LEÇON PRATIQUE POUR PROFESSEUR D’ALLEMAND

Lorsque l’on est en faillite il y a deux possibilités :

-1°- On fait comme si de rien n’était, on utilise l’argent des autres, de ses clients ou de ses fournisseurs, pour payer les dettes les plus criantes, et « roule ma poule »…  C’est le principe Madoff.

-2°- On déclare sa faillite au Tribunal de Commerce, celui-ci autorise une période d’observation pendant laquelle l’entreprise devra présenter un plan de redressement. Ce plan listera, avec précision, la situation et les moyens prévus pour faire face à la faillite. Si le plan parait vraisemblable au Tribunal de Commerce, l’entreprise est autorisée à le mettre en œuvre, à l’intérieur d’une période délimitée. Tout dérapage entraine la liquidation. C’est un acte responsable.

L’Etat Français est en faillite. Ses gérants viennent de choisir la solution Madoff.

Un petit prof d’allemand l’a déclaré hier à tout le pays, nous ouvrant un droit de réponse. Il a dit :« pas de rigueur pour les responsables, nous ferons payer les riches ». Il a déclaré qu’il ne jugeait pas les hommes en fonction de la hauteur de leurs revenus. Ah bon…

Souffrirait-il qu’on lui dise que nous ne jugeons pas les hommes en fonction de la qualité de leur culture. Que les masses laborieuses incultes n’ont nul besoin d’avoir du respect pour les intellectuels cultivés. Que les livres peuvent être brulés et que les mosquées classées au patrimoine de l’humanité peuvent être détruites. Pourtant, on a bien dû lui parler des barbares ?

Que veut nous faire croire le petit professeur d’allemand en refusant son respect à ceux qui ont engagé leur vie dans le monde économique. Sait-il que ce monde n’est pas plus ridicule que celui de la culture et probablement moins favorable à l’égoïsme ? Que, comme la culture, il est un bien commun qui, même s’il n’est détenu que par quelques-uns, rejaillit sur tous.

Que sait-il des engagements humains de ceux qui font de leur vie une aventure économique ? Peut-il les dénigrer, lui qui n’a quitté la cour de  l’école que pour dépenser l’argent des autres ? De quel droit se permet-il de les stigmatiser ?

Il oublie qu’il ne connait pas notre monde, alors que nous connaissons parfaitement le sien. Nous avons vu ses semblables, à 90%, incapables de comprendre la complexité qui s’installe chez l’adolescent, comment la comprendraient-ils lorsqu’elle est à son apogée chez l’adulte. Ils n’ont comme réponse que la démission ou la punition.

Il n’en revient pas, sans doute, d’avoir été accepté par l’élite intellectuelle de notre pays, les« Bercynarques ».  Il confond économie et escroquerie. Il confond argent gagné et argent volé. Les cyniques qui sortent de l’ENA se séparent en deux groupes, ceux qui vont à la soupe publique et ceux qui tentent leur chance dans ces entreprises qui n’appartiennent à personne tant elles ont de propriétaires boursicoteurs.  Les premiers ont le pouvoir et les honneurs, les seconds ont le poignon des autres. Aucun des deux ne sont des acteurs responsables, ils poursuivent simplement une compétition de vieux potaches attardés en se vantant de leurs prébendes.

Cette compétition peut-elle justifier de déposséder ceux qui gagnent, pour de vrai, beaucoup d’argent ? Sait-il que pour créer une entreprise il faut, à un moment ou à un autre, gagner bien plus d’un million d’€ ? Peut-il imaginer les dégâts qu’il va faire en volant 75% de cette somme à ceux qui entreprennent, en les assimilant à la guerre salariale puérile et irresponsable des« Bercynarques » ?

Les acteurs économiques n’auront pas d’autre solution que de partir, si l’économie est leur passion. Et là, il se fait encore moralisateur. Le professeur annonce les heures de colle. Il jette la France dans le groupe des Etats dont les frontières sont là pour que la population ne s’enfuit pas. Il va remplacer la séduction de ce pays par l’enfermement.

Il n’a aucune estime pour ceux qui gagnent de l’argent mais, quand même, il ne veut pas les laisser partir. Il dit qu’ils doivent quelque chose au pays, alors que c’est évidemment l’inverse.

Au fait, que devraient-ils ? En échange de 75% d’imposition ils auraient quoi ?

Une justice qui ne marche pas, une police qui déteste les riches et les moins riches, il suffit pour s’en convaincre d’avoir à déclarer le cambriolage de sa maison. Une gendarmerie qui traque l’automobiliste comme un vulgaire lapin. Des hôpitaux où seuls les manouches ont le courage de sanctionner les disfonctionnements. Une corruption rampante à tous les étages. C’est à ce truc que ceux qui gagnent de l’argent doivent le rendre. Ce n’est pas sérieux.

II faut le lui dire : son rêve sera pour nous tous un cauchemar.

Le dernier, qui nous a vendu le patriotisme pour nous faire faire ce qu’il ne fallait surtout pas faire, s’appelait Pétain. Lui désobéir a valu aux courageux la légion d’honneur.  Ne pas payer l’impôt, fuir ce pays, vous vaudra peut-être la médaille de l’économie, qu’il faudra bien distribuer un jour.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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