LES BOUCS EMISSAIRES

Les homosexuels, les SDF, les Roms et autres minorités ont bien de la chance.
Leur statut, leur minorité voir leur originalité, souvent incomprises du plus grand nombre, pourraient les transformer en bouc émissaires.
Heureusement, la pensée politiquement correcte, plus une cohorte d’associations bien pensantes, la presse, sont là pour éviter tout dérapage.
Cette protection est efficace, vous comprendrez que j’en sois un peu jaloux.
Mais, ne vous inquiétez pas car, évidemment, dans mon esprit cela  ne la remet pas en cause.
En réalité, le vrai bouc émissaire est celui que personne ne défend, même, disons-le, celui que  personne ne peut imaginer défendre.
Il est de ce fait inconnu de tous, personne n’ayant ou ne voulant avoir conscience de son existence, et pourtant: il existe.
Je vous parle du « contrôlé fiscal. »
Il n’a pas de statut, il est qualifié de « fraudeur », ce qualificatif le jette dans le « grand trou noir »de la société.
La lecture de ce blog vous permet de vous faire une idée de la situation sociale du contrôlé fiscal.
Le constat de son isolement ne suffit pas à en faire un bouc émissaire.
Pour cela, il faut qu’il serve à cacher un vaste souci collectif, qu’il y ait manipulation, et, c’est le cas:
    – L’Etat est en faillite.
    – Ceux qui ont provoqué cette faillite, dont les intérêts directs ne permettent pas d’imaginer en sortir, ont intérêt à faire « porter le chapeau » à une catégorie sociale.
La faillite du pays, la lourdeur anormale de l’impôt auraient une explication simple: c’est la fraude fiscale.
On sait vaguement qui sont les fraudeurs, on a une idée d’où ils se cachent, les choses se précisent lorsque les services fiscaux les ont repérés, montrés du doigt.
L’information officielle se charge d’expliquer qu’il n’y a aucune différence entre eux et la pègre.
Et pourtant, la fraude fiscale suppose une dissimulation économique, donc de l’argent circulant anonymement en grande quantité.
Objectivement, combien d’argent liquide avez-vous habituellement sur vous ?
Quand payez-vous autrement que par carte bleue ?
Tout le monde est comme vous, c’est dire que l’économie dite « parallèle » ne peut avoir l’ampleur annoncée par les pouvoirs publics, tout simplement par manque de « carburant ».
C’est là que réside le mystère de ces chiffres de redressements incroyables, véhiculés par la rumeur, qui finissent par être recouvrés à hauteur de seulement 10 ou 15%.
Le « contrôlé » a pour rôle d’être dénoncé comme bouc émissaire au pays, cette dénonciation masquant les errements économiques de la classe politique et sa démagogie. La réalité de sa « fraude fiscale » n’a aucune importance, son « contrôleur »,lors du contrôle, n’a pour objectif que de délivrer un fort redressement, le reste n’est pas de son ressort, pas plus que la véracité de ce redressement.
Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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