Zap du Net

Une selection d’articles choisis sur le net par E. Bolling

VOILÀ COMMENT VOUS DÉFENDRE CONTRE LE PROCHAIN CHOC FINANCIER par Henri Bonner

Bonjour, je m’appelle Henri Bonner. (http://regards-citoyens-europe.over-blog.com)

Je suis diplômé de physiques et j’ai travaillé des années dans la finance.

J’ai créé ce message afin de donner une alerte importante à tous les Français, portant sur un changement important au sein de notre système monétaire…

Nous verrons un choc économique… mais au contraire de celui venu en 2008, il ne s’arrêtera pas au niveau des banques, des PDGs, ni même des politiciens.

Ce que je prévois pourrait changer de manière radicale la manière dont vous vivez.

Vous le noterez vous-même le jour où vous irez à la banque pour retirer de l’espèce, mais elle sera fermée.

Vous irez au magasin mais, une fois à la caisse, votre carte bleue ne fonctionnera pas.

A partir de ce jour-là, les choses changeront de plus en plus rapidement.

Nous verrons des grèves en force dans les grandes villes, où les transports, les écoles, les forces de police, et même les hôpitaux fermeront.

Les retraités se retrouveront sans accès à leurs pensions.

Nos dirigeants essaieront de prendre les choses en main, tout en nous rassurant que cette crise est “de passage seulement.”

Vous verrez des foules immenses dans les rues de Paris, Marseille, ou Lyon, réclamant l’action des autorités.

Vous verrez des membres du cabinet présidentiel démissionner les uns après les autres, comme nous avons vu sous la 4ème République à l’issue de la Seconde guerre mondiale.

Des millions de gens dans les villes essaieront de fuir le tumulte dans les zones urbaines en rejoignant des amis ou des cousins éloignés en campagne.

Des queues se formeront devant les stations-essence s’étendant le long des bornes de stationnement d’urgence, tandis qu’on annonce des pénuries de carburant.

 

Vous êtes peut-être sceptique sur mes propos.

Vous avez peut-être écouté des soi-disant “expert” sur internet préconiser une crise d’un genre ou d’un autre, et vous vous demandez pourquoi vous devriez prendre cette alerte au sérieux.

La plupart des gens qui liront ce message, j’en suis certain, croiront que je cherche seulement à faire peur.

Croyez-moi, ce n’est pas du tout le cas. Je prends ces changements très au sérieux.

La majorité des gens se diront: “cela ne peut jamais se produire en France aujourd’hui.”

Je pense que c’est une grave erreur.

C’est pourquoi je vais tout de suite vous montrer ce que je prévois, dans l’espoir que ces informations pourront vous aider.

De plus, je vais vous donner quelques conseils issus de mes recherches, qui pourraient vous aider à vous préparer face à cette crise.

Imaginez votre quartier vacant, les habitants partis en hâte par souci de leur sécurité personnelle.

Vous voyez les immeubles couverts de graffitis et les fenêtres des bâtiments brisées.

Vous vous demandez comment un problème dans le système bancaire puisse avoir déclenché un tel événement.

Vous allez voir à présent que ce scénario est parfaitement envisageable, et même probable, lorsque vous regardez les faits.

 

D’OÙ VIENT RÉELLEMENT LA “RICHESSE” FRANÇAISE?

Chaque année, ici en France, nous dépensons plus de 2 200 milliards d’euros.

Nous payons nos loyers et nos courses. Les entreprises payent leurs salariés.

Nous ne pouvons pas dépenser tout cet argent en liquide.

Nous n’avons que 3% de l’argent qu’il nous faut en argent physique, environ. Cet argent ne change pas assez rapidement de mains pour effectuer tous nos achats.

Ce que nous utilisons pour 97% de nos dépenses, ce n’est pas de l’argent physique, “réel.”

C’est autre chose.

Vous allez maintenant découvrir ce que c’est.

Le voilà: c’est la dette.

Depuis environ 40 ans, notre dette grimpe à vitesse exponentielle.

Notre argent “fictif” est en réalité une dette.

Cependant, la dette possède une “faille” qui la différencie de l’argent “physique” comme les pièces et les billets.

Nos dettes n’ont de la valeur que parce que nous croyons qu’elles vont être remboursées, voir qu’elles peuvent être remboursées.

Si nous cessons d’y croire, notre dette cesse d’être acceptée comme paiement. Tout ce que nous avons dans nos comptes en banque, dans nos comptes d’épargnes, ou dans nos assurances-vie s’évapore.

 

C’est grâce à notre dette que nous pouvons faire fonctionner notre pays.

Les entreprises empruntent afin de construire leurs locaux, payer leur matériel, et pour payer leurs salariés.

Les agriculteurs s’endettent pour acheter leurs terres, payer leurs engrais, ou louer leurs machines.

Le supermarché emprunte afin d’acheter les produits alimentaires et vous les revendre.

Les banques s’échangent des dettes afin de fournir l’argent qui vous sert au paiement. Mais ce n’est jamais de l’argent réel. Ce ne sont que des dettes.

Nous avons au total environ 100 milliards d’euros en liquide qui circulent, c’est-à-dire qui sont dépensés régulièrement. C’est environ 2% seulement de ce que nous avons en dettes.

C’est la dette que nous utilisons pour 98% de notre économie.

 

 

Si soudainement nous ne croyons plus que ces dettes seront remboursées, alors nous verrons rapidement notre système financier s’effondrer.

Lorsque les gens ordinaires se rendront compte qu’ils pourraient perdre accès à leur argent, ils iront droit aux distributeurs, au plus vite, afin de vider leurs comptes bancaires.

 

SI CELA SE PRODUIT, NOUS AURONS VIDÉ LES DISTRIBUTEURS EN QUELQUES HEURES AU MAXIMUM.

Nous avons environ 67 000 distributeurs d’actifs ici en France, et chacun peut disposer au plus d’environ 150 000 euros. Au total, cela ne fait qu’environ 150 euros par personne.

Lorsque nous aurons le plus besoin de notre argent en liquide , nos banques seront fermées.

Nos dirigeants voudront peut-être éviter cette catastrophe en bloquant les retraits ou en nationalisant les banques. Le résultat sera inchangé.

Tôt ou tard, nous n’arriverons plus à utiliser notre argent. Nous n’arriverons plus payer nos courses ni notre carburant. Les supermarchés n’arriveront plus à acheter les aliments dont vous avez besoin. Les agriculteurs laisseront leurs champs en jachère parce qu’ils n’arriveront plus à couvrir les coûts de leurs opérations.

Les trains s’arrêteront parce que les fonctionnaires auront quitté leurs postes.

C’est ce qui arrive lorsqu’un système bâti sur la dette s’écroule. Vous allez en pharmacie mais ne trouvez plus de médicaments. Les hôpitaux vous refusent parce qu’ils n’ont plus leurs médecins ni leur personnel.

Vous pensez peut-être que j’exagère, mais nous avons déjà connu ces désastres dans d’autres pays. Je ne parle pas non plus d’histoire ancienne. L’exemple le plus récent était cette année, en 2016, au Venezuela.

