Les trois livres qui tuent

La mort par littérature est celle qui me trouble le plus.

Le mécanisme est le suivant :

– Un livre prétend détenir la vérité.

– Evidemment, le livre ne peut pas être un interlocuteur direct, donc des« commentateurs avertis » s’en emparent et interprètent « la vérité » contenue dans le livre.

– Chacun est sommé de respecter cette vérité.

– Mais, comme la plus grande majorité s’en fout, les « commentateurs avertis » se dotent de pouvoirs de coercition illimités en vue de l’imposer, cette vérité. Ils deviennent rapidement des meurtriers potentiels légaux. C’est fabuleux.

Dès le départ pourtant il y a un os : la vérité n’existe pas. Ou du moins, la vérité définitive n’existe pas.

Tout le monde, même le plus crétin d’entre nous, a pu constater tout au long de sa vie que la vérité est ponctuelle, qu’elle doit être débusquée pour chaque situation, que la recette du coup précédent ne peut pas s’appliquer au coup suivant.

C’est d’ailleurs, objectivement, le privilège de l’homme que d’être capable de débusquer la vérité de chaque situation. C’est ainsi que se définit l’intelligence.

Lorsque des scientifiques souhaitent mesurer l’intelligence d’un animal, ils le mettent dans une situation et attendent de voir s’il trouvera la solution, donc la vérité liée à cette situation.

Alors, comment expliquer que les hommes puissent croire à une vérité définitive, qui serait enfermée dans un livre, et accepter qu’au nom de cette vérité, ou de l’interprétation qui en est faite, on puisse envahir leur libre arbitre ?

C’est si invraisemblable, qu’en réalité cela n’existe pas. Force est de constater que ces livres de vérité ne sont que des artifices à l’usage de la domination des plus faibles par les plus vicieux, rien de plus.

Mais alors, pourquoi les plus faibles font-ils semblant de croire à ces fadaises, pourquoi se laissent-ils manipuler par les plus vicieux ?

Parce qu’il se trouve que les plus vicieux le sont suffisamment pour mettre leur vice au service des plus forts, qui eux ne demandent qu’à économiser leurs forces susceptibles de leur faire un jour défaut. La force alliée au vice, il est préférable pour sauver sa peau de faire…comme si. Les plus faibles n’ont pas le choix.

Parmi cette littérature assassine trois livres sont actuellement en tête:

– Le Coran

– La Torah

– Le CGI (Code Général des Impôts)

Le classement peut changer au fil du temps pour les deux premiers, pas pour le troisième. Je vous entends penser que j’exagère, que je compare ce qui n’est pas comparable. Vous avez tort, voici pourquoi:

– L’impôt est une contribution, indispensable, basée sur la capacité économique de chaque individu.

– La capacité économique de chaque individu suit une logique où se mêlent trois paramètres : ses actions passées, son résultat présent et son avenir. Cet ensemble est instable, imprévisible, difficilement quantifiable, il ne peut se calculer qu’à la fin d’une vie. Dans ces conditions, l’impôt tombe la plupart du temps mal, aveuglément, à un moment où il nuit toujours gravement à la réussite économique de celui qui le paie.

La seule solution pour qu’il soit acceptable, indolore, sans conséquence nuisible, serait qu’il soit le plus léger possible et  mutualisé, c’est-à-dire payé par le plus grand nombre.

Or, le C.G.I. est un livre qui prétend le contraire et dont les « commentateurs avertis » amplifient à souhait  les travers. Il s’agit bien d’un livre assassin prétendant mensongèrement détenir la vérité, dans la lignée des deux autres. En affaiblissant la réussite économique des individus, le C.G.I. affaiblit la collectivité. C’est un livre tueur, manipulé par les « commentateurs avertis » au bénéfice du pouvoir en place.

(Attention, nous parlons ici, évidemment, de livres, pas de l’idée de Dieu qui, elle, est totalement respectable).

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Votez pour cet article)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *