Conversation libre avec le Président du Cercle Frédéric Bastiat (vidéo)

Bonjour,

Aujourd’hui, je vous propose une conversation libre avec Patrick de Casanove, le Président du Cercle Frédéric Bastiat.

Evidemment, il est question de libéralisme.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 réflexions au sujet de « Conversation libre avec le Président du Cercle Frédéric Bastiat (vidéo) »

  1. Rappel=« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes, qui vit au sein de la société , ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie . « Frédéric BASTIAT

  2. Avec sa parabole des marchands de chandelle, Bastiat montre bien que le recours au pouvoir du gouvernement tente tout le monde.

    Sa pétition au Parlement français de la part des fabricants de chandelles, qui demandent à être protégés « de la compétition ruineuse d’un rival étranger », qui leur livre une « concurrence déloyale en fournissant sa lumière à des prix trop bas » (ce fournisseur est le Soleil).

    Cette pétition s’achève par la demande d’une « loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, […] par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons. »

    C’est le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique. C’est une perversion du capitalisme de laissez-faire ou de libre marché.

    Bastiat a montré que lorsque le gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

    C’est aussi ce que décrit très bien Ayn Rand dans La Grève, son roman-culte. C’est ainsi que James Taggart (le frère de Dagny la battante) utilise ses amitiés politiques pour influencer l’Alliance nationale des chemins de fer et faire passer des lois à son avantage.

    Le capitalisme n’est pas nécessairement libéral.

  3. Le message de F. BASTIAT est-il (en plus court) le précurseur du message bien plus complet de celui de AYN RAND ?

    Dans les deux cas, le capitalisme de connivence ou de copinage entrepreneurial est dénoncé mais le message de AYN RAND est-il plus et mieux élaboré que celui de BASTIAT ? Je pose la question.

    1. Bonjour,
      Le sujet est le même, le libéralisme, la méthode et les moyens très différents.
      Bastiat a une approche intellectuelle, disons scientifique, plus portée sur le futur des politiques, à une époque ou le collectivisme, tel que nous le connaissons, n’existe pas encore.
      Ayn Rand, de ce que j’en connais, emploie le roman pour une approche plus affective, plus réaliste, basée sur des souffrances personnelles vécues en Russie collectiviste.
      Les deux sont à lire, évidemment.

      1. Je suis justement en train de relire le roman de Ayn Rand, « Atlas Shrugged » (Sur les épaules d’ATLAS paru récemment en français sous le titre « La grève »). Ce n’est pas la grève des travailleurs mais celle des entrepreneurs. Le livre la grève est souvent présentée comme une hymne au capitalisme, et ce n’est pas faux, mais ce n’est pas une hymne à n’importe quel capitalisme.

        L’ouvrage écrit par une russe qui a quitté l’Union Soviétique en 1924, évoque une Amérique en perdition dans un système dont l’économie, de plus en plus contrôlée, s’effondre progressivement, est centré sur les efforts de deux héros, une femme Dagny Taggart et un homme Hank Rearden. Taggart dirige une ligne de chemin de fer. Elle en est l’héritière mais la dirige avec dynamisme et réussit à la maintenir à flot malgré un environnement de plus en plus difficiles. Rearden est un entrepreneur qui a mis au point un alliage métallique très performant.

        Incapables d’être à sa hauteur, ses concurrents complotent avec le gouvernement pour promulguer une loi obligeant l’entrepreneur à partager le métal avec eux. Les démêlés de Rearden avec ces concurrents qui dévoient le gouvernement pour défendre leurs intérêts privés remplissent des dizaines de pages du roman.

        Et au fond c’est l’un des messages principaux de Ayn Rand: pour elle, le capitalisme et plus généralement la libre entreprise sont un moyen pour la créativité humaine de s’exprimer; elle insiste sur la force de l’individu en tant que créateur et montre comment l’individu contribue à la société dans son ensemble.

        Mais face à ce capitalisme entrepreneurial, il existe également un capitalisme de copinage qui s’intéresse beaucoup plus à un partage inégal du gâteau qu’à la création de celui-ci, et qu’elle dénonce avec véhémence. Dans un système de copinage, il n’existe plus de système objectif pour établir les lois. Au contraire, les lois deviennent subjectives car elle sont écrites par ceux qui sont connectés au gouvernement.

        On dirait presque DONALD TRUMP mais le roman est écrit en 1954.

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