Les anges de l’enfer

La commission des lois de l’assemblée nationale a adopté le principe des « lanceurs d’alerte ». Ainsi sont désignés ceux qui dénonceront leur patron au fisc.

La sémantique des socialistes fait froid dans le dos. La dernière fois qu’un Etat s’est ainsi compromis dans un langage dissimulant la vérité, ce fut très grave.

Alors soyons clairs, ces « lanceurs d’alerte » quand j’étais enfant, à l’école primaire, on les appelait des « cafards », plus tard adultes nous les avons appelés des « délateurs ».

Dans la terminologie socialiste nationale se sera donc les « lanceurs d’alerte ».

Qu’en est-il ?

Il s’agit de protéger tout employé ou fonctionnaire qui dénoncera fiscalement son patron ou son supérieur, il conservera sa place, il ne pourra plus être licencié.

Nous sommes au sommet de la bêtise. Enfin si l’on veut, puisque la bêtise étant sans limite elle n’a pas de sommet, mais bon.

C’est franchement indigne d’introduire la délation dans le monde du travail. Je croyais ce genre d’expérience réservée à Pol Pot et au Khmers rouges. J’étais naïf, les socialistes nationaux qui nous gouvernent sont beaucoup plus doctrinaires que je ne l’imaginais.

Il s’agit d’une terrible stupidité qui aura de graves conséquences.

Premièrement

Le monde de l’entreprise est un monde difficile où les enjeux créent des rapports souvent tendus. Aucune entreprise ne peut se développer sans ce que l’on appelle « l’affectio societatis », c’est-à-dire, entre le patron et les salariés, un partage intellectuel du projet d’entreprise et des moyens pour y parvenir. Il n’est pas rare que des divergences apparaissent entre les dirigeants et les salariés, au point que la séparation est alors la seule solution.

C’est dire que, dans ce cas, donner aux salariés la possibilité de l’arme de la délation fiscale revient à lui donner un fusil pour tuer son patron.

 Il faut ne jamais avoir travaillé dans une entreprise pour ne pas comprendre cela. Effectivement, les « délations » vont affluer. Ce sera mécanique, puisqu’elles permettront de conserver de force son emploi.

Deuxièmement

La loi fiscale n’existe pas, il s’agit d’un marigot de textes qui disent tout et son contraire. S’ils n’y suffisent pas les Tribunaux Administratifs sont là pour bâcler une jurisprudence couvrant toutes les exactions fiscales des contrôleurs, je peux en témoigner.

C’est ainsi que tout contrôleur fiscal qui pénètre dans n’importe quelle entreprise peut en ressortir avec un motif pénal de redressement.

C’est le pompon, la queue du Mickey, pour ceux qui haïssent les patrons et les entreprises. Ils vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Comme il s’agit de la haine à la mode… ça va le faire.

Franchement, avec ça, s’il reste encore un patron en France dans cinq ans, je veux bien me faire Curé.

Mais je pense que c’est en réalité le vrai but que dissimule la terminologie socialiste nationale : l’éradication du patronat. C’est ça le plan de Hollande.

Il y a longtemps que j’ai pris conscience des similitudes entre Bercy et la Stasi. Ici nous faisons un pas de plus vers l’imitation totale. Je n’ai donc aucun espoir de gagner mes différents procès, mais ce qui me fait le plus de peine c’est que mes enfants et mes petits-enfants vont devoir vivre dans cet enfer que l’on nous prépare à grands coups de mots adoucis qui cachent des horreurs.

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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