Les chaines de la vérité et de la liberté.

En découvrant la relativité de la vérité les nations occidentales sont sorties de l’obscurantisme.

Le fait de comprendre que la vérité n’est pas universelle, que chaque situation la remet en question, qu’elle ne peut pas être acquise mais doit être constamment recherchée, que dans sa recherche la multiplicité des paramètres, y compris la personnalité de celui qui la cherche, rend le résultat particulièrement relatif, a permis cette avancée.

C’est ainsi que le pouvoir temporel des religions prétendant détenir la vérité universelle et son cortège d’oppressions intellectuelles ont été battus en brèche. Au point qu’aujourd’hui l’église catholique entreprend une révolution à ce sujet à la suite de l’impensable démission de son chef précédent et de l’effondrement de son influence.

Donc, le thème de la vérité détenue ou révélée, outil d’oppression des masses par les juges autoproclamés du sujet, a volé en éclat.

L’homme pouvait en espérer un progrès. Ce ne fut pas le cas, il est  tombé de Charybde en Scylla.

Ceux qui le manipulaient â l’aide de ses pulsions de vérité le font maintenant avec celles de liberté.

Une nouvelle cohorte d’escrocs nous oppresse. Ils prétendent être les garants de notre liberté.Ils affirment connaître la liberté universelle, celle qui s’appliquerait à tous et ferait que, grâce à eux, tous seraient libres.

Alors que, comme la vérité, la liberté ne peut être que relative, personnelle, doit faire l’objet d’une recherche constante, qu’elle ne peut pas être acquise mais seulement conquise au jour le jour à chaque nouvelle situation, ils tentent de nous persuader que, si nous leur donnons notre totale confiance, nous pourrons en échange jouir de la liberté dont ils se portent garants.

Ils le clament si haut et si fort que, pauvres cons que nous sommes, nous les croyons. C’est alors qu’au nom de cette liberté chérie, désirée, ils nous enchainent à leur profit.

Avant, ils prétendaient détenir la vérité à travers Dieu. Aujourd’hui, il n’y a plus d’intermédiaire, ils se déclarent eux-mêmes les garants de la liberté. Ils l’écrivent en tête de leur devise. Notre liberté disent-ils : ce sont eux, eux seuls.

Ils nous enfoncent ça dans le crane dès la petite enfance. En ce qui me concerne, je l’ai cru. Je n’en reviens pas.

Comment ai-je pu croire de pareilles balivernes ? Comment ai-je pu croire que leur justice, entièrement soumise à leur pouvoir, pouvait être en charge de ma liberté ? Comment ai-je pu faire confiance à ces hommes de pouvoir qui, eux, puisent leur liberté dans notre esclavagisme ?

J’avoue que cette soudaine lucidité me laisse perplexe et désemparé. Je n’ai jamais pensé être un génie, mais, là, force est de constater que je ne suis vraiment pas malin. Le fait que 99% de la population de ce pays n’ait pas encore pris conscience de l’escroquerie et croit qu’il suffirait de changer les tenants du pouvoir où de déménager pour recouvrer la liberté, ne me console pas.

C’est que l’obstacle est de taille. Cette soudaine visibilité de la situation est effrayante. Pour qu’une issue soit envisageable, il faudrait qu’une majorité soit soudain saisie par la lucidité.

Ce n’est absolument pas le cas, puisque, bien au contraire, chaque jour qui passe voit la population se précipiter plus profond dans les bras pervers des oppresseurs en pensant y trouver justement la liberté, alors que ce sont ceux-là mêmes qui la leur volent.

Ainsi nous pouvons affirmer que les temps qui viennent seront ceux de l’esclavage. La conquête de la liberté n’est pas pour demain.

Vu sous cet angle, la folle escalade du crédit, qui n’aura pour terme ultime que notre mise en esclavage totale au service de la dette, n’inquiète évidemment pas nos dirigeants, au contraire. Quoi de mieux pour eux qu’une populace paralysée par la dette, entièrement à leur merci ?

A partir du moment où une bande d’escrocs prétend posséder la clef universelle d’une quête humaine vers la liberté, qui ne peut être qu’individuelle, le danger est grand. Toutes les horreurs sont possibles du fait que la majorité des hommes est prête à croire au Père Noël pour ne pas avoir à affronter les difficultés donnant accès aux absolus dont elle rêve.

Où le problème se complique c’est quand, comme pour la liberté, l’accès au rêve se fait en partie au détriment des autres. Les anciens prétendaient que seuls ceux qui ne travaillaient pas pouvaient accéder à la pensée, à la sagesse. Ils avaient des esclaves pour conforter cette hypothèse.

Les énarques ont aussi leurs esclaves, c’est nous. Peut-être est-ce cela qui leur permet de croire qu’ils sont les élus de la liberté ?

On n’en sort pas, la liberté ne peut s’accommoder d’aucun pouvoir, ceux qui parlent en son nom feraient bien d’en prendre conscience et de se retirer sur la pointe des pieds en nous laissant accéder nous-mêmes à notre liberté.

Pour accéder à nos libertés, devra-t-on payer le même prix que celui qu’il a fallu payer pour accéder à nos vérités, sans que la chose pour autant soit définitive ?

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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