Les privilèges des lèche-cul

Mirabeau, dans son étude sur les lettres de cachet (1778), adopte la théorie des privilèges naturels.

Sa position est symbolique de la pensée qui permit la révolution de 1789. Le peuple s’est alors révolté pour le pain et contre l’impôt, il est descendu violemment dans la rue, mais en arrière-plan étaient les intellectuels qui réclamaient la liberté. Sans eux il n’y aurait eu qu’une émeute, avec eux il y eut la révolution.

Les penseurs de l’époque étaient, pour leur majorité, arrivés à la conclusion que les injustices naturelles liées à la liberté, et à son expression pratique la propriété, sont plus supportables et plus constructives que celles qui sont liées au droit de la force, représenté alors par le roi se prétendant l’Etat. Ils étaient libéraux. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en est la preuve absolue.

En préalable, confirmons que l’Etat n’existe pas. Ce n’est que le nom donné à la force captée exclusivement par quelques-uns à leur profit, quelque soit l’excuse avancée.

Aux questionnements sur le sujet j’ai déjà répondu que la problématique n’est pas de savoir s’il faut un peu ou beaucoup d’Etat, pas plus qu’il n’est utile de savoir s’il faut un peu ou beaucoup de père Noël. La réalité est que pas plus que de père Noël il n’est d’Etat.

Avant Mirabeau, en 1576, Etienne de La Boétie s’étonnait de la servitude volontaire des hommes face au pouvoir de la force, à la dictature.

Un sujet très actuel. Pourquoi les hommes sont-ils majoritairement soumis ?

Tout simplement parce que la soumission est plus confortable. Elle vous place du côté du pouvoir. Pour peu que vous ayez des prédispositions à lécher le cul des puissants, une fois soumis vous pouvez grimper dans la hiérarchie de la force et disposer vous-même de cette force. Ceux qui prétendent représenter l’Etat n’existent que par le nombre des soumis s’inclinant devant eux, partageant la force avec eux.

Remarquons que la conclusion qui s’impose est que ce sont les soumis le véritable danger, ce sont eux les bolcheviques, les nazis, les fascistes, etc… Seul, le déposte n’est rien.

A son stade ultime le soumis va devenir délateur, c’est son destin, il ne peut y échapper. Là, attention, le danger se précise, la violence qui tue n’est pas loin.

Voyez les notaires, les banquiers, anciennement vos confidents, qui se sont soumis et qui aujourd’hui ont l’ordre de vous dénoncer. Tout à fait récents et dans la même situation : Airbnb, Le bon coin, etc… demain Facebook, Instagram, etc…

Il est donc plus simple et plus rapide d’être soumis que libre.

Sauf que la soumission n’a pas de limite et se retourne inévitablement un jour contre le soumis, qui trouvera plus soumis que lui pour le dénoncer et prendre sa place.

Il n’est pas douteux que ceux qui se prétendent aujourd’hui l’Etat sont des despotes, attaquent nos libertés fondamentales, n’ont peut-être aucune lucidité de leur condition mais ce n’est pas sûr.

Ils sont prêts à tout, y compris à agiter la folie écologique pour entraver nos libertés qu’ils craignent, qu’ils voient comme un obstacle à leur pouvoir, dont le développement par le net les panique.

S’il fallait une preuve à la folie écologique, il suffirait de se pencher sur le scandale des éoliennes qui ne font pas d’électricité, défigurent le pays, sont exclusivement un outil de propagande et de rémunérations plus que limites.

Tout cela nous mène au diesel, à la manifestation du 17 Novembre.

Comment ces hommes de l’Etat peuvent-ils nous foutre sur le dos les prétendues conséquences maléfiques des moteurs diésel qu’ils nous ont imposés à force de discours et d’avantages fiscaux, alors que nous roulions préalablement tous avec des moteurs à essence ?

S’ils avaient un peu de pudeur, ils nous changeraient gracieusement tous nos moteurs, comme le font les constructeurs lorsqu’ils se trompent.

Au lieu de cela ils nous taxent, bon… en même temps, où trouveraient-ils les fonds pour nous dédommager : dans nos propres poches !!!

A juste titre certains français rechignent et prétendent manifester. Je n’irai pas.

Je n’irai pas car je ne sens pas derrière l’idée de manifester un engagement construit sur la liberté, la revalorisation du mérite, la lutte contre la soumission, contre le scandale des atteintes profondes à notre droit de circuler librement

Je ne vois qu’un discours de soumis, étonnés de devoir l’être un peu plus, souhaitant juste que la soumission soit davantage partagée, en réalité supportée par d’autres qu’eux.

Je ne sens pas, comme pour ceux qui luttent contre la Sécurité Sociale (bonjour Claude), une vraie réflexion sur la liberté d’entreprendre, de casser la soumission, de retrouver la liberté, la concurrence, d’être résistant et courageux.

Je ne vois pas l’intérêt de discourir du coût du mazout face au scandale que constitue la volte-face des tenants du pouvoir et à l’escroquerie de l’écologie politique.

