pour un certain nombre, a un coût et il est colossal !
Il est important que tout un chacun en soit conscient !
Je lis ici et là des articles expliquant que l’or allait devenir le nouvel étalon ; la référence absolue en matière de monnaie, le placement ultime, la sécurité absolue face à une inflation qui va laminer votre capital … voire à la spoliation fiscale qui pourrait être exercée par l’Etat.
En général, ces prodigieuses explications sont le fait de personnes qui vendent de l’or (en tant qu’intermédiaires) et qui ont donc intérêt à vous faire peur pour que vous vous précipitiez pour acheter la relique barbare parce qu’elles perçoivent … une commission sur ce qu’ils vous vendent.
Il faut rappeler, avant tout, que l’or est un métal, précieux du fait de sa rareté, pratiquement inaltérable, mais que c’est avant tout un métal utilisé dans l’industrie ; notamment dans tous les appareils électroniques. Il n’a été une monnaie que jusqu’au 18° siècle, et encore de manière marginale parce qu’à l’époque on ne connaissait pas d’autre moyen monétaire (et surtout pas la monnaie papier) bien que l’essentiel de la monnaie soit fait alors surtout de pièces d’argent ou pire d’alliages à base de cuivre !
On nous explique aussi que l’abandon par les Etats Unis des accords de Bretton Woods de 1944 et de la parité de 35$ pour une once d’or a été le commencement de la fin monétaire …
En vertu de ces accords, le dollar américain était devenu la référence mondiale sur laquelle s’accrochaient toutes les autres monnaies ; avec une parité fixe. Il s’agissait essentiellement de contre balancer le phénomène inflationniste intervenu lors des deux guerres mondiales et qui avait littéralement laminé les actifs financiers ; au moins en Europe !
En fait, avec ce système mis en place en 1944, les Etats Unis étaient confrontés à un double problème qui s’est avéré … insoluble :
-d’une part, maintenir la parité monétaire or/US dollar alors qu’il existait un phénomène inflationniste dû notamment à l’expansion monétaire et du crédit. En gros, les Etats Unis étaient obligés, juste pour maintenir la parité, soit de limiter l’expansion monétaire et le crédit et le fonctionnement de l’économie du pays, soit d’acheter de l’or sur les marchés ; ce qui avait évidemment l’effet induit de faire monter les cours du métal qui coutait de plus en plus cher !
-d’autre part, aux termes de ces accords, les Etats Unis s’engageaient à échanger de l’or (à titre de contrepartie) contre tout dollar papier qui lui était présenté ; ce qui était absolument impossible sur le long terme car cela les obligeait à fournir des quantités astronomiques d’or qu’ils … n’avaient pas ! L’Allemagne, qui était déjà un gros exportateur mondial, demandait systématiquement le paiement en or de tout dollar qu’elle possédait. La seule solution qui s’est imposée aux Etats Unis (alors en pleine guerre du Vietnam) a été de suspendre la convertibilité du dollar en or en 1971 et de revenir au système des changes flottants ; les monnaies variant les unes par rapport aux autres avec des effets bien connus, et particulièrement néfastes, sur les échanges commerciaux internationaux.
Il faut aussi relativiser la valeur du stock d’or des pays par rapport à la quantité de monnaie fiduciaire en circulation. Celui de la France s’élève à 200 Mds € c’est à dire juste … une année de déficit budgétaire.
Dès lors, compte tenu de sa relative rareté et finalement de sa valeur insuffisante, l’or ne peut pas constituer la garantie des émissions monétaires des Etats parce que, retourner à un « étalon or », ce serait limiter l’expansion économique ainsi que celle du crédit et de la monnaie. Ou alors il faudrait réévaluer la valeur de l’or d’un facteur de dix mille.
En fait, ceux qui vous expliquent cela ont pour but essentiel de vous faire douter de la stabilité de la monnaie scripturale ou fiduciaire ; c’est à dire la monnaie émise par les Etats. Néanmoins, on ne peut pas leur donner totalement tort dans la mesure où les phénomènes inflationnistes portent effectivement atteinte à la valeur de la monnaie fiduciaire dans le temps.
Mais alors pourquoi l’or monte-t-il ?
Cela revient à se poser la question : qui achète de l’or ?
Ce sont essentiellement les banques centrales ou les institutions financières de pays comme l’Inde, la Chine ou la Russie dont les monnaies ne sont pas convertibles. Les achats par les particuliers sont en fait relativement réduits.
Il faut aussi faire attention au fait qu’il existe deux marchés de l’or : celui de l’or métal et celui de l’or papier constitué par des titres donnant « normalement » droit à la contrepartie en métal.
Sauf que, alors qu’il y a dix fois plus de transactions sur papier que sur l’or physique, on s’est aperçu qu’il n’y avait pas de contrepartie physique au papier émis ; ce qui peut amener à se poser la question de la solvabilité des établissements émetteurs de ces papiers qui ne reposent finalement sur rien et qui seraient incapables de fournir le métal promis … sauf à l’acheter sur les marchés avec le risque évident de faire monter les cours et de ne pas pouvoir le payer !
Evidemment, la grande question est : l’or va-t-il continuer à monter alors que son prix a augmenté de 39% au cours des 12 derniers mois en passant de 1.800 à 3.085$ l’once.
Oui, probablement mais nul ne peut savoir de combien ; bien que l’on sache que certaines circonstances s’y prêtent notamment les risques de guerre ou l’inflation.
Le problème général est en fait que ce n’est pas l’or qui prend de la valeur mais celui de la monnaie fiduciaire qui perd de la valeur du fait de l’inflation que nous, agents économiques, ne contrôlons pas ; mais que les Etats savent utiliser au mieux de leurs intérêts notamment par le biais de l’émission monétaire dont on sait qu’elle est facteur d’inflation. L’épisode du Covid nous en a donné un excellent exemple.
Ce phénomène évidemment amplifié avec les tensions internationales, la spéculation, …
L’or présente-t-il une garantie de sauvegarde de son patrimoine ?
En 1923, lors de la crise d’hyperinflation allemande (sous la République de Weimar), n’ont pu éviter la ruine totale que ceux qui avaient acheté de l’immobilier et de l’or car leur capital ne s’est pas dévalué (contrairement à la monnaie papier qui ne valait absolument plus rien).
Mais, il ne faut pas perdre de vue que l’or ne procure aucun revenu, les gains ne peuvent être qu’en capital (plus-values) alors qu’aucune monnaie dans le monde n’est plus convertible en or !
L’or est-il un remède ?
Oui et … non car il n’y a pas de solution miracle … mais c’est en tout cas plus sûr que les cryptos à la volatilité erratique et violente ; compte non tenu du fait qu’avec de l’or vous avez au moins quelque chose entre les mains alors qu’avec les cryptos, définitivement vous n’avez rien. La Banque des règlements internationaux a d’ailleurs révélé qu’environ 3/4 des utilisateurs ont perdu de l’argent en investissant dans le Bitcoin.
