Gilets Jaunes quelle issue ?

L’intermède des fêtes pouvait permettre au gouvernement d’espérer que le mouvement allait s’éteindre. Les manifs des 12 et 19 janvier ont montré le contraire ; même si le pouvoir sous estime fortement le nombre des manifestants pour en réduire la portée médiatique.

Néanmoins, on ne sait plus trop où on en est ; si ce n’est qu’on sait désormais que personne ne veut céder ni les gilets jaunes qui augmentent et diversifient leurs revendications ni le gouvernement qui se retranche derrière des postures martiales.

Le mouvement, qui est parti d’un raz le bol fiscal, évolue désormais vers des aspirations constitutionnelles qui sont inacceptables pour l’Exécutif puisque ce serait nécessairement une remise en cause de son pouvoir.

Face à ce mouvement d’un nouveau genre, le gouvernement cherche une issue qui, si elle ne lui laisse pas totalement la main, lui soit néanmoins favorable !

Le constat

Ce mouvement anti-système semble être surtout l’agglomération d’opinions disparates, voire même contradictoires, mêlant  un conflit de classes, une révolte fiscale, l’opposition de la province contre l’élite parisienne, les bobos et les technocrates. Ce mouvement s’accompagne aussi d’une vague de défiance généralisée extrêmement grave vis-à-vis du personnel politique qui apparaît comme complètement décrédibilisé.

Cette France de la province, qui sent depuis plusieurs années sa situation se dégrader, perçoit, même de manière instinctive, qu’elle est sur la voie de l’appauvrissement (lequel constitue une angoisse fort légitime au demeurant). Elle a le sentiment qu’on ne l’écoute plus, de ne plus y arriver, tout étant obligée de payer des impôts toujours plus lourds pour des services (publics) qui n’existent plus. Elle semble aspirer à une restauration de la souveraineté du peuple ; ce qui est surtout une façon de contester le pouvoir parisien.

Les gilets jaunes parlent aussi d’injustice fiscale, ce qui est une notion éminemment subjective surtout lorsqu’ils réclament que les impôts soient payés par les autres. La responsabilité des politiques est ici totale puisqu’on y reconnaît les totems idéologiques du pouvoir entre la fraude fiscale à 100 Milliards €, l’imposition des riches via l’ISF, la taxation des GAFA et les « honteux profits » du CAC 40 !

Ils souhaitent voir instaurés de nouveaux mécanismes de démocratie directe et notamment le RIC (référendum d’initiative citoyenne) qui peut jouer sur plusieurs niveaux : législatif (adoption ou abrogation de lois), constitutionnel (modification de la constitution), électoral (destitution d’un élu et ici c’est clairement le président de la république qui est visé).

Les causes

Le mouvement est parti d’une augmentation inconsidérée de la fiscalité des carburants effectuée dans le cadre d’une démarche démontrant que, comme d’habitude, en France, on prend le problème à l’envers.

A partir d’un volume de dépenses estimé, le pouvoir adapte la fiscalité dans le cadre d’une vision purement technocratique sans tenir compte des réalités de terrain, des conditions de vie des personnes concernées (assujettis) et sans rechercher ni l’efficience ni l’impact des nouvelles taxes et impôts !

Or, le Point a révélé que ce mécontentement populaire n’est pas du tout une découverte pour le pouvoir ; en particulier parce qu’une correspondance abondante a été reçue par l’Élysée et qu’elle traduisait un haut niveau de détresse, de désarroi et de colère parmi la population. (ici). Certains maires avaient aussi averti Matignon que la forte hausse des taxes constituait une injustice vis-à-vis des populations rurales mais le pouvoir y est resté sourd en pensant sans doute que la population concernée était suffisamment soumise pour l’accepter.

Le refus du pouvoir de l’entendre n’est donc pas dû à un manque de communication mais bien à une volonté délibérée de ne pas en tenir compte et sa responsabilité apparaît totale. Il peut bien ensuite accuser les gilets jaunes d’user de violence mais il oublie la violence administrative et fiscale exercée par l’Etat sur cette partie de la population ; ce qui permet d‘en tirer deux leçons :

– il est improductif, voire dangereux, de pousser une population ou une partie de celle-ci à bout car la réaction ne peut être que violente,

– la violence a servi la cause des Gilets Jaunes car c’est seulement en raison des débordements constatés qu’E Macron, jusque là inflexible, a annoncé un certain nombre de mesures. S’ils étaient restés pacifiquement sur leurs ronds-points de province, les Gilets Jaunes n’auraient rien obtenu !

