L’ASCENSEUR SOCIAL FONCTIONNE A FOND…

Il est des gens ronchons qui ne cessent de prétendre que « l’ascenseur social » ne fonctionnerait plus. Ils se trompent.

Universellement, toutes les sociétés ont un « ascenseur social », plus ou moins discret, plus ou moins efficace, plus ou moins avouable, mais elles en ont toutes un.

Le notre fonctionne très fort.

Avant de l’évoquer essayons de définir ce qu’est un « ascenseur social ». La définition du dictionnaire est : « ensemble des moyens permettant à des personnes issues d’un certain milieu social d’accéder à milieu social plus élevé ».

C’est clair, c’est un outil qui sert à monter comme tous les ascenseurs, mais dans la pyramide sociale.

J’entrevois la confusion dans l’esprit de ceux qui pensent qu’il est en panne. Jusqu’à un passé pas si vieux, monter dans la pyramide sociale voulait dire gagner plus d’argent, devenir plus riche. Alors ça, oui, c’est terminé.

Si vous voulez monter dans l’ascenseur social vous devez :

– Si vous êtes étudiant, intégrer  une corporation.

– Si vous êtes salarié, intégrer un syndicat.

– Si vous n’êtes rien, intégrer un parti politique.

– Si vous êtes patron, n’insistez pas, changez de pays.

Une fois dans la place, prenez l’ascenseur dès qu’il se présente, ne le ratez pas évidemment.

Vous voulez des exemples:

– Maxime Bono, maire de La Rochelle, simple inspecteur des impôts, il est entré en politique, il est le maire de La Rochelle, président de la communauté d’agglomération et a été député. Pour 10 à 15.000 € par mois d’argent de poche, voiture, frais de déplacement et repas payés, il a fréquenté toutes les allées du pouvoir où il est une sommité.

– Robert Navarro, guichetier à la SNCF, il est entré en syndicalisme puis en politique, il est conseiller général et sénateur. Tout pareillement il a fréquenté au plus haut niveau les allées et les revenus du pouvoir.

Il y en a ainsi des milliers, vous en trouverez près de chez vous, sans beaucoup chercher. Ils sont facilement reconnaissables : voiture de fonction, une ou un collaborateur toujours à portée, la dépense facile des puissants, le verbe haut et sûr, bien habillés, ils en jettent.

Quelques conseils pour, une fois intégrée la place, accéder aux étages les plus élevés :

– Ne jamais dire ce que vous pensez.

– Sourire et promettre dès que vous êtes en public.

– Affirmer votre fidélité à n’importe quoi, mais issu d’un sondage positif.

– Prendre l’air grave quand on vous parle du malheur des autres.

– Laissez-vous porter, ne prenez pas ou très peu de décisions.

Une fois à l’étage supérieur de l’édifice auquel votre ascenseur est attaché, vous devrez constamment surveiller la solidité de l’ensemble. Evidemment si cet ensemble s’effondrait, l’ascenseur suivrait et vous avec.

Mais ne vous inquiétez pas trop, profitez. Les gérants de votre immeuble payent des snipeurs pour flinguer les occupants des ascenseurs voisins et dégarnir leurs étages supérieurs. Notamment l’ascenseur des libéraux, de ceux qui croient encore que l’économie, le travail,  la parole donnée, sont des moteurs suffisants pour mettre en route un « ascenseur social ». Ceux là, ils n’ont aucune chance, ils sont la cible des snipeurs de Bercy, l’élite.

Il reste quand même un problème, si votre « ascenseur social » est porté par des moteurs de mauvaise qualité, guidé par des rails voilés ou encore suspendu à des câbles défectueux, il court le risque de s’effondrer brusquement. Sachez qu’alors il emportera la totalité de la pyramide dont vous faites partie.

Réfléchissez avant de monter. Il est des fois où il vaut mieux laisser monter les autres.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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