Les limites du socialisme

Le socialisme est une philosophie matérialiste qui se la « pète » un peu, beaucoup. Les socialistes se prétendent les détenteurs de la justice sociale et de l’égalité des répartitions matérielles.

Ils virent le jour à l’occasion de l’extraordinaire développement de la technique et de l’industrie au 19ème siècle. La mutation de la société occidentale à cette époque fit exploser l’organisation sociale agraire qui était en place depuis 1.500 ans.

Les socialistes prétendent que, sans eux, cette mutation sociétale aurait été un carnage, engendrant paupérisation et injustice. Ils affirment que le marché seul n’aurait pas équilibré les pouvoirs en présence, notamment patronaux et ouvriers.

En affirmant cela ils jouent un type de partition que d’autres ont joué avant eux. Les nobles en prétendant que leurs muscles et ceux de leurs enfants garantiraient paix et prospérité, pour finir dans des guerres incessantes et démesurées.  Les curés en prétendant que l’amour du prochain et la vénération de Dieu scintillant autour d’eux garantiraient la tolérance ici-bas et le paradis dans l’au-delà, pour finir dans la soumission pour tous.

Tous ces « sans nous c’est le chaos » ne m’inspirent guère confiance. Quels qu’ils soient, se sont la plupart du temps de simples escrocs.

C’est donc l’énigme de la poule et de l’œuf qui image le socialisme. Est-ce le socialisme qui a rendu l’industrialisation acceptable, ou est-ce l’industrialisation qui a permis au socialisme d’avoir l’air acceptable ?

Cette ambivalence n’a pas de réponse, passons notre chemin.

La redistribution

Le dada des socialistes c’est la redistribution. Ils pensent que sans eux cette notion n’existerait pas. Ils ne croient pas à l’échange consenti. Ils pensent que toute transaction comprend inévitablement un voleur et un volé. Forts de cette vision sinistre de l’humanité, ils s’érigent en justiciers. Leur mission sur cette terre est d’y introduire la justice et l’égalité, rien de moins.

Cette propension égalitaire s’exprime de la façon suivante : ils traquent sans cesse le « possédant » et le « possédé », les deux acteurs de l’injustice.

La traque du « possédant »

Il peut se reconnaître à son compte en banque, mais pour notre socialiste de base ce n’est pas suffisant. Certes posséder de l’argent est mal, mais posséder une éducation, une famille unie, une vie tranquille, une sexualité classique, etc… autant de choses dont on doit rendre compte à ceux qui ne les possèdent pas. Les socialistes sont intransigeants, toute norme, tout confort sont louches ou à minima injustes.

La traque du « possédé »

Il ne s’agit pas du seul impécunieux. Toutes les misères sont du ressort des socialistes. Qu’elles soient passagères ou définitives, liées au hasard ou méritées, les socialistes en augmentent tous les jours la liste. Tant et si bien que leur somme donne le tournis et fout le moral à zéro. La misère heureuse n’existe pas chez le socialiste de base (sauf lorsqu’il part en voyage d’agrément dans le tiers monde), ce qui range dans la case du malheur bien plus de la moitié de l’humanité.

Les limites

Ces deux traques sont limitées naturellement par l’extraordinaire adaptation de l’être humain capable de mimer à loisir le statut de « possédant » ou de « possédé », rendant ainsi la traque du socialiste périlleuse.

Mais la prétention de ce dernier étant sans limite, il classe, puis passe à l’acte.

D’un côté il a mis les « possédés », de l’autre les « possédants », il va donc prendre aux « possédants » pour donner aux « possédés ». Rien de plus simple en apparence. Bercy va se charger du transvasement.

Mais soudain les choses se compliquent :

– Les « possédants » fuient ou cachent leurs possessions.

– Les « possédés » se multiplient tels les lapins de garenne.

– Et enfin, la multitude des socialistes rémunérés pour imposer justice et égalité est exponentielle et son coût devient exorbitant.

Alors une question se répand, elle n’est pas chiffrée ni mise sous forme de tableau, mais elle interroge y compris les bénéficiaires du système : Ne me prend-on pas plus que ce que l’on me donne ?

Là est la limite du socialisme. Elle est atteinte en Bretagne, c’est apparent. En réalité, même si c’est moins visible, elle est atteinte dans toute la France.

Au-delà de cette limite, quand et comment ?

Là est la vraie question. Quand l’ensemble du pays, toutes catégories confondues y compris les socialistes, va ressentir cette gêne de donner plus que ce qu’il reçoit, que va-t-il se passer ?

Nous avons la réponse, Hollande a dit : « je ne changerai rien ». Nous devrons donc changer Hollande.

Cela suffira-t-il ? C’est peu probable. Cette organisation de redistribution par la force tentera de se redéfinir, mais n’acceptera pas une remise en question.

La Bretagne est un exemple flagrant. Les bretons exigent-ils la liberté ? Ils n’en prennent pas le chemin, puisqu’ils vont  quérir des aides en se faisant passer pour des « possédés ».  Il faudra bien trouver des « possédants » pour les leur octroyer.

La fin du socialisme passe par la ruine, la faillite et la mort d’un grand nombre, hélas.

 

Bien cordialement.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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8 réflexions au sujet de « Les limites du socialisme »

  1. Mouais, si tu le dis. Mais je pense que l’économie doit tenir compte du sentiment (c’est ce qui nous différencie des machines) sans pour autant éprouver de compassion aux « parasites ». Parce qu’à la base, le socialisme, c’est la défense du travailleur. C’est pourquoi je pense que le socialisme ne disparaîtra pas.
    Voilà, je voulais juste me renseigner sur le capitalisme, merci beaucoup.

