JE N’EN REVIENS PAS

Parmi vous certainement, nombreux sont ceux qui ont, ou qui ont eu, une activité associative. Ils savent combien le bénévolat peut-être enthousiasmant ou désespérant, mais dans tous les cas, s’il est sincère, couteux pour celui  qui le pratique. C’est cet engagement, sans retour financier, qui fait sa grandeur.

La base même de l’engagement associatif est le bénévolat, c’est-à-dire l’absence de salaire ou d’indemnité, les frais à la charge de celui qui s’engage.

Donc, dans les faits, il y a une dissociation totale entre le bénévolat associatif et le pouvoir économique, c’est la force du monde associatif.

Quand soudain, Hollande nous propose une intervention économique dans l’associatif, par des subventions et la création de postes salariaux rémunérés, le tout à grande échelle.

Ce Monsieur est-il conscient d’introduire dans le monde associatif, qui en était en partie épargné, une alliance contre-nature avec le pouvoir économique ? J’oserai dire que c’est le pompon.

Alors que nous souffrons terriblement de la fusion économie et politique, que notre devoir est d’arriver à une séparation entre ces deux pouvoirs, voilà que l’on nous propose d’étendre ce type de fusion à l’associatif.

Nous savons tous deux choses:

 La corruption vient en majeure partie de l’alliance entre la politique et l’économie.

 L’associatif est très souvent la première étape vers la politique.

Conclusion, Hollande propose d’intégrer la corruption, dès la première étape.

Peut-être a-t-il peur que, initiés trop tard à la corruption, les politiques multiplient les erreurs, que donc il faut envisager de les corrompre le plus tôt possible ?

Quel vent de folie souffle sur ce pays ? Ne peut-on laisser l’économie vivre sa vie ? L’associatif, sans but lucratif, ne peut qu’être assis sur le  bénévolat. Qui dit salaire, dit frais, bilan, adieu le but non lucratif. Quel aveuglement, quelle désespérance de penser que les associations vont se résumer à une traque aux subventions.

Que 1901 est loin. Que tout est loin. C’est encore la corruption qui gagne.

Il faudra donc aller au bout du bout. Audiard avait une succulente définition pour ceux qui vont au bout du bout.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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