On se trouve donc dans le cadre d’un rapport de force et dans l’affrontement de deux mondes avec d’un côté l’exécutif qui se prétend légitime parce qu’il résulte des élections et de l’autre un groupe qui s’est lancé dans la contestation de la légitimité du pouvoir et qui se prétend tout aussi légitime parce qu’il est le peuple (ou du moins une fraction de celui-ci) !

Et, dans cet affrontement, la violence est instrumentalisée car, après la bataille dans les rues, les deux camps se livrent une guerre de l’image via les médias traditionnels pour le pouvoir et via les réseaux sociaux pour les gilets jaunes !

En France, à la grande différence d’un pays comme la Suisse, nous n’avons aucune culture du consensus et de la discussion. Aucune décision importante ou avancée ne peut être obtenue en dehors du conflit, de la grève (la France est le pays des grèves) et éventuellement de la violence.

Néanmoins, le gouvernement a pris peur et semble désemparé devant un mouvement qui n’obéit pas aux règles habituelles ; ce qui permet de rappeler que les politiciens français sont pour la plupart issus de l’administration et de milieux favorisés et qu’ils n’ont ni les codes ni les ancrages sur le terrain pour réagir face à ce type de mouvement qui vient de la base et n’est filtré par aucun pouvoir intermédiaire (syndicats).

On se trouve désormais dans le schéma de l’opposition des bobos parisiens (en ce compris la presse qui s’acharne sur les gilets jaunes) et de la population de là bas, du désert ; au fin fond de la brousse !

Les conséquences

Le pouvoir cherche une issue en suivant deux axes :

– la mise en place d’une « grande consultation nationale » dont tout laisse à penser qu’il s’agit avant tout d’une manipulation pour enfumer la population en lui faisant croire qu’elle a décidé ce qu’a finalement décidé le pouvoir. Par ailleurs, la rédaction de cahiers de doléances « fleure bon l’ancien régime », celui de 1788 et des Etats généraux, qui devaient déjà statuer sur la fiscalité. On peut difficilement croire qu’il s’agit là d’un progrès !

Pis, ce grand débat a connu un « malheureux accident médiatique » lorsque l’on a su que Chantal Jouanno allait percevoir 14.700 € par mois pour diriger la commission nationale du débat public ; ce qui ne peut être pris que comme une provocation pour des gens qui gagnent 1.300 € par mois et ont des fins de mois difficiles. Celà montre clairement, qu’à un certain niveau de pouvoir, on s’autorise tout ou à peu près sans aucun complexe et qu’il existe bien une fracture entre ce milieu parisien bobo et cette France d’en bas ; celle des sans dents !

– l’utilisation de la force et de la violence pour venir à bout de la fraction la plus dure au moyen de l’utilisation abusive des tirs tendus de flash balls (LBD) avec de nombreux cas de blessures extrêmement graves (plusieurs dizaines de blessés éborgnés ou dans le coma). (ici). Evidemment, la police justifie les violences en se présentant comme systématiquement agressée et en état de défense urgente au mépris des images qui circulent !

Quelle issue ?

Au-delà du semblant de sincérité manifesté officiellement, lequel est avant tout un artifice médiatique destiné à cacher des calculs politiques, E Macron se lance en campagne électorale dans le but évident de reconquérir l’opinion en imaginant pouvoir reprendre la main ; tout en s’arrogeant le droit d’écarter les propositions qui ne lui conviendraient pas.

Sa lettre aux français est tout à fait explicite puisque les thèmes sont d’ores et déjà choisis (fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et des services publics, transition écologique, démocratie et citoyenneté) avec un discours promouvant une vision exclusivement positive de l’impôt (qui permet et non qui opprime) et dans lequel on nous vante nos services publics oubliant de signaler leur coût exorbitant !

Ce grand débat a commencé avec des réunions Potemkine (ici) avec des maires triés sur le volet (par les préfets) et sans gilets jaunes (soigneusement tenus à distance) au cours desquels Macron peut faire le show (retransmis par les télés pour saluer la performance) ; ce qui ne donne finalement que l’image du monarque s’adressant à son peuple !