En outre, si vous êtes convaincu que l’inflation va durer, l’or constitue effectivement un excellent placement mais avec quelques inconvénients …
L’or est un actif tangible, tout comme l’immobilier. Mais son problème est sa liquidité qui est faible bien que toutefois supérieure à celle de l’immobilier. Il fait aussi l’objet d’une fiscalité importante parce que l’Etat n’aime pas que l’on puisse gagner de l’argent impunément et surtout en dehors des parcours fléchés par l’administration fiscale dont le but essentiel est de garder le contrôle sur l’argent des français. Attention, le régime des plus-values (taxation à 36.2% des plus-values) ne s’applique que si vous pouvez prouver l’achat de l’or que vous vendez. Dans le cas contraire (bijoux de famille notamment), c’est la taxe forfaitaire de 11% sur le montant total de la transaction qui s’applique ; ce qui, pour un lingot de 1 kg d’une valeur actuelle de 90.580€, représente quand même la bagatelle de 10.000 € d’impôt ; frais de courtage en sus !
Néanmoins, l’or présente un important avantage en ce qu’il échappe, en principe, au risque de confiscation des comptes bancaires ; bien qu’il soit délicat de conserver de l’or chez soi compte tenu des risques de vol. Il faut donc prévoir des frais de location d’un coffre dans une banque auprès de laquelle vous devez déclarer le contenu qu’elle … s’empressera de communiquer aux services fiscaux.
La seule solution vraiment sécure est de stocker cet or dans les pays qui n’ont pas pour usage de pratiquer la spoliation ou la confiscation fiscale ; Suisse notamment … ce qui peut amener à des complications fiscales lors du transfert monétaire.
Il n’est pas non plus aisé à transporter sauf à passer par l’intermédiaire de certificats bancaires dont l’usage remonte … au moyen âge !
Le risque de spoliation par l’Etat (français) n’est néanmoins pas complètement nul car il peut en interdire la détention comme l’ont fait les Etats Unis sous Roosevelt en vue tout simplement de s’accaparer les stocks disponibles !
Bien évidemment, cela ne peut concerner que l’or dont l’Etat a la connaissance (fiscalement essentiellement puisque toutes les transactions et tous les dépôts en coffre doivent être déclarées). Néanmoins, il faudrait être un idiot complet pour aller rapporter à l’Etat de l’or qui n’est pas connu de l’administration ! Par contre, il faudra attendre la fin de la mesure de confiscation pour le ressortir en toute légalité ; ce qui peut … prendre du temps !
En fait, la règle de base, à propos de l’or, est qu’il ne faut pas être pressé !
Enfin, il ne faut pas oublier que le marché de l’or est totalement sous contrôle des Etats mais aussi d’institutions financières à propos desquelles le terme de transparence ne s’applique absolument pas et il faut donc avoir conscience que la progression de la « valeur » de l’or dépend de facteurs qui vous échappent mais qui n’échappent pas totalement aux Etats !
Bien cordialement à tous !
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Connaissez-vous l’Art L521-4 du code de la construction et de l’habitation ?
Probablement pas et c’est normal car, qui irait chercher de telles dispositions dans un code que personne ne consulte ?
Mais, de quoi s’agit-il ?
Les dispositions de cet article méconnu concernent la protection des locataires particuliers de locaux d’habitation.
L’hypothèse malheureusement trop fréquente est que votre locataire ne paie pas son loyer (et éventuellement ses charges lorsqu’il s’agit d’un immeuble collectif). Le préjudice peut très vite devenir considérable entre les pertes de revenus (surtout si vous avez un emprunt), les dégradations éventuellement commises et les impôts applicables !
Vous pourriez être tenté, devant la résistance opposée le plus souvent de mauvaise foi par votre locataire, de faire justice par vous-même en recourant à des méthodes « musclées » ayant pour but de lui faire vider les lieux !
Nous en avons eu un exemple récent avec un propriétaire qui, excédé par le comportement de son locataire, a fait retirer les portes et fenêtres de l’appartement (au prétexte de travaux d’isolation).
Mais, ce n’est pas une bonne idée car la loi protège le locataire.
Jugez plutôt …
Est puni de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 000 € le fait :
-en vue de contraindre un occupant à renoncer aux droits qu’il détient en application des articles L. 521-1 à L. 521-3-1, de le menacer, de commettre à son égard tout acte d’intimidation ou de rendre impropres à l’habitation les lieux qu’il occupe ;
-de percevoir un loyer ou toute autre somme en contrepartie de l’occupation du logement, y compris rétroactivement, en méconnaissance du I de l’article L. 521-2 ;
-de refuser de procéder à l’hébergement ou au relogement de l’occupant, bien qu’étant en mesure de le faire.
Sont punis de 5 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende les faits prévus au présent I lorsqu’ils sont commis à l’encontre d’un occupant qui est une personne vulnérable, notamment un ressortissant étranger en situation irrégulière au sens du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Vous noterez à ce propos que l’étranger en situation irrégulière, et qui n’a donc aucun droit ni titre de résidence en France, est plus protégé que le français … ordinaire !
On peut se poser la question à propos d’un « fiché S » (terroriste) ou d’un individu faisant l’objet d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français après décision judiciaire d’expulsion) alors que l’on sait que seulement 3% des décisions sont exécutées ….
Et, ce n’est pas fini car :
Les personnes physiques encourent également les peines complémentaires suivantes :
1° La confiscation du fonds de commerce ou des locaux mis à bail. Lorsque les biens immeubles qui appartenaient à la personne condamnée au moment de la commission de l’infraction ont fait l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité publique, le montant de la confiscation en valeur prévue au dixième alinéa de l’article 131-21 du code pénal est égal à celui de l’indemnité d’expropriation ;
2° L’interdiction pour une durée de 5 ans au plus d’exercer une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l’infraction. Cette interdiction n’est toutefois pas applicable à l’exercice d’un mandat électif ou de responsabilités syndicales.
3° L’interdiction pour une durée de 10 ans au plus d’acheter un bien immobilier à usage d’habitation ou un fonds de commerce d’un établissement recevant du public à usage total ou partiel d’hébergement ou d’être usufruitier d’un tel bien ou fonds de commerce. Cette interdiction porte sur l’acquisition ou l’usufruit d’un bien ou d’un fonds de commerce soit à titre personnel, soit en tant qu’associé ou mandataire social de la société civile immobilière ou en nom collectif se portant acquéreur ou usufruitier, soit sous forme de parts immobilières ; cette interdiction ne porte toutefois pas sur l’acquisition ou l’usufruit d’un bien immobilier à usage d’habitation à des fins d’occupation à titre personnel.
Le prononcé des peines complémentaires mentionnées aux 1° et 3° du présent II est obligatoire à l’encontre de toute personne coupable d’une infraction prévue au présent article. Toutefois, la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer ces peines, en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur.
Cela veut dire que le législateur, dans sa bienveillance, intime au juge de condamner puisqu’il est écrit que le prononcé des peines complémentaires est OBLIGATOIRE et que cela va jusqu’à la confiscation pure et simple de votre patrimoine !
L’article se poursuit avec des peines similaires pour les bailleurs personnes morales (sociétés) qui sont de même nature.
Conclusions qui s’imposent …
Quels que soient la nature du locataire et ses agissements, celui-ci est considéré comme une victime qui doit être protégée tandis que le propriétaire est considéré comme un sale exploiteur.
