La France une royauté populaire : ces privilèges qui nous tuent.

  1. Je vous propose de relire notre constitution.

Dans son article premier elle déclare que la France est une république, qu’à ce titre elle est garante de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Dans son deuxième article elle précise que la France c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peule.

Dans son préambule elle déclare se référer à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26/08/1789 qui, sans ambiguïté, garantit les droits naturels et imprescriptibles de l’homme que sont : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Puis, pendant 87 articles, elle installe le pouvoir des politiques, sous toutes ses formes, sous tous les cieux. Plus de place pour le peuple qui ne gouverne plus rien du tout. Plus de place pour les libertés individuelles, pour la propriété, pour la sûreté et pour la résistance à l’oppression.

Un premier constat s’impose, la constitution qui nous gouverne a confisqué le pouvoir au peuple, lui otant du même coup sa liberté et la propriété de ses biens.

A cela nous devons rajouter la novlangue qui s’est déversée sur les français et a permis toute les dérives qui font d’eux les otages d’un système politique atypique à mi-chemin entre l’oppression et la dépendance, la dictature et l’esclavage.

Cette situation génère un énorme quiproquo.

Une grande majorité de français croit appartenir à la république issue des lumières, croit vivre d’après les règles durement acquises par leurs ancêtres au prix d’une révolution sanglante. Ils croient être dans un monde libre et démocratique. Il n’en n’est rien.

Les français vivent sous une royauté populaire où ceux qui se sont donnés des privilèges remplacent ceux qui, avant la révolution, prétendaient les détenir de Dieu. Mais le résultat est le même, il y a d’un côté les privilégiés de l’autre les soumis, les serfs contribuables, imposables à merci.

Les privilèges

Le privilège : « une disposition juridique conférant un statut particulier », dit Wikipédia. Donc tous ceux qui possèdent par la loi un avantage qui les met à l’abri des aléas de la vie sont des privilégiés.

Evidemment les fonctionnaires avec la garantie de l’emploi sont aux premières loges. Mais tous les assistés aussi qui, par la loi, obtiennent des avantages sans rapport avec la vie de ceux qui sont confrontés à la réalité.

C’est la recherche de l’obtention de ces privilèges qui explique la formidable poussée de l’immigration. Les émigrés ne cherchent, ni plus ni moins, que l’obtention des privilèges largement répandus dans notre société. N’oublions pas que nous sommes les champions mondiaux de l’assistance, le plus gros budget au monde pour la protection sociale, qui vue à l’image mondiale est un énorme privilège.

Les privilèges et l’organisation politique

Tout comme sous la royauté, nos privilégiés ont une organisation politique à leur service. Les élections libres et démocratiques ne traitent plus de l’avenir du pays et de ses besoins, mais exclusivement des privilèges et des privilégiés. Au point que lors des dernières élections présidentielles on a même vu un candidat offrir carrément le privilège absolu : un salaire pour tous, sans obligation en retour.

Tout comme Louis XIV achetait la société en distribuant les privilèges nobiliaires, nos politiques achètent leur pouvoir en distribuant des privilèges ciblés.

Les privilèges et la novlangue

Evidement, personne ne doit pouvoir prendre conscience de cette situation. La dernière fois que les privilèges ont dévasté le lien social, écrasé la société, sous Louis XVI, les conséquences furent terribles.

Aujourd’hui, les privilégiés se font appelés bénéficiaires et affichent une servilité prétendue au bénéfice de l’Etat. En réalité, ils n’en branlent pas une. Tout n’est qu’attitude, comme à La Cour à Versailles en son temps.

Bien plus, comme évidement tout cela a un coût, pour le dissimuler ils accusent le capital de mille mots. Ils perdent de vue que du capital on est responsable, alors que du privilège on est l’obligé, il ne s’agit pas de la même humanité.

La novlangue traite de libéraux ceux qui sont confrontés à la réalité de la vie et, au contraire de citoyens responsables les privilégiés. Cela va loin.

Mais ces privilèges ont un coût.

Ce coût est incompressible, le système politique étant à son service. Entrepreneurs libéraux et capitalistes sont taxés. Ils finissent ruinés ou partent sous d’autres cieux.

Pas plus que les privilégiés de l’ancien système ceux du nouveau ne sont capables de s’assumer. Nos privilégiés d’aujourd’hui dépendent étroitement du pillage par Bercy des forces vives du pays. Mais ce pillage a des limites toutes bêtes. Ce sont celles des règles de l’économie, dont justement les privilégiés prétendent s’affranchir.

Le mur n’est pas loin.

En ce qui me concerne je plains beaucoup nos privilégiés, dont je perçois tous les jours l’incurie, l’incompétence, la médiocrité, derrière leur masque de pouvoir.

