Ils sont objectivement passibles d’un tribunal international

Nous allons un peu remonter dans le temps.

Nous sommes en 1964, j’ai vingt ans et je suis en stage pour six mois aux Mutuelles du Mans. Celui qui deviendra rapidement un de mes amis le plus précieux veut faire de moi un assureur.

Il a beaucoup de courage, à cette époque peu de gens misent sur ma personne, ce n’est pas que je suis complètement abruti, mais je suis moqueur et parait-il irrespectueux du système (déjà).

Je sors de dix ans d’études secondaires pendant lesquelles mon activité principale a été de rire et de faire rire. Aujourd’hui je serais peut-être devenu humoriste.

A cette époque, cette activité n’existait pas. On était comique, tels Bourvil, Fernandel et surtout Fernand Reynaud. Le gestuel dans cette profession était alors prépondérant. Ce n’était pas mon outil.

Donc, allons pour les Mutuelles du Mans. J’y fus un auditeur indiscipliné mais curieux.

La bible tarifaire des assurances incendie me séduisait, les courbes de probabilité des assurances automobile aussi, c’est lorsque l’on arriva à l’assurance vie et retraite que les choses se gâtèrent.

Je suis alors entré en conflit direct avec le chargé de cours.

A cette époque les assureurs prétendaient prélever des cotisations à partir desquelles ils s’engageaient à fournir aux cotisants des retraites confortables, sous réserve de cotisations elles aussi confortables.

Mais ils commençaient par se servir. En effet la première année de cotisation était d’emblée la rémunération de l’apporteur d’affaire, de celui qui vous faisait signer le contrat.

A cette époque une inflation sévère plombait l’économie et la stabilité des capitaux. Il me paraissait évident que les responsables qui m’enseignaient n’avaient nullement les moyens de placer l’argent qu’ils récoltaient de telle sorte qu’ils puissent verser réellement les retraites qu’ils annonçaient.

Cette idée de retraite garantie me paraissait une escroquerie, je m’en suis ouvert au chargé de cours. Rajoutant que la retraite ne pouvait être qu’une démarche personnelle, une prise de risque sur le temps que seul chacun peut évaluer.

Vous vous doutez que la chose n’a pas vraiment plu.

Cependant nous n’étions plus à l’école mais entre gens de bonne compagnie, futurs agents d’assurance qui allaient au sortir des cours acheter une agence et rapporter à la structure, tout était donc feutré.

Le rapport sur mon compte en fin de stage fut presque élogieux, ventant mon originalité, mais déconseillant à mon mentor de me lancer dans ce beau métier de l’assurance, sachant qu’à cette époque l’assurance vie et retraite était la principale source de revenu d’un assureur.

Je ne fus donc pas assureur.

Fidèle à ma pensée de l’époque je n’ai jamais cotisé plus que le minimum à des assurances vie ou retraite. Parallèlement, j’ai appliqué mes principes et je me suis constitué un capital immobilier pour couvrir ma retraite.

Je pensais que le compte était bon. J’avais tout faux.

Suivez-moi bien, j’étais le seul à analyser la situation telle que je viens de vous le dire. Tous les autres croyaient à cette fadaise de retraite garantie pour laquelle il suffirait de cotiser, pendant que d’autres feraient fructifier l’argent récolté et le distribueraient largement ensuite.

Face à cette hallucination collective la folie s’est emparée du pays. Tous n’eurent pour but que la retraite.

Ceux qui ont inventé ce bidule et répandu ce mensonge n’ont eu d’autre moyen que de le noyer dans une avalanche de cadeaux tous plus irréalistes les uns que les autres. Ils vont de l’accès gratuits aux soins aux vacances surabondantes et autres balivernes.

Evidemment, très vite les caisses ont été vides, elles le sont depuis des dizaines d’années.

Mais le mensonge, si séduisant, à la peau dure. Alors, pour le maintenir, il a fallu d’abord voler ceux qui, comme moi, faisaient leurs petites affaires tout seuls, les prévoyants, les économes.

En ce qui me concerne, ils m’ont tout pris.

Mais cela n’a pas suffi, il a fallu aussi faire de la fausse monnaie pour faire croire que le miracle était bien réel. Jésus a multiplié les petits pains sans l’aide de Poilane, ils ont eux multiplié de la même façon les billets de banque en catimini.

A ce jour, nous ne sommes pas loin du drame, les gens comme moi sont tous dépossédés, la masse des faux billets donne le tournis à l’économie.

