L’économie, la société, les banlieues.

Lors d’un billet précédent j’ai établi un parallèle entre l’oxygène que l’on ne voit pas mais sans lequel il n’y aurait pas de vie, pas de merveilles de la nature, et l’économie que l’on ne voit pas non plus, sans laquelle pourtant il ne peut pas y avoir de société.

Ce point me parait important, pas pour ceux qui sont conscients de la place de l’économie mais pour tous les autres que l’on doit convaincre.

Si nous n’emportons pas leur conviction, ils penseront que la société est bâtie sur d’autres critères, courront à leur perte et donc à la notre.

Celui qui regarde la nature peut croire que c’est le vent, le soleil ou autre signe tangible qui crée notre monde, il se trompe. Ailleurs dans l’univers, où il y a du vent et du soleil, sans oxygène il n’y a pas de vie. Le maître de notre nature est l’oxygène.

Pour aller plus avant dans notre explication sur l’économie, base non visible de toute société, nous allons parler des banlieues, c’est le moment ou jamais.

Donc nous sommes dans les années 60 et 70 du siècle passé. C’est le plein emploi. Les industriels ont besoin de main d’œuvre, elle va venir du Maghreb et de l’Afrique. Ce seront des travailleurs non spécialisés, dont le sacrifice sera apparent et justifiera la notion de regroupement familial.

Comme tout humain, ces travailleurs de base souhaiteront un avenir meilleur pour leurs enfants. Certains de ces enfants accèderont à un meilleur statut, d’autre non, tous rencontreront une hostilité réelle à les voir désirer autre chose que leur fonction de travailleur primaire, même pour les générations montantes.

Cette hostilité va générer chez ceux qui la subissent un regroupement communautaire qui se traduira par un regroupement géographique, notamment en banlieue.

Et là, une économie va se développer.

Cette économie sera facilitée par l’apport important d’argent illégal lié à des activités illicites faciles à dissimuler par le cloisonnement du communautarisme.

Cet argent illégal — mais aussi celui d’activités parfaitement légales — va constituer le capital nécessaire à l’éclosion d’une économie spécifique et localisée.

Capital et économie ainsi captés vont générer une société quasi indépendante, avec tous les attributs d’une société complète.

Ainsi trouvera-t-on des dominants, des dominés, des donneurs d’ordre, des exécutants, un ordre spécifique, des gardiens de l’ordre, des penseurs, une expression artistique, culturelle, etc…  tout ce que l’économie génère lorsqu’elle est suffisante pour provoquer la naissance d’une société.

Cette société, au fil du temps, est montée inexorablement en puissance, et elle continue.

Son organisation et sa différence sont arrivées à un tel niveau qu’elle n’est plus intégrable à la notre, que l’avenir ne peut être qu’une cohabitation ou un affrontement entre les deux sociétés.

Un constat

Cette société naissante sait inconsciemment ce qu’elle doit à l’économie, elle la respecte et tend à la développer, pendant que notre société se croit bien au dessus de l’économie et en fait peu de cas.

Cette différence de perception est porteuse de conflits.

C’est pourquoi aujourd’hui, les candidats au poste suprême qui ne mettent pas l’économie au premier rang de leurs préoccupations auront inévitablement à gérer le conflit qui ne peut que s’installer entre ces deux sociétés et la compétition économique invisible qu’elles vont engendrer, sous couvert de culture, de religion ou de tradition qui ne sont que des hologrammes.

Le pire candidat – et c’est un signe – est justement celui qui s’est produit sur scène sous la forme d’un hologramme.

Vous ai-je convaincu de regarder l’économie non pas comme un outil de plaisir, mais comme le squelette qui porte toute société, sans lequel il n’y a tout simplement pas de société possible ?

Ce regard vous amènera à respecter le capital, ceux qui l’ont en charge, à fuir l’emprunt et les impôts confiscatoires, à protéger l’économie générale, au prix de votre propre intérêt s’il le faut, pour garantir la vie de votre société si vous y êtes attaché, si la liberté veut dire quelque chose pour vous.

J’aurais pu prendre l’exemple des mini-sociétés que sont les familles.

Si le taux de divorce atteint dit-on 80% chez nos jeunes couples, la plupart du temps c’est une mauvaise estimation de l’importance de l’économie dans le couple qui génère l’échec.

A la décharge de tous ceux que le hasard de la vie n’a pas mis au contact de l’économie, qui n’en n’imaginent même pas l’existence, il faut dire que rien n’est fait pour les éclairer sur le sujet.

