HOLLANDE NOUS TIRE UNE BALLE DANS LE PIED

Les salaires des grands patrons ramenés à 20 fois maximum le plus petit salaire de leur entreprise, c’est la grande nouvelle du quinquennat qui commence. La famille « Bidochon » applaudit, Hollande roule les mécaniques. Quelques PDG, fossiles encore en place, acceptent leur sort, pour justement conserver la place.

Tout cela est d’une stupidité hors du commun, à plusieurs titres:

– D’abord le seul fait qu’il y ait des entreprises commerciales dans lesquelles l’Etat puisse être engagé est un non sens, nous y reviendrons.

– Ensuite, les « Bidochons » ont-ils une idée des sacrifices consentis par ces PDG tout au long de leur vie ?

Pour faire bref, les études qui mènent à ces postes sont d’une violence que seuls ceux qui les ont suivies, qui ont vécu des années plus tard les cauchemars qui vont avec, peuvent comprendre. Il ne s’agit pas ici de l’égalité des chances à l’école primaire, voir secondaire, mais bien de la sélection impitoyable des études supérieures que nombre de jeunes, pourtant bien lotis au départ, refusent d’affronter.

Les « Bidochons » se doutent-ils que, plus tard, cette sélection non seulement continue, mais s’intensifie. Opérationnels vers 30 ans, ces candidats aux postes supérieurs vont engloutir l’intégralité de leur vie, de leur énergie, au service de cette compétition vers le plus haut niveau. Pas de vie familiale, pas de vie personnelle, une monoculture totale, une disponibilité 24H/24, pour émerger 30 ans plus  tard, pour les plus résistants ou les plus chanceux, à ces postes convoités.

Bien sûr, comme toujours, il  y a des exceptions, ce sont celles qui confirment la règle. Car la règle est impitoyable, il suffit de gratter les oripeaux de l’apparence, et de voir dans quel vrai état ils arrivent au but, pour s’en convaincre.

Le monde politique n’est pas mieux loti, tout le monde voit bien les sacrifices qu’Hollande a du faire, lui et sa première épouse, pour arriver où il est, et l’état dans lequel il y  arrive. Que penserait-il si on lui disait qu’au terme de ces efforts, une fois arrivé, on lui supprime tous les pouvoirs pour lesquels il a concouru ?

Les « Bidochons » peuvent-ils imaginer que les efforts déployés par ces grands patrons, pour arriver où ils sont, ne sont pas 20 fois supérieurs aux leurs, mais 1.000 ou 10.000 fois. Que tous ces efforts participent à la richesse de notre nation, de ses entreprises, et que supprimer la récompense finale du salaire aux grands patrons est une escroquerie, une spoliation.

Ce n’est pas depuis le camping de Palavas les Flots qu’ils peuvent apprécier la valeur économique pour tous, donc aussi pour eux, de l’apport de ces champions de l’économie que sont les grands patrons (y compris les moins bons d’entre eux).

L’esclavage et l’engagement nécessaires pour devenir un grand patron sont les mêmes que ceux qui font les footballeurs où autres tennismans qu’ils vénèrent.

Mais, les « Bidochons » ont pratiqué le foot ou le tennis, ils connaissent la difficulté d’en devenir un champion. Hélas, Ils sont assez cons pour croire que l’économie, qu’ils ne connaissent pas, serait un simple jeu de chaise musicale entre copains.

Ils croient pouvoir se passer de Proglio, alors qu’ils savent ne pas pouvoir se passer de Ribery. Ils insultent le sélectionneur de l’équipe de France s’ils le soupçonnent de ne pas donner les postes aux meilleurs, mais ils pensent que leur économie n’a pas besoin de champion.

Pourquoi tant de sottise ?

La faute en revient à l’organisation politique de notre pays. Au bipartisme qui est inexorablement l’otage de ses extrêmes. Les extrêmes n’ont cure de l’économie, une donnée qui ne se prête pas aux grandes déclarations et aux utopies collectives.

Le libéralisme, qui place en premier le souci d’une économie naturelle et en développement, ne peut pas vivre sous la soumission des extrêmes. L’éviction de la pensée libérale explique cette présence incontrôlée et anormale d’entreprises d’Etat.

Cette éviction est durable, elle fait les affaires non seulement des extrêmes mais aussi de la bureaucratie et de la technocratie, dont la liberté est l’ennemie intime.

Donc, l’alliance objective des extrémistes, de droite comme de gauche, et  de la technocratie (Bercy), interdit le libéralisme.

Cette alliance ira au bout, jusqu’à la souffrance suprême de notre pays, dont on ne sait pas aujourd’hui qu’elle forme elle prendra.

Ce n’est qu’à son terme que, peut-être, la liberté retrouvera droit de cité et avec elle le libéralisme, la fin de la chasse aux sorcières, le règne de la compréhension de l’autre, de la tolérance et du respect des champions, y compris en économie.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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