L’effondrement est proche. D’où ma question :

            « Ces gens qui ont sciemment menti, qui nous ont dépossédé des fruits de notre travail, qui ont ruiné ce pays par ces mensonges honteux, seront-ils un jour jugés, comme des criminels de guerre ? »

Leurs ravages ne sont pas si différents de ceux de la guerre. Je crois sincèrement qu’ils devaient l’être.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « Ils sont objectivement passibles d’un tribunal international »

  1. Monsieur Dumas, Walter E. Spahr disait déjà en son temps qu’il y a deux manières de détruire un peuple: par la guerre, ou en lui imposant une monnaie fiduciaire. Vous avez par ailleurs raison d’affirmer que les planificateurs centraux que sont les hommes politiques au pouvoir ont volé aux français les fruits de leur vie de travail: ils ont forcé les hommes à travailler contre les promesses qu’ils émettent, promesses qu’ils n’ont pas l’habitude d’honorer, pas l’intention d’honorer et, surtout, pas les moyens d’honorer. Comme il n’y a aucune limite à la mauvaise foi et au manque d’intégrité d’un homme politique, il n’y aura pas de limite au désastre.

    Je parle de ce point en détail dans l’analyse que je me permets de reproduire ci-dessous. Elle est issue de mon compte Linkedin (Eric Peiffer). En analysant la configuration du marché de l’or, j’explique pourquoi et comment les hommes se sont fait voler le fruit de leur labeur.

    Le dernier contango
    par Eric Peiffer, Globalsilver

    L’expression “dernier contango” est empruntée au mathématicien Antal Fekete, dont l’auteur s’est largement inspiré.

    La configuration du marché de l’or

    La structure normale du marché de l’or est le contango, ce qui signifie que le prix à terme est supérieur au prix comptant . La différence entre le prix à terme et le prix comptant (base de l’or) correspond à la la prime versée par les marchés en contrepartie d’un service de gardiennage.

    On assiste à un phénomène étrange depuis la naissance en 1975 des contrats futures sur l’or: la base de l’or, exprimée en pourcentage du taux d’intérêt, n’a pas cessé de diminuer, pour devenir nulle pour la première fois le 2 décembre 2008. Elle a ensuite fait des incursions de plus en plus fréquentes en territoire négatif. Aujourd’hui, la base de l’or n’est plus que rarement en contango. C’est la backwardation, ou déport.

    L’or et l’argent disparaissent de la circulation

    Une telle situation indique que l’or et l’argent, dont les hommes ne se défont que s’ils sont certains de pouvoir les retrouver dans les mêmes termes, disparaissent de la circulation. En effet, la backwardation conduit les coffres à se vider car elle permet aux sociétés d’entreposage de réaliser des profits additionnels en débouclant leurs positions (straddles composés d’un achat d’or comptant et d’une vente à terme) avant l’échéance des contrats à terme. La backwardation est également révélatrice du comportement des investisseurs: elle signale que les possesseurs d’or refusent de s’en défaire contre des dollars quelle que soit l’ampleur des profits sans risque que les marchés peuvent leur proposer.

    Dans une structure normale de marché, si vous vendez votre or physique et achetez simultanément une promesse de livraison de la même quantité d’or, cette opération vous coûte de l’argent: elle vous coûte les frais d’entreposage. Le déport signifie que le marché est prêt non seulement à régler tous vos frais d’entreposage à votre place, mais aussi à vous verser des profit sans risque, si vous acceptez de vous séparer de votre or ne fut-ce que pendant quelques semaines. Tout se passe comme si votre banque vous proposait spontanément de régler vos factures à votre place sans passer leurs montants au débit de votre compte, et vous offrait en plus une prime pour vous remercier d’avoir accepté de lui faire tant d’honneur. Dans une telle situation, vous deviendriez certainement très méfiant. Vous vous demanderiez ce qui peut bien pousser votre banque à faire ça, et quelles sont ses intention cachées. Nous sommes précisément dans cette situation sur le marché de l’or. Mais ceci ne suscite pas la moindre question de la part des économistes. Cédez votre or, on réglera vos factures pour vous et on vous donnera une prime. Et surtout ne nous remerciez pas parce que c’est normal! “C’est lorsque mes ennemis me font des cadeaux que je les crains le plus”. Virgile, Enée, II.49