Je vois arriver la fin sans crainte, car c’est là que les privilégiés paient la facture. N’en n’étant pas un, je n’aurai rien à payer le jour des comptes.

Vous non plus sans doute, si vous lisez ce blog.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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9 réflexions au sujet de « La France une royauté populaire : ces privilèges qui nous tuent. »

  1. « Je vois arriver la fin sans crainte, car c’est là que les privilégiés paient la facture. N’en n’étant pas un, je n’aurai rien à payer le jour des comptes. » Là, franchement, je vous trouve très optimiste. Vous croyez en une justice immanente ? Il arrive très souvent que les innocents payent pour les coupables. D’où l’importance de se mettre du bon côté: celui du manche.

  2. Le cerf n’est pas réduit à l’état de serf.
    S’il y a du cervidé et du cerf-volant dans le cerf, il y a du servage et du service dans le serf.
    On aura beau faire, jamais ne pousseront des cornes de cerf sur le crâne du serf.
    Rien à voir avec la cervoise d’Astérix, ou la cervelle du moineau évidemment.

    1. Merci, c’est rectifié.
      Une faute d’orthographe se doit d’être au moins splendide.
      Celle-ci l’était, ne trouvez-vous pas ?
      Cordialement

  3. OBÉIR – DÉSOBÉIR – DES LOIS – UNE CONSCIENCE.
    Avoir un pouvoir policier et l’utiliser à bon escient, quitte à faire tomber ses propres chefs quand ils sont plus corrompus que ceux qu’ils ordonnent d’interpeller et deviennent donc dangeureux pour la paix publique, être un vrai régulateur de la société, voici la plus belle fonction du monde.
    Comme disait le CNR, « résister c’est créer ! »

  4. La pensée du jour =
    « Les finances publiques doivent être saines, Le budget doit être équilibré,
    La dette publique doit être réduite, L’arrogance de l’Administration doit être combattue et contrôlée , et l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite, La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. » Analyse sur les publications de Cicéron -55 ans avant JESUS CHRIST- Moralité : la crise dure depuis 2065 ans , et la démonstration des excès de l’Homme !
    Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre!

  5. Bien entendu, tu as raison « tous ceux qui possèdent, par la loi, un avantage qui les met à l’abri des aléas de la vie sont des privilégiés. »

    « Les fonctionnaires avec la garantie de l’emploi sont aux premières loges. »

    « Mais tous les assistés aussi qui, par la loi, obtiennent des avantages sans rapport avec la vie de ceux qui sont confrontés à la réalité. »

    « C’est la recherche de l’obtention de ces privilèges qui explique la formidable poussée de l’immigration. »

    C’est la nouvelle traite des noirs, faire de ces pauvres chez eux des esclaves chez nous. Les SOROS ont réussi à nous faire croire qu’il faut aider cette traite.

    L’Union européenne n’a pas encore réussi à supprimer les élections.

    Elles peuvent les influencer, voire les truquer.

    Macron nous a été imposé par la caste médiatico-financière.

    Elles peuvent, après avoir ignoré le vote de 2005, tenter d’éviter le Brexit.

    Elles sont cependant impuissantes face à la vague qui va les submerger.

    A quel signe voit-on arriver la submersion dans peu de temps ?

    Malgré le matraquage médiatique quotidien, malgré l’auto-censure des médias, rien n’a pu pu empêcher les Hongrois, les Polonais, les Tchèques, les Slovaques, les Slovènes, les Autrichiens, les Italiens d’amener au pouvoir des équipes qui refusent de sacrifier leur peuple, et qui s’opposent à l’invasion migratoire que des dogmatiques veulent leur imposer.

    Ensuite viendront les privilèges des fonctionnaires.

    Henri ceux du fisc seront les premiers visés.

  6. une démocratie sans contrôle est un leurre.
    « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (…) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir » Montesquieu, l’Esprit des Lois, Livre XI, Chapitre IV

    En démocratie, le pouvoir vient des citoyens et donc seuls, ceux là seuls, sont fondés à exercer leur devoir et droit de contrôle et sanction envers les abus des « autorités constituées » dont il est dénié d’être non seulement juges et parties mais qui plus est jugés par leurs pairs (l’entre-soi bien disant).

    Ce sont les citoyens qui doivent contrôler les agissements des élus et les sanctionner si besoin en est.

    Il est spécifié ici que venants de toutes les parties de l’échiquier politique et de la société civile (du cantonnier au président de multinationale) il appert que pour ne pas gêner ceux qui sont en activité, ceux là en sont dispensés, les retraités en revanche, en bonne santé, s’y obligent.

    Quant aux gauchiards de toutes espèces . . .

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