INCROYABLE, J’AI TROUVE UN CHEF D’ENTREPRISE QUI CROYAIT ENCORE AU PÈRE NOËL…

Sur Contrepoints, aujourd’hui, j’ai pu lire cette lettre rigolote d’un chef d’entreprise qui croit encore au Père NoËL.
Il est mort depuis Giscard…

Lettre ouverte sur l’ISF d’un chef d’entreprise aux candidats à la présidentielle

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

Le cri de colère d’un entrepreneur face à l’absurdité du système fiscal français.

Par Gilles Roland.

J’ai 52 ans, et je suis entrepreneur, qui comme tous les entrepreneurs, cherche chaque jour à développer son activité, développer de nouveaux marchés, motiver ses troupes. Bref, je suis un patron ordinaire, et ma situation est celle de nombreux chefs d’entreprise.

Je fais un métier particulier : je rachète des entreprises industrielles françaises que l’ancien propriétaire envisageait de fermer. J’ai racheté 8 entreprises industrielles jusqu’à présent, représentant plus de 4.800 emplois en France.

C’est ainsi qu’en 2005, j’ai racheté en quasi-faillite, dirigé, redressé puis revendu un groupe industriel de 9 usines, « sauvant » alors 3.000 salariés en France.  Je suis alors devenu riche, et j’ai acheté mon appartement et une maison de vacances. Aux États-Unis, en Angleterre ou en Allemagne, cela aurait été justifié. En France, je suis entré dans une zone étrange, presque suspecte !

RICHE, DONC SUSPECT EN FRANCE

Avec un patrimoine de 8 millions d’euros, qui a déjà été largement taxé lors de son accumulation, j’aurais pu choisir d’arrêter de travailler, et « vivre de mes rentes ». J’ai choisi de continuer ce travail passionnant, et de racheter des usines, en France, dans des situations financières délicates.

Mais en France, la richesse est condamnable.  Un mythe est entretenu que les riches le sont forcément devenus sur le dos des pauvres (sauf les chanteurs, les acteurs et les joueurs de foot).  Nos hommes politiques, soucieux de leur image « sociale », mais ignorants de l’économie, ont construit des règles absurdes qui soulagent la conscience sans résoudre aucun problème : le chômage est toujours massif, et la pauvreté s’étend.  Ainsi l’administration fiscale est le Robin des Bois chargé de reprendre aux riches pour redonner aux pauvres, et l’ISF en est l’impôt le plus symbolique.

ENCHAÎNEMENT KAFKAÏEN

Ce contexte posé, j’invite ici mes lecteurs à suivre attentivement la suite kafkaïenne.

Bien que j’en sois actionnaire quasi-unique et seul dirigeant, ma holding doit démontrer qu’elle est animatrice sinon l’ensemble de mon groupe industriel ne sera plus considéré comme mon outil de travail et sera inclus dans la base de calcul de mon ISF. Je dois justifier par des écrits que je suis le pilote de l’ensemble du groupe.  Absurde, mais peu contraignant.

Je dois également percevoir un salaire en adéquation avec ma fonction.

Je gagne 5.000 € bruts par mois, 4.032 € nets.  Comme chaque Français, mon « net imposable » soit 4.176 €, est supérieur à mon « net perçu » : en France, on paie même de l’impôt sur l’argent que l’on n’a pas perçu !

L’OBLIGATION DE L’ISF

Mon « net imposable » est de 50.112 € par an. C’est beaucoup pour une grande majorité de Français. Mais ils n’ont pas tous l’obligation de payer l’ISF.  Mon ISF s’est élevé à 59.681 € en 2016. Il diminue chaque année.  Le taux baisse ? Non, son assiette, car je grignote mon capital pour vivre.

J’ai ainsi payé environ 650.000 €  d’ISF en 10 ans, sur un capital déjà taxé lors de sa constitution. Bien plus que ce que mon capital ne rapporte.  J’ai largement contribué à l’économie française, et repayé ce que j’ai reçu (notamment mon éducation).

Pour ne pas totalement me spolier, l’État a plafonné l’ISF et l’IR à 75% de mes revenus, soit 37.584 €. Il me reste donc 12.528 € pour « vivre ».  Mais c’est avant paiement de mes taxes d’habitation, et taxes foncières.  Soit 11.882 € pour mes deux logements.

UN CAPITAL QUI S’AMENUISE

Mon revenu annuel disponible après impôts et taxes s’élève à 646 € !  Moins de 2 € par jour pour une famille de 5 personnes.

Ceci avant de payer nourriture, électricité, sorties, éducation des enfants … Je n’ai pas d’autre option que de puiser dans mon capital, qui année après année s’amenuise.  Dois-je demander le RSA ? Des allocations familiales ? Une allocation logement ? On marche sur la tête…

Et si mon salaire augmentait de 1.000 € par mois, mon ISF augmenterait de 750 € par mois ..

Une décision rationnelle serait de m’expatrier et continuer mon travail (qui sauve des emplois en France, rappelons-le !) depuis l’étranger. Un vrai choix serait de profiter de la vie et laisser ces usines à leur sort !

L’ABSURDITÉ DU SYSTÈME FISCAL ACTUEL

À l’heure des grands choix politiques, l’objectif de cet article n’est pas de susciter envie ou pitié, mais de mettre en lumière l’absurdité de notre système fiscal actuel, qui incite les entrepreneurs à quitter la France ou à moins travailler.  Or nous, les entrepreneurs de France, sommes les forces vives, qui irriguent l’économie.

