L’amour et la haine

La particularité de l’homme, c’est l’amour. Il n’en n’est pas avare, c’est le moteur de l’humanité. La preuve en est rapportée par la multiplication des humains. Nul ne peut contester que les 7,2 milliards que nous sommes sur cette planète sont les fruits de l’amour.

Mais alors la haine ? Car il est aussi incontestable que la haine s’insinue dans tous les groupes, du plus petit au plus grand.

C’est d’elle dont je veux vous parler, de la haine. Pourquoi et comment la haine ?

Ma pensée est la suivante : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.

Je vous propose, pour éclairer ma pensée, un petit retour en arrière.

Jusqu’au 19ème siècle les hommes, majoritairement, disons à 98%, croyaient que leur vie était intégralement entre les mains d’un ou de plusieurs Dieux.

Cette croyance étant incontestablement établie, les profiteurs y allèrent chacun de sa petite histoire aboutissant à des contraintes lourdes pour les hommes. Ces contraintes devaient être supportées au risque sinon d’irriter ce ou ces Dieux auxquels les hommes croyaient. C’est au nom de l’amour pour Dieu que les hommes acceptaient l’asservissement. Là était l’erreur invisible, celle qu’ils ne voyaient pas, car cachée par leur croyance dont les activistes profitaient.

Puis, la science au 19ème siècle fit de tels progrès que l’erreur devint visible, les histoires liées aux Dieux difficiles à croire sans douter. Alors les hommes prirent conscience que les donneurs de leçon, les activistes des Dieux, étaient des escrocs, que les leçons d’amour qu’ils distillaient étaient falsifiées.

Ils les détestèrent autant qu’ils les avaient vénérés. La science eut raison de cette erreur invisible. Aujourd’hui, si l’idée de Dieu reste une hypothèse philosophique, elle n’est plus un moyen d’asservissement volontaire, les intégristes de tout poil ne sont nulle part majoritaires. Si par cas ils dominent, c’est par la force brute.

Revenons à aujourd’hui.

L’erreur invisible consiste à prétendre que le plus fort aurait une dette envers le plus faible. A 98% les hommes croient qu’il y aurait une légitimité à déposséder le plus fort au profit du plus faible, que ce serait un acte d’amour, de justice, qui doit être imposé par la force. Je vais vous démontrer qu’il ne s’agit pas d’un acte d’amour mais d’un acte d’indifférence cupide, voire de haine malsaine.

Pour cela nous allons nous projeter dans le monde du cheval, vieux compagnon de l’homme s’il en est.

Les chevaux qui participent aux courses font l’objet d’un handicap après chaque victoire. On charge leur selle d’un poids qui augmente à chaque victoire, cela évidemment jusqu’à les priver de victoire. Est-ce l’amour du cheval gagnant, ou le respect pour les perdants qui justifient cette sanction ?

Non, c’est la nécessité du pari, du PMU, qui sans ce handicap n’aurait plus de sens. Les parieurs aiment-ils les chevaux ? Non ils n’aiment que leurs mises.

Dans le saut d’obstacle, où il n’y a pas de pari, le cheval peut s’exprimer complètement, aussi longtemps qu’il est le meilleur. C’est ainsi que « Jappeloup » eut une vie libre et fut aimé de tous ceux qui aiment vraiment les chevaux.

J’entends bien que l’on ne manquera pas de me dire : mais que vient faire cette histoire de chevaux dans l’amour et la haine qui régissent le monde des hommes ?

Et bien je pense que brider le plus fort, l’obliger par la force à perdre sa supériorité au motif qu’il aurait une dette envers le plus faible, n’est pas un acte d’amour mais un acte de haine, l’erreur invisible qui répand la haine. Le fait que 98% de la masse des gens pense le contraire ne change rien à la chose.

Viendrait-il à l’idée de quelqu’un d’obliger le vainqueur du Tour de France à s’engager, l’année suivant sa victoire, avec un vélo pesant 2 Kg de plus que celui des autres ? Non, évidemment.

Les amateurs de vélo aiment leurs champions, les amateurs du PMU n’aiment pas les chevaux, ils ne sont guidés que par leur cupidité.

Ceux qui veulent déposséder leurs champions de l’économie par la force, qui se cachent derrière l’amour et l’égalité pour cela, mentent. Ils ne sont guidés que par la cupidité. L’amour chez eux est absent.

Les collectivistes n’aiment pas les hommes, seuls le goût du pouvoir et la cupidité les animent. Ils sont les vecteurs de l’erreur invisible qui propage la haine.

Mais ils vont être démasqués. La science a démasqué les charlatans de Dieu, l’économie va démasquer les charlatans de l’égalité, c’est inévitable.

Je ne voudrais pas être un de ces zélateurs du collectivisme, quand la masse qu’ils trompent, qu’ils ne respectent pas, va se réveiller. Ils vont payer cash.

Car, je le répète : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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