Etre libéral, est-ce un péché ?

Cette époque est formidable. La majorité des contacts relationnels ou professionnels est suivie, ou précédée, d’un petit tour sur le net.

Facebook ou tout simplement Google renseignent votre interlocuteur sur vos engagements philosophiques et humains.

Si, comme moi, vous avez exposé sincèrement votre appartenance à la pensée libérale et par conséquence votre opposition à la planification et à son cortège d’impôts concoctés par Bercy, attendez-vous à de drôles de réactions de la part des tenants de l’orthodoxie socialiste, c’est à dire de la croyance populaire majoritaire à gauche comme à droite.

Passons sur les contacts avec les forces de l’ordre, la justice ou l’administration en règle générale. Ceux-là mettront immédiatement en avant vos engagements comme étant un signe évident pour eux d’un dérangement psychotique particulièrement dangereux pour la bonne marche du pays. Ils réclameront votre mise au pas et en profiteront pour laver leurs turpitudes sur votre dos.

Mais, le plus troublant ce sont tous les autres.

Récemment j’ai été amené a contracté avec un individu lambda. Le contact initial fut sympathique, sans problème particulier. Puis l’exécution du contrat fut un déchaînement de haine et de mauvaise foi inexplicables.

J’en étais tout retourné, quand me vint l’idée, qui ne m’est pas habituelle, de taper sur Google le nom de cette personne. Je suis tombé sur un professionnel de la mouvance « administrato-socialo-sanitaire ».

Une de ces personnes qui s’épanouissent dans le top niveau du dogme collectiviste. Je veux parler de cet espace hautement attaché à la compassion qui prétend justifier de ce fait d’une absolue nécessité à puiser sans fin dans nos caisses personnelles pour se multiplier et s’épanouir au plus grand profit de ses acteurs.

Je représentais sans doute pour cet homme le diable. Le mal absolu susceptible de perturber la marche en avant paradisiaque de sa ferveur, de sa suffisance, de sa mission « divino- socialiste ».

L’homme était en charge de l’intégration dans le monde du travail des accidentés cérébraux, physiques ou psychologiques. Vous imaginez le sacerdoce, par rapport à l’odieux homme d’affaires que je suis.

Mais alors, à partir d’un tel différentiel moral, pourquoi aller jusqu’à exprimer tant de haine, pourquoi ne pas rester au stade du mépris ?

Parce que, comme le disait Bastiat : « Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. »

La compassion, réelle ou simulée, dont notre homme fait métier, est à la fois spectaculaire et limitée. Spectaculaire parce qu’abondamment relayée par la presse. Limitée parce qu’évidemment très loin de pouvoir prendre en charge la foultitude des accidentés cérébraux.

La conséquence, « ce que l’on ne voit pas », est la suivante : puisqu’à grands renforts de publicité la collectivité à la prétention de remplir cette mission, chacun pour sa part en est libéré.

C’est ainsi qu’égoïsme et cynisme peuvent croitre et prospérer en toute tranquillité. Que ceux qui « pètent le feu » n’ont pas à s’inquiéter pour ceux qui ont un passage cérébral difficile (genre déprime) puisque notre homme et son organisation sont là.

C’est la négation de nos responsabilités personnelles envers les autres, la négation de la grandeur de l’homme :

 -« Va égoïstement homme socialiste, l’Etat fait payer les riches et les forts pour s’occuper des faibles ».

Sauf que…. c’est un peu le bordel. Cette merveilleuse organisation part en vrille.

D’où la haine de cette personne à mon encontre, en lieu et place d’une suffisance de bon aloi qui aurait dû suffire.

Cette haine finalement, bien que dirigée contre moi, est en réalité adressée indirectement à l’échec humain et matériel, de moins en moins caché, que l’on voit de plus en plus, de cette société collectiviste, planifiée, anti-libérale dans laquelle les tenants du dogme socialiste nous ont enfermé.

C’est le couvercle en train de leur exploser à la figure qui les rend si nerveux.

Ils se font beaucoup de soucis. Entre nous, pas assez, ça risque d’être pire que le pire qu’ils sont capables d’imaginer, hélas.

 

Bien cordialement.  H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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