La misère tue. Donne-t-elle pour autant le droit de tuer ?

La misère détruit l’homme. Les exemples ne manquent pas qui nous permettent de constater la réalité de cet axiome.

Cela peut être le fait de la nature à travers sa dureté ou les catastrophes naturelles, ou encore tout simplement d’une inadaptation, maitrisable ou non maitrisable, de certains à acquérir des biens matériels protecteurs.

Cela peut être aussi le fait du vol ou du pillage par d’autres hommes.

Dans tous les cas la misère fait la démonstration de l’absolue nécessité des biens matériels, de l’impossibilité de les dissocier de la vie des hommes, aussi du fait qu’un homme est composé de son corps, de son esprit et de ses biens.

Toute atteinte à l’une de ces trois composantes est une atteinte à son intégrité d’homme, que rien, en aucun cas, ne peut justifier.

S’il fallait une preuve de la légitimité de la propriété privée, cette démonstration des dégâts irréversibles engendrés par son absence l’apporterait.

Il n’est pas besoin de pousser le raisonnement plus avant, la misère tue, nous le savons tous.

Peut-on légitimement tuer au nom de la misère ?

Ce questionnement porte sur deux aspects du problème, le meurtre direct en tant que légitime défense de la misère, le meurtre indirect par le pillage du bien d’autrui — entraînant sa misère donc sa mort —  au motif de la réduction de la misère du pilleur.

Le meurtre direct

Il est rarement mis en œuvre par le miséreux lui-même. Souvent il le retourne contre lui-même, c’est le suicide. Ou encore, le meurtre direct d’autrui par le miséreux est simplement un dérapage du vol ou du pillage.

Plus globalement le meurtre lié à la misère est rarement imputable aux miséreux eux-mêmes. Il est initié par des hommes de pouvoir qui le pratiquent au nom de la misère, mais à des buts trivialement personnels.

Ainsi par exemple Che Guevara tuait-il à l’unité, sans nécessité, au nom des miséreux qu’il prétendait représenter.

Il faut noter que les hommes de pouvoir qui tuent au nom des miséreux pratiquent en règle générale le meurtre de masse. C’est ici tout particulièrement que va se poser la question de la légitimité du meurtre au nom de la misère.

L’homme de l’Etat pratique assez facilement le meurtre de masse, il en est même fier. Il le déguise sous forme de guerres qu’il prétend justes, d’ordre indispensable, de punition des asociaux, d’avènement de l’homme nouveau, etc…

Mais, et c’est là que la question trouve toute sa légitimité, le meurtre de masse est pardonné, voire glorifié, lorsqu’il s’habille de l’image de la défense du miséreux, il est banni pour tout autre motif.

Il s’agit là d’une réaction commune, pour moi énigmatique.

Le meurtre indirect

C’est le plus courant. Il s’agit de plonger dans la misère des hommes et des femmes qui ne demandaient rien à personne et organisaient par eux-mêmes l’environnement matériel nécessaire à leur protection vitale, sans motif réel autre que par exemple la redistribution ou la participation à l’effort national, la création d’un homme nouveau, d’une société nouvelle, etc…

C’est ainsi que Staline d’abord puis Mao ensuite ont pillé leurs agriculteurs au point d’entrainer leur mort, par millions.

Ce type de meurtre date de la nuit des temps, il est imagé dans la parabole de Job où Satan et Dieu complices dépossèdent le riche Job sans que personne n’y trouve à redire. Ils le laissent pour mort, détruit par la misère, jusqu’à l’extrême limite.

Quand le tueur est Bercy

Bercy agit ainsi avec nous. Bercy nous dépossède, laisse certains si faibles que la mort les attend. N’hésite pas à ruiner des familles entières sur plusieurs générations, pratiquant ainsi le meurtre familial.

Bercy se cache pour piller derrière l’idée d’éradiquer la misère par la redistribution.

Evidemment la misère demeure, le troc est dur pour celui qui y est plongé sans raison autre que les baïonnettes de Bercy, mais la combine marche.

Les meurtres indirects de Bercy passent pour autant d’actes de bravoure, la foule applaudit.

C’est par centaines de milliers, voire par millions avec le temps, que Bercy ruine et tue au nom de la misère.

Conclusion

Oui, l’expérience prouve que la misère a le droit de tuer.

Du fait qu’elle ne peut pas être éradiquée pour de multiples raisons, vivre demande beaucoup de discrétion et de prudence pour ne pas devenir la cible des miséreux tueurs ou de leurs représentants autoproclamés.

Cordialement. H. Dumas

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Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « La misère tue. Donne-t-elle pour autant le droit de tuer ? »

  1. Si quelqu’un joue au con avec moi , comme Bercy , je ne le laisse pas gagner car quand on donne de l’importance à un âne, il se croit un cheval. Tu ne sais jamais à quel point tu es fort , jusqu’au jour ou être fort reste la seule option

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