Ce pays, aux Amériques, fait environ la même taille que la France, avec de riches ressources naturelles.

Lorsque les prix des matières premières, en particulier le pétrole, ont chuté, le pays ne pouvait plus supporter sa dette. Très rapidement, les magasins se sont vidés.

La mortalité infantile a bondi parce que les hôpitaux n’avaient plus de personnel ni de médicaments pour administrer des soins.

Selon un reportage récent sur le pays, des bandes armées se disputent le contrôle des magasins. À la capitale, Caracas, ils ont abattu les animaux du zoo national pour leur viande.

La plupart des gens se diront: “C’est un pays pauvre, qui n’a rien avoir avec la France.”

Justement. Nous sommes plus “riches.” Mais notre richesse repose entièrement sur la dette.

 

NOUS, FRANÇAIS, N’AVONS JAMAIS AUTANT DÉPENDU DE LA DETTE DANS NOTRE HISTOIRE.

Cet effondrement a failli se dérouler en 2008. Selon certains membres hauts-placés du système bancaire et du gouvernement, nous étions à seulement quelques heures de voir l’implosion du système bancaire.

Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du Fonds Monétaire International, a plus tard écrit que “le coeur-même du système [était] en cause.”

Nos dirigeants français en ont peu révélé sur la situation qui se déroulait sous leurs yeux.

Christine Lagarde, alors ministre de l’Économie sous Sarkozy, a même affirmé à plusieurs reprises qu’une crise ne se produirait pas, que ce soit en France ou aux États-Unis:

Elle a dit: « Ce n’est pas un krach,» le 17 août 2007 dans Le Parisien, un an avant la crise.

Elle a intoné sur Europe 1, en novembre 2007 que:

«La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle…»

Un mois plus tard, sur France-Inter, elle refusait d’avouer le danger:«Il [est]… excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique.»

Cependant, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont été plus transparents sur la crise qui se profilait. Ils ont révélé en termes très explicites ce qui se préparait.

Un membre du comité bancaire américain, Neel Kashkari, a révélé que “littéralement, votre carte bancaire ne fonctionnerait plus. Vous allez à la machine, tapez votre code, mais l’argent ne sort pas.”

En Grande-Bretagne, Thomas McKillop, le dirigeant de la plus grande banque du pays (la Royal Bank of Scotland) a appelé le chancelier de la Trésorerie pour lui dire qu’ils étaient à “2 ou 3 heures près” de perdre la capacité de fonctionner.

Le chancelier, Alistair Darling, a rapporté cet échange dans son livre Back from the Brink.

Aux États-Unis, les gens se sont rués au plus vite aux distributeurs afin de sortir leur argent. IndymacBank, en Californie, a même fait faillite, et a dû être secourue par l’État.

 

Plus récemment, nous avons vu les citoyens de Chypre et de Grèce essayer de retirer l’argent de leurs comptes en banque. Le gouvernement a répondu en imposant des limites sur les retraits.

En 2016, en Turquie, des queues se sont formées devant les bornes à billets. Or, ce n’était même pas un problème financier. C’était une crise politique!

La moindre instabilité dans un pays peut déclencher cette réaction.

Néanmoins, la majorité des Français pensent qu’un tel événement est impossible dans notre pays, parce que les autorités empêcheront que cela ne se produise.

Malheureusement, c’est une sécurité illusoire.

Les pouvoirs publics français ont déjà dépensé environ 1 000 milliards d’euros depuis 2007, presque 17 000 euros pour chaque homme, femme, et enfant vivant en France, afin d’essayer de réparer le problème qui nous menaçait en 2008.

Ajoutez-y les dettes des ménages et des entreprises françaises, et nous avons quasiment doublé la taille de nos dettes en 9 ans.

 

La Banque Centrale Européenne, qui a remplacé la Banque de France en 2002, a déjà baissé ses taux d’intérêts aux niveaux les plus faibles de notre histoire pour soutenir le système financier:

NOUS NE POURRONS PAS ENDURER UN DEUXIÈME CHOC.

Vous pouvez prendre certaines mesures dès maintenant afin d’assurer votre sécurité et celle de votre famille.

Je ne peux pas garantir que vous ne souffriez aucun effet douloureux de cette crise.

Après tout, ce désastre va mener à des changement sévères, sur presque tous les plans.

Cependant, si vous choisissez de ne rien faire, vous risquez d’endurer la violence de cette crise de plein fouet. C’est l’heure de faire ses préparatifs.

Vous verrez dans un instant comment prendres les choses entre vos mains.

Sachez d’abord que cette crise est déjà en train de se matérialiser, même si les pouvoirs publics insistent que “tout va bien.”

 

SELON L’ANALYSE DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE, NOUS NE SOMMES TOUJOURS PAS SORTIS DE LA DERNIÈRE CRISE.

Notre taux de chômage reste surélevé, à 10%, ce qui dépasse de 2,5% le taux de 2007.

 

Le taux de croissance en France a récemment atteint le “point-nul.” Notre économie fait du surplace, et pourrait entrer en récession à tout moment:

 

En octobre 2016, l’INSEE a même réduit sa prévision de croissance pour l’année, à seulement 1,3%, après une récession au deuxième trimestre de -0,1%.

Pendant ce temps, tous pays de l’Union Européenne confondus, nous avons créé plus de 4 000 milliards d’euros de dettes dans l’objectif de relancer la croissance, le tout soutenu par la Banque Centrale Européenne.

Cependant, malgré que la BCE ait injecté environ 2,6 milliards d’euros par jour depuis 2009 pour essayer de pousser l’inflation vers le haut, l’inflation ne décolle pas…

 

Tout dernièrement, le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé qu’il ajouterait encore 540 milliards d’euros au programme monétaire. Ces euros seront créés de toute pièce et utilisés afin de soutenir le marché créancier en 2017.

Au total, le soutien de la BCE atteindra au moins 2 200 milliards d’euros, et sans doute beaucoup plus: les dirigeants de la BCE n’ont aucune intention de réduire leur intervention.

La BCE a affirmé en début de décembre 2016 que “dans le cas où nos attentes pour l’avenir deviendront moins positives, ou si les conditions financières s’avèrent incompatibles avec une hausse prolongée de l’inflation, alors le Conseil des dirigeants de la BCE se tient prêt à accroître la taille et la durée du programme.

Christine Lagarde, ex-ministre de l’Économie et maintenant dirigeante du Fonds Monétaire International, a écrit en septembre 2016 que nous souffrons “encore des séquelles de la crise, telles que le surendettement des secteurs public et privé et le déséquilibre des bilans des institutions financières…”

Elle plaide les autorités d’agir, insistant que “ne rien faire, c’est risquer de remettre en cause l’intégration économique mondiale et donc de casser la dynamique qui, pendant des décennies, a produit et propagé de la richesse dans le monde entier. Personnellement, je crois que c’est un risque exorbitant.”

 

QUE FAIT L’ÉTAT?

Tout récemment, le Sénat a voté en faveur d’une loi, “Sapin 2,” pour réquisitionner le trésor des épargnes des Français placées dans les assurances-vie. Les Français ont mis 1 500 milliards d’euros de côté pour leurs retraites dans les assurances-vie. Le Sénat a autorisé le gouvernement à réquisitionner ces épargnes, en gelant votre compte d’assurance-vie, en cas de nécessité.

D’autre part, ils ont déjà interdit l’utilisation de l’argent liquide pour les transactions de plus de 2 000 euros, et ont mis des restrictions en place pour décourager les banques de vous donner des montants importants en liquide.

Les plus riches Français semblent être avertis du danger.

Liliane Bettencourt, dont la fortune personnelle dépasse 34,2 milliards d’euros, a retiré 100 000 euros, en liquide, quelques mois avant la crise financière de 2007.

Plus récemment, elle a essayé de retirer 500 000 euros en liquide, mais la banque a refusé, sans doute par crainte de tomber elle-même à court d’argent.

Une crise de ce genre aura aussi un impact grave sur notre société.

 

SANS DOUTE, CETTE CRISE ENTRAÎNERA AUSSI UNE CRISE SOCIALE AU SEIN DE LA FRANCE.

Au Venezuela, des bandes organisées s’en prennent aux gens ordinaires, pour leur arracher de force des objets de valeur ou de l’argent liquide.

Ici en France, nous verrons des résultats similaires.

Rien que cette année, des “casseurs” ont vandalisé des bâtiments, brisant des fenêtres et des pare-brises, alors que la France était sous le coup d’attentats terroristes.

Ne vous attendez pas à voir de retenue à la venue de cette crise.

Une habitante de Rennes, en Bretagne, décrit le passage des casseurs, sans prétexte apparent, dans sa rue en mai 2016:

« Certains avaient des barres de fer, des marteaux, ils tapaient comme des sourds sur la vitrine… Le groupe avançait rapidement, comme un seul homme… Cela m’a paru très organisé.»

C’est une conséquence prévisible d’une crises financière très grave.

Lorsque l’Allemagne, après la Première guerre mondiale, a connu une crise financière de cet ordre, la société a commencée à se désintégrer.

La deutsche mark a perdu 99.99% de sa valeur en cinq ans, réduisant la population à la ruine. L’on voyait le désespoir saisir les gens. Un auteur, un jeune homme à l’époque, a décrit ce qui se produisait:

“La culture allemande, autant qu’elle ait pu exister, est en train de disparaître. La classe moyenne est épuisée. Nous n’avons plus que deux choix: de mourir lentement, ou de rejoindre le parti révolutionnaire.”

Plus récemment, lorsqu’un désastre financier a frappé en Russie, en 1999, les retraités ont été privés de leurs pensions, et les citoyens ont perdu accès à leurs comptes bancaires.

 

Dans un autre exemple, en Argentine, en 2001, le gouvernement a subitement interdit les retraits bancaires. Lorsqu’ils ont enfin autorisé aux habitants à y accéder à nouveau, leur argent avait perdu plus du tiers de sa valeur.

Ici en France, nous avons failli connaître quelque chose de semblable immédiatement après la Seconde guerre mondiale. Dans les 4 années qui ont suivi la guerre, l’ancien franc a connu trois dévaluations successives réduisant sa valeur de 80%.

Heureusement, nous avons connu une forte croissance économique et nous en sommes sortis.

Cependant, nous aurions facilement pu finir comme la Grande-Bretagne dans les années 1970, lorsqu’ils ont dévalué la livre sterling. Les salaires des fonctionnaires n’ont pas tenu de compte de l’inflation, et ils ont quitté leurs postes. Pendant “l’hiver du mécontentement” en 1978, les poubelles sont restées entassées dans la rue:

 

AUJOURD’HUI, NOTRE DETTE A TOUT JUSTE COMMENCÉ À S’EFFONDRER.

Depuis 40 ans, les taux d’intérêts baissent, ce qui a permis aux Français d’emprunter toujours plus — créant une bombe à retardement de 5 000 milliards d’euros de dettes à rembourser.

Maintenant, pour la première fois, les taux d’intérêts sont en train de remonter. Sur le graphe suivant, vous verrez les taux sur les emprunts à 10 ans de l’État français.

Ils ont touché le fonds durant l’été 2016, et ont commencé à grimper depuis septembre 2016:

 

Environ 11 000 milliards d’euros de dettes mondialement ont des taux d’intérêts négatifs. Une étude récente indique que 1 300 milliards de ces dettes à taux négatifs sont des dettes du gouvernement français.

Lorsque vous avez des dettes à taux négatifs et que les taux grimpent, ces dettes perdent leur valeur exponentiellement.

À ce rythme, le choc pourrait frapper dans les prochains mois, ou même les prochaines semaines.

C’est le retournement d’une tendance établie depuis au moins 1986…

Que vous soyez de gauche, de droite, ou de centre, je vous assure qu’aucun homme politique ne peut désormais régler ce problème.

En 2008, des milliards d’euros se sont évaporés du système financier, et nos dirigeants y ont injecté des centaines de milliards d’euros, pour essayer de contrer l’effondrement du système.

Cela n’a servi qu’à remettre le choc à plus tard, et à décupler la taille du problème.

Nous avions 3 000 milliards d’euros à rembourser avant la crise de 2008, en France. Aujourd’hui, nous avons 5 000 milliards d’euros d’emprunts.

Au niveau mondial, le problème est le même. Une étude de McKinsey publiée en 2015 révèle que 53 000 milliards d’euros de dettes ont été créées depuis 2007.

Ici en France, nous sommes encore engagés dans un combat désespéré contre ce problème, mais nous allons échouer.

La crise qui vient sera bien pire que celle de 2008.

Des voix s’élèvent pour prévenir du danger.

Dans son bilan annuel, Société Générale a pris un ton sérieux:

“Le réveil sera être difficile. Il existe plus de dettes hors secteur financier que jamais auparavant. Les fonds sous administration dans les stratégies créancières ont grimpé au plafond. Le revers de ces paris records sur les taux d’intérêts sera d’abord la baisse dans le marché créancier, et, à terme, une forte pression sur les crédits plus risqués.”

Ce n’est pas la seule alerte de ce genre:

“Les taux d’intérêts sont les plus faibles que nous ayons vu depuis 500 ans. Il y a $10 billions en obligations à taux négatifs. C’est une ‘supernova’ qui va exploser un jour,” dit Bill Gross, le fondateur de plus grand fonds d’investissements au monde, en juin 2016.

Ce “supernova” va exploser lorsque les taux commenceront à grimper. Comme vous l’avez vu, c’est déjà en train de commencer.

D’autant plus que, de son côté, la Réserve fédérale américaine, la “banque centrale” des États-Unis, vient de procéder à une nouvelle hausse dans les taux d’intérêts.

L’ÉTAT A LES YEUX SUR VOS ÉPARGNES.

Le gouvernement a fait passer une loi, entrée en vigueur en janvier 2016, qui leur permet de piocher directement l’argent dans votre compte bancaire.

Vous avez bien entendu. Nos dirigeants peuvent arbitrairement décider de “retirer” une partie ou la totalité de vos épargnes.

C’est une mesure “de dernier recours” pour stabiliser le système bancaire, suggérée par Bruxelles, et introduite récemment en France.

Une autre mesure, la loi “Sapin 2,” votée en novembre 2016 met également les assurances-vie à disposition de l’État en cas de soucis.

Cette loi permet à l’État de bloquer les fonds privés que 15 millions de Français utilisent pour financer leurs retraites. La loi permet au gouvernement de “geler” ces fonds pour une durée de “3 mois renouvelables,” c’est-à-dire indéfiniment.

Marie-Christine Dalloz, représentant du Jura à l’Assemblée Nationale, en a dit: “Cette loi me terrorise.” Mais cela n’a pas empêché que la loi soit votée, le 9 novembre, puis validé par le Conseil constitutionnel.

MON OBJECTIF EN ÉCRIVANT CETTE ALERTE N’EST PAS DE VOUS FAIRE PEUR, MAIS DE VOUS MONTRER COMMENT VOUS PROTÉGER.

Vous pouvez commencer en gardant du liquide, dans le cas où votre carte cesse de fonctionner.

Vous pouvez aussi acheter de l’or. Avoir un peu d’or vous apportera une sécurité inestimable lorsque l’argent liquide disparaîtra.

Vous pouvez aussi vous rendre indépendant de notre système économique, en faisant pousser vos propres aliments par exemple.

Environ 80% des Français vivent en ville, et presque personne ne peut subvenir à tous ses besoins sans les supermarchés, les stations-essence, ou l’électricité de la commune. Même la plupart des agriculteurs ne peuvent pas s’en sortir tous seuls.

Cependant, vivre de manière plus indépendante est beaucoup plus simple qu’il ne paraît.

Même si vous ne possédez pas de terrain pour planter un jardin, vous pouvez mettre en place quelques techniques à bas coût qui vous permettront de manger mieux, de réduire vos dépenses, et surtout d’être plus autosuffisant. Je vous montrerai comment découvrir ces astuces dans un instant.

 

SI VOUS POSSÉDEZ UNE ASSURANCE-VIE, PENSEZ À LA FERMER.

Nos assurances-vie seront spoliées par le gouvernement, et vous ne verrez pas un centime de vos épargnes.

C’est une certitude que l’État ira droit aux épargnes des Français lorsqu’il aura besoin d’argent.

Vous pouvez mettre de l’argent en sécurité, en remplaçant votre assurance-vie par une alternative, comme vous le verrez dans un instant.

 

POUR VOUS AIDER À VOUS PRÉPARER, J’AI MIS AU POINT UN OUVRAGE TRÈS PARTICULIER.

Ce document contient tout ce que vous avez besoin de savoir sur l’effondrement de la dette, comment vous préparer, et ce que l’avenir nous réserve en France.

C’est un ouvrage complet sur ce sujet, intitulé:

LA FRANCE EN FAILLITE: VOTRE PLAN DE SURVIE

Vous y trouverez tous mes conseils, le fruit de centaines d’heures passées à suivre et à étudier ce problème, le tout écrit très clairement, en français.

Vous n’aurez pas besoin d’avoir un doctorat en économie pour comprendre.

Vous n’aurez pas non plus besoin d’étudier de graphes compliqués.

Vous trouverez tout expliqué de manière très clair. Vous pourrez même expliquer ces sujets à vos petits-enfants après avoir lu ce livre.

“LA FRANCE EN FAILLITE: VOTRE PLAN DE SURVIE” décrit ce que je prévois maintenant pour notre pays, expliquant comment nous en sommes arrivés ici.

Je pourrais vous envoyer ce document gratuitement, mais je veux être certain que je m’adresse aux gens sérieux. Cependant, comme vous le verrez, le prix que j’ai fixé est modique, accessible à tous.

 

POURQUOI J’AI DÉCIDÉ DE CRÉER “LA FIN DE LA FRANCE: VOTRE PLAN DE SURVIE”

D’abord, parce que je pense que c’est la bonne manière de vous aider.

Vous pouvez découvrir comment vous protéger, et apprendre toutes les petites choses sur notre économie que vous ne lirez pas dans les journaux.

Deuxièmement, je le fais parce que j’espère que vous allez être impressionné par mon travail.

En fait, j’espère que ce livre sera le premier pas dans une relation beaucoup plus longue entre nous. J’espère vous apporter plus d’informations et de conseil critiques lorsque vous en aurez besoin.

Je suis convaincu que ce livre vous prouvera la valeur de mon analyse et de mes conseils, au-delà du moindre doute.

Je vous garderai par ailleurs au courant sur la situation qui se développe en France, et je vous tiendrai au courant des derniers mouvements importants dans les marchés-actions.

Pour ce faire, en plus de vous envoyer ce document, je vous enverrai aussi un petit message bref, quotidien, que j’écris pour mon cercle de lecteurs privés, les tenant au courant des informations critiques lorsqu’elles se présentent. Vous recevrez toutes ces alertes en plus de ce livre.

Honnêtement, avec les changements qui se produisent actuellement autour du monde, vous avez plus que jamais besoin d’un conseiller, d’une source d’informations indépendante, pour vous rapporter ce que nient les politiciens et dont refusent de parler les médias.

 

POURQUOI LA MAJORITÉ DES GENS ONT DÉJÀ FERMÉ CE MESSAGE

L’idée que le monde de demain puisse s’avérer très différent de celui que nous connaissons nous met mal à l’aise, voir même en colère.

C’est pour cette raison que, à chaque fois qu’un changement de ce type se profile, la plupart des gens ferment les yeux. Ils refusent tout simplement d’y croire.

C’est une réaction très commune. Les psychologues y ont même donné un nom: c’est le “bias vers la normalité.”

Les avocats parlent également “d’aveuglement volontaire” lorsqu’une personne fait exprès d’ignorer un fait évident. Les gens se prêtent à cet aveuglement parce qu’une information est trop dure à accepter.

Nous voyons ce même “aveuglement volontaire” dans le monde financier.

Presque personne ne croyait que le marché immobilier américain puisse chuter, ni que sa chute toucherait le monde entier, y compris l’économie française.

Nos propres dirigeants n’y croyaient pas, mais la crise a frappé notre pays de plein fouet. Les États-Unis sont sortis de récession en automne 2011. Ici en France, nous sommes encore en stagnation.

Pourtant, en 2007, les “signaux d’alerte” étaient bien là. Il suffisait de regarder.

La plus grande banque française, BNP Paribas, avait bloqué les retraits de ses plus grands fonds en août 2007, citant un “manque de liquidité.”

Personne n’a compris l’importance de cet événement.

Un an plus tard, la banque Lehman Brothers, l’une des plus grandes banques des États-Unis, a fait faillite, entraînant une crise de proportions épiques.

C’est loin d’être le seul exemple de cet “aveuglement volontaire” à grande échelle.

En mars 2000, le marché des actions internet s’est écroulé, chutant de 77% en deux ans. Le marché-actions français, le CAC 40, n’en est jamais revenu.

Avant la chute, l’idée qu’il puisse y avoir une bulle dans le marché-actions était impensable.

 

De même pour le Japon, une “star” de l’économie mondiale dans les années 1980. En

Engagez-vous en politique si vous voulez que ça change ! par Faraj Chemsi

 par Faraj Chemsi sur le blog de Claude Reichman

Les Français n’attendent plus rien des gesticulations électorales !
Il appartient au peuple, plongé dans l’économie réelle, de reprendre
rapidement la situation en main

Au cours des dernières élections nationales, il y a eu 75% à 80 % d’abstentions.
Lors de l’élection des conseils régionaux, seulement 38% des électeurs se sont déplacés.

Avec un taux d’abstention aussi important, on ne peut plus parler de démocratie.

La prochaine élection présidentielle annonce plutôt le chaos que l’espoir pour les Français.

Pourtant, notre pays devrait plutôt saisir sa chance : face à Poutine, Trump, au Brexit, une classe politique française éclairée et déterminée devrait proposer différents projets en cohérence avec la mondialisation, afin de balayer les lacunes économiques, sociales et structurelles actuelles et ainsi faire converger capitaux, investisseurs et cerveaux vers l’hexagone.

Il n’en est rien !

Nous aurons bien entendu un énième président du système, un professionnel de la politique incompétent, au service des différents réseaux et dictant des lois à l’avantage de sa cour.

Les Français ne sont pas aussi manipulables et aveugles qu’on le croit. Ils ne votent plus !
Ils savent que 80% des lois françaises ont une origine européenne.

Ils savent que les candidats passés et actuels n’utilisent l’Europe qu’à des fins carriéristes et n’en parlent que dans la mesure où ils espèrent en être les principaux bénéficiaires.

Est-ce que les Français ont été informés par leurs députés des grandes lignes du traité de libre-échange avec le Canada, traité en négociation depuis 2009 ?

Ils regardent certains candidats en faire un argument antieuropéen pendant la campagne présidentielle alors qu’ils participent encore à d’autres négociations et accords du même type.

Le débat sur l’Union européenne n’aura donc pas lieu, même du côté de Macron qui se dit le plus européiste : sa proposition sur les retraites ou l’assurance chômage est en contradiction avec les directives européennes qui abrogent le monopole de la sécurité sociale et permettent ainsi la libre circulation des biens et des personnes en Europe. M. Macron accentue avec ses propositions l’emprise de la Sécurité sociale « que le monde entier nous envie » (comme l’a une énième fois répété le perroquet niçois Estrosi dimanche dernier sur BFM), et qui détruit l’économie de notre pays, l’emploi et de plus en plus la liberté et la démocratie.

Ainsi la France, à les entendre, serait le pays qui possède le système social le plus généreux, ainsi que la meilleure répartition des richesses.

Mais des chiffres accablants les contredisent : la France a deux fois plus de travailleurs pauvres que l’Allemagne, dont les réformes du marché du travail ont été critiquées par la classe politique française, cette association de « gamellards » sans foi ni loi.

Il est clair que les Français n’attendent plus rien de ces gesticulations électorales !

Il appartient au peuple, plongé dans l’économie réelle, de reprendre rapidement la situation en main.

Il faut remplacer ces moulins à vent.

Une solution semble s’imposer : chacun doit se porter candidat aux législatives pour balayer ces politiciens professionnels et les remplacer par de véritables acteurs socio-économiques.

Ces nouveaux parlementaires ne pourront qu’avoir des solutions pleines de bon sens.

Fini la corruption généralisée de toutes les sphères de la République, fini la république des copains, fini la spoliation généralisée des actifs qui détruit les forces vives de la nation.

A vous de vous engager !

Faraj Chemsi

L’hilarant « sérieux budgétaire » de Michel Sapin. par Nathalie MP

Par Nathalie MP dans Contrepoints. (https://leblogdenathaliemp.com/2017/02/01/le-serieux-budgetaire-selon-michel-sapin/ via @MPNathalie

L'hilarant "sérieux budgétaire" socialiste de Michel Sapin

On imagine sans peine l’ambiance de plomb qui doit régner au Parti socialiste depuis que les résultats des « primaires citoyennes » ont officialisé la déchirure sanglante entre son pôle frondeur triomphant avec Hamon et son pôle social-démocrate recalé avec Valls. Par bonheur, ce parti multi-facettes a la chance de compter dans ses rangs quelques amuseurs de haut vol. Sur ce point, ma partialité à l’égard de Jean-Christophe Cambadélis est connue, mais j’admets bien volontiers que le jovial Michel Sapin n’est pas dénué non plus de talent comique ! Quand il se met à vous débiter les chiffres des comptes publics en plissant ses petits yeux et en vous balançant goguenard : « Et il n’y a pas d’astuce ! », il est simplement irrésistible !

• À propos des comptes 2015, il vantait déjà « le sérieux budgétaire » qui avait présidé à l’obtention des « bons résultats » sur les dépenses publiques. Disons que, sans l’aide assez efficace de la baisse des taux d’intérêt et des prix du pétrole et du gaz — éléments qui d’après moi ne sont pas gérés à Bercy —, il fallait plutôt parler de hausse des dépenses. Une fois qu’on faisait abstraction de ces éléments exogènes, il était difficile de voir en quoi « la France se reprenait en main », selon les termes que lui et son compère Eckert employaient avec satisfaction à l’époque.

Le budget 2016 critiqué

À nouveau, la préparation du budget 2016 avait donné lieu à pas mal de critiques, notamment à propos des taux de croissance et d’inflation retenus, jugés trop élevés par la plupart des spécialistes. Alors que la croissance envisagée dans le budget 2015 était de 1,5 %, elle se situa finalement à 1,2 %. Pour 2016, le gouvernement persista à vouloir la fixer à 1,5 % malgré les mises en garde de la plupart des institutions économiques type OCDE ou FMI. De même, l’inflation observée à 0 % en 2015, prévue très faible par les observateurs, fut fixée à 1 % par le gouvernement, puis ramenée à 0,1 % en cours d’exécution.

Le budget 2016 souffrait aussi des déséquilibres inhérents à toutes les promesses financières lâchées par Hollande et Valls en début d’année, aux étudiants, aux agriculteurs, aux fonctionnaires etc… Dès février 2016, il fallut se mettre à chercher huit milliards d’économie à raboter un peu partout pour essayer de rester dans les clous d’un déficit public limité à 3,3 %.

Cet automne, l’élaboration du budget 2017 s’avéra encore plus acrobatique et provoqua rapidement des remarques acerbes de la part de Didier Migaud (PS), Président du Haut Conseil des Finances publiques. Selon cette instance censée veiller au réalisme budgétaire du gouvernement, le retour à un déficit public de 2,7 % était jugé « improbable », les prévisions de croissance à 1,5 % étaient « trop optimistes », les économies envisagées dans certaines dépenses de l’État étaient « irréalistes » et la petite magouille consistant à décaler les décaissements sur 2018, « fragilisaient la trajectoire des finances publiques à compter de 2018. »

Irréaliste Michel Sapin

Et bim ! Voilà qui était joliment balancé dans les gencives de Sapin, sans circonlocutions

adoucissantes inutiles ! Et probablement avec quelques bonnes raisons, car quelques semaines plus tard, les sénateurs refusaient d’examiner le budget 2017 tant ils le trouvaient « insincère », confirmant ainsi les premières impressions peu amènes de Didier Migaud et ses collègues :

« Nous allons marquer solennellement notre refus de nous livrer à cet exercice qui nous semble être une mascarade. »

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• Les comptes des années 2016 et 2017 semblaient donc plutôt mal partis. Et voilà qu’il y a quinze jours de cela, nos deux comiques de Bercy ont eu le plaisir de revenir sur le devant de la scène pour annoncer un déficit de l’État pour 2016 en amélioration par rapport à 2015. Il s’établirait à 69 milliards d’euros au lieu des 70 milliards prévus et serait en baisse de 1,5 milliard par rapport à 2015.

Petite précision technique : le déficit de l’État (ou déficit budgétaire) n’est pas le déficit public, il ne concerne que la (plus grosse) part « État central et ses agences » dans un ensemble à trois pattes qui comprend en outre les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale. Les données concernant la globalité des comptes publics 2016 seront divulguées fin mars 2017.

Comme d’habitude, la formule de satisfaction sur le « sérieux de la gestion budgétaire » du gouvernement nous est resservie par Sapin et Eckert au top de leur forme.

« Et il n’y a pas d’astuces ! »

s’est cru obligé de fanfaronner Michel Sapin pour bien montrer combien les remarques du Haut conseil des finances publiques témoignaient d’une inquiétude hors de propos. Notons quand même que chez nos voisins allemands, il n’est nullement question de déficit, mais d’un excédent budgétaire atteignant le magnifique montant de 6 milliards d’euros pour 2016 après 12 milliards en 2015.

Intraitable Didier Migaud

Et remarquons surtout que même ce petit mieux apparent dans nos comptes n’a pas eu l’heur de détendre Didier Migaud. Quelques jours après, le jeudi 19 janvier 2017, à l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour des comptes, l’intraitable magistrat décernait quelques coups de baguette bien sentis sur les doigts de nos deux vrais-faux bons élèves de Bercy.

Le déficit est un petit peu plus faible que prévu, certainement, mais comme 40 % de l’amélioration est du à la baisse des taux d’intérêt, il n’y a pas vraiment de quoi pavoiser. Comme en plus, on va plutôt vers une hausse, c’est un coup de pouce sur lequel il ne faudra plus compter à l’avenir. Un autre élément de baisse vient de l’allègement de la contribution de la France à l’Union européenne. Avec le Brexit, ce poste pourrait remonter également. Là encore, le « sérieux budgétaire » de la France n’est guère opérationnel. Conclusion de Messieurs les magistrats :

« Aux présentations flatteuses, (les magistrats de la Cour des comptes) préfèrent les évolutions effectives. Aux annonces improbables ou incertaines, ils préfèrent les engagements prudents et réalistes. Aux élixirs d’alchimiste, ils recommandent et continueront de recommander de substituer de vrais remèdes. »

De quel remède s’agirait-il ? Oh, comme c’est curieux ! Si l’on comprend bien, cette idée que tout doit pouvoir se résoudre par des dépenses en plus, des moyens en plus, sans s’occuper le moins du monde de réfléchir d’abord à ce qu’on va faire et comment on va le faire correctement et efficacement, ne serait pas forcément la meilleure façon de manifester le « sérieux budgétaire » de notre vrai-faux vertueux gouvernement :

« Le premier levier doit être une meilleure utilisation des moyens déjà engagés, et non l’engagement systématique de moyens nouveaux. »

• Tout ceci était bien long et pas spécialement fun. Si l’on ajoute au tableau des désolations que l’augmentation du chômage à fin décembre 2016 (voir tableau dans la colonne latérale de ce blog) a brisé tous les espoirs d’un retournement durable de la courbe, on s’imaginerait volontiers que notre Sapin frôle la dépression nerveuse, se couvre la tête de cendres, pleure à chaudes larmes, se frappe la poitrine et se tord de désespoir aux pieds de Hollande en lui disant : « François, c’est ma faute, c’est ma très grande faute, j’ai vraiment tout raté ! Ce quinquennat qu’on t’a volé, cette réélection triomphale qui t’échappe, c’est moi qui en suis le vil responsable ! »

Eh bien, pas du tout ! Rassurez-vous, mes amis, Michel Sapin va très bien, il n’a même pas la grippe, il est inoxydable. Son « sérieux budgétaire » et son enthousiasme légendaire pour son travail bien fait sont au plus haut !

Dans un petit communiqué diffusé hier 31 janvier 2017 par l’AFP, notre ministre de l’Économie et des finances, expert en haute voltige comptable, pardon en « sérieux budgétaire », nous a donné un aperçu supplémentaire de ses dons de très grand comique.

Avant d’arriver à la chute de cette aimable blague, rappelons-nous que le gouvernement avait prévu une croissance de 1,5 % pour 2016, rappelons-nous que tout le monde trouvait ce chiffre trop élevé, et rappelons-nous que c’est le niveau minimum de croissance à partir duquel notre économie peut espérer créer de vrais emplois marchands et donc faire baisser le chômage.

Annonce : selon les chiffres de l’INSEE, la croissance française fut de 1,1 % en 2016.

Commentaire parfaitement adapté de M. Michel Sapin :

« L’année 2016 aura ainsi confirmé la reprise amorcée en 2015 (…) Pour la deuxième année consécutive, l’activité économique aura été dynamique, permettant enfin de faire reculer le chômage tout en continuant à réduire (le) déficit public. »

Manifestement, la leçon de Didier Migaud n’a pas encore atteint les zones sensibles du cerveau de M. Sapin. « Mascarade », « élixirs d’alchimiste » et « annonces improbables » restent ses seules performances. Dans son esprit, le « sérieux budgétaire » est un concept essentiellement théâtral. Il n’existe que dans le discours des ministres lorsqu’ils présentent leurs résultats dans des communiqués ou à la télévision, mais jamais dans les actes gouvernementaux et donc jamais dans les chiffres qui rendent compte de ces actes. Il est temps que M. Sapin s’en aille.

Ce n’est cependant ni avec François Fillon, dont le « sérieux budgétaire » un peu spécial vient de se prendre un mur en béton, ni avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon qui prônent ouvertement la « débauche budgétaire », ni avec Emmanuel Macron qui a été formé par MM. Sapin et Hollande, ni avec Marine Le Pen qui doit absolument se montrer plus sociale et solidaire que Hamon et Mélenchon, que nous pourrons espérer trouver un chemin de rupture capable de mettre un terme à la lente descente aux enfers de nos comptes publics, symptôme ô combien révélateur du long déclassement de la France dans l’ordre de la prospérité, du dynamisme et de la croissance.

PARIS: ILS M’ONT TUER

Ville de Paris : une image très dégradée !

Publié le 15 janvier 2017 dans Transports

Par Aurélien Véron.

ville de paris

Une nouvelle salve d’interdictions de circuler promet de resserrer un peu plus l’étau sur la vie parisienne. Après le choc de la fermeture des voies sur berges, les quais seront à leur tour fermés aux voitures dans le centre, les 3ème et 4ème arrondissements seront intégralement piétonnisés et on roulera rue de Rivoli dans les deux sens.

