Le jour de libération fiscale, c’est (enfin) lundi prochain ! par Camille Wong

Les Français passent plus de la moitié de l’année à travailler pour l’État. – 

VIDÉO – Cette année, l’association des Contribuables Associés fixe le 24 juillet comme jour de «libération du contribuable», deux jours plus tôt qu’en 2016. Mais un mois plus tard que la moyenne européenne.

Drôle de sensation, chaque année, de se dire qu’on est enfin «libres». Cette fois-ci, c’est à compter du 24 juillet prochain que les Français travailleront enfin pour eux-mêmes, après avoir passé 205 jours (sur 365) à financer les dépenses publiques du pays, selon l’étude annuelle publiée de l’association Contribuables Associés. Ils gagnent deux jours par rapport à l’an dernier ; mais passent encore, en moyenne, plus de la moitié de l’année à travailler pour l’État. Un État qui reste très gourmand. Plus, en tout cas, que la plupart de nos voisins européens: ces derniers sont, en moyenne «libérés» le 22 juin, soit plus d’un mois avant les Français. Le record va aux Irlandais, qui ont terminé de s’acquitter de leurs charges et taxes dès le 11 avril. Seule la Belgique dépasse la France, avec une date fixée courant août.

Selon l’OCDE, l’Hexagone est le champion des pays développés en dépenses publiques, absorbant plus de la moitié du PIB français (56,5%). «La France dépense beaucoup trop pour sa sphère publique, et ce poids de la dépense se traduit par un matraquage fiscal gigantesque pour les contribuables», commente Eudes Baufreton, directeur de Contribuables Associés. Le gouvernement martèle que les taux de prélèvement devraient baisser, autant au niveau des entreprises que des ménages: baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe d’habitation, transformation de l’ISF en taxe sur la fortune immobilière… «Seule la réduction des dépenses publiques permettra une véritable baisse des impôts, une diminution de l’endettement et le retour de l’emploi en France. Plus de dépenses publiques, c’est plus d’impôts et donc moins de pouvoir d’achat réinjectable dans l’économie de proximité», insiste Eudes Baufreton.

Un indicateur contesté

L’indice du jour de libération fiscale, s’il permet de mesurer le poids de la dépense publique sur le contribuable, comporte des limites. Se contenter d’analyser la situation française par le prisme des prélèvements est réducteur: la mesure ne tient pas compte du niveau de service fourni par les pouvoirs publics avec le produit des impôts, ni de l’efficience du service rendu. Les opposants à cet indicateur ne manquent pas de rappeler qu’ils financent notamment la santé ou l’éducation, ce qui n’est pas le cas chez tous nos voisins. En outre, l’indicateur est une moyenne et ne représente pas la charge fiscale de tous les Français.

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Une réflexion au sujet de « Le jour de libération fiscale, c’est (enfin) lundi prochain ! par Camille Wong »

  1. Bsr,

    L’impôt n’est démocratiquement justifié que si en face de ma contribution l’Etat inscrit une dépense utile.

    Il devient anticonstitutionnel si l’argent public sert à financer le gaspillage car avec l’habitude celui-ci croît sans cesse et entraîne illégitimement l’accroissement parallèle des prélèvements obligatoires.
    Jean-François Revel Le Point 11.04.1992

    Les privilèges des uns font les impôts des autres!

    Les contribuables paient aussi pour cet escroc & ses sbires!
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/Le-salaire-de-Juncker-et-consorts-va-augmenter-30717131

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