Vous n’êtes plus propriétaire de vos biens et l’Etat bienveillant demande aux propriétaires privés de remplir à sa place une mission de service public en logeant gratuitement certaines catégories de personnes.
Si le locataire ne paie pas ses loyers, vous devez engager une procédure judiciaire longue et couteuse dont vous ne pouvez même pas être sûr de l’issue car il est très difficile d’expulser un locataire indélicat ; notamment lorsque celui-ci a une famille nombreuse.
Par contre, si vous vous débarrassez du locataire en utilisant des méthodes « non appropriées », c’est à dire non autorisées, vous devenez un dangereux délinquant !
Mais qui est le fautif dans l’histoire : Le locataire qui ne respecte pas ses obligations ou le propriétaire qui essaie de préserver son patrimoine ?
En fait, la loi a été prise au nom d’une démagogie électoraliste pour protéger des individus qui ne devraient pas l’être par des gens qui, de toute façon, ne se livrent pas à l’activité de propriétaire immobilier loueur de biens … et qui donc ne risquent rien !
Le risque est donc forcément pour les autres !
Petite et ultime précision : Le texte n’évoque en aucune manière la responsabilité de l’Etat en pareille circonstance !
En France, propriétaire immobilier devient une activité de plus en plus risquée notamment en raison des dispositions qui précèdent mais aussi de la fiscalité de plus en plus lourde qui s’y applique !
Dans la plupart des pays, vous ne payez pas votre loyer, vous êtes mis à la porte très rapidement !
Bien cordialement à tous !
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Nos chers députés, bien cornaqués par notre technocratie bienveillante, ont mis en place le malus fiscal rétroactif sur les voitures thermiques d’occasion mises en circulation depuis 2015 et qui n’avaient pas été soumises à cette taxe lors de leur première mise en circulation.
Cette mesure, qui devrait s’agrémenter d’une taxe au poids, devrait entrer en application à compter du 1er janvier 2026 et concernerait les véhicules émettant plus de 107 g de Co2 au km et qui auront une masse supérieure à 1.499 kg. (vous verrez plus loin que ce n’est pas par hasard que j’utilise le conditionnel …).
L’effet évident est que si, d’aventure, vous vous lancez dans l’acquisition d’une voiture thermique d’occasion mise en circulation en 2016 et que son premier acquéreur n’a pas payé le fameux malus, parce qu’à l’époque ce véhicule n’y était pas soumis, vous serez tenu de le payer au moment de l’établissement de la carte grise.
Et, détail intéressant, le barème du malus est évidemment celui en vigueur à ce jour et non celui en vigueur à l’époque (puisqu’encore une fois à l’époque de sa première immatriculation ce véhicule n’y était pas soumis) !
Est-ce un effet de la fée écologie qui vient de frapper d’un coup de baguette magique les véhicules concernés au nom de la sauvegarde de la planète ?
Bien évidemment non, il s’agit seulement d’un bon coup de matraque fiscale décidée par Bercy parce qu’il faut sauver le « soldat France » de la faillite !
On a compris que le malus en vigueur ne suffisait pas, bien qu’il ait réussi à littéralement flinguer toute l’industrie automobile française qui ferme les usines les unes derrière les autres. Les statistiques économiques sont impitoyables : la France qui produisait 2.2 millions de voiture par an avant 2019 n’en produit désormais plus de 1.7 million.
Les effets négatifs ne vont évidemment pas tarder à se faire sentir.
Cela signifie que la bureaucratie étatique continue de prendre des décisions économiquement et socialement néfastes qui ont pour effet de provoquer d’importantes distorsions de marché exclusivement dans un but fiscal !
Mais il est vrai que cette même bureaucratie, aussi loin que l’on remonte dans le temps, et jusqu’à Philippe Le Bel (14°s), a toujours considéré que la fiscalité était un puits sans fond littéralement inépuisable !
Pour dire les choses crûment : ils ont décidé de presser le citron fiscal au maximum.
Bien évidemment, les effets de bord d’une telle décision ne vont pas manquer d’apparaître !
Cette mesure, parfaitement antisociale, va pénaliser un peu plus les plus défavorisés qui ne pouvaient déjà pas acheter, faute de moyens, une voiture neuve s’ils ne pouvaient pas bénéficier d’un leasing social et qui donc se contentaient de véhicules d’occasion.
Mais il n’a pas échappé à nos grosses têtes de Bercy que les transactions sur les véhicules d’occasion étaient encore relativement élevées (5.4 millions transactions par an) et que cela représentait évidemment un gisement fiscal à exploiter de toute urgence ; même si ces véhicules ont largement contribué aux finances publiques par le biais de la TVA (sur le prix de vente et sur les pièces détachées), des taxes diverses sur les carburants, les assurances et autres !
Bien évidemment, les personnes ayant les revenus les plus faibles vont fatalement garder leurs vieux véhicules polluants le plus longtemps possible et, en cas de besoin, reporter leurs achats sur les véhicules encore plus anciens (antérieurs à 2015) alors qu’on se plaint déjà en haut lieu du vieillissement du parc automobile français qui a, en moyenne, plus de 11 ans !
Néanmoins, je pense qu’une telle disposition fiscale ne pourrait pas résister à une saisine du conseil constitutionnel car il est de jurisprudence constante que les lois fiscales ne peuvent pas être rétroactives !
Car, c’est bien de cela qu’il s’agit !
Ces dispositions fiscales sont inconstitutionnelles !
En effet, fort de ce principe, il n’est pas possible de modifier rétroactivement la fiscalité sur des biens et services ou des personnes et l’admettre serait mettre le doigt (et bien plus) dans un dangereux engrenage !
Si la rétroactivité devenait la règle, ce serait alors la porte ouverte à tous les abus car pourquoi ne pas faire passer la TVA de 20 à 25% sur toutes les voitures mises en circulation depuis 2015 et réclamer le différentiel de TVA ajouté ?
Au nom de ce même principe, pourquoi ne pas augmenter les frais de notaires rétroactivement, de même que le barème des impôts (sur le revenu ou sur la propriété immobilière) ?
il faut espérer que le conseil constitutionnel sera saisi par ceux qui en ont le pouvoir … mais rien n’est moins sûr dans un pays où les élites se gobergent de leurs privilèges !
Cela revient à se poser la question initiale …
A quoi reconnait-on qu’un Etat est aux abois ?
Nous avons la réponse : il fait absolument n’importe quoi et n’hésite pas à violer les principes constitutionnels qui régissent son fonctionnement.
C’est un signe qui ne trompe pas et qui corrobore sans aucune ambiguité les constats que nous avions déjà faits à propos de la « santé financière du pays » !
Il s’agit évidemment d’une dérive dangereuse qui ne peut amener qu’à une réaction violente de la part d’une population qui va se sentir de plus en plus oppressée et à qui on retire progressivement (ZFE à l’appui) tout moyen de déplacement et toute mobilité, tous ses revenus et tous ses moyens de subsistance.
En conclusion : notre bureaucratie joue un jeu dangereux en s’imaginant que cela n’aura pas d’incidence !
Bien cordialement à tous !
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Un nouveau concept de notre bureaucratie bienveillante ?
