LA FRANCE, UNE REPUBLIQUE BANANIERE.

LA FRANCE, UNE RÉPUBLIQUE BANANIÈRE

 

L’expression » république bananière » signifie que le gouvernement d’un état ou d’une nation est corrompu.


Les principaux symptômes de la république bananière (et de la fin de l’État de droit) sont :
Des décisions soumises « inlassablement au fait du ou des princes », népotisme qui distribue des faveurs à quelques-uns, au détriment de l’intérêt général.
Des institutions négligées, un pouvoir judiciaire « pas vraiment libre et indépendant », des électeurs qui n’ont plus confiance dans leurs institutions et  surtout dans leur classe politique », une élite corrompue, perchée sur son « arrogant  piédestal », oublieuse d’efficacité, ignorante « de l’éthique, du sens civique et… de la pudeur » . (Définitions trouvées sur internet)

Classement  mondial  de la corruption 2013 : La France  obtient  encore une fois la 22eme place ( juste devant les Emirats et le Quatar…)
Toutes les semaines, grâce à internet, explosent des scandales financiers qui impliquent étroitement nos hommes politiques ou hauts fonctionnaires, les services de l’Etat (Bercy et des services de renseignements) et des particuliers (milliardaires)  ou des grandes  entreprises françaises.

Je prendrais deux exemples, emblématiques, par l’implication générale  dans ces deux affaires de tout ce beau monde.
L’affaire UBS.
L’affaire HSBS.
Dans les deux cas, il s’agit de l’évasion de France de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le scandale HSBC  est révélé par un lanceur d’alerte (Falciani) le 2 avril 2008.
Le scandale UBS est révélé par 3 cadres dirigeants d’UBS France en 2009.
Nous sommes début 2014. Que s’est-il passé entre temps ? Qu’a fait Bercy ?
Résumons :
Pour HSBC, Falciani, ne se sentant pas en sécurité en France, s’exile en Espagne.
Pour UBS, nos 3 cadres, sont traités eux aussi comme des coupables. Ils sont même surveillés par la DCRI… ( Antoine Peillon « Ces 600 milliards qui manquent à la France)
Falciani livre  la liste de 8993 français ayant un compte « off shore » en Suisse.
Nos 3 cadres, eux aussi livrent des centaines de noms.
(Entre 2008 et janvier 2012, HSBC France est dirigé par un certain Antoine Cahuzac..)

A cette époque-là, nous trouvons comme par hasard, (mais est-ce un hasard ?), deux figures politiques bien connu des français par leur image d’incorruptibles : Eric Woerth puis son alter ego de l’autre côté du Rubicon Jérôme Cahuzac.
Tous les deux sont  les grands boss de Bercy. Ils sont chargés, l’un après l’autre d’enquêter sur nos deux affaires ! Comme gardiens du temple, on ne pouvait trouver mieux !
Goûtez-vous comme moi le piquant de la situation ? C’est du Feydeau…

Mais que fait donc Bercy ?
Notre citadelle, d’habitude si prompte à poursuivre, à persécuter et à ruiner le contribuable moyen, ne bronche pas. Rien, silence radio pendant plusieurs années à part de l’enfumage et l’habituelle rengaine sur la chasse aux (petits) fraudeurs.
Il faut savoir que c’est Bercy, seul, qui décide si vous êtes fraudeur ou non. 
Son  jugement  est sans appel !
Si vous avez l’audace de contester un redressement injustifié, il vous met automatiquement  dans la colonne « fraudeurs ».
Si la Citadelle vous colle cette étiquette, vous devenez un lépreux. Plus personne n’ose prendre votre défense et vous êtes petit à petit exclu de la société.
Le contrôle fiscal, c’est comme la lèpre, c’est contagieux !
Croyez en mon expérience.
 Simple non ?
Bouquet final, il n’a besoin de personne pour poursuivre en correctionnel. Il se passe de l’accord du Parquet.
J’y suis moi-même passé (j’ai même gagné mais cela n’a rien changé)
Donc, s’il ne poursuit pas…

Bref, revenons à nos banques. Il faudra attendre début 2012 pour UBS et avril 2013 pour HSBC pour que des infos judiciaires soient ouvertes…
Il ne devait pas avoir le feu au lac.
Dans ces listes nous trouvons des sportifs, des show bizeux, des grands industriels (vu le taux d’imposition, cela ne paraît  pas anormal), des hommes politiques et des magistrats dixit  sans les nommer nos quatre dénonciateurs citoyens.
Bien sûr, nous ne verrons jamais ces fameuses listes.
Hommes politiques et magistrats, voilà sans doute pourquoi  ces deux affaires avancent en reculant.

Tout un chacun, en 2014, peut constater que nous sommes sous un régime qui n’a plus rien de démocratique (à part le nom) et qui rappelle étonnamment l’ancien régime avec ses trois ordres : la noblesse, le clergé et le peuple.
En 2014, dans notre république bananière nos trois ordres sont : les politiques, les hauts fonctionnaires et le peuple.
Dans ces deux régimes, les deux premiers ordres s’entendent toujours  comme larrons en foire sur le dos du troisième. Seul ce dernier paye réellement
Impôts, taxes diverses (+84 ces trois dernières années), contrôles fiscaux et redressements abusifs  pleuvent sur lui.
Internet a remplacé nos médias, complices de ce pouvoir corrompu, qui participent à cet enfumage.
Sur la toile circulent, quasiment en direct, les informations concernant les « arrangements » de tout ce beau linge.
Avantages financiers et fiscaux, népotisme, conflits d’intérêts, magouilles fiscales à Bercy pour les amis etc…
Malheureusement pour eux, plus rien ne reste caché longtemps. Tout se sait.
Le dégoût est général mais nos deux ordres, bien au chaud dans leur bulle, continuent à dévorer et à se répartir le gâteau.
Ils ne semblent pas s’apercevoir que le temps se gâte.

Après le dégoût vient la colère. Et après la colère ?

Après 1788, normalement, vient 1789…
Attendons.

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

 

 

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling a été condamné le 12 janvier 2016 par jugement contradictoire à l'égard d'Anne Béot, inspectrice des impôts de Paris 18eme et partie civile. Emmanuel Bolling a été relaxé du chef de diffamation publique. Il a été reconnu coupable du chef d'injure publique envers fonctionnaire publique pour son article du 15 décembre 2014 sur le site témoignagefiscal.com intitulé "certain de leur impunité, rien n'arrête les agents du fisc". Il a été condamné à verser à Madame Anne Beot 500€. Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux procédures devant le T.A. Dans l'une d'elles il y sera posé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) sur le Non Bis In Idem que n'a pas respecté Bercy, en passant outre au jugement définitif du Tribunal Correctionnel de Paris.

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