La folie collective

Alors que l’on se demande encore comment la folie a pu s’emparer de l’Europe jusqu’à produire la troisième guerre mondiale, sous nos yeux le même syndrome recommence.

Le processus est d’une grande simplicité. Conduite par la seule soif du pouvoir, une minorité transforme la vérité en un mensonge démagogique et obtient sur ce mensonge l’adhésion de la majorité.

Lorsque les effets dévastateurs de ce mensonge collectif (religion ou dogme quelconque) se font sentir, la majorité n’a pas la faculté de se remettre en question, elle nie son erreur, désigne un bouc émissaire et tue en boucle.

La simplicité

Elle est à la base de tout, limpide comme la vie. Celui qui ne respire plus meurt. Toute action entraine des conséquences, leur survenance implique la responsabilité de celui qui a engagé l’action. Il est impossible de sortir de ce cadre, pour les individus, mais aussi pour le groupe.

La difficulté

Elle réside dans le fait que cette simplicité ne vaut que pour les actes qui dépendent exclusivement de la volonté de l’homme. Or la condition humaine a des contours extrêmement flous. L’homme a du mal à définir ce qui dépend de lui et ce qui dépend de son environnement, de l’univers. Ce mélange des origines de sa condition ponctuelle est justement le gisement du mensonge.

Les faits inquiétants

L’environnement économique est un élément essentiel pour l’homme, il dépend exclusivement de sa volonté propre. Il n’est d’économie qu’à la suite de l’intervention de l’homme, la matière inerte n’ayant aucune valeur économique (voir Bastiat pour les sceptiques).

Une bonne gestion de l’économie suppose que ses deux expressions, celle des individus et celle du groupe, soient saines.

Deux leviers essentiels sont entre les mains des élus qui prennent en charge notre société : le budget de l’Etat et le budget des particuliers. Ces deux budgets ne peuvent être justes que s’ils sont efficaces.

Or, et c’est là que se situe le mensonge mortel, la notion de la justice économique par l’égalité a pris la place de celle de la justice économique par l’efficacité.

La conséquence directe est un budget de l’Etat délirant et des budgets de particuliers anormalement affaiblis.

Le budget de l’Etat délirant

Sa démesure tient exclusivement au mensonge égalitaire qui fait croire au plus grand nombre que l’Etat serait capable de régenter l’ensemble des paramètres d’une vie individuelle pour que tous accèdent au bonheur grâce à lui. Ce mensonge mélange allègrement un grand nombre d’émotions profondes qui le rendent désirable.

Le but poursuivi étant en réalité une chimère inaccessible, les moyens sollicités n’ont de ce fait aucune de limite.

Il n’y aurait qu’une parade : ramener l’Etat à ses fonctions dites régaliennes, le rendre strictement efficace. Mais ce serait aussi sortir du mensonge et ramener du même coup les individus face à leur responsabilité économique, ce qu’ils ne peuvent plus accepter. Donc, il n’y a pas de marche arrière.

Le budget des particuliers affaibli

Dans l’absolu, l’économie des particuliers n’a pas de limite. Celui qui proposerait un service auquel désireraient adhérer les 7 milliards d’humains, pourrait en retirer des bénéfices illimités. Il n’y a à cela rien de choquant.

Chaque intervenant économique rêve de pouvoir proposer ce service, il engage son intelligence, son énergie, sa vie vers ce but. Ce sont ces sacrifices intéressés qui font avancer l’économie humaine et son cortège de conséquences : le progrès pour les favorables, les contraintes environnementales pour les défavorables.

Une société forte possède de nombreux acteurs économiques riches, créateurs de services qui ont su séduire le plus grand nombre.

Ici intervient une nouvelle fois le mensonge égalitaire. Celui-ci proposant de limiter la richesse de ces acteurs économiques, applique l’impôt en fonction du revenu.

Est-il quelque chose de plus injuste ? En quoi le riche devrait-il payer plus cher les prestations communes, police, voirie, armée, justice, santé, etc…? Aurait-on démontré qu’il est plus souvent malade, que son passage sur une route coute plus, que l’armée le défend davantage, que la justice a plus souvent à se pencher sur lui ? Non évidemment.

Il est clair que l’efficacité, donc la justice, de l’impôt serait : un montant de l’impôt le plus bas possible, payé par le plus grand nombre possible.

L’impôt en fonction du revenu a fini par paraitre juste, alors que l’appauvrissement qu’il engendre pour les acteurs économiques est redoutable, entame leur efficacité et de ce fait est injuste pour le groupe.

L’arrivée prévue de la folie

Elle est visible en ce moment à Berlin. Un groupuscule, soutenu par un groupe identifié comme les briseurs de luxe, a cassé un immeuble de luxe, une Porsche, un café en revendiquant l’éradication du luxe.

Tout comme en 1930 les allemands cassaient du juif, qui pour eux représentaient la richesse, aujourd’hui ils cassent du luxe représentant cette même richesse.

Même lieu, même syndrome, mêmes causes, mêmes effets, la folie s’empare de nouveau de l’Europe. Ils vont bientôt poursuivre et assassiner les détenteurs de gros revenus dont les noms leur sont donnés en pâture par les Etats… au nom de la justice !!! Ils vont éradiquer la source même de leur richesse.

L’homme souhaite si peu avoir à se juger personnellement, à assumer ses responsabilités, qu’il est prêt à tuer les autres pour échapper à sa propre analyse.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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