Côté rive gauche, l’avenue du Général Leclerc devrait au contraire être convertie en sens unique pour casser l’axe de l’autoroute du sud. Cette transformation à marche forcée n’est pas anodine. Au fur et à mesure que la Maire érige une véritable muraille entre la capitale et sa banlieue, la vie intramuros s’étiole.

Ville de Paris : une qualité de vie qui se dégrade

Certes, des quartiers résistent. Les bars bondés – aux terrasses littéralement rackettées : +500% de taxes municipales en 5 ans –  ne manquent pas, mais les restaurants sont de moins en moins remplis et les commerces tirent la langue. Le tourisme plonge à cause de la dégradation générale de l’image de Paris. Quant aux habitants de banlieue, pourquoi viendraient-ils dans une ville qui ne veut pas d’eux ?

La qualité de vie recule rapidement pour les Parisiens eux-mêmes, piégés dans leur propre ville refermée sur elle-même. Car inversement, quitter Paris est le même enfer pour les Parisiens qui envisagent de passer un week-end à la campagne, de dîner chez des amis en banlieue ou d’aller à un simple vide grenier. Résultat, Paris se vide inexorablement, pressée par la main de fer dans un gant de fer d’Anne Hidalgo. Sans étude préalable ni débat. Presque 14 000 habitants de moins en 5 ans, l’équivalent d’une ville comme Fontainebleau. La tendance n’est pas près de s’inverser.

La Ville de Paris n’attire pas les expatriés

Autre conséquence, Paris est loin d’être une ville attirante dans une carrière d’expatrié. À la 21ème place au classement « Expat Explorer Survey », il apparaît nettement que la qualité de vie attendue – fantasmée, on l’a vu – ne suffit plus à compenser l’absence de liberté économique et la faiblesse des rémunérations après impôt aux yeux des cadres étrangers. Auxquelles il faut ajouter le sentiment de paralysie – justifié – et d’insalubrité grandissant.

Au moment où Londres – ville où le péage urbain, moins hypocrite que la politique du bouchon, a plutôt bien réussi – menace de se vider de ses banquiers au fort pouvoir d’achat, Paris a perdu l’essentiel de son pouvoir de séduction. La finance ira ailleurs, à Francfort peut-être.

Chasse aux voitures et au bruit

Mais de quelle qualité de vie parlons-nous ? La HLMisation ruineuse remplace peu à peu l’exode des classes moyennes. Pour habiter Paris, il faut être soit suffisamment aisé pour se payer un foncier exorbitant, soit suffisamment défavorisé pour accéder au logement social… ou alors être copain des élus parisiens aux quotas de logements discrétionnaires.

Le premier fléau de Paris, c’est sa mairie et son mauvais penchant : mener une lutte implacable contre tout ce qui anime la vie de ses « sujets ». La « nightlife » évoque Berlin, Barcelone ou Londres, plus du tout Paris où la guerre contre l’agitation nocturne et le bruit fait rage.

La ville de Paris est devenue sale

D’autant que la chasse aux automobilistes s’est accompagnée d’une aggravation des nuisances et de la saleté. La mairie de Paris – 2.2 millions d’habitants – a dû recruter 100 agents supplémentaires chargés du nettoyage des rues en 2016 alors qu’elle emploie déjà davantage d’agents que la Commission européenne à Bruxelles – 508 millions d’habitants. La propreté, c’est moins amusant que d’embaucher des Pierrots de la Nuit, intermittents chargés de

« passer le message d’un comportement plus attentif au voisinage dans la rue, en faisant prendre conscience que l’on ne peut créer une nuisance et s’en moquer : le silence n’est pas une répression mais une nouvelle forme de partage. »

Les 100 nouveaux agents habillés en vert ont donc rejoint l’armée des 4 900 éboueurs et 690 conducteurs de bennes.

Mais la seule chose dont se souviennent les Parisiens, ce sont les interminables semaines de grève des éboueurs… municipaux et de l’aide providentielle apportée par ceux du secteur privé qui, eux, n’ont pas hésité à travailler deux fois plus dur. La conséquence, en cette fin d’année, c’est une prolifération inquiétante des rats dans la capitale.

Certains jardins, déjà rares à Paris où on préfère bétonner la Place de la République que d’ajouter de la verdure, ont été fermés au public pour dératisation. Alléchant, non ?

À Paris, on n’a pas de péage, mais on a des bouchons !

Mais Paris fait d’abord la guerre aux voitures. Par principe. À côté de vastes espaces désespérément vides – fameux couloirs – entre deux passages de bus ou de tram (quand ils passent, c’est-à-dire pas en soirée, ni le dimanche et autres jours de grève), les bouchons prennent de la bouteille. Jour et nuit, même sur les axes qui n’avaient jamais connu d’embouteillage, la mairie a réussi à instaurer le bouchon permanent.

Certes, d’autres grandes villes ont choisi cette voie de centres débarrassés de l’automobile. Pas toujours avec un profil d’activité aussi intense, ni toujours avec succès. Mais aucune ne subit un monopole de transports en commun aussi insuffisant que délabré.

Aucune n’use non plus de moyens aussi cyniquement pervers que Paris. Cynisme aux résultats peu reluisants : la part des transports en commun dans les déplacements franciliens n’a quasiment pas bougé en 20 ans. Malgré une baisse de 30% du nombre de voitures, la circulation s’est terriblement dégradée.

Les motos ont remplacé les voitures, le temps moyen perdu dans les transports a augmenté avec les bouchons (plus polluants qu’une circulation fluide) au prix d’une forte dégradation du quotidien des Parisiens – ne parlons même pas des banlieusards qui se savent dorénavant persona non grata – et d’un stress général peut-être plus nocif encore que les microparticules que les bouchons n’ont pas contribué à réduire.

Paris, ville pour les riches

La voiture est devenue un bien de luxe à Paris. Coût du parking, des PV inéluctables – les seuls PV de stationnement passeront à 50 euros dans les 11 premiers arrondissements de Paris, 35 euros dans les autres -, de l’assurance surgonflée, des accrochages incontournables, de l’exclusion des voitures pas assez récentes, tout est fait pour exclure les moins aisés du public pouvant encore rouler à Paris. C’est un choix politique qui a préféré jouer le harcèlement et la guerre d’usure que d’instaurer un péage plus honnête dans son côté exclusif.

Paris est devenue une ville profondément divisée. Pour gâcher une soirée, il fallait parler politique ou religion. Dorénavant, le sujet le plus redoutablement efficace pour transformer un dîner en ring de catch, c’est la voiture. La moitié de la tablée va accuser les conducteurs de tous les maux, l’autre moitié hurler qu’elle ne peut plus supporter cette quasi interdiction de la voiture. La liberté de se déplacer contre celle de respirer un air propre. Nous n’avons pour finir ni l’un, ni l’autre. Quel succès !