    1. Non, la défense légitime des travailleurs se sont les syndicats. À condition qu’ils ne se fourvoient pas dans la politique à la recherche du pouvoir sur le dos des travailleurs. Salut

  2. Bonjour,
    J’espère, tout au Long de ce blog, faire la démonstration de ne pas adhérer à quelque église que ce soit.
    Je ne crois pas à l’idée de réparer les injustices de la vie par la force, que ce soit les injustices de santé, de bonheur ou financières. Je crois que la solution à ces problèmes est une prise de conscience personnelle de celui qui est fort envers celui qui est faible, d’où l’intérêt de ne pas l’abattre.
    Quant à l’économie, le capital lui est indispensable, c’est folie de le détruire au simple motif que Paris Hilton le dépense inconsidérément. Les « fils de » existent dans tous les systèmes sociaux, ils ne méritent rien de plus que notre indifférence, certainement pas notre envie.
    Hélas, même ouvert, un socialiste reste un homme de chapelle inaccessible à l’objectivité, son seul avantage est, peut-être, la non-violence.
    Cordialement. H. Dumas

    1. Bonjour,
      Avant tout, merci d’avoir pris le temps de répondre et d’avoir été aussi rapide,
      Tu dis qu’il faut une prise de conscience personnelle, je suis tout à fait d’accord, ce serait idéal. Seulement, je ne pense pas que cela marche : la prise de conscience ne peut être forcé. Je ne pourrais pas vous convaincre de changer d’idée, je ne demande seulement qu’à m’instruire.
      Je ne suis pas encore sûr sur l’élimination du capitalisme, puisque ce dernier continue d’exister même avec un gouvernement dit socialiste.
      Par contre, je ne comprend pas pourquoi tu dis qu’un socialiste reste inaccessible à l’objectivité, peux tu m’éclairer ?
      Merci.

      1. Le socialisme est un dogme, il croit en une ou plusieurs vérités. Pour mettre en oeuvre ces vérités il légitime l’emploi de la force.
        Où pourrait être dans ces conditions l’accès à l’objectivité ?
        Je respecte toutes les croyances, sauf lorsque les croyants s’emploient à me les imposer par la force, et trouvent cela parfaitement naturel.
        Mon refus de me plier est lui parfaitement objectif.
        Cela ne m’empêche pas d’avoir de la compassion pour ceux à qui la vie ne fait pas de cadeau. Dans la mesure de mes moyens, je les aide, en m’efforçant de faire le tri avec les parasites qui veulent tout et ne foutent rien.
        Cordialement. H. Dumas

        1. C’est sur qu’il ne faut pas mettre dans le même sac ceux qui veulent tout sans rien faire, c’est pourquoi les aides donnés par le socialisme ne vont pas dans les poches des « parasites »
          Je pense que l’emploi de la force est nécessaire aussi parce que sans celle-ci, (si on simplifie) ce serait le chaos. Car l’aide est nécessaire et ne va pas que dans un sens, non ?

          1. Et oui, vous vous heurtez au problème de l’emploi juste des fonds collectés, nécessaire à la justification de la contribution prélevée par la force.
            Ne cherchez pas, vous êtes dans l’impasse socialiste qui a décimé et décimera toutes les sociétés socialistes.
            Vous mélangez sentiments et économie, ce n’est pas possible.
            Les sentiments sont relatifs, l’économie est mathématique.
            Seul le marché, juste ou injuste, peut gérer l’économie.
            La compassion qui dérègle le marché par la force est comme la drogue, un plaisir immédiat pour une dépendance mortelle à venir.
            Je ne cherche pas à vous convaincre, je m’en fout. Je veux juste témoigner, un souvenir objectif avant la catastrophe qui nous attend et dont les socialistes veulent rendre responsables des boucs émissaires dont je suis.
            Ils déchaîneront, comme d’habitude, la force en en faisant un usage immodéré et banalisé à contre-emploi.
            Cordialement. H. Dumas

  3. Bonjour,
    Bien que je doute que ce commentaire n’aura pas de réponse, je viens faire ma critique de ce post.
    Je trouve que le seul intérêt de ce topic est d’enfermer les capitalistes dans leur capitalisme sans leur donner une vision objective. Moi en tant que socialiste ouvert, je n’ai pas apprécié les piques que tu fais : « Le socialisme […] se la pète un peu, beaucoup », « ils s’érigent en justiciers »… Et toutes les autres phrases où l’ironie est palpable.
    « tout confort sont louches ou à minima injustes. » Trouves tu qu’il y a justice quand il y a des pauvres qui n’ont aucune chance de réussir alors que le fils de milliardaire a son avenir assuré ?
    « La misère heureuse n’existe pas chez le socialiste » Et bien, si tu veux, on te prend tout ton argent et tu essaies d’être heureux !
    « Ne me prend-on pas plus que ce que l’on me donne ? » Et bien ça dépens.
    « – Les “possédants” fuient ou cachent leurs possessions.
    – Les “possédés” se multiplient tels les lapins de garenne. » Et bien, pourquoi ne dis tu pas les « possédants détalent comme des lapins » aussi ?
    « Est-ce le socialisme qui a rendu l’industrialisation acceptable, ou est-ce l’industrialisation qui a permis au socialisme d’avoir l’air acceptable ? » J’y répond : les deux. Sans le socialisme, les gens auraient continué d’être trop exploités. En conséquence, le socialisme est acceptable !

    Voilà, je n’ai certes pas la voix de la raison mais je pense que ce que j’ai dit est correct. Si tu as été vexé, ce n’était pas mon but mais tu avais réussit à me vexer donc on est quittes !
    Cordialement.

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