    La convertibilité or dollar: une bataille perdue d’avance

    La backwardation est toujours et partout le signe d’une pénurie. Une pénurie est incompatible avec un cours en baisse. Or c’est ce à quoi on a assisté ces dernières années. La seule explication rationnelle est la suivante: la baisse des cours (on comprend qu’elle a été orchestrée) n’a pas réussi à mettre fin à la backwardation. Qui peut bien offrir des quantités d’or invraisemblables, provoquant la baisse des cours, au moment où les marchés sont désespérément demandeurs d’or? La réponse est évidente: les banques centrales. Même si il est peu probable qu’elles aient vendu leur or, il est hautement probable qu’elles l’aient loué, car l’or étant une matière première qui peut être stockée, il existe un marché de la location. L’avantage est que la location d’or permet aux banque centrales d’inscrire l’or à la actif alors qu’elles ne l’ont plus. Il s’agit d’une pratique tout à fait habituelle lorsque les cours sont en contango puisqu’elle permet à la société d’entreposage de réaliser des profits additionnels en louant ses stocks jusqu’à une échéance qui est antérieure à celle à laquelle elle s’est engagée à livrer en vendant un contrat à terme. Mais louer de l’or lorsque les cours sont en déport est une toute autre histoire: c’est la garantie de ne jamais le retrouver. Il apparaît que les banques centrales, pour qui il est une nécessité vitale de maintenir l’illusion que les promesses qu’elles émettent sont convertibles en or, sont aujourd’hui les seuls vendeurs d’or. Mais leurs stocks ne sont pas infinis. Le jour où ils seront tous partis, les offres de vente d’or auront disparu: l’or ne sera plus disponible à aucun prix.

    La backwardation ou la phase ultime d’un système de Ponzi

    La backwardation sur l’or est un épiphénomène qui n’est pas digne du moindre intérêt, affirment les économistes. Ces gentlemen trahissent ainsi leur incompréhension des mécanismes à l’oeuvre dans la crise que nous traversons depuis 2009, soit un siècle après que la France et l’Allemagne aient décidé de forcer leurs peuples à accepter des promesses en échange de biens et de services. Car cette crise est une crise de l’or, dont la période d’incubation se mesure en décennies, et aux conséquences de laquelle les hommes ne sont pas le moins du monde préparés: dans l’histoire des hommes, jamais l’or n’a été introuvable quelque soit le prix proposé, jamais les gouvernements n’ont tous fait défaut en même temps. Or c’est ce qui va arriver.

    Il n’est un secret pour personne que les promesses émises par les gouvernements ne sont remboursables en rien d’autre qu’en elles-mêmes. Par exemple, la dette émise par le Trésor américain est payable en billets de la Réserve fédérale (les dollars que nous connaissons), qui ne sont pas payables en quoi que ce soit, mais sont garantis par la même dette du Trésor américain. Comment se fait il qu’un tel système de Ponzi, que de tels chèques en bois puisse(nt) hypnotiser le monde entier? Après avoir exploré toutes les réponses possibles, on en vient à la conclusion que cette dette est demandée parce qu’elle est encore, d’une certaine manière et pour l’instant, échangeable contre de l’or: le dollar permettant encore d’acheter de l’or par le biais du marché à terme, on peut encore considérer que la dette américaine est payable en or à l’échéance, même si à un taux de change variable.

    Mais le jour où ce dernier lien, ténu, entre l’or et le dollar sera rompu, ce qui ne manquera pas d’arriver compte tenu de la configuration dans laquelle se trouve le marché de l’or, alors le tapis sur lequel le château de cartes a été construit sera retiré, et le système monétaire s’effondrera comme les twin towers du World Trade Center.

    Voyez les choses de cette manière: il existe un casino (le marché obligataire) dans lequel les parieurs peuvent prendre des paris sans risque. C’est la maison qui régale. Mais il y a un hic: la montagne de gains qui se trouve devant chaque participant peut devenir irremboursable à tout instant et sans préavis. Lorsque le marché de l’or entrera dans sa phase ultime de backwardation permanente, conduisant au retrait de toutes les ventes d’or et à la disparition du marché à terme, la détention de dette américaine n’aura plus aucune base rationnelle. On assistera à une course folle vers la sortie. Les porteurs de dette se piétineront à mort pour essayer d’encaisser leurs gains. En vain.

