LA MORT SOCIALE.2.

LA MORT SOCIALE .2.

Après la liquidation de mon entreprise, j’ai fait une dépression.Banal, me direz-vous.
Je l’ai fait tout seul, dans mon coin. Personne ne s’en est aperçu, sauf ma femme ;
Il est vrai que je ne voulais plus voir personne. J’avais fait le vide autour de moi. Je me cachais, j’avais honte de ma déchéance sociale.
Je me trainais d’un point à un autre, sans but précis. Je tournais à vide, l’esprit uniquement occupé
par cet abus fiscal que je ne pouvais résoudre.
Chaque heure, chaque minute je ne pouvais me détourner de ce constat : j’avais tout perdu. Je n’existais plus. Je n’avais plus d’avenir. Ma famille n’avait plus d’avenir. On m’avait poussé hors du jeu.
J’étais devenu insomniaque. Je dormais par séquence de deux ou trois heures. Je me réveillais d’une somnolence sommeilleuse, trempé de sueur et grelottant avec  la sensation d’étouffer.
Je redoutais la venue de la nuit car je savais ce qui m’attendait.
Cela a duré environ deux ans.
Pendant ces deux ans, j’ai vécu dans un univers parallèle avec toujours cette pensée unique d’être pris dans un piège dont malgré tous mes efforts je n’arrivais pas à me sortir. J’étais englué dans une indifférence générale.
J’avais tout tenté et lorsque je gagnais un procès contre le fisc, cette victoire ou ne servait à rien ou elle n’était que provisoire.
J’avais déjà tout perdu, je n’avais plus d’argent et malgré cela Bercy continuait à s’acharner sur moi.
Un jugement en correctionnel que je gagne conte le fisc mai : il ne sert à rien.
Un jugement du tribunal administratif que je perds, je fais appel.
Un jugement en Cour d’Appel Administrative que je gagne, le fisc va en cassation et le jugement est cassé.
Je suis déjà mort depuis deux ans.
Un autre jugement  en cours d’Appel  Administrative à la  « marchand de tapis » 50/50 : « Ex aequo et bono » qu’ils appellent ça.
Rien à faire, je ne peux pas m’en sortir. Ruiné et sans un sous, ils veulent encore quoi ?
Cet abus fiscal est tellement flagrant que je ne peux comprendre cette hargne à me détruire.
Bercy, ses inspecteurs assermentés, ces hauts fonctionnaires fiscaux, ils sont tous devenus fous ?
Et ces médias qui se roulent dans la veulerie de la chasse aux « fraudeurs », tout le monde est devenu aveugle !
Bercy fait régner la terreur légalisée. Personne ne veut se trouver sur sa route. Tant pis pour ceux qui tombent. C’est la faute à pas de chance ! Et puis il vaut mieux que ce soit lui que moi…
Seuls ceux qui ont vécu ce que j’ai vécu peuvent comprendre ce désespoir qui ne vous quitte plus.
Je suis devenu un mort vivant souriant car il faut bien, comme on dit, continuer à vivre.
J’essaye de me forcer à agir en être normal, je dis j’essaye car je ne peux y arriver complétement.
On s’habitue à tout parait-il.
Faux, c’est archi faux. Je ne peux m’habituer à cette injustice si facilement réparable mais que personne du fisc ne veut réparer.
Cette indifférence à un abus est intolérable.
J’ai perdu le peu de confiance que j’avais dans mon pays, un pays qui se gargarise de grands mots mais tolère, voire encourage, cette dictature fiscale.
Dans cette chasse effrénée à l’argent des français que fait Bercy, je dois être ce que l’on appelle un dommage collatéral. Nous sommes des milliers…

Et les dommages collatéraux, c’est bien connu, tout le monde s’en fout !

Emmanuel Bolling

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)



 

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling a été condamné le 12 janvier 2016 par jugement contradictoire à l'égard d'Anne Béot, inspectrice des impôts de Paris 18eme et partie civile. Emmanuel Bolling a été relaxé du chef de diffamation publique. Il a été reconnu coupable du chef d'injure publique envers fonctionnaire publique pour son article du 15 décembre 2014 sur le site témoignagefiscal.com intitulé "certain de leur impunité, rien n'arrête les agents du fisc". Il a été condamné à verser à Madame Anne Beot 500€. Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux nouvelles procédures devant le T.A.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (1 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

3 réflexions au sujet de « LA MORT SOCIALE.2. »

  1. Fuyez ce pays ingrat et faite votre vie ailleurs, j’ai été contrôlé avec ma famille 7 fois et mis par terre, je suis parti et consacre mes compétences à d’autres pays……..le reste de ma vie sera consacré à démolir ce pays degueulasse à travers le monde et en écrivant de livres…..jeunesse, compétent, ambitieux ….fuyez laisser ce pays dans sa déchéance

  2. En 90 secondes, le vécu de mon redressement fiscal

    Préambule. Je n’ai jamais triché fiscalement. J’ai eu trois contrôles du fisc en 40 ans. Deux par des vérificateurs honnêtes … autrefois. Aucun redressement, sauf une rude bataille pour annuler le dernier. Le premier, M L…….. M’apportant un point oublié par mon expert-comptable, et, surprise, une restitution d’impôt trop versé.

    La première surprise de mon troisième et dernier redressement, finalement annulé tant il était extravagant, était que la notification était bourrée de fautes de calculs : plus de 50 erreurs.

    La seconde extravagance effaçait l’imputabilité de la totalité des frais de mon cabinet médical (loyers, appareils, salaires et charges sociales de ma secrétaire, etc. J’avais ainsi exercé et payé des taxes professionnelles et autres frais, sans gérer un cabinet médical déductible !

    Troisième extravagance, en contradiction absolue avec la seconde et fort déshonorante, le vérificateur ajoute à mes honoraires obtenus, sans cabinet selon sa notification, des ‘honoraires dissimulés’ (sic), qui ne sont en fait que de simples virements de compte de recettes à compte de dépenses ; un fait prouvé par les banquiers. Comment peut-on avoir des recettes sans consulter dans un cabinet médical ?

    Mes comptes bancaires étant saisis, j’ai fermé mon cabinet et je l’ai vendu comme appartement sans successeur, vendu alors que, pour le fisc, il n’existait pas de cabinet médical, ni même de local d’habitation.

    Avec quelques explications, devant des questions naturelles

    Q : « Comment se produisent les préjudices ? »

    Le redressement de 2001 à STRASBOURG n’a été annulé qu’en 2008 en cours Administrative d’Appel à NANCY du simple fait des retards bien connus de la justice administrative. Ce sont ainsi sept bonnes années sans aucune possibilité d’exercer ma spécialité d’urologue.

    Q : « Pourquoi restez-vous sans exercer ? »

    Mes comptes bancaires étant saisis dès 2001 sans avertissement, puis au fur et à mesure des recettes qui y parviennent encore de Juillet 2001 à septembre 2003, je n’ai plus aucun moyen de payer les frais de mon cabinet qui ‘n’existe pas’, sauf qu’il me coûte ses loyers, des TP, une secrétaire, etc.

    Je n’ai pas d’autre alternative que celle de fermer mon cabinet fin 2003. Je pars me réfugier chez mon épouse ophtalmologiste allemande qui gagne fort bien sa vie ; bien mieux que moi et même qui profite de mes déboires pour diminuer ses impôts allemands. Je crois être débarrassé ! Nenni ! L’heure de ma retraite ayant sonné en 2005, les saisies reprennent de 2006 à 2008 sur la plus grande partie de mes allocations de la CARMF, cette fois à la source, exil en Allemagne ou pas.

    Q :  » Quelles sont les conséquences sur votre vie ? »

    La fraude fiscale (honoraires dissimulés), non seulement coûte des sanctions fiscales, mais elle vous vaut la méfiance de vos associés et même le déshonneur dans votre famille.

    Q : « Comment, quand et pourquoi ce redressement a-t-il été annulé ? »

    Les attendus du jugement de NANCY de 2008 ne font allusion qu’à la seule extravagance des honoraires dissimulés. Rien dans les attendus sur les deux autres extravagances. A ce seul motif, le redressement est annulé à NANCY et les calculs justes rétablis cette fois sur EXCEL.

    « Quels sont vos préjudices » ?

    Fermeture du cabinet huit années, restitution incomplète des saisies (Manquent 60 % des saisies), séparation de biens avec mon épouse, méfiance de mon fils, désaccords dans ma clinique, puisque je suis déshonoré.

    « Que faites-vous désormais sans cabinet » ?

    L’exercice libéral est, désormais, bien trop ingrat du fait des administrations publiques (Fisc, Assurance Maladie). Exercer en hôpital public, à l’exception d’un remplacement de dernière minute, est impossible, vu mon âge, 74 ans.

    Reste la recherche fondamentale. Pas la recherche clinique, celle des médicaments très onéreux et inefficaces contre le cancer de la prostate en échappement. La recherche fondamentale sur ce cancer consiste pour moi à se demander comment les mammifères domestiques, même très âgés, n’ont presque jamais de cancer prostatique, alors que les hommes sont presque tous frappés, surtout après 50 ans. Je crois être sur une bonne piste qui permettra, peut-être, de faire disparaître les cancers par aptoptose sans aucun frais.

  3. Bsr,
    je te comprends Emmanuel vu que j’ai vecu le meme drame.
    Leur harcèlement me laisse une hypertension arterielle importante mais une haine constructive contre ces parasites d’Etat.
    J’ai touché le fond avec ces voleurs à cols blancs…mais ils s’apercoivent maintenant que je me suis relevé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *