L’AVEU 2

L’aveu fut longtemps le roi des preuves, recueillir l’aveu était le but principal des enquêteurs, ne pas avouer la dignité du malfrat.

Aujourd’hui l’aveu reste force probante au civil – article 1356 du CC –. Il est devenu relatif au pénal – article 428 du CPP – la justice ayant assimilé le fait qu’il peut être forcé tant l’Etat poursuivant possède à travers sa police une force démesurée susceptible d’extorquer l’aveu.

Plus largement, l’aveu est essentiel. Celui qui avoue, y compris à lui-même, une faute ou une erreur, est susceptible d’en analyser les causes et de les modifier ultérieurement.

Chacun sait que ce sont nos erreurs qui nous construisent. Ceux qui ne se remettent pas en question ont peu de chance de progresser, notamment lorsqu’ils refusent de reconnaître ou de s’avouer à eux-mêmes leurs échecs, leurs fautes.

Le malfrat endurci n’avoue jamais, c’est à cela que ses pairs le reconnaissent, sont surs de son attachement au statut de malfrat.

Le fisc partage avec les malfrats cette caractéristique : la négation de l’aveu.

Le fisc n’avoue jamais une erreur. Lors de ma récente victoire au terme de vingt ans de lutte dans le cadre de la notification d’un redressement illicite lors de la succession de ma mère, le dernier jour, à la dernière minute de la dernière heure, devant le magistrat de La Cour d’Appel de Montpellier, le fisc n’a toujours pas reconnu ses mensonges, ses falsifications, ses faux certificats d’urbanisme, son faux chemin inexistant, qu’il continuait d’affirmer. En vrai malfrat, le fisc n’avoue jamais.

Aujourd’hui encore, devant le JEX de Montpellier, Flory haut fonctionnaire fiscal n’avoue pas les mensonges de ses contrôleurs, il les couvre. Pareillement à La Rochelle où Guilgault et Barbant couvrent le célèbre Martino, n’avouent pas le ridicule de son redressement.

Comme la mafia, le fisc n’en n’a rien à foutre de votre vie, de la justice, de la vérité, il couvre tous les abus de ses agents. Il n’avoue pas leurs vols.

Le fisc pratique aussi l’omerta.

La comparaison avec la mafia ne serait pas complète si même une infime minorité de ceux qui composent la mafia fiscale avouaient les dysfonctionnements du système, leur participation aux zones de non droit de leur racket fiscal, aux lettres de cachet. Ce n’est jamais le cas.

Si l’on excepte ce pauvre Le Poizat qui a tenté de témoigner sur ce blog, mais a dû battre en retraite et effacer précipitamment tous ses écrits sous la pression de ses anciens confrères, nul agent des impôts ne témoigne des exactions qu’ils commettent.

Tout au plus quittent-ils la grande maison pour s’installer à leur compte, se prétendre avocats à votre service et vous faire payer pour ce qu’ils savent et ne dénoncent pas.

C’est le mafieux repenti que vous payez pour vous protéger en lieu et place de la mafia . Dans tous les cas vous payez pour un danger qui n’existe que du fait de celui qui prétend vous protéger.

Donc, pas plus de balances chez le fisc que dans la mafia.

Une troublante ressemblance

Ces ressemblances entre le fisc et la mafia, tous deux n’avouant jamais, leurs exécutants ne balançant jamais, ne sont pas étonnantes, elle sont logiques.

Il s’agit de deux puissances occultes, obéissant à des règles opaques, utilisant la violence, la menace, la terreur, la destruction finale ou préventive, au service de minorités dissimulées composées de leurs chefs et des exécutants.

Ces minorités règnent par la violence, la connivence, la corruption entre initiés, elles sont au service d’une élite vivant au crochet de la majorité.

Mafia et fisc se prétendent porteuses de l’ordre, de la justice. Elles ne sont que terreur et obscurantisme, murs dressés entre nous et la liberté.

Qu’elles crèvent, mais légalement, d’un sursaut vital de la justice. C’est possible, il faut y croire et multiplier les poursuites judiciaires.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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