Soyons lucides, la manœuvre n’a pas d’autre but que de marginaliser les gilets jaunes et de les contourner tout en entortillant l’opinion pour qu’il n’en sorte rien ; en tout cas rien de gênant pour le pouvoir. Il s’agit clairement d’une action de neutralisation avec pour but essentiellement de maintenir le système en place au profit de ses bénéficiaires. Evidemment, cela ne résoudra aucun des problèmes de la France et cela ne fera qu’aggraver la crise de défiance ; mais l’essentiel n’est-il pas de gagner du temps, conformément à une doctrine en vigueur dans le milieu politique selon laquelle il faut d’abord gérer le court terme ?

Les conclusions de ce grand débat ne vont évidemment pas permettre de poser les bonnes questions à savoir la réduction du train de vie de l’Etat, l’efficience des dépenses publiques et leur réduction. Il est probable qu’il n’en résultera, au mieux, qu’un ensemble contradictoire, voire incohérent, de réponses qui seront inexploitables mais qui permettront à l’Exécutif d’en retirer exclusivement ce qui l’intéresse.

La tromperie qui circule sur les médias officiels est que la démarche du pouvoir est faite pour permettre de continuer les réformes. Le problème est qu’il n’y a eu, jusqu’ici, … aucune réforme. La « méthode Macron », basée sur du verbiage et de la comm’, est confrontée au réel c’est à dire au manque total de résultats hormis l’augmentation de la pression fiscale, de la dette et du chômage ; avec à la fin la paupérisation de la population.

En conclusion :

Le régime de la Vème république avait, dès l’origine, des tendances autoritaires ; lesquelles ont été aggravées par des modifications constitutionnelles qui ont donné un rôle absolu à l’exécutif et retiré tout pouvoir au Parlement ; lequel se trouve totalement évincé des débats en cours, alors qu’il est le représentant du « peuple souverain ».

L’absence de contre pouvoirs, qui n’est rien moins qu’une faillite de la démocratie, a entraîné une dérive de la pratique gouvernementale vers un système complètement fermé, endomorphe, coupé de la population et qui décide seul avec désormais une oligarchie administrative qui fonctionne sans contrôle avec le risque avéré d’une dérive du pouvoir vers plus d’autoritarisme !

On s’oriente clairement vers un système de « démocratie dirigée » à la russe, selon un concept développé par Vladimir Poutine (ici).

Les partis politiques traditionnels ont été balayés sur la promesse d’E Macron de faire de la politique autrement. Un an et demi après, il apparaît que la nouvelle politique ressemble furieusement à l’ancienne … en pire et les français s’en sont rendus compte ! La demande d’instauration du RIC est clairement une réaction à cette dégradation démocratique !

E Macron, candidat de la nomenklatura et des élites, avec son ascension météorique sans véritable programme, a été flatté dans son ego narcissique d’enfant roi tout puissant ; ce point est clairement perçu dans son style personnel à la fois moqueur, méprisant, hautain, totalement dénué d’empathie, sans capacité d’écoute et finalement … improductif.

Ce faisant, il a complètement oublié qu’il ne représente qu’une minorité d’électeurs (23%) et qu’il doit faire face à un rejet épidermique de la part d’une majorité de la population et se trouve face à un mouvement contestataire qui dure et qu’il n’arrive ni à contrôler ni à juguler. L’image de « président des riches » lui colle à la peau ; bien qu’il soit surtout le représentant d’une élite parisienne qui s’estime incontournable et seule apte à diriger le pays et à recevoir les gros salaires qui vont avec leurs fonctions !

Alors qu’il se percevait comme le leader de l’Europe, E Macron est désormais englué dans une situation dont il s’arrive plus à se sortir et les réformes (chômage et retraites) qu’il prétendait entreprendre n’ont désormais aucune chance d’aboutir. D’ailleurs, histoire d’enfoncer le clou dans le cercueil, aux yeux des allemands, E Macron n’apparaît « plus comme un partenaire pour sauver l’Europe et la zone euro mais comme un facteur de risque » !

La « révolution Macron », avant de s’écrouler tout à fait, va s’enfoncer dans les sables mouvants de la politique à la Chirac ; avec un président qui ne va plus faire que gérer le court terme et qui va éviter de prendre des décisions qui fâchent pour ne pas se retrouver en difficulté.

Reste à savoir si la population (gilets jaunes en tête) va s’en contenter ?

Bien cordialement à tous !

