Le dépassement des honoraires médicaux

Voilà une bonne question.

La presse nationale, toutes opinions confondues, enfin si l’on veut puisqu’en réalité la presse n’a qu’une seule et unique opinion : « l’opinion de la presse ou la pensée unique », la presse donc nous informe que les dépassements d’honoraires des médecins coûtent 2,5 milliards.

Ah bon, et à qui ils coutent ses 2,5 milliards ? On ne sait pas, personne ne le dit.

Essayons d’y réfléchir :

Pas à la sécu, puisqu’ils ne sont pas remboursés.

Pas aux mutuelles, puisqu’elles collectent justement des cotisations dont le but est de financer ces 2,5 milliards. Sans eux, elles n’auraient pas de raison d’être.

Aux clients des médecins évidemment, mais ils ne sont pas obligés, ils peuvent se faire soigner gratos à l’hôpital.

D’ailleurs, imaginons qu’ils ne les donnent plus, les clients des médecins, ces 2,5 milliards. Donc, ils les gardent. Enfin, disons plutôt qu’ils les dépensent ailleurs. Sans doute vers des produits fabriqués en chine. Aïe, notre balance commerciale va plonger de 2,5 milliards de plus.

Donc les médecins ne les ont plus. C’est l’Etat qui est couillonné, les médecins sont tous à la tranche supérieure. Sur les 2,5 millions, l’Etat en récupère la moitié en impôt.

Soyons sérieux, Il parait que ces dépassements gênent la consommation médicale, si on les supprimait, les clients viendraient en masse chez les médecins. Là, c’est la sécu qui pomme.

Bon, l’affaire est mal engagée, finalement ces dépassements ils auraient tendances à arranger tout le monde.

Sont-ils injustes ? Un bon médecin c’est, disons, 20 ans de formation avant d’être vraiment efficace. Un gros morceau de vie. A-t-on une idée de la valeur d’une telle formation, suivie d’une activité professionnelle personnelle de dix heures par jour, sans interruption jusqu’à l’âge de la retraite ? Pas sûr qu’il existe d’autres professions avec le même profil, le même engagement.

Cette campagne, qui cible les médecins, est-elle sincère ? A-t-elle une légitimité économique?

Je crains que non. Quel mal peut-il y avoir pour un médecin d’aligner ses honoraires sur un marché libre ? Si, par ailleurs, les indigents sont pris en charge par la collectivité.

Quel mal y aurait-il à ce que chacun ait à choisir de se soigner ou de partir au Club Méditerranée ?

De quel droit pourrait-on demander à des hommes et des femmes qui ont sacrifié 20 ans de leur vie à se former, puis tout le reste à être esclaves de leur activité sans jamais pouvoir la déléguer à des salariés, de voir leurs honoraires bloqués et non appréciés en fonction de leur attractivité personnelle et de leur compétence reconnue ?

Non, décidemment cette histoire sent la propagande à plein nez, le détournement d’attention, le bouc émissaire.

Mais, rien n’arrêtera cette campagne, dont le fond de commerce est la jalousie, la haine stérile des envieux, ils iront au bout.

Et au bout, que trouveront-ils : la disparition des médecins.

Alors ces cons ils paieront aux derniers médecins les dépassements en liquide et au black. Evidemment, cela sera réservé exclusivement aux privilégiés du système. Les autres, ceux qui crient, ils affronteront la maladie seul, comme leurs ancêtres. Car, que croient-ils qu’il va se passer quand ce métier, conservant ses contraintes, n’aura plus de compensation ?

Je ne pleurerai pas sur leur agonie, que la jalousie les étouffe, c’est tout le bien que je leur souhaite.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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