Archives pour la catégorie Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Ils renvoient la censure

Je ne pensais pas revoir la censure officielle et pourtant elle revient, l’Assemblée Nationale va la voter. Bien que sa suppression légale en 1981 doive être considérée comme une fumisterie puisque, depuis, la censure officieuse, celle qui découle de la maîtrise des outils de communication ou de la régulation par la justice, a fonctionné à plein régime.

Nous nous étions accommodés de cette censure officieuse relativement contournable, qui demandait simplement un peu plus d’efforts intellectuels et financiers pour pouvoir s’exprimer librement. C’était le règne des tracts, des journaux, des radios et des télévisions libres et éphémères.

Puis vint internet et la vraie liberté d’expression, y compris anonyme.

La question alors était simple : combien de temps le pouvoir politique, cible évidente de la liberté d’expression quoiqu’il fasse, pourrait-il supporter la liberté d’expression ?

La messe est dite, la censure revient, c’est la réponse.

Evidemment pour revenir il lui faut une excuse, ce sera le terrorisme, la haine, la perversion sexuelle, etc… toutes ces choses incluses dans l’humanité, sans lesquelles nous ne serions pas sur terre mais au paradis.

Il y a quelques bémols à envisager.

« Cacher ce que l’on ne saurait voir » n’a jamais permis de supprimer le visible. Une haine qui s’exprime est déjà en partie assouvie. Celle qui se cache au contraire se renforce et sera terrible lors de son explosion ultérieure.

Tous ces dirigeants acclamés par des foules obligées sont en position instable, pensez à Ceausescu qui croyant proclamer le 12 Décembre 1989 un discours face à une foule maîtrisée se retrouve à devoir fuir immédiatement pour être fusillé 13 jours plus tard le 25 Décembre 1989 par des représentants autoproclamés de cette même foule.

L’homme est l’être vivant le plus dangereux qui soit. Ce danger n’est pas lié à sa force physique dont il est peu pourvu, mais à sa force intellectuelle dont il est au contraire abondamment fourni, y compris dans les espaces étranges ou dérangeants de son intelligence.

La censure consiste à brider cette force intellectuelle. La plupart du temps elle est accompagnée de sa complice : la propagande.

Le pouvoir, quel qu’il soit notamment politique, peut assez facilement se protéger de la force matérielle par la possession d’une force plus grande, mais il n’est jamais à l’abri de la pensée opposée, qu’il qualifie toujours de déviante, qu’il tente de maîtriser par la censure et la propagande.

On notera au passage que la liberté des américains repose sur le fait qu’ils sont individuellement armés. Cela provoque quelques dégâts épisodiques, mais garantit leur liberté physique, ce qui n’est pas le cas des pays aux populations désarmées. Cette liberté physique rend plus difficile pour les dirigeants américains l’asservissement intellectuel des populations.

Dans nos pays désarmés, seule la liberté intellectuelle nous sépare des contraintes d’un pouvoir abusif.

La notion de pouvoir abusif est un pléonasme. S’il n’est pas abusif le pouvoir n’existe pas, il s’agit alors d’accords entre les parties, de contrats, de conventions, etc…

Tout pouvoir étant nécessairement abusif, même confié, la liberté d’expression est la bête noire des hommes de l’Etat puisqu’elle risque et va le plus souvent exprimer des opinons contraires au pouvoir, des jugements défavorables.

Aujourd’hui internet ridiculise la censure, y compris la censure officieuse, tout et son contraire sont en ligne. Panique chez les hommes du pouvoir.

Personnellement cela me réjouit. Je ne rougis pas des excès, ils sont la marque de la fragilité de l’humanité mais aussi de son mystère, de son bouillonnement, de ses passions, de sa réalité si prenante.

Par exemple, que je sois traité de fraudeur fiscal alors que je ne le suis pas, qu’à ce titre je sois lynché par les magistrats, les fonctionnaires des impôts, la foule si j’étais célèbre ce qui n’est pas le cas, ne me choque pas.

Ce qui me gêne est que le même droit en retour m’est refusé. Celui de traiter de connards des magistrats, des fonctionnaires des impôts, voire la foule si j’étais célèbre, tous ceux qui me traitent de fraudeur à tort par simple croyance en la propagande, par cupidité dévoyée.

