La solidarité : jusqu’où ?

Au nom de la solidarité nous sommes taxés, pillés, dépouillés, nous devons vivre l’insécurité pour le compte de ceux qui se vautrent dans la sécurité. Notre calvaire, nos meurtrissures, notre asservissement, notre esclavagisme ont pour fondement la solidarité que nous devons.  A qui ? Aux autres, à eux…

Mais au fait, la solidarité, c’est quoi ?

Wikipédia dit ceci :

« La solidarité est un lien social d’engagement et de dépendance réciproques entre des personnes ainsi tenues à l’endroit des autres, généralement des membres d’un même groupe liés par une communauté de destin »

C’est clair, la solidarité est une communauté de destin.

C’est donc le médecin qui se doit de mourir avec son patient, Hollande qui doit aller s’écraser avec un mirage de l’armée sur le site du crash de l’airbus allemand. La solidarité c’est du concret, du dur. C’est le partage d’un destin. La caution solidaire paie les échéances à la place de l’emprunteur s’il est défaillant. Est-ce bien clair ?

La solidarité implique la suppression de la liberté, puisque son engagement pour l’autre nous lie au-delà de notre propre volonté.

La solidarité limite l’égalité au malheur, dans lequel elle précipite les parties solidaires à l’infini.

La solidarité suppose que la fraternité manque de séduction, puisque la solidarité s’impose par la force du contrat, ce qui n’est pas le cas de la fraternité.

Une telle contrainte peut-elle raisonnablement découler d’autre chose que de la volonté personnelle de celui qui accepte d’être solidaire ? Peut-elle être imposée par d’autres, individus ou sociétés, à l’encontre d’un homme ? Où est alors la liberté si chèrement conquise, affirmée dans notre constitution ?

Il me semble évident que la solidarité est totalement anticonstitutionnelle.

La révolution dont notre constitution est issue fut la conquête de la liberté individuelle, pas de la dépendance aveugle à un destin commun partagé avec des inconnus.

Tous ceux qui nous rabâchent en boucle que nous devons être solidaires, à seule fin de nous tondre, sont des escrocs.

En réalité, une confusion sémantique s’est installée entre la solidarité et la compassion ou l’empathie. Ce n’est pas la même chose.

Comme dit plus haut, la solidarité c’est du concert, du dur, la compassion c’est du vent. La compassion et l’empathie autorisent toutes les escroqueries.

Ce sont elles qui font, par exemple, la fortune de Lourdes depuis 150 ans. Hollande n’est pas solidaire des victimes de Charlie Hebdo, du crash de l’airbus, des pauvres et des sans-abri. Il a peut être pour eux, au plus, de la compassion, et encore….

Ceci posé, l’impôt redistributif de solidarité est parfaitement illégal, puisqu’il revient à imposer un partage de destin non désiré, ce qui, objectivement, dépasse largement le cadre de ce qu’un Etat est en droit d’exiger de ses citoyens.

La solidarité et les implications matérielles et morales qu’elle engendre ne peuvent être qu’un choix personnel, nul ne peut les imposer, si l’on veut bien revenir aux sources philosophiques de notre société.

Le prochain qui vous parlera de solidarité, s’il n’est pas en mesure de vous opposer un contrat signé de vous en toute connaissance de cause à son profit, vous avez le droit de lui foutre votre poing dans la gueule s’il se montre trop insistant.

Vous pouvez aussi garder votre calme et lui expliquer qu’il confond solidarité et compassion et que vous entendez rester libre d’offrir votre compassion aux causes et aux personnes que vous décidez.

Quoi de plus personnel qu’un destin ?

S’il est une chose au monde que nul ne peut partager, c’est bien le destin. Alors, prélever un impôt avec comme excuse un tel partage est une monstruosité.

L’exemple qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque un partage de destin est le mariage. Outre que cette institution n’est plus à la mode, force est de constater que les échecs sont plus nombreux que les réussites. Et, surtout, qui aurait le culot aujourd’hui de plaider pour les mariages arrangés, qui ne sont ni plus ni moins que des partages de destins obligatoires.

Conclusions

Seuls les obscurantistes peuvent, à l’aube du XXIème siècle, envisager d’imposer, par la force, un destin unique obligatoirement partagé par tous, solidairement.  Les obscurantistes… mais aussi Bercy.

Le combat pour la liberté et pour la dignité contre l’obscurantisme, contre les destins solidaires imposés, ne se situe pas qu’en Irak, il est aussi à mener sur les berges de la Seine, en plein cœur de Paris.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (1 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

Une réflexion au sujet de « La solidarité : jusqu’où ? »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *