Il fut un temps où être de gauche conférait un certain panache.

Après que Marx eut commis l’erreur historique de croire que la plus-value  économique était entièrement et exclusivement incluse dans le travail, oubliant entre autre au passage l’innovation et le marché, des hommes prétendirent qu’il suffisait aux travailleurs de s’emparer de l’outil de production pour se partager la plus-value et maîtriser le capital.

Ainsi naquit l’expérience communiste.

Elle avait une certaine gueule, du courage. Georges Marchais pouvait déclamer d’une voie claquante la mort programmée du grand capital et l’avènement du paradis sur terre grâce au communisme.

Malheureusement, l’alchimie qui crée et fait prospérer le capital et l’économie est plus complexe que cela. Elle n’est accessible qu’à quelques champions à la personnalité unique et irremplaçable qui ne peuvent s’épanouir que dans le capitalisme, d’où son nom.

Les expériences communistes tournèrent court sur toute la terre.

Un soulagement intense envahit alors les hommes et les femmes de bonne volonté, les libéraux. Quelle naïveté.

Ils avaient sans doute mal compris la base réelle du communisme. Ils avaient cru à la fable mise en avant par ses concepteurs : le partage.

Ils s’estimaient plus performants à ce sujet, se sentant capables de partager correctement tout en accumulant du capital sans lequel aucune économie n’est possible.

Ils se trompaient lourdement, le moteur des communistes n’était pas le partage mais l’envie et sa forme concrète la cupidité.

Ainsi, le communisme englouti, la cupidité bien qu’orpheline restait présente, qui plus est dangereuse puisque frustrée, vengeresse.

De chevaleresque et entreprenante qu’elle avait cru pouvoir être en se déclarant communiste, la cupidité est retombée à son niveau naturel, le pillage, le vol, l’escroquerie au détriment des possédants, de tous les possédants, du plus riche au plus modeste.

Elle s’est fait appeler la redistribution, l’égalité.

Aujourd’hui la cupidité est ouvertement à la manœuvre, sans complexe, arrogante, sûre d’elle.

Elle pille allègrement, semant injustice et souffrance sur son passage, entraînant le monde dans une spirale infernale de vol et de violence.

Il faut  la voir pour la croire l’arrogance des cupides, leur suffisance.

Ces socialistes — c’est ainsi qu’ils s’appellent –, qui pérorent du matin au soir pensant en caquetant dissimuler leurs exactions cupides, sont inouïs.

Jouent-ils un rôle ou ont-ils fini par y croire ? Sont-ils lucides et cyniques ou aveugles et irresponsables ?

L’histoire jugera, ils sont trop nombreux et trop agressifs dans leur rôle de charognards pour que leurs pillages cessent autrement que par la mort de nos sociétés. C’est pourquoi l’analyse et le jugement ne pourront être rendus que par l’histoire.

André Malraux disait que “le XXIème siècle serait religieux ou ne serait pas”, il voulait sans doute dire “serait cupide ou ne serait pas”.

Quoique… à en juger par leurs richesses, les religions ne sont-elles pas la forme la plus aboutie de la cupidité.

Bien cordialement.  H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (4 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...Loading...

5 réflexions au sujet de « Il fut un temps où être de gauche conférait un certain panache. »

  1. Le communisme est basé sur la cupidité mais aussi et surtout sur la jalousie
    on excite “le pauvre” pour lui expliquer qu’il est une victime et qu’il peut s’enrichir en volant ceux qu’il jalouse et envie (évidemment, ce n’est pas présenté comme ça).
    Pour le reste : oui le communisme et marxisme ont toujours cru que seul comptait le travail et les travailleurs et méprisé le capital.

  2. Certains , trop nombreux ne veulent pas entendre la vérité par ce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent . De plus chacun veut changer l’humanité mais personne ne veut se changer lui-même. Mais mettez 11 imbéciles d’un côté , 10 philosophe de l’autre…Les imbéciles l’emporteront , c’est cela la démocratie “médiocratie”.

    1. Bonsoir,
      je ne suis pas d’accord avec le cheveu sur la soupe.
      Malraux à sa façon pompeuse et ésotérique dit simplement que le 21ème siècle ne peut-être que religieux.
      Â la lumière de ce que nous constatons il aurait été plus inspiré s’il avait dit cupide. Sauf à envisager que cupidité et religion aient une liaison.
      Je trouve cela cohérent.
      Dans tous les cas merci de prendre la peine de lire ce blog.
      Cordialement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *