La police des polices, ça alors….elle est bien bonne.

De plus en plus souvent la police voit ses interventions filmées, puis immédiatement diffusées sur le net. Il faut reconnaître qu’elle y est rarement à son avantage.

Une interpellation peut-elle être précédée d’échanges urbains de politesse ? Probablement que non. Donc, acceptons l’idée qu’une interpellation puisse être violente.

Ce qui par contre est inacceptable c’est que cette violence puisse toucher une personne qui n’a aucune raison d’être interpellée.

C’est ici que se situe le problème. Chacun comprend que subir la violence d’une interpellation, alors que l’on a rien fait, est traumatisant et n’arrange pas le regard des français sur leur police.

Il a deux causes à ce type de dérapage.

– Le système accusatoire de l’aveu

– L’emploi habituel de la force pour obtenir l’aveu.

Deux défauts qui datent de l’époque mérovingienne, au moins. On est tous d’accord sur le fait que la violence s’installe où l’intelligence a échoué.

Aujourd’hui l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre, même si elle  est demandée par un grand nombre, est évidemment une preuve d’échec, mais aussi une preuve absolue d’absence de résultat.

Or, au XXIème siècle, la police a des moyens de surveillance et d’enquête qui ont atteint un niveau jamais connu. Le problème est que tout cela se perd dans une gabegie invraisemblable, et, qu’in fine, on oublie ces progrès et l’on se vautre dans l’usage de la force. C’est pathétique.

C’est ainsi que Valls, débordé par internet, infoutu de faire marcher de façon moderne son bazar, court derrière « Youtube » en imaginant une police des polices complètement bidon, qui aura pour rôle de dire, à chaque saisine, qu’il n’y a rien à voir. Il tente de désamorcer l’intelligence collective d’internet, celle qui se moque de sa police par la diffusion.

Pendant ce temps, perceurs au couteau, mitrailleurs de rue et autres saucissonneurs à domicile ont de beaux jours devant eux. Alors que les pauvres types au look qui déplait, trop banlieue ou trop chic, continueront à se faire agresser violemment par les cowboys du dimanche que sont la plus grande partie de nos policiers.

Est-ce leur faute à ces policiers ? En partie probablement, mais ont-ils vraiment à leur disposition les outils qu’ils devraient avoir, qui rendraient leur métier à la fois efficace et intéressant ? Sont-ils formés pour les utiliser ? Ce n’est pas sûr.

Il est inconvenant d’assister à cette mascarade de police des polices. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’un progrès vers plus de justice, il ne s’agit que d’un rideau de fumée pour pouvoir encore utiliser la force et l’aveu, en lieu et place de la preuve et de l’intelligence.

Evidemment, tout cela nous mène droit vers le totalitarisme. L’échec de ce camouflage va fortifier ceux qui veulent toujours plus de force, toujours plus d’accusation, toujours moins d’intelligence, moins de travail et moins de preuve pour condamner.

Il faut reconnaître que condamner sans preuve, d’une part c’est plus facile, d’autre part cela permet de condamner uniquement les autres, pas besoin de se remettre en question.

Bercy est un grand spécialiste de la question.

Chez les flics du fisc, il y a longtemps qu’il y a des commissions bidon pour donner raison aux contrôleurs, que les preuves n’ont aucun intérêt, même l’aveu est inutile.

Chez les flics du fisc on invente la loi au jour le jour, selon ses besoins. On prend d’abord et on discute après, à l’aide d’une justice d’exception au service de l’Etat.

Sacré Luther King, je pense à toi : moi aussi je rêve.

Je rêve d’un pays où nous serions libres, où la justice serait un arbitre impartial aidé par une police scientifique, où seule la preuve serait accusatoire, où l’aveu serait interdit, où le mensonge serait éradiqué.

Dans ce pays les contrôleurs fiscaux n’existeraient pas, tout simplement parce que l’impôt serait si juste qu’il ne viendrait à personne l’idée de ne pas le payer. Parce que les prestations apportées par l’Etat seraient essentielles et d’un coût largement inférieur à leur utilité.

C’est pratique le rêve. Mais hélas nos journaux ne sont porteurs que d’une réalité si ordinaire qu’elle en est pathétique.

La police des polices : y a déjà longtemps que je n’avais pas autant rigolé.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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