Bon sang, mais c’est… bien sûr.

Il y aura trois ans début Janvier que je tente, à travers ce blog, de témoigner et de comprendre l’enfer fiscal que je vis depuis vingt ans. L’expression est l’outil dont l’homme dispose pour, à l’aide du retour qu’elle implique, faire avancer sa propre pensée.

Et, soudain, la vérité m’apparait dans toute sa simplicité. Le chainon manquant m’est livré hier par la lecture d’un billet paru dans Atlantico, signé de M. Matthieu Le Blan :

http://www.atlantico.fr/decryptage/credibilite-marches-ces-taux-bas-qui-enchantent-najat-vallaud-belkacem-mais-qui-expliquent-surtout-violence-fiscale-que-france-i-551627.html

Le lien est fait. Tout est là. Toutes les questions que je me pose, que se posent les contributeurs et les lecteurs d’ObjectifEco et ceux de mon propre blog : Pourquoi le AAA ? Pourquoi un bilan aussi catastrophique de l’Etat français est-il sans conséquence apparente ? Pourquoi rien ne change ? Pourquoi les Tribunaux Administratifs n’ont-ils que faire de la justice ? Pourquoi le fisc évolue-t-il dans une zone de non droit ?

Toutes ces questions trouvent dans le billet de M. Le Blan les réponses : Parce que l’épargne des français correspond à la dette. Parce que la puissance du fisc, l’organisation bancaire, la terreur entretenue par la Stasi-Bercy,  permettent à l’Etat de saisir à tout moment cette épargne au profit de ses créanciers.

Nous sommes tous, à l’aide de nos maigres économies, les garants de la dette de l’Etat, qui, sans nous, serait en faillite depuis longtemps. C’est le motif de notre enfermement, des menaces qui pèsent sur ceux qui ouvrent un compte à l’étranger, même s’ils sont en règle avec le fisc français.

C’est donc Cantona qui avait raison.

Qui pourrait se révolter si toutes les épargnes individuelles étaient sacrifiées, au service de la soi disant « guerre économique », pour rembourser la dette. Après tout, a-t-on besoin d’épargne personnelle quand on a la chance d’avoir un Etat aussi bienveillant que le notre, qui s’occupe de tout pour nous ?

Ainsi tout s’explique.

Hélas, vous ne pouvez même pas laisser vos économies à la maison ? Comme tout le monde, vous avez déjà été cambriolé. Vous savez que la police ne fait pas d’enquête, ne résout pratiquement aucun cambriolage, bien heureux si elle finit par accepter votre déposition de vol. Elle pense, fortement, que le vol n’est jamais qu’une redistribution.

Je vais vous faire un aveu, voir enfin la vérité m’apaise.

Pourtant il n’y a pas de quoi. Car enfin, tout comme en URSS avant la chute du mur, une poigné de profiteurs tient en coupe réglée la masse des français, ceux-là économisent, les autres font la fête et dépensent en donnant comme garanties les économies des premiers.

Objectivement, un jour ou l’autre….ça va chier.

Un point positif : ayant atteint ce que je crois être la vérité, je vais enfin pouvoir organiser mon avenir, et… vous lâcher un peu la grappe avec mes billets à répétition.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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