La laïcité impose la séparation de l’Etat et de l’égalitarisme.

Voici la définition de la laïcité par M. Larousse :

 » Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. »

Quand aux Eglises, Wikipédia dit ceci :

« À partir du moment où l’État lui confère un statut, l’Église, en employant une majuscule, désigne l’institution qui regroupe les croyants d’une même confession »

Nos Eglises prétendent avoir l’exclusivité du sacré. Mais, le sacré n’étant qu’un « respect absolu » il s’agit donc d’une captation abusive de ce mot.

Elles sont plus crédibles lorsqu’elles réclament l’exclusivité du divin, c’est-à-dire de la croyance aveugle, non prouvée et non prouvable.

Les Eglises ne sont pas éternelles, l’histoire de l’humanité les collectionne tant la vie et la mort restent un mystère qui génère naturellement les croyances les plus invraisemblables.

Aujourd’hui, notre société fait face à une nouvelle croyance ahurissante : l’égalitarisme.

Cette croyance imprègne tellement nos sociétés qu’elle parait évidente et n’est pas susceptible de remise en question. Elle est sacrée, regroupe en une Eglise ses thuriféraires, elle a un bras armé : le socialo-communisme, un leader sacré : Marx.

La particularité de cette nouvelle religion n’est pas son but, évidemment inaccessible, mais plutôt son champ d’action qui est strictement limité à l’économie.

Cette particularité est la plus étonnante. En effet, chacun s’accorde à penser que l’égalité n’existe pas sur terre, qu’il n’y a pas lieu de la rechercher même au contraire.

L’inverse de l’égalité — qui est la recherche de l’excellence — est le moteur du sport, de la recherche scientifique, de la culture, etc… de la vie.

Qui se déplacerait pour voir un match de foot entre équipes sélectionnées selon les critères de l’accès égal pour tous à la compétition ? Qui se ferait soigner par un médecin dont le diplôme relèverait d’une simple nomination donnée également à tous les prétendants à cette profession ? Qui monterait dans un avion dont le pilote n’aurait pour bagage que son désir d’être pilote, et un brevet obtenu sur des critères égalitaires sans distinction de ses compétences ? La liste est illimitée.

C’est exclusivement lorsque l’on parle d’économie, et de façon irrationnelle, que l’égalitarisme s’impose.

En cela il est clair que l’égalitarisme économique est une croyance, une religion, qu’à ce titre il doit, dans un pays laïque, être séparé de l’Etat.

N’allez pas me faire dire dans vos commentaires, si vous me faites l’honneur d’en faire, que je ne respecte pas les faibles ou les humbles de l’économie, qu’horrible libéral je plaide pour que ceux-ci soient écrasés. Rien ne serait plus faux. D’abord parce que je crois au devoir universel du fort par rapport au faible en tout les domaines, ensuite parce qu’étant libéral je crois que le fort, naturellement, n’a pas intérêt à ce que le faible le reste, au contraire.

Non, ce que je veux ici démontrer c’est que l’égalitarisme est un dogme et que l’expérience a prouvé que l’Etat et le dogme sont totalement incompatibles.

Nos ancêtres en ont bavé pour éradiquer la religion catholique de sa mainmise sur l’Etat, qui paraissait naturelle pour tous à l’époque.  Cela était si vrai qu’ils durent se battre pendant des années à travers des associations secrètes, qui portent encore maintenant les stigmates sociales de cette lutte.

L’Etat doit être neutre, libre de toute croyance, sans quoi il ne peut pas remplir sa mission au service de tous.

Et pourtant, l’Etat aujourd’hui est entièrement entre les mains de ces nouveaux croyants : les égalitaristes. A tous les niveaux administratifs : armée, justice, police, enseignement, etc…

Cette religion est si prégnante que l’intégralité de nos hommes politiques est égalitariste. Qu’il ne nous est laissé le choix qu’entre un égalitarisme communiste ou un égalitarisme fasciste, mais dans tous les cas un égalitarisme de plus en plus absolu.

C’est cette croyance, complètement irréelle, qui est la base des comportements irrationnels de notre Etat, de son invasion de la sphère privée pour imposer cette nouvelle religion, de ses échecs à répétition.

Il y a urgence.

L’Eglise égalitariste peut être respectée, mais doit impérativement être séparée de l’Etat français. C’est une question de vie ou de mort pour notre société.

Cela va être compliqué. A ce point installé au sein de l’Etat le dogme égalitariste n’a pas besoin de résultat, la croyance se nourrit d’elle-même et engraisse ceux qui la servent ou font semblant, pendant qu’elle détruit tous les autres.

Il y a plus fort, plus l’égalitarisme génère l’inégalité du fait son incohérence et de sa stupidité contre-nature, plus il apparait comme la seule solution pour ses croyants.

C’est dire que le piège ne va pas s’ouvrir facilement.

L’Etat ne retrouvera pas aisément la neutralité dont il a besoin. Le chemin vers la liberté va être long et escarpé.

Les premiers qui vont s’y atteler vont peut-être devoir entrer dans la clandestinité, jouer leurs biens, même leur vie.

L’égalitarisme est notre obscurantisme, nous n’avons pas plus de lucidité par rapport à lui que les musulmans en ont par rapport à leur religion.

Pour l’instant la seule solution pour ceux qui veulent échapper à ce dogme, malheureusement étatisé, est la fuite.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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