    Explosion thermonucléaire

    L’or, unique extincteur définitif de dette, a été exilé de force du système monétaire par la force. Il n’existe aujourd’hui plus aucun moyen de retirer une dette du système monétaire. Les économistes prétendent que transférer la dette aux banques puis au gouvernement équivaut à la retirer du système. La réalité est que seule la circulation de l’or peut éteindre la dette. Or avec un marché en backwardation permanente, la circulation de l’or est inexistante, et la montagne de dette ne peut plus que grossir à un rythme toujours plus soutenu. La dette est comme un matériau nucléaire qui doit être manipulé avec d’extrêmes précautions. Le dernier contango, ou la backwardation permanente, activera une réaction en chaîne suivie d’une explosion thermonucléaire qui provoquera des dommages sociaux considérables et à la survenue desquels l’humanité n’est pas absolument préparée. L’effondrement cataclysmique du régime des monnaies fiduciaires n’a pas encore eu lieu, mais sa survenue est désormais acquise, et le jour du jugement imminent. Le dernier contango sera un événement dévastateur qui éclipsera toutes les crises précédentes. Il détruira la richesse des hommes, et conduira à la mise à l’arrêt du capital fixe et dons des chaînes de production. Des hordes d’hommes désoeuvrés et sans ressources, faute d’avoir acheté de l’or à temps, sillonneront les rues, pillant, tuant, violant et appliquant leurs propres lois. La civilisation disparaîtra, comme elle disparut à la chute de l’Empire romain mais cette fois à l’échelle de la Terre entière.

    Renaissance par l’or

    C’est alors que l’étalon or, tel le phénix mythologique, renaîtra de ses cendres. Les hommes sont des animaux sociables, qui ont besoin d’échanges avec leurs semblables pour vivre: personne ne peut être à la fois boulanger, maçon, instituteur, commerçant, médecin… C’est ainsi que les hommes qui voudront intensément un bien ou un service paieront en or ou en argent. L’humanité, qui aura une fois de plus (parce le taux de mortalité des monnaies fiduciaires dans l’histoire est de 100%) appris à ses dépends ce que valent les promesses des gouvernements, reviendra spontanément à l’utilisation des monnaies choisies par les hommes au terme d’un processus oublié de 4.000 ans, monnaies que sont l’or et l’argent, seuls biens sur terre à avoir une valeur objective. Un premier pays ouvrira sa Monnaie (l’institution) à la libre frappe des pièces d’or et d’argent. Tout l’or jamais extrait du sol, qui existe sous forme de bijoux ou autres, convergera vers cette Monnaie, qui remettra en échange des real bills, lettres de change payables en pièces d’or à la date à laquelle les pièces auront été frappées (une saison soit 91 jours maximum). La libre circulation de ces lettres de change permettra aux marché de financer la production et la distribution des biens de consommation courante, sans qu’il soit nécessaire d’envahir le pool des pièces d’or ne serait-ce qu’une fois, faisant ainsi disparaître le chômage. Les possesseurs d’or et d’argent disposeront de la seule forme de capital qui permettra de relancer les chaînes de production. Ils deviendront les nouveaux capitalistes, ces acteurs absolument indispensables à la société puisqu’ils permettent à tous les talents d’exprimer leur plein potentiel, pour le bien de tous. A nouveau fonctionnel et débarrassé de l’influence néfaste des gouvernements, le marché des capitaux permettra aux hommes, qui savent qu’ils passent d’une situation de surplus de force physique et mentale à une situation de déficit, de préparer leurs vieux jours en convertissant de la plus efficace des manières leurs revenus en richesse, pour plus tard convertir cette richesse en revenus.

  2. Bonjour je reconnais la votre lucidité et votre grande intelligence. J ai connu
    La même chose ou presque pour gagner ma vie comme on dit a 18 ans la compagnie gênerale transatlantique je fais un remplacement elle voulait
    Me garder ??! Lors d un entretien avec le grand chef je lui répond que mon avenir
    Pour moi est clair je veux faire des études sup de medecine et je serai medecin
    Ou ne serai pas et j exercerai une profession libérale??! Il m a regarde sidéré
    Pourquoi ne pas rester avec nous ? Monsieur le seul poste qui m intéresse il y en
    A un seul? J ai compris me dit il je revois la surprise dans ces grands yeux bleus
    Un seul poste ? Le mien ? Ouï monsieur et encore je veux vous ai je dis je veux
    Être medecin?! Il était abasourdi. Une jeune fille plutôt réservée lui dire cela
    A l époque ou le début du féminisme nous empêchait d être conquérant mais
    Plutôt discrète sur nos futures carrières?! Enfin voilà ??!! Cordialement

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