Il faut sauver le soldat Ayrault

Aujourd’hui complètement englouti, le soldat Ayrault n’est plus un danger. Le sauver nous évitera d’en hériter d’un autre habité des mêmes illusions mais vivaces.

 

Alors au boulot, chacun de nous doit s’adresser au camarade socialiste Ayrault pour le motiver, je m’y colle donc.

 « Camarade socialiste Ayrault, tu pardonneras mes éventuelles maladresses de langage socialiste, je ne parle pas couramment le socialiste, mais je sais, qu’entre vous, vous vous tutoyez, je m’y mets donc.

Tu as déclaré, d’abord timidement, puis de façon affirmée, que tu vas mettre à plat la fiscalité. T’étonnes pas que nous dressions l’oreille, nous les galériens de l’impôt.

Tu nous as informé être en train de consulter tout ce qui ressemble aux officielles et habituelles sommités susceptibles de discourir sur le sujet. Déjà t’es mal. Comment peux-tu imaginer que ceux-là mêmes qui ont inventé le bordel actuel pourraient le simplifier et le rendre efficace ?

Je comprends que tu puisses douter de mes compétences, un inconnu qui la ramène : c’est louche. Pour te rassurer, je vais te faire un cadeau. Je vais faire semblant de croire ce que tu as dit. De croire que c’est toi, tout seul, qui as eu l’idée de cette mise à plat de la fiscalité. Comme si Merkel n’avait pas dit à Hollande que, sans ce passage obligé, il n’aurait pas un rond pour ses dettes passées et à venir. Comme si Hollande ne t’avait pas imposé de faire croire, pour n’affoler personne et ne pas exciter la famille Le Pen, que c’est ton idée née dans ta petite tête que les gens ne croient pas très pleine, pas celle de Merkel, des germains et des anglo-saxons.  Tu vois, je te fais confiance, tu peux me faire confiance à ton tour. Je suis de ceux qui paient et qui en bavent, j’en connais un rayon.

Alors voilà, t’as deux possibilités, seulement deux possibilités.

La première,

Tu ramènes l’Etat à son rôle minimum, juste l’armée, la police et la justice. Tout le reste, tu le laisses au privé. Tu libéralises la société. Je t’assure, ça marche. Tu le sens pas ? Tu perdrais tous tes clients ? C’est pas sûr, mais je te comprends. Bon, alors oublions, d’autant que ce ne sont pas tes concurrents qui vont le faire. T’as raison, pourquoi être plus royaliste que le roi ?

La deuxième

Tout reste pareil, l’Etat se mêle de tout, régente tout. Alors là, j’attire ton attention sur un fait dont on ne parle jamais, qui pourtant est très important, qui explique la situation dans laquelle tu te trouves avec plus un kopeck.

C’est que : si l’Etat prend en charge toutes les dépenses, les répartitions comme tu dis, il doit prendre en charge les rentrées.

Je veux dire que si l’Etat, toi donc, se considère comme responsable de la distribution de l’argent gagné, il doit se considérer comme responsable de la façon dont il est gagné. Est-ce que tu me suis ?

Parce que personne, nulle part, ne peut dépenser de l’argent sans l’avoir préalablement gagné. Tu vois ? C’est un problème tout bête, une logique universelle  qui fait que chacun est seul responsable de ce qu’il décide.

Dans les faits, ça veut dire quoi ?

Tout simplement que les proxénètes que tu entretiens à Bercy : ça peut pas durer comme ça. Y peuvent pas continuer à nous demander de tapiner pour eux à longueur de journées et nous prendre toute la recette tous les soirs. Tu comprends ? On n’est pas grand-chose, mais quand même.

Je vais te donner deux solutions simples, dont ne te parleront pas toutes les sommités qui t’entourent, parce que, disent-ils, si c’était si simple y a longtemps qu’on y aurait pensé.

Première solution :

Tu arrêtes cette escroquerie de la déclaration fiscale à la charge du contribuable.

Tu vois, c’est là que ça merde. Mettons, t’es chef d’entreprise, tu dois gérer ton truc le mieux possible, t’es responsable de tes ouvriers, de tes sous, de tes crédits.

Par exemple une année difficile, les emmerdements tombent comme à Gravelotte, la conjoncture est très dure, tu vas être amené à dévaloriser ton stock, à emprunter, à limiter les ventes, peut-être à travailler à perte, en attendant que les choses s’arrangent. Tout ça va apparaître sur ta déclaration fiscale.

Alors, trois ans plus tard, quand le connard de service de Bercy va se pointer, la gueule enfarinée, il va critiquer toutes tes décisions et il va prétendre que tu es un fraudeur fiscal. Tout ça parce que t’as fait tout seul ta déclaration, que toi tu en es responsable et lui non. Tu vois le truc ?

Alors la première chose à faire, c’est que les déclarations annuelles des entreprises soient faites conjointement avec Bercy, que les discussions à ce sujet, sur l’équilibre entre les intérêts de l’Etat et ceux de l’entreprise, soient formulées sincèrement et honnêtement, en temps réel, au moment où les problèmes se posent.

Aujourd’hui, tu vois, l’entrepreneur qui prend les décisions qui lui paraissent justes est seul, toi et tes sbires venez contester, plusieurs années plus tard, ses décisions en le traitant de fraudeur. C’est trop facile mec.

J’imagine que tu as peur que tes agents, s’ils signent les déclarations avec l’entrepreneur de telle sorte qu’elles soient irréversibles, te fassent cocu, se laissent acheter. Et ben dis-donc, c’est quoi ton personnel ? Si c’est à ça que tu penses, faut les virer mon vieux. Moi, j’ai confiance dans mon comptable. Quoi ? J’ai tort, c’est lui qui te refile des tuyaux ? Je m’en fous, j’ai confiance quand même, même pas peur.

Alors la déclaration personnelle, critiquable trois ans plus tard, terminée, arrête ça. La bonne santé des entreprises, leur nécessaire confiance en l’avenir, notamment fiscal, c’est de ta responsabilité.

Deuxième solution :

L’autre tare, c’est l’impôt progressif. Faut supprimer ce truc. La règle juste c’est : Tout le monde profite, tout le monde paie. Vois mon billet du 12 Novembre 2013.

Déjà, tu vois camarde, ces deux solutions permettraient à tout le monde d’y voir un peu plus clair. C’est pourtant simple. Allez salut. « 

J’espère ne pas avoir été trop camarade dans le style, trop socialiste par contre ça ne m’inquiète pas vraiment. Lancez-vous, n’hésitez pas à donner votre opinion.

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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