Eh bien voyez-vous, la censure c’est ça.

C’est la possibilité donnée à certains de dire n’importe quoi et pas à vous. C’est déloyal.

Ainsi les hommes de l’Etat ont le droit de raconter des conneries bien plus grosses que toutes celles qui peuvent s’entendre sur internet, tout en ayant la prétention de vous interdire d’en faire autant ou de les qualifier vertement.

La censure qui se pare de la vertu du vrai, du propre, tout pour notre bien, n’est qu’une grosse cochonnerie dont le but sous le déguisement du bien, de la mesure, est de permettre au mensonge de s’épanouir et d’occulter la vérité.

Cette vérité qu’il faut extraire de sa gangue humaine, M. Castaner nous la découvrons non dans vos paroles mais dans le tri que nous sommes aptes à faire entre les conneries que vous racontez et celles que racontent les terroristes ou autres allumés. Pas besoin que vous fassiez le tri pour nous, nous sommes assez grands pour le faire tout seul.

La censure est bien pire que tout le pire qui est ou sera censuré. Le pire n’est que l’expression des hommes, qu’il faut connaître.  La censure est le signe de la domination, de l’esclavage, qu’il est urgent d’éviter.

Celui qui prend la responsabilité de la censure est un hypocrite dangereux à tendance dictatoriale, il paie la facture tôt ou tard.

Bien à vous. H. Dumas

Au sujet du mandat

Une opinion construite et intéressante nous parvient sur l’analyse du mandat républicain.

Je souscris à l’idée développée de la cacophonie qui accompagne la délivrance du mandat politique et qui gêne sa réalisation, le rendant souvent obscur pour le mandataire.

Je ne souscris pas à la conclusion sur l’emploi de la force, notamment contre les Gilets Jaunes qui sans aucun doute possible ont été initialement une émanation majoritaire de l’expression populaire, rendant l’usage de la force illégitime contre eux de la part du pouvoir .

Piégés par la durée, les Gilets Jaunes se sont fait récupérer par des agitateurs indélicats, si leur pulsion première est probablement toujours majoritaire, le résultat actuel ne l’est plus.

Le pouvoir ferait bien de ne pas se réjouir. Sa stratégie inacceptable du pourrissement  va laisser des traces, l’avenir de ce fait s’annonce sombre pour lui.

Ci-dessous l’analyse que j’ai appréciée et que j’ai plaisir à vous faire partager :

« Le mandataire républicain, bouc émissaire de la démocratie.

En provoquant la fin de la monarchie absolue qui prétendait exercer le pouvoir en vertu d’un droit divin, le peuple a décidé de remplacer Dieu. C’était logique, et plus pratique. Dieu parle peu et peu nombreux sont ceux qui l’entendent. Le peuple parle beaucoup et tout le monde l’entend. Le pouvoir a donc changé de camp. La monarchie était la parole de Dieu interprétée par le Roi. La République est la parole du peuple interprétée par son mandataire. Bref, il y a toujours quelqu’un pour s’exprimer à la place de celui qui doit parler. Cet intermédiaire, c’est le pouvoir. L’intermédiaire est essentiel dans toute organisation sociale. Bien que leur rôle soit identique, il y a une grande différence entre le Roi et le Mandataire Républicain. Certes il s’agit dans les deux cas de faire respecter par la société, soit la loi de Dieu, soit la loi des hommes. Mais à la différence de la loi de Dieu qui n’est connue que du Roi, la loi des hommes est conçue par les hommes et connue de tous.

Le mandataire républicain, comme son nom l’indique, a pour mission, en vertu des principes fondateurs de la République, de mettre en œuvre les objectifs définis par la société. Et comme l’harmonie ne règne jamais dans la société des hommes, réputés libres et égaux entre eux, le mandataire républicain doit puiser dans la cacophonie ce qu’il perçoit de la volonté du plus grand nombre.

La tâche est sélective et peu aisée. Le pouvoir devrait être le catalyseur d’opinions contradictoires pour mettre en œuvre une volonté commune. Autrement dit une voix unique pour réaliser une œuvre collective.

