Jean Marc « Héraut », une annonce importante, tambours et trompettes.

Il va foutre notre fiscalité à plat. Pour moi c’est déjà fait, moi-même et ma fiscalité sommes à plat. Je peux largement lui donner des conseils sur le sujet.

Mais, trêve de plaisanterie, je peux aussi expliquer à ce piètre gestionnaire pourquoi et comment son système merde complet.

Je vais prendre un exemple simple.

Un exemple, normalement, ça aide à comprendre. On va bien voir.

Prenons une ville moyenne ordinaire : Sète, modeste port méditerranéen.

Avant la guerre d’Algérie, enfin je veux dire avant la débâcle algérienne, Sète était, après Marseille, le port de transit du trafic entre la France et l’Algérie. Cette richesse faisant suite à la richesse précédente issue de l’alcoolisme de nos ancêtres et des champs de plantes à pinard du Languedoc et du Roussillon, la ville se portait plutôt bien.

L’Algérie s’en va, le trafic aussi. Sur ce, les alcooliques deviennent anonymes et moins nombreux, la viticulture s’effondre. Il reste la pêche. Alors les pêcheurs, seule richesse, se déchainent, labourent le golfe du Lion, éradiquent le poisson. Fin de l’épisode richesse.

Tout cela n’est pas très grave, le port appartient à l’Etat qui paie.

Le petit bouchon (Sarkozy), qui, sans bruit, s’efforçait de transférer le plus de charges possibles aux autres, cède aux régions les ports en faillite du type de celui de Sète.

La région hérite du port de Sète. Nous y voici.

La situation exigeait de recomposer la distribution du port. En diminuant la place du port de commerce, dont l’avenir aujourd’hui est improbable, car il est hors des voies maritimes. En déplaçant le port de pêche pour adapter ses infrastructures à la crise liée à la diminution de la ressource halieutique, qui sera sans doute longue. Enfin en donnant au port de plaisance un rôle moteur, lui permettant d’engager la ville dans l’industrie touristique, importante en cette région, sauf pour Sète dont l’économie portuaire industrieuse était jusqu’alors incompatible.

Que croyez vous que fit la région ?

Exactement l’inverse. Incroyable non ? La région a investi lourdement dans le port de commerce, laissé les pêcheurs au centre du dispositif touristique, parqué les plaisanciers en des lieux anciennement chasse gardée des romanichels.

Explication

La région est composée de politiques dont le métier est la démagogie. Elle est servie par des cadres supérieurs, très intelligents, très instruits, qui n’ont jamais vu de près ou de loin une entreprise, qui n’ont jamais rendu un bilan à des actionnaires. Tous les salariés du port, par le miracle du transfert à la région, sont devenus des fonctionnaires territoriaux.

Pas de problème d’argent pour tous ces braves gens, pas de problème de résultats, on vogue sur l’idéal, sur le rêve, un peu aussi sur le mensonge électoral. Si ça merde, un peu plus d’impôts, et voilà.

Résultat

La ville est plantée pour des années. De façon actuellement irréversible les plaisanciers sont parqués dans des lieux inappropriés, dans un inconfort notoire qui fait de Sète le plus grand port de plaisance poubelle du Languedoc-Roussillon. Les pêcheurs restent dans leur misère organisationnelle. Le port de commerce perdure dans son déclin. La boucle est bouclée, tout le monde s’en fout, personne ne s’en rend compte.

Conclusion : Il ne peut pas y avoir d’économie sans responsabilité et engagement d’argent personnels.

Message à Ayrault, avant mise à plat.

C’est ça que tu ne comprends pas, pépère Ayrault. Tu ne peux pas le comprendre. Tu n’as jamais eu à gagner de l’argent, à investir ton propre argent, l’économie telle que tu l’imagines ça n’existe pas, mets toi ça dans la tête, couillon (pour être poli).

Tu vois, à Sète, ce petit port, dont le chiffre d’affaires est celui d’un hypermarché moyen, pas grand-chose, s’il y avait un propriétaire qui investisse son argent, il serait obligé de faire les bons choix et pas ceux d’une bande de couillons dont le but ultime est de plaire au président de la région pour lui ponctionner le blé dont il dispose, qui n’est pas à lui mais à nous.

Tu comprends à quoi ça sert l’argent de ceux qui le gagnent et l’économisent, que tu appelles les riches, dans ton argot de fonctionnaire qui ne sait rien ?

Comment veux-tu sortir le pays de sa situation ? Tu fais l’inverse de ce que tu devrais faire. Tu prends l’argent à ceux qui seraient capables de faire tourner la boutique, pour le donner à ceux qui en sont incapables.

Toi comprendre ?

Allez, salut, bien cordialement quand même. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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