Il manque la dimension à l’intention. Ce n’est qu’une petite émeute conjoncturelle de soumis passifs. Le combat à mener pour retrouver la liberté vaut mieux que ça et supposerait un accompagnement des intellectuels.

Or, force est de constater que la pensée dominante actuelle est à un peu plus de soumission, notamment à travers l’écologie, et à encore moins de liberté. Je ne peux y souscrire.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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8 réflexions au sujet de « Les privilèges des lèche-cul »

  1. Bonsoir pourquoi les laissons nous faire depuis Pompidou directeur banque
    Rothchild lui aussi nous laissons faire pourquoi giscard Pompidou rothchild
    Nous avons même pas levé le petit doigt et nous avons laissé çes esçrocs
    Jusqu à Chirac Mitterrand Sarkozy et macron tous les mêmes pour nous asservir
    Comme je le dis nous sommes les serfs des temps actuels mais comme les francais ont peur ils e font rien en fait nous avons aujourd hui avec l absence de constitution l opportunité rêvée de nous dégager de l euroe de la dette et des
    Esçrocs Qui nous gouvernent . Le porte parole de l Élysée la secrétaire Schiappa
    Leurs budgets explosent il faut arriver à les mettre dehors?! Castaner et philippe
    Ne supporteront pas le bol âge total et nous on supporte çes esçrocs qu ils
    Commencent par balayer devant leur porte qu ils règlent tout ce qu ils doivent
    Aux francais qu ils arrêtent de nous taxer je pense qu ils vont trop loin et que la révolution approche mais ce n’est pas une solution souhaitable car il y aura
    Des morts et moi non plus je n irai pas car je ne veux pas subir un coup de
    Matraque! Car femmes enfants vieillards personnes âgées handicapés ils’tapent
    Sur tout le monde et je préviens mes enfants il ne faut pas se trouver dans la
    Mêlée. Un syndicat de police a decide enfin pas de Pv ceux la aussi ils vont se
    Réveiller?!

  2. Mirabeau 1834 ? Mirabeau‎ écrit cet ouvrage en 1782, sans encore savoir qu’une Révolution se prépare dont il prendra la tête aux ETATS-GÉNÉRAUX en mai 1789, surtout pour obtenir que les impôts (le vingtième) soient payés par les trois Ordres alors que le TIERS-ÉTAT était seul redevable:

    ‎Des Lettres de cachet et des prisons d’état.. Des Lettres de cachet considérées relativement, au droit naturel, à la société et aux particuliers.‎

    ‎s. n. 1782 2 Volumes en 1 Tome, in-8° carré, reliure parchemin restaurée, dos lisse, pièce de titre, 366 pp. + 237 pp.‎

    ‎Une lettre de cachet est, sous l’Ancien Régime en France, une lettre servant à la transmission d’un ordre du roi, permettant l’incarcération sans jugement, l’exil ou encore l’internement de personnes jugées indésirables par le pouvoir. Une lettre de cachet peut être expédiée du mouvement du roi — c’est la lettre de «grand cachet». C’est typiquement le cas des incarcérations politiques, telles celles de Voltaire ou de Diderot.Elle peut également l’être sur requête d’un particulier — c’est la lettre de «petit cachet». Ainsi, Voltaire lui-même requiert une lettre de cachet pour l’incarcération d’une tripière menant tapage dans le voisinage.

    Le marquis de Mirabeau a été enfermé non pas sur ordre du ROI mais à la demande de son père le comte de Mirabeau.

    En effet, cette intervention est théoriquement réservée à des petits délits, à l’exclusion des crimes. Elle est souvent demandée pour des affaires privées où les plaignants veulent agir rapidement et sans tapage public.

    C’est la suite des des faides du Moyen Age, une sorte de justice privée des familles et des clans, pas pour la plainte, mais pour la sanction. Il en reste les vendettas.

    L’ouvrage composé durant les 4 années d’incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. Il débute par une histoire du droit pénal français, et poursuit sur l’organisation de l’administration pénitentiaire à la fin de l’Ancien Régime, qu’il dénonce violemment. « Des lettres de cachet n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures » (Barbier).

    L’attribution à Mirabeau est donc parfois contestée, en faveur de son oncle, car le texte renfermerait en effet trop de citations pour avoir été composé en prison.

  3. L’oligarchie de l’ETAT a un bras long et l’autre court : le long sert à prendre, et il arrive partout ; le bras court sert à donner aux soumis et il n’atteint que les plus proches, les amis à cette soumission. L’art de gouverner des oligarques d’ETAT consiste à prendre le plus d’argent à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre afin de les soumettre . Diviser pour régner , très connu.

  4. J’ai bien aimé l’excuse écologique car la transition énergétique à bon dos. De quoi parle t-on ? Qu’est-ce que la transition énergétique ? Pour aller vers quoi , Plus de consommation électrique produite par quoi ? Des éoliennes, des panneaux solaires ? C’est combien de couverture de nos besoins ? Peut-on nous parler franchement avec de bons chiffres bien compréhensibles ?

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