C’est à ce niveau de la délégation que survient le plus souvent la captation réelle ou supposée du pouvoir par le mandataire au détriment de son mandant. Cette captation, que le Roi avait réalisée en se prévalant d’un Dieu absent, le mandataire républicain la réalise en se prévalant de l’incohérence du peuple. C’est le dévoiement du fait majoritaire au profit du pouvoir intermédiaire.

Qu’elle existe ou non, la captation de pouvoir sera de toute façon invoquée par la partie du peuple qui n’aura pas été entendu et qui s’estimera non représentée et discréditée ou non considérée par ce pouvoir. Cette exigence de considération est la revendication majeure des gilets jaunes. Ainsi le Président des riches est-il mis en accusation au nom du peuple misérable, la France des territoires s’arme-t-elle contre la Capitale, la France des campagnes contre celle des villes, tout cela au nom de la violation d’un mandat de gouvernement légalement confié à un intermédiaire par la démocratie. Et pour faire valoir la voix de la majorité, le pouvoir a légitimement recours à la force. Alors que cette force contestée par les déconsidérés du pouvoir devient pour eux le synonyme de l’oppression.

La résiliation du mandat avant son échéance n’a aucune chance ni de résoudre le conflit ni de faire taire la cacophonie issue de l’expression populaire. Tout au plus pourrait-elle très momentanément modifier le rapport de forces entre les voix qui s’expriment, sans faire cesser pour autant à offrir un concert inaudible.

Mais il faut un bouc émissaire pour que tout change afin que rien ne change. Car rien ne peut changer dans l’ordre social qui fait du peuple un Dieu. Face au peuple, à défaut de Dieu, ce bouc émissaire ne pouvait être que le Roi. Face au peuple souverain, coupable ou non, ce ne peut être que le mandataire. »

Bien à vous.  H. Dumas

Avec les normes anti pollution l’Europe marche sur la tête

Le mouvement des gilets jaunes s’est déclenché à la suite de la mise en place d’une taxe carbone ayant pour but, officiellement, de modifier le comportement de l‘automobiliste en provoquant une augmentation du prix du carburant et plus particulièrement du gazole routier.

Ce mouvement nous a permis pour l’instant d’échapper au nouveau contrôle technique auto qui devait entrer en application le 1er janvier dernier et destiné, par le biais du contrôle de l’opacité des fumées d’échappement, à éliminer « officiellement » tous les vieux véhicules diesel mais aussi essence. Les effets réels de ces nouvelles contraintes apparaissent d’ailleurs pour l’instant largement sous-évalués (réparations hors de prix même pour des véhicules relativement récents de 5 à 10 ans).

Normalement, ce contrôle, qui est tellement technique que même votre garage habituel n’est pas équipé pour vous permettre de savoir si vous êtes « dans les clous », devrait néanmoins entrer en application en juillet prochain.

Il faut savoir que ce « nouveau » contrôle technique auto résulte des dispositions de la loi sur la transition énergétique et qu’elle n’a aucun rapport avec les dispositions européennes entrées en application le 1er mai 2018. Il ne s’agit donc même pas d’une surinterprétation (comprendre durcissement), typiquement française, des directives européennes.

Néanmoins, la mise en place de ce contrôle fait partie d’un phénomène de chasse aux sorcières engagée contre la voiture à moteur thermique ; et spécialement à moteur diesel pourtant présenté il y a peu comme un parangon en matière d’émission de CO2.

La taxe carbone existe sous différentes formes dans tous les pays de l’UE et le but avoué est l’éradication totale des véhicules (neufs) à moteur thermique d’ici 2030. Cette échéance, qui est extrêmement proche, résulte d’une volonté exclusivement politique qui n’est fondée sur aucune donnée scientifique justifiant une telle urgence.

On peut néanmoins lier cette volonté au scandale dit des « moteurs truqués » du groupe Volkswagen-Porsche-Audi qui a connu des développements non seulement aux USA mais aussi en Europe puisque tous les constructeurs automobiles ont été suspectés de frauder et qu’il a entraîné l’adoption, fin 2018, de nouvelles normes d’homologation (dites WLTP) concernant les consommations normalisées et les émissions polluantes.

Ce faisant, l’administration bruxelloise a édicté des règles en matière d’émissions des moteurs thermiques extrêmement difficiles à atteindre et pour tout dire complètement irréalistes qui vont pourtant se renforcer dans les années qui viennent.