La Ville de Paris a pourtant des atouts

Et pourtant ! Malgré tous ces handicaps, Paris reste la plus belle ville du monde. En Asie, ce n’est pas la ville-caserne de Singapour ou la mégapole hyper polluée de Hong Kong qui font de l’ombre à Paris. New York et ses névrosés nourris au boulgour sans gluten et aux fruits sans saveur a perdu son charme transgressif, tout y est dorénavant formaté dans cette immense galerie marchande aux marques standardisées. En Europe, aucune ville n’est parvenue à cumuler les atouts de Paris. Tant que l’esprit parisien ne sera pas complètement éteint, nous entretiendrons – même malgré nous – cette flamme créative, transgressive, bigarrée, épicurienne.

Malgré tous les efforts infantilisants, moralisateurs et répressifs de la mairie socialiste, Paris reste la ville des plaisirs – le dernier sondage Ifop sur la vie sexuelle des Parisiens va dans ce sens -, de la contestation – même si elle confine parfois à l’absurde -, de la création – comment survivre à Paris sans imagination ? -, de l’esprit. Saint-Germain des Prés s’est-elle transformée en galerie marchande parallèlement à l’appauvrissement de la pensée des intellectuels de la rive gauche ?

De nombreux quartiers ont pris la relève rive droite comme rive gauche, et ce de plus en plus à l’est, ils débordent même de Paris sur la petite couronne qui prend fièrement le relais, sur l’Ile-de-France et, qui sait, peut-être un jour jusqu’au Havre comme l’annonçait Antoine Rufnacht en évoquant le Grand Paris ? Paris grandit malgré le périph, malgré l’interdiction larvée de la voiture et tous les efforts de bloquer l’accès de la ville aux non-Parisiens.

Paris reste une fabuleuse cité rayonnante de vitalité. C’est peut-être parce que nous sommes nombreux à râler en constatant l’ampleur des dégâts que nous causent nos élus et nos administrations publiques pléthoriques que nous continuons à faire battre – en chœur – le cœur de Paris. Ce n’est pas l’effondrement du tourisme qui nous arrêtera de vivre librement et d’envoyer paître les pouvoirs publics qui ont perdu de leur légitimité à nos yeux. N’oublions pas que toutes les révolutions sont parties de Paris. Et peut-être aussi la prochaine.

2017, année de la révolte pour les indépendants ? Par Éric Verhaeghe.

Publié le 1 janvier 2017 dans Travail & emploi et Contrepoint.

Par Éric Verhaeghe.

indépendants

Pour tous les indépendants, la situation économique et sociale devient explosive : bouleversements liés à la révolution numérique, baisse tendancielle du chiffre d’affaires pour ceux qui passent à côté, carcans réglementaires multiples pour ceux qui y participent, prolifération de normes toxiques qui favorisent les grands groupes capitalistiques au détriment des petits acteurs.

Dans ce contexte, quelques combats majeurs pourraient donner lieu à l’émergence d’une révolte d’autant plus aiguë ou intense que la présidentielle apporte peu de perspectives sur ce sujet.

Le RSI, cette plaie pour les indépendants

Première révolte imminente : le rejet du RSI. Malgré les dénis officiels, le Régime social des indépendants est mal en point et son absorption programmée par le régime général n’arrange rien à l’affaire. Le RSI existe depuis plus de 10 ans et les dysfonctionnements insupportables de cette usine à gaz s’ajoutent à sa malfaçon initiale. Comment imaginer qu’un système de protection inspiré de la Sécurité sociale pour les salariés puisse satisfaire les indépendants ?

Pour les indépendants, la mise en concurrence libre du RSI paraît un objectif atteignable…

Le prélèvement à la source, une nouvelle bombe à retardement

Avec sa validation par le Conseil Constitutionnel, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu des personnes physiques constitue une nouvelle bombe à retardement pour les indépendants, et plus particulièrement pour ceux qui commettent la folie de recruter des collaborateurs. Dans la pratique, les employeurs devront se substituer aux agents des impôts pour appliquer et interpréter une réglementation fiscale qui n’a fait l’objet d’aucune simplification préalable pour faciliter sa mise en place.

Les erreurs d’application seront sanctionnées par de lourdes pénalités, prises sur les fonds de l’entreprise… En contrepartie de cette externalisation des missions de l’administration, Bercy n’annonce aucune suppression d’emplois.

La DSN, une opération de propagande bien menée

Officiellement, la déclaration sociale nominative est une oeuvre de simplification dans la vie des entreprises, puisqu’elle consiste à centraliser sur un flux informatique mensuel unique les différentes déclarations préexistantes. Dans la pratique, la mise en oeuvre se fait sans pilotage en temps réel. Derrière les communiqués triomphalistes, se profilent des ratages dont personne ne parle encore, mais qui ne tarderont pas à faire scandale. Pour les petites et moyennes entreprises, le passage à la DSN pourrait se révéler redoutable.

La pénibilité encouragée ?

Prélèvement à la source et DSN ne sont que les faces nouvelles de l’iceberg. Pendant ce temps, les affaires… et le poison continuent. On ne présente plus celui de la pénibilité, qui vampirise les entrepreneurs pour un résultat totalement contraire à l’intérêt des salariés. Rappelons qu’en 2011, la France a été championne européenne des accidents du travail mortels juste après la Roumanie, et qu’en 2012, elle l’a été juste après le Portugal pour les accidents non mortels.

En permettant aux salariés exposés à des travaux pénibles de partir plus tôt à la retraite, la France met en place un système qui encourage la pénibilité au lieu de la prévenir (comme les autres pays européens l’ont fait).

Les indépendants bientôt en révolte ?

Pour les indépendants, le quinquennat Hollande ne se conclut pas seulement par une déroute totale du fait de la pression fiscale exponentielle. Les cinq ans qui viennent de s’écouler se sont aussi traduits par un alourdissement colossal de la réglementation et des contraintes dont on ne mesurera l’effet qu’avec le temps.

La généralisation du tiers payant pour les médecins constitue probablement l’une des innovations les plus caricaturales de cette période, puisqu’elle transforme peu à peu les professions libérales en banquiers des assurés sociaux.

La révolte des indépendants devrait, en 2017, s’atteler à cette tâche vitale qui est l’inversion de la courbe bureaucratique : moins de règles, dématérialisation des actes administratifs et gains de productivité dans le service public sont vitaux pour que les indépendants arrêtent de consacrer une part grandissante de leur temps à répondre à des questions sans fin de l’administration. Et pendant tout ce temps où le chef d’entreprise n’est pas à ses affaires, son résultat souffre.

Que peuvent faire les indépendants ?

Pour parvenir à leurs fins, les indépendants pourraient conclure une alliance tactique spontanée et, partout où ils le peuvent, se rassembler dans des collectifs dont le mot d’ordre est celui de l’inversion de la courbe bureaucratique. Il faut arrêter de compter sur les autres pour y parvenir, et il faut prendre son propre destin en main.

Cette révolte citoyenne est désormais vitale. C’est la seule arme utile pour forcer les politiques à prendre conscience de l’urgence, à les conduire aux mesures de salut public qui rétabliront l’initiative privée en France. Sans cela, les élus continueront à se laisser porter par la facilité en laissant les fonctionnaires gouverner le pays à leur place.