Le Ministère de la Répartition. La Résistance

Je suis intimement convaincu que l’économie planifiée ne peut que déboucher sur la pauvreté, tel que cela fut le cas en URSS.

Si dans le monde occidental la faillite parait moins évidente, c’est que l’économie privée, le droit de propriété, ont pallié aux déficiences de l’économie planifiée. Mais ce boulet attaché au pied de l’économie privée est aujourd’hui si lourd qu’il l’entraine, inexorablement, vers la même pauvreté que les anciens pays aux économies planifiées.

Ce constat, largement commenté par les économistes, connu des politiques, vécu par les entrepreneurs, n’est pas ignoré de la population. Elle le pressent majoritairement, mais elle ne réagit pas.

En clair elle n’arrive pas à formuler le problème, ce qui consisterait à dire : plus de socialisme = plus de planification = plus de pauvreté.

La majorité des français est bloquée par l’idée que le socialisme, l’économie d’Etat planifiée, permet une plus juste répartition des revenus. Elle est terrorisée et pense que l’économe privée serait synonyme d’injustice dans cette répartition. Rien, aucun des exemples d’économie libre enrichissant sa population, pourtant sous ses yeux, ne peut effacer cette terreur injustifiée.

Conclusion, il est inutile d’essayer de combattre cette chimère. Voyons comment la contourner.

En premier lieu ramenons l’Etat à ses activités régaliennes, ce pourquoi il est fait, à savoir la défense nationale, la police, la justice et évidemment le recouvrement de l’impôt. Tout le reste peut être privatisé. A la louche, disons que le tiers des prélèvements fiscaux actuels suffirait largement à couvrir les dépenses de l’Etat vues sous cet angle.

Concernant la gestion du reste par le secteur privé, il suffit que la concurrence joue à plein, que le monopole soit interdit, pour qu’alors la régulation naturelle gère cette économie globale de façon juste et équilibrée.

Reste le problème des laissés pour compte, de ceux qui, pour telle ou telle raison, sont exclus du système social. Ceux qui très anciennement vivaient de la charité. On ne peut plus accepter qu’il en soit ainsi.

Aussi doit-on créer « Le Ministère de la Répartition ».

Car, il faut quand même finir par l’avouer, une meilleure répartition des revenus grâce au fonctionnement actuel de l’impôt, c’est du pipeau. L’impôt aujourd’hui lien social est une farce cruelle, pour ceux qui paient et pour ceux qui ne reçoivent pas.

Un ministère, qui n’aurait pour activité que d’encaisser un impôt qui serait intégralement reversé aux nécessiteux, dans la plus totale transparence, nous éviterait la mascarade actuelle, qui ne fait que dissimuler sous une apparente redistribution une dépense publique scandaleusement non maîtrisée.

Je suis convaincu que 20% des prélèvements que nous subissons suffiraient largement à ce ministère.

Ainsi il apparait qu’avec la moitié des impositions actuelles nous pourrions vivre ensemble et assumer nos exclus. Pensons-y.

Pour l’instant le contribuable souffre, terriblement. Pour certains entrepreneurs, comme moi, leur vie est en jeu.

Le savez-vous ?

J’étais cette semaine à Paris où l’on m’a informé de la chose suivante, sans pouvoir me dire où trouver l’information.

Il semblerait que, des contribuables désespérés, prenant modèle sur les « veilleurs debout »aient prévu, tous les deuxième Jeudis de chaque mois, de 17H à 18H30, de se tenir en silence, debout, dans toute la France, devant leur Hôtel des Impôts. A Paris ce serait à Bercy.

La première fois serait le Jeudi 12 Septembre.

Ils se nommeraient les « Ruinés du fisc ». J’aurais préféré les « Témoins fiscaux », mais bon.

Si par vos relations ou sur les réseaux sociaux, vous trouvez des informations complémentaires sur ce mouvement, qui me parait pacifique et symbolique, merci de m’en informer.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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