LA MALTRAITANCE FISCALE

La presse, la télévision, la radio, les organismes officiels de propagande, les réseaux sociaux ont tous un point commun : ils dénoncent la maltraitance.

Celle des enfants évidemment, mais aussi celles des minorités de toutes sortes. La maltraitance est le mal absolu.

Notre société est légitime lorsqu’elle la dénonce, j’en suis convaincu.

Notamment parce qu’il s’agit d’une atteinte intolérable aux libertés individuelles, à l’intégrité morale ou physique de personnes souvent en position de faiblesse.

Voilà comment Wikipédia définit la maltraitance :

« La maltraitance est un mauvais traitement (occasionnel, durable ou répété) infligé à une personne (ou un groupe) que l’on traite avec violence, mépris, ou indignité. La maltraitance implique un rapport de pouvoir ou domination entre l’auteur et la victime, qui est ainsi souvent dépendante et sans défense. Lié à l’abus de pouvoir, la maltraitance a fréquemment des conséquences durables sur la santé non seulement physiologique mais aussi psychique des victimes, dues au traumatisme moral. »

Les choses sont claires.

Plus loin Wikipédia, tiens, tiens, précise ses explications, entre dans le détail :

« Les situations de privation (de nourriture, de soins, d’affection ou d’attention) peuvent conduire au désespoir et au refus de vivre mais, dans d’autres cas, elles peuvent ne pas entraîner de séquelles si une autorité a réussi à leur donner un sens ; la privation de ressources matérielles et d’argent pourra par exemple être ressentie comme des interdictions de jouir de l’existence ou, au contraire, pourra être comprise comme l’occasion inespérée de prouver au monde son élévation spirituelle »

Je commence à m’agiter dans mon fauteuil de lecture.

Continuant mes recherches je note que la maltraitance, sans être qualifiée, est indirectement lourdement condamnée par l’article 222-13 du Code Pénal, dont je vous conseille la lecture. Asseyez-vous préalablement.

Au terme de cette recherche sur la maltraitance — et des réflexions induites —, vous allez bien sûr reconnaître votre propre situation par rapport aux services fiscaux.

Eh oui, vous êtes maltraités par le fisc, qui que vous soyez, tout particulièrement si vous êtes humbles.

Je rappelle la situation des français les plus humbles que l’on convainc à coup de propagande intense qu’ils sont les bénéficiaires – alors qu’ils en sont les victimes — de la maltraitance organisée à grande échelle par Bercy, au seul service des hommes de l’Etat et de leurs complices fonctionnaires ou entrepreneurs de connivence.

L’employé ordinaire est, dès le départ, privé de 20% de son salaire, que son employeur rattrape sur lui pour payer la TVA sur ce qu’il produit, les salaires n’entraînant pas de TVA récupérable. Puis il est taxé de 50% de charges sociales. Enfin lorsqu’il consomme ce qui lui reste il paie 20% de TVA sur ses achats. C’est donc 90% de la valeur économique de son salaire qui lui est prise.

Cela s’appelle de la maltraitance puisque le résultat est « une privation qui conduit au désespoir ». Evidemment la situation est décuplée à l’occasion des contrôles fiscaux qui taxent tranquillement, dans l’indifférence générale, à 200 ou 300 % les revenus de français, au préalable abusivement qualifiés de « fraudeurs fiscaux ».

Cette maltraitance « est comprise comme l’occasion inespérée de prouver au monde l’élévation spirituelle des français »

Encore « eh oui », cette maltraitance nous est vendue comme nécessaire à notre bonheur.

Comme on bat l’enfant pour son bonheur, on marie de force la jeune fille de 14 ans aussi pour son bonheur, on pousse le croyant à la guerre religieuse pour son bonheur, on prend les revenus des français pour leur bonheur ou celui des déshérités.

En gros, la cruelle ponction a pour but de nous soigner et de nous procurer une retraite. Oui, mais voilà, les urgences ne marchent plus et les retraites capotes, restent les ponctions sans limite, la maltraitance seule.

Cette maltraitance nous gâche la vie, nous rend malheureux, notre travail n’est plus rémunéré à sa juste valeur, ou la valeur qui nous reste ne correspond pas aux efforts que nous fournissons.

Nous sommes, travailleurs, une nouvelle fois les cocus du système.

Marx, reviens :

– Regarde où nous en sommes. Tu as tout faux, ce n’est pas le capital qui nous exploite, ce sont les hommes de l’Etat. Rien n’a changé, en fait. Le capital n’était pas responsable, ce sont — et cela a toujours été — les hommes du pouvoir, hier les aristocrates, aujourd’hui les hommes de l’Etat qui les ont remplacés, qui nous maltraitent. En plus ton erreur les a arrangés, nous a masqué la vérité, ta responsabilité est écrasante. Mon pauvre Marx, quel gâchis.

– Tu as vu cet article 222-13 du CP ? Quelle cochonnerie. La maltraitance a sens unique, n’est-ce pas le pire ? La maltraitance qualifiée et cantonnée, alors qu’elle peut être générale, toucher tout le monde en tout lieu. Tu vois ce que tu as fait, tu leur as permis de maltraiter tout en affichant une bonne conscience, en condamnant même ceux qui se révoltent, en protégeant les tortionnaires.

Un jour peut-être

La maltraitance fiscale sera reconnue, le Code Pénal osera le mot.

En attendant les maltraités par le fisc sont désespérés, au bord du refus de vivre. Dans ce blog ils s’expriment, mais ils sont peu à le faire tant ils croient que la chose est normale, tant ils ont honte de ce qui leur arrive, tant ils sont détruits par cette maltraitance fiscale dont personne ne parle puisqu’elle est pour le bien de tous.

Quelque part : un haut le cœur. Une pensée pour tous les maltraités du monde, pour les maltraités sans frontière.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « LA MALTRAITANCE FISCALE »

  1. En France tuer, blesser les citoyens on appelle cela la démocratie .
    Certains sont privilégiés et les autres sont les esclaves. Il n’y a pas entre les salariés d’égalité devant la retraite, les avantages sociaux, les congés, le temps de travail. Il n’y a pas de fraternité chacun défend son intérêt . Il n’y a pas de liberté les GJ le démontrent .

  2. Je ne suis jamais arrivé statistiquement parlant à savoir combien les français du secteur marchand produisent en richesse salariales. Toutefois on peux extrapoler – 20 millions de salariés ou d’indépendant du secteur marchand, produisent tout au plus 700 milliards de revenus – hors l’état prélève + de 1000 milliards de « recette fiscale « , également emprunte env. 350 milliards chaque année sur les marchés ( déficit + remb. De la dette. (2500milliards /7,5 ans~)) donc si vous en savez plus…

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