Non, juste un comportement de la population qui intègre le message des petits hommes gris de l’Etat : l’écologie sauvera la planète …
Sauf que, à bien y regarder, ce n’est pas tout à fait ce que l’on voit …
La répétition constante de messages anxiogènes au caractère contradictoire flagrant auprès de la population amène cette dernière à adopter des comportements radicaux qui pourraient bien s’avérer à terme parfaitement … nuisibles !
Ainsi, l’hiver 2024-2025, qui a été l’un des plus pluvieux jamais enregistrés. En fait, il pleut comme jamais, les roubines (fossés le long des routes) débordent, les nappes phréatiques débordent mais on nous annonce, sans rire, que « la sécheresse menace » !
Sans doute avons-nous affaire à un nouveau phénomène climatique : la pluie sèche !
Plus il pleut et plus la sécheresse menace !
Certains messages nous annoncent aussi une subite et spectaculaire augmentation du niveau des mers alors que, depuis 30 ans, on nous annonce la submersion des iles de l’océan indien qui … se fait toujours attendre !
En y regardant de plus près on s’aperçoit qu’il s’agit de 0.5 cm, donc de 5 mm, et encore faut-il savoir que la surface du globe terrestre n’est pas ronde comme une balle de tennis et qu’il existe de fortes disparités de niveau d’une région à l’autre, d’un océan à l’autre. On incrimine la fonte des glaciers ? Non même pas, il s’agit juste de la dilatation thermique de l’eau en raison de la chaleur ou d’autres phénomènes locaux dont on ne connait pas réellement l’importance.
Et pourquoi pas 70° ou même 80° ; car finalement, il ne coute rien de faire de telles annonces, dont le but initial est juste idéologique de la part d’intégristes du climat, et qui sont reprises, sans scrupules, par une presse en mal d’audience !
Et finalement, tout cela sera oublié dans 3 mois !
Fatalement, ces messages anxiogènes finissent pas être intégrés par une population abreuvée de messages relevant essentiellement de la propagande ; à tel point que les moins de 35 ans ne remettent absolument plus en cause l’écologie punitive et taxatoire pratiquée par les hommes de l’Etat !
Seulement, on ne peut pas asséner impunément une propagande constante sans que cela ait, à un moment ou à un autre, des conséquences plus ou moins incontrôlables pour ne pas dire carrément néfastes sur l’esprit de la population !
Désormais, au nom de l’écologie, la population rejette tout projet industriel et les exemples commencent à se multiplier au-delà du simple hasard statistique.
On en arrive à des comportements parfaitement contradictoires … que les pays anglophones ont traduit par le concept le « syndrome NIMBY » (Not in my backyard – pas dans mon jardin).
Les gens veulent des téléphones de plus en plus sophistiqués, de plus en plus performants, des communications de plus en plus rapides, la 5G pour regarder des vidéos à longueur de journées, mais pas de pylône de retransmission à coté de leur habitation et surtout pas de mine d’extraction.
De la même façon, la population est plutôt pour le véhicule électrique, dont il faut bien avouer qu’il est surtout imposé par Bruxelles et le gouvernement à travers des taxes absolument délirantes (sur les véhicules non électriques) mais à condition que les mines de lithium soient exploitées loin de chez eux !
Le syndrome écolo est désormais devenu celui du « surtout ne rien faire et surtout pas chez moi» tout en espérant en percevoir quand même tous les avantages ; ce qui est essentiellement une vision narcissique du monde dans lequel l’individu doit vivre sans subir de contraintes de quelque nature qu’elles soient !
Oui, je suis pour les énergies renouvelables, pour le véhicule électrique, mais surtout pas d’éolienne, pas de centrale électrique, ni de mine à côté de chez moi …
En fait, les gens sont pour une écologie fantasmée qui ressemble à un jardin à la française …
Oui, on sait qu’il faut des mines pour extraire les métaux mais seulement chez les petits noirs …
Oui, on sait qu’il faut des usines pour fabriquer ces produits présentés comme écologiques mais seulement chez les chinois ou les indiens … où n’importe où ailleurs !
Les français se plaignent ensuite qu’ils n’y a pas d’emplois (ce qui est faux) mais dès qu’une entreprise veut s’installer quelque part, c’est la levée de fourches (ex : l’usine le Duff près de Rennes qui devait fabriquer de la viennoiserie et qui devait employer 500 personnes ou encore un entrepôt Amazon) !
Il fut une époque où toute la couronne parisienne (Argenteuil, Bezons, …) comptait nombre de petits ateliers et d’entreprises qui faisaient vivre et travailler des dizaines de milliers de personnes.
Aujourd’hui, il n’en reste rien ! Toute la zone est devenue, ZFE à l’appui, une immense zone résidentielle ; en forçant le trait, juste un sanctuaire pour bobos friqués roulant en véhicule électrique et utilisant des IPhone fabriqués … ailleurs !
Cette attitude n’est évidemment pas sortie de nulle part et est devenue le prétexte à ne rien faire ; et c’est d’ailleurs au nom de ce principe dit « de précaution » que l’Etat a « montré la voie » en interdisant la prospection pétrolière et notamment les huiles de schiste sur le territoire français !
En somme, en France on veut bien l’argent gratuit pour vivre confortablement et consommer mais surtout pas d’usines, un emploi mais pas de travail contraignant … ce qui est un peu irréaliste lorsque l’on sait que plus de la moitié de la population gagne moins de 2.500€ par mois et connait des fins de mois difficiles dès le 15 du mois !
Car, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre …
C’est là où l’on voit que 50 ans de propagande gouvernementale et que la distribution massive d’aides sociales en tous genres ont provoqué une dévaluation de la valeur « travail » et amené la population à adopter un comportement totalement irréaliste dont nous serons amenés à payer, à un moment ou un autre, les conséquences car on ne peut pas transformer un pays entier en une immense zone résidentielle faite exclusivement de jolis jardins écolos !
L’€, en tant que monnaie commune, nous protège pour l’instant parce que la solvabilité des autres pays membres de la zone monétaire nous assure une solvabilité que nous n’avons plus alors que nous accumulons des déficits gigantesques dans tous les secteurs de l’économie … et notamment au niveau de la balance des paiements, du commerce extérieur qui sont normalement les sources de devises permettant de payer nos achats à l’étranger.
Car, sans l’€ et sans devises, nous serions réduits à la mendicité !
Cela veut dire que, grace à l’€, nous pouvons encore dépenser l’argent que nous n’avons pas pour nous acheter tous ces produits qui sont fabriqués … ailleurs !
Si nous avions encore le Franc, nous aurions dévalué dans des proportions telles que nous serions au niveau de l’Argentine dont on sait qu’elle a fait plusieurs fois faillite tout en ruinant totalement sa population !
La génération Z est très représentative de ce phénomène avec un rapport au travail très différent de celui que l’on a pu connaître entre 1945 et 1990.
Le plaisir et les loisirs avant tout ; le travail n’est pas indispensable (et d’ailleurs le turnover devient de plus en plus important chez les 25-30 ans), l’absentéisme augmente dans des proportions alarmantes et finalement l’écologie est devenue un prétexte à ne rien faire … du tout !