Le danger de la normalisation à outrance

Cette démarche tient de la tragédie en trois actes que l’on peut résumer comme suit :

Acte I – depuis une trentaine d’années, le discours écologique s’est emparé de l’opinion tout en devenant de plus en plus alarmiste : il faut sauver la planète parce qu’elle est en grand danger … il y aurait une urgence absolue qui ne repose sur … rien si ce n’est sur des affirmations d’organisations non gouvernementales présentées comme scientifiques tout en ne l’étant pas (GIEC) !

Acte II – les écologistes à force de propagande ont réussi à prendre le pouvoir, au moins dans les esprits, y compris chez les gouvernants ; ce qui fait que les affirmations proférées sont validées sans même être vérifiées et qu’il a été décidé de combattre énergiquement les émissions polluantes et autres des voitures à moteur thermique par … leur interdiction pure et simple !

Acte III – des fonctionnaires bruxellois normateurs, ignorants des contingences industrielles, ont décidé d’imposer aux constructeurs des normes impossibles à respecter avec la menace de l’application dès 2021 de sanctions financières extrêmement lourdes qui pourraient varier entre 500 millions et 1 milliard € … par constructeur et par an !

Les problèmes qui en résultent sont à la fois nombreux et inquiétants.

Sans tenir compte des formidables progrès accomplis, on demande aux constructeurs européens de respecter des normes qui nécessitent d’adapter un outil industriel dans un espace de temps beaucoup trop court alors que rien ne le justifie.

Cette exigence a d’ores et déjà un effet négatif puisque l’Allemagne est entrée en stagnation (croissance 0) au 4ème trimestre 2018 parce que son industrie automobile, pourtant la plus puissante du monde, rencontre des problèmes techniques et économiques qu’elle a du mal à surmonter.

La promotion fiscale de la voiture électrique

Parallèlement, à coup de subventions payées par nos impôts, on essaie à toute force d’imposer, à peu près partout en Europe, la voiture électrique à batterie présentée désormais comme la panacée. Pourtant, elle présente plusieurs caractéristiques et défauts qu’on passe sous silence mais qui commencent à être bien connus :

– les batteries (très coûteuses) sont fabriquées en Chine ; ce qui signifie qu’à ce jour, nous subventionnons l’industrie chinoise avec nos impôts.

– nous n’avons pas les infrastructures pour charger les véhicules, il n’y a pas de prises de courant, et nous n’avons même pas les capacités industrielles pour recharger des millions de voitures électriques ; sauf à construire de nouvelles centrales nucléaires honnies par ces mêmes écologistes qui veulent imposer ce type de véhicule,

– la construction de ce type de voiture est très polluante, notamment du fait de la batterie qui utilise des métaux rares (lithium).

– de récentes études ont prouvé qu’il fallait parcourir au moins 50.000 km avec une voiture électrique pour en amortir le surcoût par rapport à une voiture thermique,

– il n’y a rien de prévu en ce qui concerne le recyclage des batteries,

– l’autonomie de ces voitures est très largement insuffisante et correspond essentiellement à un trajet domicile-travail à condition que le lieu de travail ne soit pas trop éloigné. La voiture électrique qui fera Paris-Marseille sans s’arrêter n’existe pas encore, loin s’en faut, même si on nous annonce régulièrement le progrès technologique miraculeux déterminant !?!

– la durabilité des batteries, qui se calcule en cycles (un cycle étant une charge/décharge), est « pudiquement » passée sous silence alors que l’on sait qu’actuellement, en l’état de la technologie, la batterie est cuite au bout de 500 cycles ; compte non tenu du fait que la batterie perd aussi ses capacités en vieillissant, même si on ne s’en sert pas. Si vous êtes propriétaire de la batterie, la facture finale risque donc d’être salée !

Les dégâts industriels liés au changement imposé de technologie

Ce que l’on sait moins, et que l’on n’a visiblement pas mesuré en « haut lieu », c’est que le process industriel de construction d’une voiture électrique est sensiblement différent de celui d’une voiture thermique ; notamment parce que les composants sont moins nombreux : un simple moteur électrique, pas de boite de vitesses, un intérieur minimaliste (voir la Tesla model 3 sur le site Caradisiac).