Dominique Philos

A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, intransigeant sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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8 réflexions au sujet de « Gilets Jaunes quelle issue ? »

  1. Bonjour monsieur et merci pour vos contributions sur ce site que je découvre. Difficile de se prétendre pragmatique, faire preuve de réflexion et de ne pas partager vos analyses. Je me retrouve totalement sur tous les points que vous soulevez.
    Je n’ai pas de blog, de site sur lesquels je propose comme vous le faites avec talent des points de vue. Je me contente d’un carnet d’adresse limité avec lequel je diffuse parfois quelques analyses, opinions ou bien je fais part de mes espoirs pour la France.
    A l’image du mail ci-dessous que j’ai envoyé hier, au moment où vous-même diffusiez ce texte sur les gilets jaunes, l’avenir du mouvement et ses conséquences. Un ami qui était à Paris m’a fait une belle réponse qu’il a conclu par « Vive le roi, vive les gilets jaunes, vive la France ».
    Voyez jusqu’où vont les sentiments de nos compatriotes.
    Ce petit mot avait pour but que de vous féliciter et vous remercier pour la qualité de votre travail, mais également de me faire connaître un peu et susciter votre curiosité, ce qui pourrait nous amener à nous rencontrer…nous sommes voisins dans le même village, si je ne m’abuse.

    Le roi est mort, vive le roi !

    J’adresse mes plus sincères condoléances à tous mes amis royalistes, ils sont parmi les plus sincères et fervents amoureux et défenseurs de la France qu’il m’est été donné de rencontrer. Je salue plus particulièrement mes amis de l’action française qui en ce jour anniversaire de la mort du roi exécuté par la république, sont à Paris.

    Ce matin, j’observais l’éclipse peu avant 6 h. J’ai alors songé que c’était peut-être un signe positif pour notre avenir qu’elle ait lieu en ce jour.
    Cet après-midi en apprenant la mort du Comte de Paris, Henri d’Orléans et donc l’avènement du nouveau prétendant à la couronne en la personne de son fils de 53 ans, Jean d’Orléans, j’y vois là encore un signe d’espoir pour l’avenir de notre patrie malgré les jours sombres qui sont devant nous.

    Il y a maintenant quelques années que je suis convaincu qu’une monarchie constitutionnelle à l’image de celles qui dirigent la majorité des nations européennes, serait le garant du respect de la volonté du peuple, le souverain devenant le gardien d’une constitution ne pouvant plus être modifiée au gré des intérêts des partis au service de Bruxelles.
    Reconnaissons que le sujet est d’actualité.
    Je doute cependant qu’un maire s’en ouvre lors d’un des pseudos débats.

    Bernard Pinaud

    1. La monarchie constitutionnelle est un régime très fréquent en Europe (Belgique, RU, Suède, Danemark, Espagne, NL, Norvège).

      Ce sont tous, à l’exception de l’Espagne, des pays qui ont connu une grande stabilité constitutionnelle et qui présentent en outre des garanties de démocratie dont nous français devrions nous inspirer !

      Mais, en France, nous avons aussi un monarque constitutionnel au mandat limité et au pouvoir presque absolu !

      Je ne suis pas sur qu’un roi changerait la nature des français (nous sommes le pays des révolutions 1789, 1830, 1848, 1870 …). Il faudrait surtout un véritable retour à la démocratie …

      Je vais passer vous voir dans la semaine.

  2. Merci pour cette analyse très complète du mouvement GJ
    Je suis tout à fait d’accord avec vous, Macron est complétement démonétisé et il va devoir faire du Chirac bien que je sois convaincu qu’il pense sincèrement pouvoir reprendre la main (on lui a tellement dit qu’il était merveilleux!)
    D’où de gros conflits à venir
    Plutôt que de faire des réformes à la Hollande, il devrait prendre le taureau par les cornes et s’attaquer vraiment à la baisse de la dépense publique, seule véritable moyen de baisser les impôts et de remettre le pays au travail
    Seul problème, s’il fait cela il se carbonise complétement car baisser la dépense publique implique de réduire le nombre de fonctionnaires (qui votent pour lui) et de couper dans les dépenses sociales
    Couper dans les dépenses sociales aura pour conséquence directe et immédiate un embrasement des banlieues gavées de subventions et donc collusion du mouvement GJ avec les émeutes de banlieue
    Est-ce que Macron a les épaules pour gérer une situation de ce type : réponse non.Il est merveilleux mais très fragile et son entourage est nul
    Conclusion : pendant les trois ans qui viennent nous allons assister à un jeu entre Macron et les GJ qui va s’apparenter au jeu du chat et de la souris, chacun étant le chat ou la souris à tour de rôle
    Et pendant ce temps, la dette va gonfler et l’heure du grand reset finira par arriver pour le plus grand malheur de tout le monde