Le redressement de la France, le recul du chômage et par conséquent de la pauvreté, passent par un redressement économique. Ceci nécessite de déserrer les nombreux carcans qui étouffent notre économie.  Et d’abord de redonner à tous les entrepreneurs (de startups, mais aussi les artisans, les commerçants, les patrons de toutes les PME, les agriculteurs), de vraies perspectives de vivre de ses revenus, d’accumuler du capital, et pourquoi pas, devenir riches !  Ce n’est pas une maladie honteuse !

Les 11 candidats à la plus haute fonction de la république doivent arrêter la démagogie.  Il faut s’ancrer fermement dans l’Europe, encourager nos entrepreneurs par une fiscalité décente, et soutenir nos entreprises par une législation stable.  Des entreprises qui se développent sont des entreprises qui embauchent des jeunes et des moins jeunes, Français de souche, issus de l’immigration ou étrangers. Et qui créent cette richesse dont la France a tant besoin.

Je n’ai pas encore préparé mes valises.  Mais je le ferais sans remords si rien ne change.

Cher Gilles,
Les hommes politiques de tout temps font de la politique.
Ils se foutent pas mal de vos problèmes et encore plus de votre menace de vous expatrier.
Les chiffres, chaque année, des expatriations qui sont en augmentation exponentielle ferait réfléchir n’importe qui, mais pas nos élus ou politiques.
Eux ne pensent que dépenses du service publique et donc impôts et taxations. L’un ne va pas sans l’autre.
Économie, ce mot leur est inconnu et on ne l’apprend pas à l’ENA.
D’ailleurs à voir les résultats de nos énarques, toutes promotions confondues, et depuis des décennies, on se demande si on leur apprend que 2+2 font 4.
On doit uniquement leur apprendre comment appuyer sur le bouton pour renvoyer l’ascenseur.
Cher Gilles, dans votre malheur, vous vivez encore, ce qui est un exploit en France.
Vous avez sauvé et créé des emplois, et alors ?
Vous faîtes partie des forces vives de ce pays, et alors ?

Les postulants à l’élection présidentielle, étant tous des énarques ou un apparatchik, votre petit problème ne les intéresse pas, mais pas du tout.
Comme le RSI qui ruine des dizaines de milliers de français chaque année, ils s’en foutent comme de leur 1ere brosse à dents.
Comme les contrôles fiscaux (abusifs) qui dézinguent des milliers de français, eux aussi chaque année, tout le monde s’en contrefout.
Votre Robin des Bois est le plus grand voleur de France et toute la classe politique s’en félicite.
Les français eux applaudissent des deux mains , s’imaginant, les pauvres naïfs que tous ces pillages leur profitera et remplira leur frigidaire…
Bref, rien de bien nouveau sous le soleil.

Emmanuel Bolling

PS : Avez vous subi un contrôle fiscal ?
Votre lettre ne le dit pas.
Si, c’est non, n’attendez pas votre Robin des Bois. Fuyez dès maintenant. Sans attendre !

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling a été condamné le 12 janvier 2016 par jugement contradictoire à l'égard d'Anne Béot, inspectrice des impôts de Paris 18eme et partie civile. Emmanuel Bolling a été relaxé du chef de diffamation publique. Il a été reconnu coupable du chef d'injure publique envers fonctionnaire publique pour son article du 15 décembre 2014 sur le site témoignagefiscal.com intitulé "certain de leur impunité, rien n'arrête les agents du fisc". Il a été condamné à verser à Madame Anne Beot 500€. Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux procédures devant le T.A. Dans l'une d'elles il y sera posé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) sur le Non Bis In Idem que n'a pas respecté Bercy, en passant outre au jugement définitif du Tribunal Correctionnel de Paris.

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5 réflexions au sujet de « INCROYABLE, J’AI TROUVE UN CHEF D’ENTREPRISE QUI CROYAIT ENCORE AU PÈRE NOËL… »

  1. Bsr,
    Entrepreneur en France va devenir comme les dinosaures disparus tellement écrasés d’impôts & de taxes!

    Fuyez vite avant que les kapos du fisc vous spolient car ces messieurs dames ne savent procéder qu’à une chose: vous mettre à nu!

    @+

  2. et oui ..
    il reste encore des entreprises en France ??? 🙂

    sinon il lui faut des amis .. comme fillon qui lui peieraont ses ismpots !!

    bon , je vais vous en raconter une belle ..
    j’ai un chnatioer ..paris ..palis royals .. gros travaux ..8 proprios .. dont un qui est a de l ENA ( vec pleisn de copoaisn avocats) ..
    cote part travaux 80k€ par tete de pipe …
    texto le type , il dit .. je paies pas . !!
    il fait intrvenir ses copains , sa se reduit a 11k€ il dir je donne pas +

    et bien vous le croirez ou pas .. ( les autres 7 proprios)
    –> pas de soucis on paye la part qui ne donne pas en appel de fonds ..

    inutile de vous dire qu’il avait les moyens de payer les appel de fonds travaux et qu’il n’est en + pas embêté par l’ISF …LUI !

    qu’en plus d’avoir déjà de la TVA a 10% , ne vous inquiétez pas qu’il déduira l’intégralité de la somme initiale c’est a dire 80k€ de ses impôts .. si il en paye bien sur !!

    1. Cher Frédéric,
      J’aime beaucoup vos commentaires « Fantomas » mais je dois dire, est-ce un effet de ma sénilité, que j’ai de plus en plus de mal à les traduire/comprendre.
      Cordialement.

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