LE CONFLIT D’INTÉRÊTS

La question que je souhaite poser est la suivante:

– Il y a-t-il un probable conflit d’intérêts entre l’enrichissement personnel des membres d’un groupe et l’intérêt supérieur de ce groupe ?

La réponse apparente est oui, alors que la réponse réelle est non. C’est ici que se situe le siège de tous les conflits exposés dans ce blog.

Je vais essayer de préciser un peu ma pensée. Le sujet est si vaste que vous voudrez bien me pardonner les lacunes de ce billet.

Définition de l’enrichissement personnel. Il s’entend de tous les apports intellectuels, spirituels, culturels ou matériels que l’individu peut accumuler au cours de sa vie par son action personnelle ou par une mise en situation favorisant pour lui cette accumulation. Il n’y a pas de limite objective à cet enrichissement.

Définition de l’intérêt supérieur du groupe. Le groupe s’impose à l’individu à l’occasion de circonstances si différentes qu’il est inévitable que chaque individu appartienne à un ou plusieurs groupes. Le groupe est une association circonstancielle regroupant des individus cherchant par ce moyen à atteindre un but qui leur serait inaccessible seuls. Le groupe devrait naturellement disparaître une fois l’objet de sa constitution atteint. Il se trouve que, de façon tout à fait mystérieuse et en tout cas non résolue, le groupe dès sa constitution se voit doté d’une intelligence et d’une émotivité qui lui sont spécifiques (voir à ce sujet le livre de Howard BLOOM, « Le Principe de Lucifer »). La notion d’intérêt supérieur du groupe n’est pas présente lors de sa constitution naturelle. A ce stade, le groupe ne doit son existence qu’aux buts et objectifs poursuivis en commun par ses membres. La symbiose est totale, il n’y a pas de conflit possible entre le groupe et ses membres, pas d’intérêt supérieur du groupe. Cette notion d’intérêt supérieur du groupe n’apparait qu’au moment où les intérêts de ses membres sont susceptibles de diverger. On comprend aisément que cette seule divergence devrait être le marqueur de la fin du groupe. Mais le constat est que les groupes perdurent. Qu’ils perdurent la plupart du temps au-delà de l’objectif pour lequel ils ont été constitués. C’est alors que se fait jour l’idée d’un intérêt supérieur du groupe, dont la réalité n’est que de soumettre à l’intelligence et aux émotions spécifiques du groupe les individualités qui le composent, alors sans objectif commun partagé. Lorsque le groupe a atteint ce stade, sa survie est prise en mains par ceux de ses membres qui trouvent un intérêt personnel à disposer d’un pouvoir sur les autres membres. On peut dire alors que le groupe va perdre complètement sa raison d’être. Il cesse d’être un moyen d’atteindre un but collectif pour devenir un ensemble au but dilué, imposé par la force d’un certain nombre de ses membres aux autres. Sa seule légitimité est son existence. Dans ces conditions les luttes s’emparent du groupe, Sa disparition est inévitable, seul le délai est inconnu.

Le conflit d’intérêts. J’espère avoir démontré que l’intérêt supérieur du groupe n’est que la partie visible, perceptible, de l’iceberg de sa décadence. Alors que la force d’un groupe actif, vivant, est la résultante de l’énergie et des richesses personnelles de ses membres, lorsque le groupe entame sa décadence, qui fait suite à sa survie artificielle, il cherche naturellement à déposséder de leurs richesses ses membres les plus riches. Il n’est plus l’outil collectif de tous ses membres, il n’existe qu’au profit de ceux qui vivent de son inutile continuité. Ceux-là ne souhaitent qu’assoir leur pouvoir, mais ils sont assis sur du vent, sur un fantôme. Cependant, l’affaiblissement des autres membres du groupe leur est indispensable.

A la création du groupe. Nous avons constaté que l’intérêt supérieur du groupe n’existe pas. A ce stade, l’enrichissement de chaque membre est un point positif pour le groupe, c’est un apport supplémentaire de force et d’énergie à un ensemble tendu vers un même but. Il ne peut donc pas y avoir de conflit.

Conclusion pratique. Le groupe France n’a plus de raison objective d’exister à l’échelle actuelle de l’organisation mondiale. Il n’est là que par la volonté de ceux qui souhaitent sa continuité pour leur intérêt personnel. Ceux-là ne peuvent tolérer que les français s’enrichissent, pas plus matériellement qu’intellectuellement ou spirituellement. Il est peu probable que nous assistions à un renversement de cette tendance, qui ne pourrait survenir qu’à l’occasion d’une volonté commune et légitime de tous de s’enfermer une nouvelle fois dans ce groupe. C’est possible, mais actuellement peu probable. Le fisc, outil premier de la destruction des richesses matérielles personnelles, a de beaux jours devant lui. Cordialement. Henri DUMAS

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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