La valeur travail est totalement dévaluée ; aidée en cela clairement par les petits hommes de l’Etat et des partis politiques irresponsables qui ont mis en place un système dans lequel une personne qui ne travaille pas perçoit pratiquement autant de revenus qu’une personne qui travaille au smic !
Finalement, à quoi cela sert-il de travailler ?
Seulement, on ne peut pas vivre d’allocations gratuites, d’assistanat généralisé, de dépenses sociales pour tout le monde, d’emprunts pour financer notre train de vie … Un pays s’est essayé au tout financé par la dette, il a fait faillite en 2015 (c’était la Grèce) !
Car, il ne faut pas rêver, on n’a rien sans rien !
Bien cordialement à tous !
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L’Europe a cru, naïvement à la fin de la guerre froide, à l’émergence d’un monde nouveau basé sur le commerce et des relations apaisées. D Trump et V Poutine viennent d’apporter un démenti cinglant à notre vision optimiste et finalement angélique du monde !
Nous vivons depuis 3 ans au rythme des nouvelles du front russo-ukrainien.
L’agression de la Russie contre l’Ukraine tient à ce que, selon la doctrine soviéto-russe, elle “doit” contrôler son étranger proche. Autrement dit, selon ses dirigeants, les pays limitrophes doivent lui être soumis et ne peuvent avoir une pleine souveraineté ; ce qui est déjà le cas pour la Biélorussie et la Géorgie. V Poutine l’a clairement déclaré dans son discours de 2007 à la tribune de Munich dans lequel il s’en prenait à l’OTAN au prétexte d’une menace de sa part alors que l’OTAN est une organisation strictement défensive.
Evidemment, il n’a échappé à personne de bonne foi que ce principe concerne surtout les voisins les plus faibles de la Russie parce que, malgré plusieurs milliers de km de frontière commune avec la Chine, la Russie n’a formulé aucune exigence de cette nature à l’encontre de cette dernière !
Nous savons aussi qu’une agression peut être multiforme. Ce n’est pas seulement une invasion armée ; cela peut aussi être la subversion parmi les populations (c’est ce qui s’est passé dans le Donbass ou en Géorgie) ou encore la déstabilisation par des attaques cyber massives ou de la désinformation massive en vue de discréditer telle ou telle personne ; et les russes sont passés maîtres dans ce que l’on appelle la guerre hybride.
L’histoire a aussi prouvé que la lâcheté ne paie pas face à un adversaire déterminé. Lors de la conférence de Munich 1938, la France, l’Italie et le Royaume Uni ont lâchement laissé faire au nom d’une politique d’appeasement qui a mené … à la deuxième guerre mondiale ; et là encore les accords conclus l’ont été sans que les principaux intéressés (tchèques) soient invités (ce qui ressemble furieusement à la situation actuelle avec les « accords » Donald Trump V Poutine dont on ne connait absolument rien) !
L’histoire ne se répète pas mais il faut quand même se méfier de ses bégaiements et on ne peut absolument pas faire confiance à V Poutine qui poursuit imperturbablement ses buts malgré toutes les tentatives des européens de le faire revenir en arrière. D’autant que les Etats Unis, par la voix de D Trump, ont clairement déclaré qu’ils n’aideraient pas les pays baltes en cas d’invasion par la Russie … et parlent de quitter l’OTAN ; ce qui signifie à terme la mort de l’OTAN !
Les européens viennent de découvrir, épouvantés, que les Etats Unis ne sont pas des alliés fiables et qu’ils vont devoir apprendre à se passer du parapluie américain qui nous protège depuis 1945 ; tout cela parce que les chancelleries européennes ont considéré que la réélection de D Trump en 2025 était impossible.
Il eut été évidemment plus confortable pour les européens que la situation reste inchangée mais cela ne relève pas de notre décision et nous ne pouvons qu’en prendre acte.
Or, dans ces cercles feutrés, tout le monde sait que le principe des relations internationales est que l’on ne doit jamais faire confiance aux autres (les Etats n’ont pas d’amis ils n’ont que des intérêts) et que l’on doit toujours prévoir le pire ; ce que manifestement les pays européens n’ont pas voulu faire par aveuglement ou pour des considérations électoralistes.
Nous devons désormais donc nous débrouiller à 27 ou moins (+ le Royaume Uni) pour organiser une défense européenne parce qu’individuellement nous sommes trop petits et trop faibles ; même si la France possède l’arme nucléaire, en toute autonomie, laquelle est essentiellement une arme de … non emploi !
Bien sûr les vrais pacifistes, les faux pacifistes derrière lesquels se cachent de vrais poutinistes et de parfaits collabos, les opposants à la démocratie partisans de l’homme fort qui nous manquerait et les souverainistes idiots utiles de Moscou nous expliquent que la Russie veut la paix (alors qu’elle intensifie ses bombardements et qu’elle rejette le cessez-le-feu de 30 jours proposé par les Etats Unis en y mettant des conditions inacceptables), qu’elle ne veut en aucun cas nous attaquer.
Certes, mais peut-on se fier à des assurances de ce type qui n’engagent que ceux qui les croient ?
Si l’on s’en tient aux faits, la Russie, dans le cadre d’une politique expansionniste, colonialiste et impérialiste, a décidé d’attaquer ses voisins ; ce qu’elle a d’ailleurs toujours fait, y compris sous les tsars, et a démontré qu’une guerre conventionnelle extrêmement meurtrière était possible en Europe!
Il faut être lucide, on ne devient pas le pays le plus vaste de la planète juste par hasard … et V Poutine a clairement désigné l’occident comme l’ennemi ; l’argument de la menace otanienne n’étant finalement qu’un prétexte justifiant ses actions. Est bien naïf celui qui croit que V Poutine va s’arrêter là surtout s’il sent que personne n’est en mesure de s’opposer à lui et que les Etats Unis ne feront rien pour l’en empêcher alors que l’on sait qu’il louche avec insistance sur les pays baltes si … faciles à prendre !
Les faits ont aussi montré que la complaisance à son égard ne faisait que renforcer la Russie dans ses intentions et on ne peut donc pas faire comme si la menace n’existait pas !
La France, contrairement à ses voisins, est indépendante stratégiquement mais, faute d’infrastructures industrielles suffisantes et de volonté politique, nous n’avons pas beaucoup d’armes et peu de munitions (la France peut faire la guerre pendant 15 jours). Clairement, nous avons fait preuve d’une imprévoyance totale et c’est encore pire pour les autres pays européens (Pologne exceptée) alors que le conflit russo-ukrainien dure déjà depuis 3 ans !
Ce qui veut dire que nous n’avons tiré les conséquences de cette guerre que parce que D Trump a été élu et nous a mis au pied du mur …
Nous devons donc absolument devenir indépendants stratégiquement ; c’est à dire que nous devons organiser une défense autour de compétences technologiques dont nous ne manquons pas ; ce qui signifie que plutôt que financer les sociétés américaines d’armement … autant financer les nôtres et nos emplois !
Nous n’avons pas besoin d’acheter du matériel américain bridé par la norme ITAR car à quoi cela sert-il d’acheter, fort cher, des avions F35 (dédiés aux bombes ou missiles nucléaires) ou F16 qui ne sont utilisables qu’avec l’autorisation des américains et en aucun cas contre un ennemi menaçant tant que les Etats Unis auront décidé que cet ennemi n’était pas le leur !?!
Et quitte à s’endetter, autant s’endetter entre nous plutôt que faire passer des tombereaux d’argent de l’autre côté de l’atlantique et d’engraisser une Amérique qui nous tient pour quantité négligeable, comme piétaille de ses armées ou pire comme ses vassaux!
Si ce processus est engagé, le complexe militaro industriel américain va hurler à la mort face à la perte de juteux marchés d’armement et D Trump va alors découvrir que les pays européens achètent finalement beaucoup d’armes aux Etats Unis (83 Mds$ en 2023) et que l’OTAN n’était peut-être finalement pas une si mauvaise affaire.
Malgré notre idéal de paix, nous ne pouvons ignorer les dangers à nos frontières et nous pouvons parfaitement constituer une alliance européenne aux lieux et places de l’OTAN, en étant conscients, qu’à ce jour, si la France n’avait pas eu l’arme nucléaire indépendante, l’Union Européenne, en cas de défaillance des Etats Unis, serait totalement désarmée face à la Russie !
Evidemment, cela va couter de l’argent et les européens devront faire des choix et notamment abandonner le beurre social et les dérives écologistes délirantes de ces dernières années pour les canons parce qu’aujourd’hui, l’Union Européenne n’est qu’un ventre mou, sans consistance, sans réflexe et pratiquement sans capacités !
Bien sûr, on sait que la guerre n’est pas bonne pour les affaires ni pour l’économie en général mais avons-nous le choix, allons-nous rester là à nous regarder le nombril en pleurnichant sur les méchants américains qui ne veulent plus nous protéger et sur les méchants russes qui veulent nous asservir même si les pro poutine français et anti-européens nous assurent du contraire ?
Nous ne devons pas sombrer dans le défaitisme et la résignation ; et rien ne sert de supplier D Trump, cela ne fera que renforcer son sentiment jubilatoire de toute puissance !
Cet engagement nécessite néanmoins de remplir au moins 2 conditions :
-d’une part un engagement politique commun des gouvernements en vue d’assurer une coordination des industries européennes. Cela qui risque de prendre du temps ; temps que nous n’avons pas nécessairement alors que certains gouvernements (hongrois et slovaque) se déclarent ouvertement prorusses!
-d’autre part, il faudra trouver les moyens de financer ces nouvelles dépenses et sur ce plan on ne peut que se poser quelques questions …
Pour l’instant, le budget français des armées est de 55 Mds€ par an et on sait qu’il faudrait le passer à 100 Mds€ ce qui représente un doublement dont … on ne voit pas le début du commencement d’une quelconque possibilité de financement !
Il n’a échappé à personne qu’E Macron, qui a fait ces derniers jours de grandes déclarations volontaristes et semble vouloir se voir en chef de guerre européen, s’est montré extrêmement évasif à ce propos et … ce n’est pas par hasard puisqu’il ne veut pas, pas plus que le gouvernement ou que les députés, réduire nos dépenses publiques qui sont essentiellement sociales !
Or, alors que la dette publique dépasse désormais 3 300 Mds€ (113,8 % du PIB) et que le déficit atteint 175 Mds€ (6 % du PIB), il apparaît peu envisageable de dépenser plus en augmentant encore la pression fiscale.
D’ailleurs, les limites françaises deviennent évidentes lorsque l’on s’aperçoit que la France n’est pas, et de très loin, le premier contributeur, ni même le deuxième, à l’aide militaire et économique de l’Ukraine ; ce ne sont donc pas nos fournitures à ce pays qui plombent nos comptes !
Par ailleurs, se pose la question de l’industrie elle-même car s’il faut favoriser son développement, cet élan volontariste se heurte, en France, à une structure fiscale et sociale qui relève du tabassage pur et simple et est donc surtout dissuasive !
Faut-il alors craindre qu’E Macron ne retombe dans ses travers habituels de l’esbroufe narcissique et des effets communicationnels dépourvus de toute réalité de la part d’un velléitaire craintif accroché à des sondages de popularité en berne ? On n’oubliera pas les prétentions irréalistes de l’homme qui croit qu’il va influencer V Poutine (avec un entretien au bout d’une très longue table) ou D Trump récemment avec force claques dans le dos … sans aucun effet puisque D Trump a décidé, le lendemain, de mettre en place des taxes douanières dures à l’encontre des produits européens !
En fait, en l’état, on ne voit pas comment réaliser les prévisions qu’il nous a distillées en utilisant un registre dramatique de circonstance ?
Compte tenu de notre situation budgétaire et fiscale, il n’y a que deux solutions :
-l’emprunt, qu’il soit direct ou par l’intermédiaire de l’Union Européenne. Mais un emprunt reste un emprunt et il devra être remboursé alors que se profile une future dégradation de la note française avec pour conséquence immédiate une hausse des taux d’emprunts dont la charge va devenir à terme insoutenable. Le gouvernement pourrait aussi envisager de « mobiliser l’épargne des français » c’est à dire réaliser un emprunt « forcé » qui pourrait … ne jamais être remboursé ; une sorte d’impôt qui ne dirait pas son nom.
-la monétisation de la dette ; c’est à dire que la BCE va augmenter la masse monétaire par le biais de la planche à billets pour financer les dépenses militaires des Etats avec le principal défaut d’entrainer à moyen terme une forte, voire une très forte, inflation. L’épisode du Covid en est la preuve la plus éclatante alors que l’on connait la capacité quasi inépuisable de la haute fonction publique française à générer, sans aucun complexe, des déficits himalayens ; sans doute parce qu’elle est persuadée d’avoir encore une marge de manœuvre confortable.
Seulement, à trop charger la barque de dettes, nous risquons de nous heurter à une défiance des prêteurs et à une explosion des taux d’intérêts alors que ceux-ci sont déjà en forte augmentation et que les agences de notation sont en passe de dégrader encore une fois la note de la France !
La conclusion que l’on tire nécessairement est que, si les choses se gâtent, il faudra bien en passer par des baisses importantes des dépenses publiques qui sont pour l’instant évacuées par les hommes de l’Etat …
Apprendre l’indépendance stratégique aura évidemment un prix ; encore faut-il se demander qui va le payer ?
La maxime latine n’a jamais été aussi vraie : Si vis pacem para bellum ! (si tu veux la paix prépare la guerre)
Bien cordialement à tous !
Ps : article republié – nous avons eu quelques soucis avec le serveur internet
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V Poutine et la Russie viennent de réussir le plus gros coup de l’histoire récente : placer un de leurs hommes à la tête de la première puissance économique et militaire mondiale et on en mesure déjà les effets !
De gros soupçons avaient plané en 2016, lors de la première élection de D Trump, quant à une collusion entre l’équipe de campagne de celui-ci et les services secrets russes ; les services secrets américains ayant les preuves des manipulations russes et en particulier le piratage des mails démocrates et l’inondation des réseaux par des trolls.
En outre, des bruits insistants circulent à propos de D Trump quant à ses liens anciens (avérés depuis au moins les années 80) avec certains oligarques mais surtout de vrais mafieux, par le biais de la Deutsche Bank et de la banque russe VTB qui lui ont prêté, ou pire, donné de l’argent pour qu’il ne fasse pas faillite (il a déjà fait 6 fois faillite) tout en servant de lessiveuse à de l’argent de provenance douteuse.
Les services secrets américains ont produit de nombreuses preuves de l’immixtion russe dans les élections de 2016 mais D Trump s’était alors cantonné dans un déni pur et simple en affirmant, en public, que V Poutine lui ayant assuré du contraire, cela … n’avait pas eu lieu !
Ben voyons !
Pour comprendre le phénomène Trump, il faut remonter aux années 70/80 (avec le livre de Catherine Belton) et la pénétration du pouvoir russe dans la société américaine ; mouvement qui s’est amplifié avec la chute de l’URSS et le transfert à l’ouest de sommes énormes, de manière totalement occulte, sur lesquelles le parti communiste et le KGB avaient mis la main, puis la reprise du pouvoir par les silovikis (hommes de la force) dont fait partie V Poutine.
Tout le monde a vu « l’entretien » dans le bureau ovale de la Maison Blanche et l’agression évidente du président Ukrainien par D Trump et son vice-président Vance qui ont utilisé des arguments dignes de la cour de récréation (« vous n’avez pas été reconnaissant, vous n’avez jamais dit merci pour tout ce que l’on vous a donné» ce qui est faux) ; tout en assénant au passage des montants d’aide sans rapport avec la réalité (66 Mds réels vs 350 ou 500 Mds$).
Précision important, ni D Trump ni Vance n’ont jamais donné quoique ce soit ni payé de leur poche et d’ailleurs ils étaient opposés à toute aide à l’Ukraine et ont bloqué celle-ci pendant 6 mois entre 2023/2024 !
L’impression qui en ressort est bien celle d’un guet-apens monté par le président américain et son vice-président pour humilier Zelensky devant les caméras, en le traitant comme un petit garçon (alors qu’il s’agit du chef d’un Etat souverain) mais surtout, ils cherchaient un prétexte pour justifier la rupture de l’aide américaine vis-à-vis de l’Ukraine, tout en se donnant le beau rôle. Et ils l’ont trouvé à travers ce spectacle affligeant au cours duquel on avait l’impression de voir deux mafieux en train de vouloir tordre le bras à « leur protégé »pour le faire « raquer » tout en se faisant passer pour les généreux donateurs qu’ils n’ont jamais été !
Élément à charge supplémentaire, on sait que D Trump déteste Zelensky parce que ce dernier ne lui a pas « donné » le fils Biden (Hunter) pour faire plonger le père, alors président des Etats Unis !
Ne nous trompons pas sur la nature de D Trump …
Connu dans le milieu des affaires pour être un (très) mauvais payeur, c’est un grossier personnage, un menteur pathologique (spécialiste des fake news), un parvenu fort avec les faibles et geignard avec les forts, qui aime à insulter ses adversaires (enfin les faibles).
Il est capable de la plus parfaite mauvaise foi … et peut dire une chose et son contraire en l’espace de quelques heures. Il a notamment insulté Zelensky, le traitant de dictateur, puis déclaré, 2 jours plus tard, qu’il ne se souvenait pas de l’avoir fait !
Une bonne conscience est souvent affaire de mauvaise mémoire …
Avec le pacte germano-soviétique d’aout 1939, signé entre Ribbentrop et Molotov, Staline avait consciemment laissé les mains libres à A Hitler pour lui permettre, après s’être entendu avec lui pour se partager la Pologne, les pays baltes, et une partie de la Roumanie, d’attaquer les démocraties de l’ouest dans le but évident de les détruire !
Pour lui c’était une bonne affaire, A Hitler se chargeait de liquider à sa place les démocraties européennes tant honnies par le régime soviétique (déjà) ; avec ce handicap que si Ribbentrop était effectivement très favorable aux soviétiques, son Führer avait l’intention, à terme, de liquider l’URSS dans sa prochaine guerre engagée le 22 juin 1941!
Or, il faut être conscient que les but de V Poutine sont les mêmes que ceux de Staline et Trump ne propose pas autre chose à V Poutine, en liquidant l’OTAN et en affaiblissant les démocraties européennes tout en lui permettant de mettre la main sur l’Ukraine.
Néanmoins, Trump se berce d’illusion en croyant que V Poutine a de la considération pour lui et le respecte !
Lui, qui se proclame comme le nouveau sheriff, n’apparaît être qu’un pantin à la solde de Moscou … car comment expliquer autrement le fait qu’il lui ait tout concédé, sans aucune négociation, tout en tenant des propos qui relèvent de la falsification de l’histoire (tout comme … son mentor V Poutine dont il adopte toutes les thèses et dont il glorifie le personnage) !
On présente D Trump comme un homme de deal …
Or, d’une part ses deals ressemblent plutôt à des contraintes imposées à ses interlocuteurs (droits de douanes, main mise sur le Groenland, le Canada , Panama …) avec vociférations et menaces à l’appui, et son attitude vis-à-vis de Zelensky en est un éclatant exemple, et d’autre part V Poutine n’a aucun deal à passer, il ne négocie pas, il veut juste la capitulation de l’Ukraine et son retour dans le giron russe.
Nous n’avons d’ailleurs aucune idée des « accords » qu’il envisage de passer avec V Poutine … alors que V Poutine n’a fait aucune proposition de paix (hors une capitulation).
On a plutôt l’impression qu’il a décidé de s’entendre avec lui sur le dos de l’Ukraine notamment parce que cette dernière n’a même pas été conviée aux « négociations » qui ont une odeur de déjà vu et de répétition du fameux pacte Ribbentrop-Molotov !
En fait, plutôt qu’un spécialiste du deal, Trump est surtout un adepte de la loi du plus fort et un spécialiste de la trahison et qui a trahi les kurdes ainsi que le gouvernement afghan en négociant directement avec les talibans, en ignorant totalement le gouvernement légitime, le retrait des troupes américaines.
Par ailleurs, V Poutine, qui est un véritable dictateur assassinant ses opposants, a été formé à l’école du KGB. Il ne recule jamais et ne reculera pas alors qu’il a systématiquement violé tous les engagements souscrits par la Russie et notamment le mémorandum de Budapest de 1994 par lequel l’Ukraine abandonnait toutes ses armes nucléaires à la Russie en échange de la garantie de ses frontières par le Royaume uni, les Etats Unis et … la Russie !
Et, en fait, qu’a à proposer D Trump si ce n’est une levée des sanctions qui handicapent fortement la Russie et une capitulation de l’Ukraine, du fait de la trahison américaine, laquelle permettrait à V Poutine de s’en emparer (en tout ou partie) avec au passage une victoire inespérée à son aventure militaire qui ressemble pour l’instant à une impasse ?
Et c’est bien en ce sens qu’il agit, avec son insistance suspecte à vouloir arriver à une « paix » vraiment trop favorable à la Russie et à propos de laquelle on peut se demander quelles sont ses motivations profondes dans la mesure où les Etats Unis ne sont ni directement concernés ni menacés !
Par ailleurs, les pressions exercées par D Trump le sont exclusivement sur l’Ukraine, c’est à dire sur le pays agressé, jamais sur la Russie, en sommant Zelensky de se soumettre, alors que tout le monde sait que l’agresseur est bien la Russie et que si celle-ci retire ses troupes, la guerre s’arrêtera aussitôt !
A ce stade, il est strictement impossible de parler d’aveuglement de la part de Trump … c’est clairement intentionnel de sa part … il a pris parti pour la Russie contre l’Ukraine et semble vouloir s’entendre avec elle pour la dépecer ; au grand dam des européens qui se retrouvent impuissants parce qu’ils ont refusé, par lâcheté, de considérer la possibilité d’une réélection de Donald Trump alors qu’ils savaient ce qui allait se passer si cela se produisait !
Et désormais, comme Zelensky n’a pas voulu se coucher, D Trump, qui a plus ou moins perdu la face et ne supporte visiblement pas qu’on lui résiste est furieux. Son « deal » à coups de pelle sur la nuque n’a pas abouti (pour l’instant) et il demande désormais que Zelensky soit remplacé comme le demande … V Poutine !
D Trump fait les élections Ukrainiennes à lui tout seul mais il a oublié un détail : l’Ukraine est un Etat souverain et les Ukrainiens, de toute façon, ne sont d’accord ni pour capituler ni pour changer de président !
En fait, tout comme V Poutine, D Trump méprise les engagements internationaux signés par son pays !
Zelensky, de son côté, n’a pas été dupe et ne pouvait pas accepter, sans garanties de sécurité à propos desquelles D Trump s’est montré totalement muet, la cession sans garantie de l’exploitation des ressources minières de son pays ; il ne pouvait pas accepter ce qui ressemble à un dépeçage en règle de son pays … sans compter qu’il lui faut l’accord de la Rada (parlement) pour faire entériner ce genre d’accord alors qu’il connait parfaitement la valeur de la parole de V Poutine …
Les « souverainistes trumpistes » ne manqueront pas de le vilipender mais il n’a fait en l’occurrence que se conduire en patriote et défendre les intérêts de son pays.
Mais il ne ferme pas pour autant la porte car il sait que l’avenir de l’Ukraine apparait compromis à terme sans le soutien militaire américain.
A l’heure actuelle, Trump affecte de croire, et de faire croire, qu’il a tous les pouvoirs en s’agitant constamment devant les médias, en proférant tout et son contraire … seulement, les Etats Unis sont une démocratie et leur constitution a été conçue pour éviter qu’un dictateur puisse confisquer le pouvoir. D’ailleurs, d’ores et déjà, les juges commencent à signifier à D Trump que certaines de ses décisions sont illégales et qu’il y a tout un tas de choses qu’il ne peut pas faire.
Il affecte d’ignorer ces avertissements et se prend pour le maitre du monde, mais cela ne va pas durer bien longtemps … d’autant plus que, dans 2 ans il y aura les élections de mi-mandat avec un probable renversement de majorité au Congrès par un électorat lassé des frasques et turpitudes de leur président ; ce qui aura pour effet de le rendre totalement impotent.
Par contre, la constitution américaine n’a pas prévu l’hypothèse de l’élection d’un fou, de surcroit facilement manipulable parce que égocentrique /narcissique au dernier degré, alors que les gens qui présentent ces traits de caractère sont extrêmement prévisibles dans leurs réactions !
Je vous encourage à lire ou relire l’article que j’avais publié à son propos ; article qui m’avait attiré un certain nombre de réactions hostiles mais dont je ne retire pas un mot !
Et pourtant, ce ne serait pas la première fois qu’un fou a été élu à la tête d’une démocratie, car les allemands ont bien porté au pouvoir, en 1933, un A Hitler qui les entrainés dans le précipice d’un nihilisme totalitaire !
Alors, agent de Moscou ou simple idiot utile ?
L’examen objectif des faits démontre qu’il est avant tout un vantard prétentieux qui croit que V Poutine a de la considération pour lui alors qu’il n’est qu’un instrument à son service.
Il ne semble pas avoir compris que le but premier des russes est d’affaiblir la puissance américaine socialement, politiquement, économiquement et militairement en créant le désordre et la confusion et une « alliance » entre Etats Unis et Russie ne peut être qu’une vue de l’esprit !
Néanmoins, il est bien plus qu’un simple idiot utile de Moscou, il est bien trop actif pour que l’on puisse en douter et il est certain qu’il est sous influence de son entourage constitué d’une clique d’individus qui sont dans l’orbite de Moscou quand ils ne sont pas des agents avérés du KGB : (Dimitri Simes, Paul Manafort, Michael Flynn, Steve Bannon, Carter Page, Roger Stone, Jeff Sessions, Maria Boutina, …) ; de pseudo souverainistes à la solde de Moscou !
Il apparaît finalement n’être un fanfaron vaniteux qui se rêve dans la peau de V Poutine avec … les pouvoirs de V Poutine et il est évident que les services russes l’ont bien détecté comme tel et qu’ils exploitent sans vergogne cet aspect de sa personnalité !
Totalement inculte (il ne lit jamais et n’étudie jamais un seul dossier – il s’est montré incapable de situer les pays baltes), insultant et menaçant ses alliés tout en faisant des ronds de jambe aux pires dictateurs de la planète, D Trump est un individu parfaitement infréquentable auquel on prête une vision géostratégique, et notamment une tentative de détacher la Russie de la Chine (ce qui n’arrivera jamais).
Sans que l’on puisse totalement évincer cette thèse, elle m’apparaît totalement infondée, les buts réels sont ailleurs et sont plutôt à voir avec une vision du monde selon V Poutine … impérialiste, colonialiste et anti démocratique pour provoquer, entre autre, la désintégration de l’OTAN et l’Union Européenne !
La seule question qui mérite finalement d’être posée est : Pourquoi ?
Pourquoi Donald Trump agit-il ainsi, pourquoi veut-il absolument une paix en faveur de la Russie, pourquoi brandit il le fait que cette guerre est inutile et tue trop de monde alors … qu’il n’a absolument rien à faire des ukrainiens qui meurent tous les jours sur le front et qu’il a lui-même provoqué la mort de beaucoup de soldats ukrainiens lorsqu’il a bloqué le ravitaillement militaire entre novembre 2023 et avril 2024.
En outre, il est évident que si l’Ukraine s’affaiblit, la Russie va tout faire pour en profiter pour améliorer ses positions !
Tout donner à l’ennemi cela s’appelle une trahison. Un individu comme lui déshonore un grand pays comme les Etats Unis et il faut espérer que les américains vont s’en rendre compte ; compte non tenu du fait qu’ils vont pouvoir apprécier les aberrations économiques (droits de douane notamment) qu’il préconise.
On est bien loin d’un président comme R Reagan, qui lui, savait ce qu’était le pouvoir soviéto-russe car il est toujours dangereux d’être complaisant avec les dictatures.
On ne dine pas avec le diable même avec une cuillère équipée d’une longue queue et il ne faut jamais oublier que les russes et/ou soviétiques n’ont jamais été nos amis ; mais seulement des alliés de circonstance pendant les guerres mondiales !
Bien cordialement à tous !
Pour compléter votre information il faut lire absolument :
« notre homme à Washington » de Régis Genté
« les hommes de Poutine » de Catherine Belton
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