Ce que l’on a le droit de dire, ce que l’on n’a pas le droit de dire.

On ne peut pas tout dire;

On n’a pas le droit de dire :

– Que c’est le bordel dans les hôpitaux, que ça marche mieux dans les cliniques.

– Que ceux qui ont encaissé les cotisations des retraites, qui ne peuvent plus verser les dites retraites, sont des escrocs.

– Que pour travailler à la SNCF il faut d’abord s’inscrire à un parti de gauche, ou encore plus à gauche, que c’est pareil dans d’autres entreprises d’Etat.

– Que la presse est partisane, qu’elle est un relais constant de la pensée unique, un outil de propagande.

– Que la laïcité est devenue une religion.

– Que la propriété privée a totalement disparu.

– Que notre environnement immédiat (maison) ou plus large (urbanisme) nous est imposé, qu’il est uniforme et décidé par des élus qui n’y comprennent rien, assistés de professionnels corrompus et soumis.

– Que les guichetiers qui centralisent nos sous ont remplacé nos anciens banquiers privés, qu’ils envoient nos sous à une bande réduite de copains qui jouent avec au casino mondial, où ils perdent.

– Que nous votons pour des produits publicitaires qui nous sont concoctés par des agences de publicité. Que ces produits, qui ont l’apparence d’êtres humains n’en sont pas. Qu’aussitôt élues, ces « réclames » à apparence humaine, signent tout ce que « Bercystasi » leur demande de signer.

– Qu’y en a marre de cette culture merdique produite, en quantité industrielle et à nos frais, par une bande de faux artistes qu’on appelle les « intermittents du spectacle ». Incluse en cela la débauche de festivals d’été tous plus nuls les uns que les autres.

– Que la route est un piège où les cons ont cru prendre le pouvoir, alors qu’ils ne font que passer à la caisse pour se déplacer dans des conditions proches de la paralysie.

– Que le dernier espace de liberté, la mer, rattrape les interdits de la route à l’aide d’une règlementation florissante et liberticide.

– Qu’internet, qui a su s’affranchir de l’espace pour naviguer sur la « toile », a de grandes chances de se voir interdire à terme par nos fous du pouvoir et réservé exclusivement à leurs fantassins.

– Que les protecteurs qui nous vendent de la sécurité illusoire (nous mourrons tous) sont des escrocs, pas plus brillants que les protecteurs des filles de joie.

– Que la justice est devenue une formidable machine à fabriquer de l’injustice. Qu’elle est partisane et noyautée par la pensée unique, qu’elle ne respecte que les diversités qui sont autorisées et massacre allègrement les autres.

– Que l’association de quelques grands groupes et du pouvoir politique nous tient en laisse, ne nous accorde aucun espace de liberté. Que l’économie est entre leurs mains, que nous sommes devenus des esclaves privés du droit élémentaire de créer, de travailler librement, d’exister en dehors d’eux.

– Que la cupidité des profiteurs, la lâcheté de nos élus et le cynisme de notre administration nous entrainent inexorablement vers une guerre civile, dont l’explosion sera dramatique, bien au-delà de ce qui peut être imaginé.

– Qu’en tout cela le mensonge et la corruption règnent en maîtres.

On doit dire:

– Nous avons un système de santé que le monde entier nous envie.

– Notre système de retraite est équitable, le plus juste du monde.

– Heureusement qu’il y a de grandes entreprises nationalisées qui nous mettent à l’abri de la concurrence, où d’admirables fonctionnaires se sacrifient pour le service public.

– Notre presse, dont la diversité est exceptionnelle, nous garantit une information objective et intelligente. Il est dommage que l’achat du journal quotidien ne soit pas obligatoire.

– Le gros avantage de la laïcité, c’est qu’elle remplace toutes les religions. La religion est un espace de liberté personnel, que chacun doit évidemment soigneusement dissimuler, tellement il est personnel.

– La propriété privée est une notion dépassée. Son usage doit être limité à l’opinion des voisins. L’occupant doit avoir autant (sinon plus) de droits que le propriétaire. Le propriétaire doit faire don de sa propriété, quand ceux qui représentent la collectivité la désire.

– Comment peut-on imaginer une croissance infinie dans un monde fini ? Disent les écolos pas finis.

– Même plus besoin de guichetiers. Quelle facilité de se mettre face à un mur, comme pour pisser, et de pouvoir extirper d’une machine juste ce que la banque vous autorise comme argent de poche. C’est bien suffisant. Si tous confiaient la gestion totale de leur compte à la banque, il y aurait moins de faillites personnelles. C’est la beauté de la banque de réguler les finances de tous les individus et d’en informer le fisc.

– Nous devons protéger notre culture, dont la qualité extrême n’est pas comprise du reste de la planète, mais ce sont des brutes, il faut leur pardonner.

– Nous avons les élus les plus zélés du monde. D’ailleurs, nous allons en avoir davantage. Certains qui cumulaient plusieurs postes ne le pourront plus, donc il y aura encore plus d’élus. Le prix ? Ce n’est pas le problème, pas d’histoire d’argent entre gens de qualité.

– La liberté sur internet ? Pour ce que ces « pécos » y disent, franchement on se demande à quoi elle sert.

– La route et la mer sont deux espaces où les fous doivent être encadrés. D’ailleurs, l’automobile doit être remplacée par les transports en commun, dont les utilisateurs n’ignorent pas les nombreux avantages.

– La sécurité est la clef de tout. Elle permet de vivre mieux et plus longtemps. N’est-ce pas cela le bonheur ? Il doit être imposé à tous. La prise de risque est signe d’ambition, de cupidité, d’égoïsme.

– Nos magistrats sont des saints, qui travaillent dans la plus grande abnégation, au service de justiciables qui ne savent même pas les remercier.

– Tout ce que dit le journal est vrai. Nos élus sont admirables, leur compassion inégalable.

– L’économie? Laissons cela aux groupes spécialisés, ainsi la corruption qui va avec épargnera le reste de la population.

Et la démocratie dans tout ça ?

N’était-ce pas le droit de penser et d’agir librement. L’opposée de la pensée unique, l’enrichissement par la diversité. Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé ? Comme dit le toubib dans les bijoux de La Castafiore

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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