Il y a des choses que personne n’a le droit de dire

Tout Président de La République qu’il est, Hollande n’a pas le droit de dire ce qu’il vient de dire : « Les pauvres dans notre pays sont des citoyens non pas comme les autres mais à l’égal des autres. La pauvreté est une blessure pour celles ou ceux qui sont concernés mais c’est une humiliation pour la République. »

Les pauvres sont l’égal des autres

Où a-t-il vu jouer ce film, Hollande ? La pauvreté est-elle la règle qui doit s’imposer à tous ? L’égalité par la pauvreté est-elle son but ultime ?

Loin de moi l’idée de mésestimer les pauvres, leur souffrance doit être respectée, l’adoucir est un devoir, mais de là à penser qu’une notion d’égalité dans la pauvreté puisse trouver sa place, pas d’accord.

Je n’imagine pas une seconde qu’Hollande serait suffisamment machiavélique pour faire croire aux pauvres qu’il va les rendre tous riches. Alors de qui se moque-t-il avec de telles déclarations ?

Ou est-il si inconséquent, si obtus, si irrespectueux de la réalité de la vie, si endoctriné qu’il pourrait croire ce qu’il dit ? Mais alors, sa stupidité serait sans borne et nous exposerait à des dégâts irréversibles.

Comment peut-il prôner d’un côté le droit à la différence culturelle et de l’autre l’égalité absolue en termes de richesse, la pauvreté étale ?

Perd-il de vue que, si certains pauvres ne sont pas responsables de leur état, pour une autre partie, non négligeable, il s’agit du résultat de choix personnels. Il est possible qu’au moment où ils ont fait ces choix ils n’en n’aient pas mesuré avec lucidité les conséquences, mais cela nous rend-il responsables pour eux de leurs choix ?

Ce serait stupide pour notre société de condamner ceux qui veulent devenir riches en leur faisant porter le poids d’une culpabilité injuste des choix malheureux de ceux qui ont échoué.

La richesse est indispensable à la société, elle implique évidemment une inégalité. C’est l’honneur de ceux qui gouvernent de l’assumer, de faire qu’elle cohabite de la meilleure et de la plus juste façon possible avec la pauvreté.

Certes il est des pauvretés injustes, mais il est aussi des pauvretés logiques qui découlent de choix erronés, nul ne doit avoir à en supporter les conséquences au-delà de ceux qui se sont trompés.

Hollande oublie-t-il totalement la notion de responsabilité ? Ne sait-il pas qu’aucune société ne peut avoir pour base l’irresponsabilité ? Que, la plupart du temps, richesse et pauvreté sont filles de la responsabilité, que les exceptions à ce sujet sont plus marginales qu’il n’y parait ?

L’empathie d’un responsable politique pour les pauvres est naturelle. Elle doit se traduire par des aides circonstanciées, par des mesures ciblées cherchant à éviter la reproduction de schémas menant à la pauvreté, mais en aucun cas par une glorification de cette pauvreté, par sa banalisation.

La pauvreté ne peut pas être déconnexée des raisons de sa survenance, notamment personnelles, et mise sur le même plan que la richesse et les efforts qu’elle requiert.

Une telle posture est indécente pour les deux parties, pour les riches, mais aussi pour les pauvres eux-mêmes.

« C’est une blessure…mais c’est une humiliation pour la république »

Comment accepter que la pauvreté soit une humiliation ? La pauvreté est une contrainte, une difficulté, peut-être une blessure, que bien des hommes affrontent, ici ou ailleurs, avec dignité. Comment le Président de la République peut-il les humilier en traitant ainsi leur condition, en les déclarant unilatéralement humiliés ?

Il faut que cet homme soit assoiffé de richesse pour qu’il considère que le fait d’être pauvre soit humiliant.

Mais, allons plus loin.

Chaque année ses propres services fiscaux, encouragés par lui, font basculer dans la pauvreté des hommes et des femmes sans aucune raison, hormis la nécessité, croit-il, d’instaurer une terreur fiscale dont il imagine qu’elle motivera les contribuables et satisfera les jaloux qui votent pour lui.

Il est donc lui-même le vecteur de l’humiliation qu’il dénonce. N’est-ce pas surréaliste une telle incohérence intellectuelle ?

Il ne s’agit pas d’un détail, ce sont 50.000 français qui chaque année sont appauvris ou totalement ruinés par les services fiscaux de celui qui prétend que la pauvreté est une humiliation.

Il faut en convenir, il y a, pour Hollande, des pauvres qui méritent leur sort. Il le dit clairement à longueur de propagande fiscale.  La pauvreté, provoquée par l’Etat « Hollandien », de celui qui est appelé pour la circonstance le « fraudeur fiscal », moi en l’occurrence, est une pauvreté méritée, donc elle n’humilie pas la France, au contraire elle la glorifie.

Parfait, parfait.

Voici donc Hollande, un sniper de la pauvreté qui pleure des larmes de crocodile sur les pauvres, pendant qu’il en crée à longueur de journée auxquels non seulement il n’accorde aucune empathie mais dont il se glorifie.

Je pense qu’être une crapule, un homme de rien, une raclure, c’est ça, tout simplement ça. J’ai honte pour lui. La condition de pauvre que je lui dois n’a rien à faire de sa compassion.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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