DEPARDIEU – AYRAULT

Deux hommes du même âge, à deux ans près. Même départ dans la vie, ils sont tous deux issus d’une famille modeste. C’est leur seul point commun, au reste tout les oppose.

Le premier est un cancre, primo-délinquant, intelligent, qui s’imposera par sa seule intelligence.

Le second est un bon élève, obéissant, discipliné, qui parvient au sommet par cooptation, on ignore la portée de son intelligence.

Ils sont les symboles de notre société, ils sont emblématiques, voir caricaturaux, de la situation actuelle.

Ayrault n’a pour ainsi dire jamais travaillé. Bon élève, il s’est glissé facilement dans le moule de l’éducation nationale. Il est probable qu’il ne doute pas, qu’il a depuis toujours, et encore aujourd’hui, des certitudes (c’est ce qui peut arriver de pire). Un peu de professorat à mi-temps en début de carrière, puis l’autoroute de la politique. Un contact qui doit plaire le fait très rapidement élire. Voilà un homme qui depuis fort longtemps roule en voiture de fonction avec chauffeur, est entouré d’une multitude de collaborateurs serviles, dépense l’argent public à haute dose, comme les autres. Il est succulent de le voir donner des leçons de civisme pour contrer une crise de la dépense publique qui lui doit certainement beaucoup. Chaque document signé par Ayrault doit, depuis fort longtemps, nous coûter de l’argent public en grande quantité, c’est ce qui le fait élire. Bref, il est l’archétype de la réussite par la fonction publique.

Depardieu a toujours travaillé. De petits boulots à la limite de la légalité, en petits rôles, il a su s’engager suffisamment pour devenir ce qu’il est. J’ai eu l’occasion de déjeuner face à lui dans les années 1980, je peux témoigner de son intelligence, de ses doutes, de sa quête d’homme. Aujourd’hui, chaque fois qu’il pose sa signature au bas d’un document, il s’en suit une opération économique, peut-être plus ou moins fructueuse pour lui, mais dans tous les cas génératrice d’emplois, de taxes et de revenus pour la société. Nous ne sommes pas dans le même monde qu’Ayrault.

Nous avons donc d’un côté la dépense illimitée, inconsidérée et de l’autre la richesse acquise par le travail, le service, l’intelligence, qui participe à l’épanouissement économique du pays.

Ce sont les « Depardieu » qui ont enrichi la France, ce sont les « Ayrault » qui l’ont amenée au bord du gouffre et, sous peu, dans le gouffre.

Le conflit devait arriver, il arrive par ces deux champions, il gagnera toute la société.

Ce qui me fascine, c’est l’impossibilité de regarder objectivement la situation, c’est le fossé qui s’est créé, infranchissable.

Filippetti s’en mêle. Elle rameute tous ceux qui pensent du mal de la fortune, tous les jaloux, tous les profiteurs, elle met en avant le fait que la fortune de Depardieu devrait beaucoup aux subventions qu’elle et ses copains politiques donnent abondamment au Cinéma et à la culture en général. Elle est indécente.

D’abord, elle n’a pas à se gargariser de ces subventions, ce n’est pas son argent qu’elle distribue, mais le nôtre et sans notre accord. Et puis a-t-elle assisté à ces films ou pièces subventionnées, soi-disant destinées à l’élite, que personne ne peut voir sans s’emmerder prodigieusement ? Connait-elle les dégâts faits aux théâtres privés par ceux qui sont subventionnés ? A l’économie du cinéma par ces mêmes subventions ? Connait-elle ce milieu, connait-elle la mentalité de cette bande d’assistés, incompétents et prétentieux comme des poux ? Il faudrait que Filippetti sorte autrement qu’entourée de sa cour et voit la vraie vie du monde du spectacle.

Le drame dans l’aventure France, c’est l’adaptabilité extraordinaire de l’homme qui lui permet de vivre en URSS, à Cuba ou en Corée du Nord sans prendre conscience de ce dont il est victime.

On lui a tellement dit, depuis des millénaires, qu’il n’a le droit à rien et certainement pas à jouir de la vie. Qu’il bosse, qu’il mange, qu’il baise pour procréer et qu’il se taise, rien de plus.

Alors quand, parmi eux, il en est un qui comprend que tout est possible, qu’il suffit d’y croire et de s’en donner la peine, il devient un danger public. Si en plus il se sent libre, il doit être exécuté.

Depardieu sera exécuté. C’est triste.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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