De ce fait, les besoins de main d’œuvre seront bien moins importants. Celà entraînera à terme, ainsi que l’a averti Carlos Tavarès, PDG de PSA Peugeot Citroën, une réduction des effectifs ; compte non tenu du fait qu’on met inutilement en danger de grands groupes industriels qui ont mis plus de cent ans à se constituer.

Un quadruple constat s’impose :

– on veut imposer un modèle de véhicule qui ne présente aucun avantage par rapport à une voiture thermique ; bien au contraire,

– la construction de ces véhicules électriques aboutit à subventionner l’industrie asiatique des batteries avec nos impôts (puisqu’on nous l’impose),

– la construction de ces voitures et l’abandon contraint des voitures thermiques va entraîner des réductions massives de personnel chez les constructeurs et leurs très nombreux sous-traitants et je ne suis pas sûr que les intéressés vont apprécier de se trouver ainsi au chômage, alors que l’Europe dans son ensemble se trouve déjà face à un chômage structurel de masse,

– les amendes monstrueuses mises à la charge des constructeurs seront, quoiqu’il arrive, payées par le consommateur final car, forcément, les constructeurs répercuteront ces amendes sur les prix des voitures vendues ; ce qui est une véritable hérésie économique !

Mais rassurez vous, tous ces thuriféraires conscientisés de l’écologie à l’origine de ces décisions aberrantes aux conséquences dévastatrices continueront à utiliser l’avion (dont le kérosène n’est pas taxé) pour se rendre à ces grands raouts tout autour de la planète qu’on appelle les COP !

En conclusion :

Clairement, en subventionnant l’industrie chinoise avec nos impôts et en détruisant l’emploi en Europe à travers la fragilisation des constructeurs de voitures, l’UE se tire une balle dans le pied !

Quand le pouvoir est confié à des fonctionnaires, qui agissent sans contrôle et qui décident pour les autres , le résultat s’apparente le plus souvent à du n’importe quoi et cela est vrai que ce soit au niveau étatique (France) ou au niveau de l’administration de l’UE !

Bien cordialement à tous !

DESCARTES est bien loin…

J’avais un ami, rassurez-vous il est toujours bien vivant, mais un peu moins mon ami, question de caractère sans que je puisse affirmer que ce soit le sien ou le mien qui serait en cause.

Cet ancien ami lucide mais croyant, pas de façon réductible en la seule religion mais en tout, pas crédule pour autant, plutôt comme Descartes qu’il cite dans le billet qu’il vient d’éditer et que je vais reproduire ci-dessous.

Descartes est bien loin, Hume et Kant sont passés par là, mais pas que… le temps aussi et les progrès de l’environnement matériel des hommes dont on ne peut nier l’incidence sur eux-mêmes.

Cet ami a une dualité fatale qui le broie entre ses croyances et son attachement viscéral à la liberté individuelle, paradoxalement elle ne l’a pas empêché de souhaiter ardemment le pouvoir et d’y accéder, alors qu’elle aurait dû l’en détourner à tout jamais.

Il a été maire, député, conseiller général et départemental, il eut été ministre si Juppé s’y opposant avec son air de premier communiant intelligent si trompeur n’avait pas tout simplement supprimer le Ministère de la Mer à l’époque pour l’évincer.

Aujourd’hui cet ami souffre, il exprime sa souffrance contenue dans un billet que je trouve poignant et que donc je reproduis.

Il réfute la violence des Gilets Jaunes mais il comprend et subit celle de l’Etat qui provoque la première. Il est dans la boucle, comme il ne faut pas dire si l’on fait partie de l’Académie Française, ce qui vous me l’accorderez est très loin d’être mon cas.

Il y est bien plus qu’il ne le croit dans la boucle, car son respect de l’être qu’il imagine partagé majoritairement ne l’est pas et que de ce fait la violence est la seule arme qui reste pour protéger le sacré, l’homme, l’individu, l’être sans quoi tout n’est rien.

S’il lit ce billet il sera convaincu par ce lien vers la conférence de Marc Halévy.  Cet homme qui confond 10 Milliards d’individus, d’être pensants, avec 500 Milliards de kilos de viande sur pied. Qui se permet de dicter à ces entités leur devoir, leurs droits, en les effrayant avec des prédictions à qui il manque juste les inconnues qui font l’avenir. Qu’est-ce qui donne à cet homme ultra diplômé le droit de penser qu’il peut ainsi ordonner, décider, pour d’autres hommes ?

