CETTE ENARCHIE QUI NOUS DIRIGE.

L’ENA RCHIE

J’ai, comme on dit, bien roulé ma bosse.
J’ai fréquenté quasiment tous les milieux dans ma jeunesse.
J’ai pris beaucoup plus de coups, au propre comme au figuré, que je n’en n’ai donné.
Mon ascenseur (social) est monté et est redescendu à diverses reprises, au gré des entreprises que j’ai créées. J’aimais ça. J’aimais le risque, j’aimais le « gagne ou perd ». J’ai perdu plusieurs fois et je m’en suis tenu toujours pour responsable. Je n’ai jamais cherché un bouc émissaire à mes échecs.
Mes échecs, comme tous les échecs étaient douloureux financièrement et je me retrouvais souvent sans un franc en poche.
Chaque fois que je me plantais, je repartais avec plus d’expérience.
Bref, j’étais un entrepreneur comme il y en a des dizaines de milliers en France.
J’ai donc, pendant plus de 40 ans, participé au bon fonctionnement de l’économie française, en investissant, en dépensant et en employant de nombreuses personnes (jusqu’à 350). Mes employés ont toujours été bien payés car ayant fait moi-même de multiples petits boulot, je connaissais le prix de la « sueur ».
J’étais, du moins je le croyais jusqu’à aujourd’hui, quelqu’un d’informé. C’est-à-dire quelqu’un qui lit des magazines d’informations, qui écoute et regarde les infos, bref une personne qui a un avis raisonné sur un grand nombre de sujets concernant la marche de son pays.
Mais ça, c’était avant.
Avant que je découvre l’Enarchie.
J’ai mis du temps à le découvrir.
Je connaissais, comme tout bon français, l’ENA et ne m’en souciais pas outre mesure, les énarques n’étant pas ma tasse de thé. Je savais qu’une bonne partie de nos gouvernants et hauts fonctionnaires en était issue. Je n’avais, comme une majorité d’entrepreneurs, pas une très bonne opinion de ces technocrates complétement éloignés de la vie réelle et de son quotidien.
De ces hommes qui prennent des décisions théoriques sans en mesurer les conséquences et surtout sans en assumer les responsabilités.
Leurs échecs, même répétés ne changent  fondamentalement rien à leur carrière, ni bien sûr à leur rémunération et à leurs nombreux avantages.
Tout cela étant, bien évidement payé par nos impôts.
Ayant en 1996 contesté un redressement fiscal plus qu’abusif j’avais rencontré, pour essayer d’arrêter les persécutions qui en avaient découlé très rapidement, plusieurs responsables du fisc. A différents échelons. J’avais vite constaté cette attitude identique qui les faisait tous se ressembler : hautaine et méprisante.
Persuadés d’être les détenteurs de la vérité absolue, ils ne voulaient même pas écouter mes protestations et encore moins examiner les preuves que je leur apportais.
Ce furent des entretiens surréalistes…
Relaxé par le Tribunal Correctionnel, je fus malgré ce jugement, toujours  poursuivit par Bercy.
Je finis par arriver devant le tribunal administratif.
Là, j’assistais à un simulacre de justice.
Mon affaire fut expédiée en deux temps trois mouvements par un Commissaire du Gouvernement (devenu depuis Rapporteur Public).
A cette époque-là, seul le Commissaire du Gouvernement pouvait parler. Aujourd’hui, vous avez la possibilité de vous exprimer. Cela ne change rien à cette parodie de justice lorsqu’il s’agit d’affaires fiscales.
En 5 minutes, vous êtes fixé.
Le Rapporteur Public raconte votre histoire à sa sauce, n’hésitant pas à déformer la vérité et à mentir, cite quelques jugements passés et conclue par la super formule : REJET
.
Votre avocat (ou vous-même) essaye de rétablir les faits.
Le Président l’écoute d’une oreille distraite…
Vous avez vite compris la « connivence » entre le tribunal et le Rapporteur Public.
Le Président vous met à la porte en disant : « jugement en délibéré, affaire suivante ».
Je vous rassure tout de suite, comme prévu, j’ai perdu.
Les années passent.
Après 2 Cours d’Appel Administrative, je suis devant le Conseil d’Etat.

Revenons à nos chers (au propre comme au figuré) énarques.
La semaine dernière j’accompagnais mon ami Henri Dumas qui comparaissait devant le Tribunal Administratif de Montpellier car le fisc ne souhaite en aucune façon admettre la première de nos revendications (voir son papier : LA JUSTICE TUYAU DE POELE du 21 février 2014).
Je pensais que les choses avaient évoluées grâce à l’opinion de la population (voir le papier: MOSCOVICI VA-T- IL RETABLIR LA JUSTICE FISCALE ?) sur la justice.
Je constatais malheureusement qu’il n’en était rien.
Nous fûmes, comme à l’accoutumé, rapidement expédiés.

En sortant je posais une question à Henri :
« -Pourquoi tous les tribunaux administratifs se ressemblent autant, Présidents et Rapporteurs ?
Que l’on soit à Paris, bordeaux ou Montpellier, on dirait des clones, qu’ils sortent du même moule ?
-C’est normal, ce sont tous des énarques, ils pensent et agissent donc tous à l’identique…. »

Rentré chez moi, j’allais sur internet et je m’aperçus que nous étions complétement dirigés par des énarques.
On les retrouve à tous les niveaux de l’Etat. Des ministres (actuellement Economie, Travail, Affaires Etrangères), des directeurs de Cabinets Ministériels, ils encadrent les directions des ministères, les hautes administrations etc… et on les retrouve aussi dans les tribunaux administratif, dans le rôle de Président ou de Rapporteur Public. Et, bouquet final, ils tiennent aussi le Conseil d’Etat.

Suivez mon raisonnement :
Vous contestez un redressement fiscal, sachant que le Fisc est dirigé par des énarques.
Vous passez devant le Tribunal Administratif, sachant que le Président et le Rapporteur sont des énarques.
Vous arrivez devant le Conseil d’Etat, sachant que les conseillers sont des énarques (sauf deux).
Conclusion : les probabilités que vous puissiez gagner contre Bercy sont infinitésimales.

Effectivement, c’est le pot de terre contre le pot de fer.
Il y a aussi David contre Goliath.
Il ne faut donc jamais baisser les bras !

Emmanuel Bolling

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux procédures devant le T.A. Dans l'une d'elles il y sera posé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) sur le Non Bis In Idem que n'a pas respecté Bercy, en passant outre au jugement définitif du Tribunal Correctionnel de Paris.

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Une réflexion au sujet de « CETTE ENARCHIE QUI NOUS DIRIGE. »

  1. Bsr,
    ….et tous profitent de l’argent public et nombreux se comportent comme des parasites gloutons, qui plus est ils s’entendent encore mieux pour nous écraser et nous ranconner.
    Des vrais saigneurs!
    @+

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