Cette corruption qui nous envahit

Hollande est un gentil en apparence, mais un dur en cachette, dixit son pote Michel sapin. Le type même de faux-cul extrêmement dangereux.

Mélenchon prétend à la justice fiscale : ils étaient 100.000 dit-il, les flics annoncent 7.000, comment de tels mensonges peuvent-ils être colportés ?

Où que l’on se tourne, ce ne sont que mensonges. Mais, des mensonges intéressés, voulus, calculés, donc, au final, une corruption intellectuelle et morale, qui, comme le lierre, envahit l’arbre social, l’étouffe et le tue.

J’ai aimé passionnément rire. La dimension ludique de la vie a été mon moteur, mais soudain je n’ai plus envie de rire, l’angoisse m’étreint. Ne voient-ils pas qu’ils dressent les hommes les uns contre les autres ? Que la violence se rapproche, que leurs mensonges génèrent une situation qu’ils seront incapables de maîtriser ? Que la guerre civile est pour demain ? Non, ils ne le voient pas.

Ils ne le voient pas, parce que ce ne sont pas eux les responsables, ils ne sont que la résultante d’un système pervers, d’un sophisme pour lequel ils sont prêts à en découdre, à se battre, connement comme d’habitude.

Ce sophisme : c’est l’impôt progressif.

Cette idée, qui consiste à dire que l’impôt doit être progressif, en fonction des revenus de chacun, a la couleur de la justice fiscale, le goût de la justice fiscale, mais ce n’est pas la justice fiscale.

Ce sophisme : c’est le socle de la corruption.

Car c’est ainsi que les hommes politiques achètent les voix majoritaires, en les dispensant de payer l’impôt.Cette corruption initiale sert de point d’appui à la pyramide de corruption qui s’épanouit à partir de cette faute originelle.

Soyons pratiques

L’impôt a pour but de financer un besoin commun, nécessaire et utile à tous, qui ne peut pas être assuré individuellement. Il est donc légitime que tous paient leur participation à cette dépense d’un égal pourcentage, puisqu’ils en profitent également. Si tous paient 20% de leurs gains, ceux qui gagnent beaucoup paieront 20% de ce beaucoup. Rien que de très normal.

La limite de l’intervention de l’Etat sera déterminée par tous, puisque tous paieront et se sentiront donc concernés. Pas de problème pour la police, l’armée, la justice dont nous avons tous également besoin.

Où les choses se compliquent, c’est lorsque l’Etat s’engage dans des services à la personne, qui, de ce fait, ne sont plus utiles à tous mais uniquement destinés aux plus faibles. La chose est louable, il n’y a pas de raison, dans une société organisée et abondante, de laisser le faible sur le chemin.

Malheureusement, l’impôt progressif ne permet pas d’atteindre ce but, cela est journellement démontré. En taxant plus fortement les riches, on ne taxe pas uniquement « l’argent consommation », mais aussi aveuglément « l’argent investissement » dont ils sont naturellement les détenteurs, ce qui appauvrit dramatiquement la communauté. En réalité, l’impôt progressif ne sert qu’à acheter des voix et à exacerber les jalousies morbides qui existent dans toute société. Or, l’impôt progressif est une croyance absolue, pour laquelle certains sont prêts à en découdre grave.

La solution

Elle se situe dans l’exact inverse de l’impôt progressif. S’agissant de services à la personne, par exemple : soins, école, retraite, chômage, aides diverses, il suffit qu’ils soient gratuits jusqu’à un certain seuil de revenus, puis payants ensuite.

Ainsi le riche paiera l’école de ses enfants, sa retraite, ses soins, il le fera dans le cadre de la libre concurrence que lui offriront des prestataires publics ou privés. Le riche est habitué à s’assumer, il le fera naturellement.

Le faible sera pris en charge, sans servir d’otage pour des prélèvements abusifs sur le riche dont il ne voit jamais la couleur.

Cette solution, toute simple, change complètement la donne.

La population sera attentive à la dépense publique puisque concernée. L’Etat, lorsqu’il s’engagera dans des prestations à la personne aura tout intérêt à aller au delà de sa clientèle captive des faibles, à récupérer celle des riches qui paieront la qualité de ses prestations.

Réfléchir à cette solution, en pensant par exemple à l’école, permet de se rendre compte qu’elle serait de nature à éradiquer la corruption originelle, ce mensonge politique qui nous fait tant de mal. Qui est devenu si commun qu’il parait naturel et entraine avec lui une corruption généralisée, inodore, incolore et sans saveur, au point que nous ne pouvons même plus la détecter. Tel le dioxyde de carbone, elle nous détruit, sans même que nous la ressentions.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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