IL FAUT LIRE « CONFESSION »

 

John Grisham est un auteur américain réputé. Son livre « Confession » traite d’une injustice visant un condamné à mort. Les conséquences de cette injustice sont donc sans commune mesure avec les injustices développées sur ce blog. Ce dernier se borne à évoquer la ruine qu’elles provoquent. On notera tout de même que la ruine est un des stades ultimes de la déchéance avant le risque de mort. Cette mise au point faite, mon conseil est le suivant: précipitez-vous chez votre libraire préféré et achetez, toutes choses  cessantes, le livre de John Grisham. Le livre et le blog utilisent le même outil, nous sommes dans l’écrit. Mais le blog a tendance à se disperser, le livre est plus ramassé.

J’essaie de faire passer mon émotion d’injustice à travers le récit de mes tribulations et des réflexions qu’elles m’inspirent. La même émotion se trouve présente de façon beaucoup plus puissante dans le roman de Grisham. Il fait la démonstration que la personnalité du juge n’est pas la clef essentielle du jugement. Même si elle est injuste, et elle l’est souvent, la pensée commune majoritaire s’impose à la justice. Des efforts de titan sont incapables d’inverser le cours de la justice, même quand les erreurs qu’elle commet sont évidentes. Les magistrats sont d’abord face à leurs problèmes personnels d’homme avant d’être juges. Pour  Grisham, rendre la justice est une immense souffrance que ne peut dominer qu’une poignée d’individus. Ils se mettent alors inéluctablement en marge de la société. Tout comme la vraie justice, ce livre est un cauchemar. Mais un cauchemar salutaire. Il permet de comprendre que la structure s’impose à l’individu, que la liberté individuelle, même aux USA pays où elle est abondamment incantatoire, n’est accessible qu’à un petit nombre et au prix de terribles combats. J’ai pensé en lisant « confession » à tous ces magistrats de qui j’ai vainement attendu la justice, pour n’obtenir finalement qu’une collection d’injustices officielles flagrantes. Tout ce qui est enfoui dans mon blog au fil des billets est là, dans ce livre, clair et inévitable. Je vous souhaite une bonne lecture. Ensuite, replongez-vous dans le bloc, vous pourrez confronter la vraie vie et le roman. Ce sera terrible. Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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