Le gout du pouvoir tout simplement, ce gout du pouvoir qu’a voulu connaître mon ancien ami, qui tente aujourd’hui malheureusement les Gilets Jaunes. Pouvoir qui, sous quelque déguisement dont il se pare, est toujours l’aliénation des autres au profit de quelques-uns.

Le billet de mon ami :

« Vendredi 15 Février 2019

J’habite au milieu des vignes, dans une région qui se dépeuple, au cœur de ce que l’on appelait avant « La Mitterrandie ». Il y a trois kilomètres pour aller au village, quinze kilomètres pour aller dans la ville la plus proche dotée de tout le nécessaire et quarante pour aller à l’hôpital situé à la préfecture du département.

Je suis retraité, imposable, astreint sans contrepartie à l’augmentation de la CSG, non concerné par la suppression de la taxe d’habitation et de toute façon persuadé, dans cette hypothèse, qu’elle serait vite remplacée par une nouvelle taxe ou un nouvel impôt destinés, par nécessité, à frapper la catégorie peu nombreuse et corvéable à merci que je représente. Puisqu’il faudra bien compenser la perte de recette que la collectivité aura subie en raison d’un accès de générosité mal calibré ou de démagogie susceptible de la pénaliser lourdement. J’oubliais de préciser, statistiques à l’appui, que cette « classe moyenne supérieure » à laquelle j’appartiens – sans en avoir honte – est la seule à avoir perdu du pouvoir d’achat à raison des ponctions intervenues pour assurer le financement de dépenses sociales destinées à respecter le principe républicain d’égalité auquel je suis tout aussi attaché que n’importe qui.

Pour toutes ces raisons, et compte tenu de l’environnement sociologique dans lequel je baigne – à l’exception toutefois de mon village qualifié par un de mes amis de gauche de « réserve de droite » – je devrais être un Gilet Jaune et même l’un de ces excités des ronds-points et de la fièvre des fins de semaine et du samedi soir.

Mais voilà, je ne suis ni d’extrême-gauche, ni d’extrême-droite. Je ne suis tenté ni par la dictature ni par une assistance généralisée qui sont les deux constantes des sociétés issues de ces modèles. Je reste cependant attaché à la protection des plus pauvres à condition, pour qu’ils le sachent, de les amener à prendre en considération les efforts que font leurs compatriotes pour leur permettre de vivre décemment. Et je suis donc d’accord, en vertu du principe républicain de fraternité, pour contribuer dans la mesure de mes moyens au respect du principe d’égalité. Et même si je considère les efforts que l’on me demande comme supérieurs à ceux qu’il me semblerait juste de faire – mais suis-je le mieux placé pour les apprécier – je m’en remets à mes mandataires élus, en m’en tenant, faute de pouvoir atteindre l’idéal de perfection, à l’imperfection du gouvernement démocratique que nous avons choisi, plutôt faute de mieux que par goût.

Je ne suis donc pas Gilet Jaune au nom du simple bon sens.

J’essaie de rester civique. Je renonce à faire à mes semblables ce que je ne voudrais pas qu’ils me fassent. Je m’abstiens d’entraver leur liberté de circuler, leur liberté de travailler, leur liberté de choisir leur vie et j’aimerais bien qu’ils se comportent à mon égard de la même façon. Bien sûr je m’abstiens de toute violence à leur égard, je ne brûle pas de voitures, je ne caillasse pas les gendarmes, je ne m’en prends pas aux bâtiments publics, je respecte le droit de manifester – mais seulement dans l’ordre – et je veux qu’il soit tenu compte de la contestation du peuple, parfois bénéfique. Autant d’attitudes auxquelles l’armée des gilets jaunes ne nous a pas habitués. Le bon sens les a abandonnés depuis longtemps « car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont ». Hélas ! Et nous finissons par douter – soyez heureux, mon Cher Descartes – d’appartenir à ce pays où, dites-vous, le bon sens serait la chose du monde la mieux partagée… »

Bien à vous. H. Dumas