    1. Votre commentaire tire les conclusions qui s’imposent !
      Macron : c’est du vent !
      Le problème est qu’on ne peut absolument pas savoir où tout cela peut nous emmener ?
      Vous connaissez l’aphorisme : le pire n’est pas toujours sur !

  3. Merci.
    Article limpide, très agréable à lire. Contrairement à ce que nous vivons il est bien le reflet d’une réalité accablante.

    L’enfumage est de mise en ce moment, mais comme je l’ai déjà écrit:
    Il n’y a pas de fumée sans feu…

    Macron rencontre les maires… faux.
    A Souillac, qui était présent ? Certes des maires, maires choisis par les Préfets, car certains ont été évincés par eux.
    Deux exemples Julien Sanchez et Robert Ménard, respectivement maire de Beaucaire et de Béziers, pas invités et ce ne sont pas les seuls.

    Qui dirigeait le débat ? Un ministre.

    Qui a sélectionné les intervenants ? Les préfets.
    Quant aux questions, heureusement que certains sont sortis de ce qu’ils avaient envisagé de faire,…
    Mais alors,… C’est quoi cette mascarade? Une campagne politique.

    Au fait, étaient présents et invités, Carole DELGA, présidente de la région OCCITANIE. Il y avait aussi, Joel AVIRAGNET, député PS.

    Vous venez de comprendre que la pollution, ne touche pas que notre environnement, mais aussi notre vie politique, car, Carole DELGA n’est pas maire, Joel AVIRAGNET n’est lui non plus pas maire.
    L’ENFUMAGE est bien là, souhaitons simplement que les gilets jaunes grandissent encore et arrivent à supprimer le mûr de fumée.
    Il n’y a pas de fumée sans feu.
    Quant aux gilets jaunes, je suis persuadé que le mouvement ne s’arrêtera pas, il est simplement caché derrière l’enfumage Macronien.

    Quel désordre.
    Toujours est il que Macron vient d’envoyer les Maires en première ligne face à l’insurrection des Gilets Jaunes.
    Certains vont vite comprendre le résultat de la mascarade à laquelle ils ont participé.

    Ils se font rouler dans la farine et dans pas longtemps ils vont être dans le pétrin, s’ils n’y sont pas déjà.

    A bientôt

    1. Vous avez raison, Macron essaie d’utiliser les maires comme :

      – bouc émissaire,
      – bouée de sauvetage,
      – écran de protection,
      – régulateur des pulsions exacerbées des gilets jaunes

      Il n’est pas sur que les impétrants (à l’insu de leur plein gré) acceptent de jouer ce role bien longtemps !

  4. Un rappel historique intéressant le Traité des devoirs de Cicéron Il y a + de 2000 ans= Tous ceux qui seront à la tête de l’Etat doivent se souvenir des deux préceptes de Platon: veiller aux intérêts des citoyens en y rapportant tous leurs actes et en oubliant les leurs propres; avoir souci du corps entier de l’Etat en ne favorisant pas une partie aux dépens du reste. ….Ceux qui s’occupent d’une partie des citoyens en négligeant les autres introduisent dans la cité un mal qui doit la perdre, la sédition et la discorde; il arrive que les uns se dévouent pour le peuple; d’autres n’ont de zèle que pour les grands; bien peu songent à tous; de là sont nés à Athènes de grands conflits, et, dans notre république, non seulement des séditions mais des guerres civiles désastreuses.
    « Date et lieu de naissance de Ciceron : Auteur latin et homme d’État romain né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie, Cicéron fut assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Gaète, ville située en Italie. Il meurt à l’âge de 62 ans, sa tête et ses mains furent exposées à la vue du peuple sur ordre de Marc-Antoine. »
    Veritas Thesaurus est ! La vérité est un trésor,
    « Ad augusta per angusta » signifie en français : « Vers les sommets par des chemins étroits ». Il faut comprendre que la gloire ne s’acquiert …
    En conclusion La France est devenue peu à peu un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent.

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