Les français majoritairement contre les propos haineux

Un sondage — extrêmement sérieux, dont les questions ne sont absolument pas tendancieuses et ont été bien comprises de tous les sondés — nous apporte la preuve de l’équilibre psychologique de notre pays.

En effet, au terme du sondage, plus de 83% des français sont contre les propos haineux sur internet. Sachant que seulement 80% des français sont raccordés au net les 20% qui ne le sont pas ont répondu à un problème qui ne les concerne pas, mais c’est un détail.

On peut supposer que cette écrasante majorité évite elle-même tout propos haineux.

Mais alors, qui sont ceux qui remplissent les forums ou commentaires de ces délicats propos visant indistinctement mais lourdement : les arabes, les riches, les profiteurs, les fainéants, les juifs, les catholiques, les musulmans, les femmes voilées, les francs maçons, les fraudeurs fiscaux, les communistes, les écologistes, les lepénistes, les centristes, les libéraux, les curés, les militaires, les profs, les cons, les énarques, les politiques, les prostituées, leurs clients, les libertins, les homosexuels, les violents, les pédophiles, les terroristes, les fous, les maniaques, etc…,  autant d’hommes dont ils ne partagent pas les opinons ou les pulsions, au point de les considérer comme non humain, au point de trouver légitime de les haïr.

Plus loin dans ce sondage, dans leur grande sagesse, les français s’accordent à penser que celui qui tient des propos haineux, ou qu’ils considèrent comme haineux, devrait être immédiatement déconnecté et condamné à une amende. Rien que ça.

Toute cette clairvoyance fait rêver en ce doux pays, patrie de la liberté d’expression, pour laquelle ils défilent par milliers (les mêmes ?).

Cependant, n’exagérons rien, tout n’est pas mauvais.

Imaginons que les propos haineux soient effectivement interdits et sanctionnés.

C’est Bercy qui ferait la tronche.

Finies les accusations haineuses, sans preuve, d’une « fraude fiscale » dont l’estimation augmente au rythme de l’augmentation de sa sanction.

Plus les Services Fiscaux traquent la « fraude fiscale », annoncent des résultats de performances à deux chiffres, plus son estimation s’envole. Plus Bercy traque, plus la fraude augmente.

Heureusement que plus la police se déploie, plus la délinquance recule. Si elle fonctionnait comme Bercy, vous imaginez la problématique ? Délinquance et police feraient péter les statistiques.

Imaginons : la haine est interdite.

Alors, les propos haineux du Ministre des Finances contre les « fraudeurs fiscaux » tomberaient sous le coup de la loi, ils seraient irrémédiablement condamnables. Hollande ne pourrait plus dire qu’il n’aime pas les riches, qu’il hait la richesse.

Mais la presse, que ferait-elle ? Elle qui, article après article, nourrit une haine institutionnelle contre les « fraudeurs fiscaux », serait obligée de se replier sur un sujet d’amour, de bonté, d’ouverture vers tous, vers les mal-aimés.

Peut-être verrait-on de sa part le début d’une compréhension de la « fraude fiscale » ? Un pardon ? Un encouragement ? Des amnisties lors des présidentielles ? Allez savoir.

Vraiment, 80% des français sont-ils prêts à ne pas tenir de propos haineux envers les « fraudeurs fiscaux » ?

Et les lanceurs de haine, que l’on appelle les lanceurs d’alerte, vont-ils tomber sous le coup de la loi anti haine ? Ou devront-ils remplir leur mission pleins de compassion envers ceux qu’ils dénonceront, au lieu de la haine qui les habite actuellement ?

Et les contrôleurs fiscaux, vont-ils venir chez nous débordant d’amour, la larme à l’œil, le cœur en berne ?

Ou alors, la haine ne serait interdite que sur le net, ailleurs chacun pourrait s’exprimer en sortant sa kalachnikov, comme à Marseille.

Parce que la haine, de deux choses l’une, soit elle existe soit elle n’existe pas.

Pour ma part, je la subis, je peux affirmer qu’elle existe envers ceux que l’on nomme les « fraudeurs fiscaux ». Et elle ne s’embarrasse pas de la vérité avant de s’exprimer, elle y va direct. C’est la vraie, la bonne haine.

J’avoue que, la subissant, je préfère largement la voir s’étaler sur le net, je peux ainsi la surveiller. Je n’aimerais pas qu’elle me saute dessus par surprise, alors que je ne l’aurais pas décelée.

Cacher la haine, c’est comme casser le thermomètre en espérant ainsi ne pas avoir la fièvre.

La haine c’est comme la poutre et la paille, on la discerne dans les propos des autres mais jamais dans les siens.

Tout cela n’est pas sérieux. Ceux qui sont haïs ont tout intérêt à le savoir. Ceux qui haïssent sont moins dangereux sur le net — où ils peuvent abandonner une partie de cette haine à bon compte — que dans la prison de leur pauvre tête, dont on ne sait jamais par quelle folie elle sortira.

Je crois que le net est plus un exutoire salutaire qu’un outil de prosélytisme.

La vérité est que le net découvre les secrets les mieux gardés, que cela ne fait pas, mais alors pas du tout, les affaires de nos élus ou hommes d’influence divers, dont la puissance est directement liée à l’aura de secret dont ils s’entourent.

Et, 83% de français ne comprennent pas ça ?

Ah, l’Education Nationale… quel gâchis, tous ces gens (83%) en déshérence intellectuelle, qui ont le bac à 90%, quel dommage.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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