Tout est fait pour, au contraire, laisser croire que c’est aux feuilles et non au tronc que l’arbre doit sa réalité.

Ainsi, les conséquences sociales de l’économie sont prisent pour sa cause.

L’ordre tente de faire croire qu’il est affranchi de l’économie alors qu’il est évidemment son serviteur.

Il en est de même pour la culture, la pensée, la philosophie, la politique, les croyances, la science, la communication, les jeux, etc…

Devant tant de fausses pistes, n’est-il pas normal qu’un très grand nombre ne perçoive pas l’invisible rôle structurel de l’économie ?

In fine ce rôle parait toujours, malheureusement il est alors en négatif et c’est trop tard.

Je crains que ceux qui sont conscients de tout cela soient amenés à passer un tour, ce n’est pas cette fois qu’un président prendra à bras le corps nos problèmes économiques, peut-être le prochain s’il n’y a pas de guerre civile entre temps.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « L’économie, la société, les banlieues. »

  1. si je puis ..au début du billet  » le vide  » fut t’il sidéral ne peux comporter d’oxygène , ni de gaz donc logiquement aucun vent ( hormis solaire ).

    je connaissait les trous noir mais il y a une théorie sur les trous du cul et je vais THEO-risée

    La prédiction de Casimir (le physicien) était la suivante : « Si on place parallèlement 2 plaques conductrices non chargées dans vide à une faible distance l’une de l’autre, une force tend à rapprocher les 2 plaques ». Cet effet est directement lié aux énergies du vide quantique et a été observé un grand nombre de fois en laboratoire. Comme quoi le vide n’est jamais vide !

    Bref, vous l’aurez compris, la maxime : « la nature a horreur du vide » est une réalité car la nature tend à remplir le vide de manière à équilibrer les pressions et le vide n’est jamais vraiment vide… Einstein a notamment écrit que « les objets physiques ne sont pas dans l’espace, mais ces objets ont une étendue spatiale. De la sorte, le concept d’espace vide perd son sens».

    en extrapolant « économiquement », faisant en parallèles de la tectonique des jeunes et de celle de la terre
    au japons ,nous avons la confluence des plaques eurasienne , pacifique et philippine qui créent des séismes .
    chez nous ce sont les plaques africaines, magrébines et israéliennes qui s’entrechoquent .
    mouvements sous terrains , chocs de cultures , fredy dans les CRIFS de la nuit qui a vu un baiser volé entre mac-ROND et eau-LAND en est tout retourné.

    une petite blagounette !!

    Un homme meurt et arrive au ciel. Lorsqu’il arrive aux portes du ciel, devant St-Pierre, l’homme voit un grand mur rempli d’horloges.
    > >
    > > Il demande à St-Pierre :
    > > – Pourquoi y a-t-il tant d’horloges sur le mur ?
    > > St-Pierre lui répond :
    > > – Ce sont des horloges du mensonge. Chaque être humain en a une. Plus vous mentez, plus les aiguilles de l’horloge avancent.
    > > L’homme s’exclame :
    > > – Oh !! À qui appartient cette horloge ? Les aiguilles n’ont pas bougé.
    > > St-Pierre lui répond :
    > > – C’est celle de Mère Térésa.
    > > Les aiguilles n’ont jamais bougé car elle n’a jamais menti de sa vie.
    > > L’homme s’exclame :
    > > – Incroyable !! Et à qui appartient cette autre horloge ?
    > > St-Pierre répond :
    > > – Celle-ci appartient à Dominique Strauss-Khan. L’aiguille des heures n’arrête pas d’avancer ce qui veut dire qu’il a beaucoup menti durant sa vie.
    > > L’homme demande :
    > > – Où se trouve l’horloge de François Hollande alors ?
    > > St-Pierre lui répond :
    > > – L’horloge de François Hollande est dans le bureau de Jésus.
    > > Il s’en sert comme ventilateur

  2. La France est foutue à court terme , ce pays s’enfonce tous les jours dans la médiocratie et rien ne l’arrêtera de couler le trou dans la coque est trop grand. C’est ainsi , ce pays renaîtra de ses cendres dans un siècle ou deux. De+ Les Magistrats font de la politique et obtiennent des promotions des politiques . La justice en France il faut beaucoup d’humour pour y croire. Conférence de M.Hubert Van Den Torren concernant la mafia judiciaire Française ! écouter la suite en cliquant= https://www.youtube.com/watch?v=ctd4VkrLmUw

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