Ça marche et ça ne marche pas

L’Education nationale ça ne marche pas. Beaucoup d’enfants sortent de ce bazar en ne maîtrisant pas grand-chose. Ils vont rejoindre immédiatement la masse des chômeurs. En plus c’est le désordre complet dans les classes. Le mélange forcé des cancres et des bons élèves n’arrive pas à élever le niveau général, c’est plutôt le contraire qui se produit. Le bac donné à tous devient un piège pour l’enseignement supérieur.

L’hôpital, ça ne marche pas. Les urgences sont à l’agonie, les patients y meurent patiemment. Pour le reste les malades rouspètent en fonction de l’énergie qui leur reste et les soignants sont épuisés. Certains hôpitaux ferment, d’autres ouvrent, sans que l’on sente autre chose comme motif que des pressions politiques.

La justice ça ne marche pas. Pas assez de moyens, trop de procédures. Nos magistrats sont débordés, les délais de procédure sont déraisonnables, les jugements rarement satisfaisants. Inutile de téléphoner pour renseignement à un tribunal, l’attente est interminable si réponse il y a. Sans avocat, pas de renseignement. Avec avocat, d’abord une facture puis une fois sur dix un renseignement judicieux, le reste du temps la tonte généralisée du justiciable.

La police se plaint de la magistrature qui n’enferme pas assez, se dit débordée par la paperasse, se retranche dans ses commissariats et laisse d’importantes parties du territoire où il vaut mieux ne pas aller se promener. Quelques meurtres sont solutionnés, mais pratiquement aucun cambriolage ou incivilité. Tout cela bien que nous soyons tous fliqués et filmés du matin au soir.

Dans les prisons, malgré le peu de volonté reprochée aux magistrats pour l’internement, c’est la bousculade. Les cellules pour deux sont occupées par quatre. Les matons sont aux abois, les voyous ressortent épris de religion. Malheureusement pas la notre…. Que font nos curés…..

La SNCF, c’est la chienlit. Le réseau tombe en panne régulièrement, les grèves n’en finissent pas, la dette est abyssale.

L’EDF fabrique une électricité à la mode mais hors de prix. Peu nombreux sont ceux qui ont les moyens de se chauffer correctement l’hiver. Les pulls de grand’mère resortent des tiroirs le soir pour regarder la télé chez soi.

La Poste, ce qui mettait un jour pour arriver en met deux, ce qui mettait deux jours en met quatre. Alors qu’il y a de moins en moins de courrier et que le timbre est de plus en plus cher. Elle abandonne des morceaux entiers de territoire. Les bureaux sont régulièrement reconditionnés, mais les guichetières toujours austères sinon désagréables et les queues aux guichets interminables.

Les routes nationales et secondaires tombent en décrépitude, la limitation de vitesse cache leur caractère accidentogène. Nous ne roulons plus qu’à 80 Km/h, bientôt le 50 km/h s’imposera, puis le 30 Km/h sans doute.

L’armée est parait-il découragée. Matériel obsolète, régiments actifs en petit nombre. Surutilisation de la grande muette et ambitions politiques au dessus de ses moyens. C’est ce qui filtre, en même temps les informations sont rares.

La Sécurité sociale c’est la faillite, une dette que personne n’envisage de combler, une pression de cotisation qui ruine les patrons et plus principalement les salariés. Des remboursements si étriqués qu’ils en sont ridicules.

Les Caisses de retraite, une pyramide de Ponzi, où les nouveaux entrants paient pour les anciens entrants, dont tous les acteurs devraient être en prison si, bizarrement, ils n’étaient pas laissés en liberté contre toute logique.

L’Urbanisme, chasse gardée des élus qui l’utilisent pour détruire la propriété privée, en limiter drastiquement la liberté. Avec pour résultat une uniformité insipide et une pénurie qui n’en finit pas de faire monter les prix, rendant la propriété privée inaccessible, sauf conjoncturellement du fait de l’argent prêté gratuitement, ce qui ne saurait durer.

Bercy, une bande de mafieux qui terrorisent les français, pratiquent le chantage et prennent en otage les familles, pour alimenter en argent frais tous les acteurs des boutiques évoquées ci-dessus.

Pendant ce temps là.

Peugeot ça va. Conquête de nouveaux marchés. Activité mondiale assumée. Un fleuron qui a racheté Opel.

Michelin ça va aussi. Toujours leader. Bibendum se porte comme un charme. Une entreprise aussi mondiale.

Accor, ça va aussi. Un peu racheté par les chinois, mais si peu…. Bientôt numéro un mondial parait-il.

Total, ça boume. Une super major. Notre fierté, si l’on aime ce qui marche, si l’on n’est pas béat d’admiration pour ce qui merde, genre élevage de chèvres du Larzac.

La téléphonie, pour le sans fil c’est tout bon.

La Grande distribution, pas de problème ça marche aussi. Pas trop à l’étranger, à cause du gras accumulé facilement avec la loi Royer, mais bon…. juste une petite perte de reflexe face à la vraie concurrence.

Bouygues, ça va, même après que le papa génial soit parti. Il avait structuré la boutique.

LVMH, ça beigne. Un peu plus que l’année dernière, un peu moins que l’année prochaine.

L’Oréal, paix à Liliane, elle n’a pas de souci à se faire, ça gaze toujours.

Étrange non cette situation ? Cherchez l’erreur.

D’un côté un secteur public que le monde entier nous envie, qui merde à bloc, de l’autre côté un secteur privé qui marche.

Et encore, dans le secteur privé n’existent que ceux qui sont assez puissants pour gagner leur sécurité et leur extension ailleurs dans le monde, à l’abri des pillards de Bercy.

Or, tout un secteur privé qui ne demanderait qu’à éclore est tué dans l’œuf par les ponctions de fric nécessaires pour soutenir les boiteux du secteur public et engraisser leurs intermédiaires, hommes politiques, relais d’opinion, presse officielle etc….

Car en effet, si le secteur public et ses fonctionnaires à partir d’une petite unité naissante ne savent que croître et dépenser comme un cancer, le secteur privé et ses travailleurs, quelque soit leur taille finale, commencent toujours par de petites structures. Il est regrettable que ce ne soit plus possible aujourd’hui, c’est un véritable drame, qui ne permet pas à la relève de s’installer.

Nous ne ferons jamais assez le procès du secteur public, enfin plus précisément du secteur public qui ne sait pas rester à sa place, au service des français au lieu de se servir des français.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (8 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

6 réflexions au sujet de « Ça marche et ça ne marche pas »

  1. Tout cela est imposé par les Gopé . L’UE ne veut du public et exige le glissement vers le tout privé (pour cela Macron est bon exécuteur. On n’est mieux servi que par soi même). Le peuple sera donc à la merci de cette élite dominante et se verra imposer tout et son contraire. C’est de l’esclavagisme moderne et non assumé . Et cela finira par la fin de l’Humanite notamment avec l’IA qui a été l’un des sujets majeurs de la réunion Bildeber en marge du G8.

  2. En France les politiques , les administrations aiment les multinationales , car c’est une source de financement . Les TPE-PME n’ont pas de place dans ce système de combine .
    La France souffre de son administration, du nombre d’élus, d’un système démocratique, d’un gouvernement et de ses collectivités territoriales gargantuesques . Cela empêche le progrès et le développement économique , ceux qui créent sont étouffés par la massification de l’ETAT. Cette massification de l’ETAT guide le pays dans la haine, la jalousie de l’autre qui travaille dans l’économie mondiale et qui crée les richesses . L’ETAT est devenu une entreprise qui comme les Shadocks grignotent les Gibis . l’ETAT Français devrait aider les TPE-PME au développement économique mais il tue a petit feu ces TPE-PME en pensant s’enrichir. Les Taxes et impôts sont devenus le chiffre d’affaire de l’ETAT Français et non une valeur de solidarité ..

  3. Ce que je ne comprends pas, la france béni l’argent du sport, du show-biz, du jeu, et haïssent l’argent des entrepreneurs, des investisseurs, l’argent du risque.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *