Crise conjoncturelle ou crise structurelle ? Là est la question.

Dans l’hypothèse d’une crise conjoncturelle, Hollande a raison, il suffit d’attendre que les choses rentrent dans l’ordre. Point n’est besoin d’imagination, de décisions difficiles, de rupture, nous pouvons dormir en paix, le temps joue pour nous.

Dans l’hypothèse d’une crise structurelle, la situation est différente. Les mutations à venir sont inconnues, les avis sont si divergents qu’il n’est pas exclu que ces mutations ne puissent pas se mettre en place sans violence.

Peut-on être objectif, d’abord dans l’analyse de la situation, puis dans la proposition de solutions simples ? Rien n’est moins sûr, mais on peut toujours essayer.

Analyse de la situation

Pour le monde occidental, la chute du mur de Berlin n’a pas été la victoire du libéralisme économique, mais au contraire la diffusion du collectivisme, de la planification.

Jusqu’alors enfermée entre les serres du monde communiste, la planification socialiste s’est trouvée d’un seul coup libre de se répandre dans notre monde occidental. C’est ainsi qu’en un peu plus de 20 ans elle a conquis notre société, du fait de la disparition du contre modèle qu’était l’URSS.

Le socialisme a dans ses gènes, avant toute chose, la planification. Son souhait de lisser les injustices apparentes de la vie, implique la planification. Depuis déjà plusieurs siècles, nul n’ignore que cette ambition excusable conduit à l’échec, indubitablement.

Le socialisme, sous différentes appellations, s’est emparé de la société occidentale à plusieurs reprises depuis la chute de l’empire Romain, dont il est en partie responsable.

Plus prés de nous et en ce qui concerne la France, il s’impose à partir de 1968. Son apparence politique, ses différentes dénominations, « droite » ou « gauche », ne changent rien à la réalité de son omniprésence depuis plus de 40 ans dans l’organisation de notre société.

Dans ces conditions, le point le plus troublant est l’alliance objective, mais incestueuse, du socialisme et du capital. La planification demande des moyens lourds, ce que n’a pas compris l’URSS, ce qu’a compris la Chine.

Planification socialiste et capital s’entendent comme larrons en foire. L’une tente de gérer une égalité théorique, pendant que l’autre lui apporte les finances mais exige en échange des monopoles qui neutralisent la concurrence.

Cette alliance est visible et tout serait simple si le socialisme se résumait à un échec économique. Mais ce n’est pas le cas. Le socialisme a aussi des réussites qu’il serait tout à fait erroné de refuser de voir.

Alors que l’économie s’occupe de l’autre par intérêt, le socialisme s’en occupe par compassion. Au départ, la différence est énorme. A l’arrivée, l’échec économique incontournable de la planification socialiste renverse la situation (L’individu est plus facilement abandonné dans une société basée sur le socialisme, où il devient un poids, que dans une société soucieuse d’économie, où il est l’indispensable client).

Mais, à l’arrivée, c’est trop tard, le mal est fait. Conclusion, avant le gouffre, le socialisme est séduisant.

La solution simple

C’est d’arrêter le socialisme avant le gouffre. Prendre le bon et éviter le pire.

Oui, mais comment faire ? Je ne sais pas, mais je suis sûr qu’il est indispensable que les socialistes inversent l’ordre de leurs priorités.

Je veux dire par là qu’il faut que les socialistes mettent en première ligne l’économie et ce qui va avec : la propriété privée, la liberté, la concurrence.

Pourront-ils alors rester socialistes ? Figurez-vous que je crois cela possible.

L’acte économique n’est pas porteur d’injustice, pas plus que l’accumulation de capital, l’ensemble se régule seul. Ce qui peut poser problème c’est la morale d’une société, ou son absence de morale.

Les socialistes, la plupart du temps laïques, me paraissent capables de préserver la morale, d’être un repère. Ils ont su exploser la censure, libérer les esprits. Ils croient à l’idée d’égalité des chances. Ils sont les amis des arts et de la création. Ils aiment la justice.

Alors ma solution simple est la suivante : il faut décréter la séparation de l’économie et du socialisme, plus largement, la séparation de l’économie et de la politique, rendre sa liberté pleine et entière à l’économie. Mais il faut parallèlement donner une âme, une morale à la société, cela pourrait revenir au socialisme, pourquoi pas ?

Il est des évidences qu’il est bon de répéter inlassablement.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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