L’Etat relance le beau temps

La dépêche de l’Agence France Pignouf (AFP) vient de tomber.

Fort comme un turc, François Hollande, qui s’était engagé à inverser la courbe des précipitations en 2013, reconnaît son échec : « Bien que nous l’ayons stabilisée, nous n’avons pas pu inverser la courbe des précipitations en 2013 ».

Le président lance le pacte pour le beau temps : « 2014 sera l’année du beau temps. J’ai chargé le Premier Ministre d’engager les consultations à cet effet », a-t-il ajouté.

Ce matin, Jean Marc Ayrault à réuni à Matignon les partenaires climatiques.

Cette réunion tripartite réunit d’un côté les marchands de parapluies et de doudounes, de l’autre les marchands de maillots et de chemises en lin, pendant que les touristes, troisième force en présence, hésitent sur le parti à prendre.

Dimanche prochain, les marchands de pédalo ont appelé à manifester. Ils ont été exclus de la consultation alors que, disent-ils :  » leur corporation a beaucoup apporté au gouvernement, notamment, comme chacun le sait, à la présidence de la République ».

Les partenaires climatiques sont invités à proposer des solutions, un rapport a été demandé aux experts de la météo.

D’ores et déjà, les marchands de parapluies et de doudounes ont averti qu’ils ne laisseraient pas les DOM-TOM se tailler la part du lion dans les négociations.

De leur côté, les marchands de maillots et de chemises en lin sont favorables à la « taxe doudoune » et à l’obligation du port du maillot toute l’année. Ils prétendent : « Les différences entre le slip et le maillot sont marginales ».

Personne ne peut dire ce qui va sortir des négociations en cours, ni si la courbe des précipitations va pouvoir être inversée. La France étant largement dépendante de l’Europe, mais aussi du climat mondial.

L’opposition, quant à elle, ne manque pas de rappeler qu’elle avait mis en doute, dès le départ, les objectifs du Président Hollande.

Voilà, grosso modo, ce à quoi nous assistons.

L’économie, pour l’Etat, est aussi prévisible que la météo. Les paramètres qui la gouvernent sont aussi multiples et imprévisibles que la force et la direction du vent.

Les politiciens se moquent du monde lorsqu’ils prétendent réguler en nos lieux et places la marche de l’économie.

Les français sont, sur ce point, aussi bien servis que s’ils confiaient à l’Etat le soin de les protéger du chaud et du froid. Personne n’y songe, chacun prend en charge cette protection, tous n’ont aucune peine à imaginer ce que serait leur situation s’ils laissaient à l’Etat le soin de s’en charger.

Or, ce qu’ils n’imaginent pas pour le climat, ils l’envisagent pour l’économie.

A aucun moment ils ne prennent conscience que les simagrées des politiciens à ce sujet n’ont qu’un but : dissimuler leurs interventions et leurs prélèvements délirants qui paralysent et tuent l’économie. Tout les discours des politiques n’ont pour objectif que de cacher derrière un écran de fumée leurs besoins d’argent pour acheter les voix de la démocratie et conforter leur situation lucrative personnelle.

Comment cela peut-il se faire ?

Le premier responsable est l’éducation nationale qui maintient les jeunes français dans l’ignorance totale des règles de l’économie, de la propriété privée, du contrat, du droit, toutes choses pourtant indispensables à leur développement.

Le deuxième responsable est la confusion, soigneusement entretenue par les responsables politiques et moraux, entre l’économie et la consommation.

Cette confusion tient à l’inversion répandue que ce serait la consommation qui crée l’économie, alors que c’est, à l’inverse, l’économie qui permet, entre autre, la consommation.

L’envie de consommer est telle en l’homme qu’elle emporte toute objectivité. Il peut aller jusqu’à voir avec plaisir son voisin dépossédé, s’il s’imagine que sa propre consommation en sera favorisée.

Ceux qui sont conscients de ces choses assistent impuissants au massacre.

Cette folie de la consommation, qui a endetté nos pays pour plusieurs générations, va, de la façon la plus certaine qui soit, précipiter la France dans une crise dont la profondeur anéantira le but même de l’économie qui est d’apporter nourriture et vie au plus grand nombre.

Certes, les acteurs économiques ont à assumer leur part de responsabilité du fait qu’ils se sont montrés ostentatoires à l’aide des détournements marginaux qu’ils ont pu prélever sur l’extraordinaire masse économique que la mondialisation a générée.

Mais les politiciens portent, eux, la responsabilité principale pour avoir utilisé l’élection démocratique au profit de leurs intérêts personnels, en détournant les votes de leur dimension globale pour les ramener à des considérations égoïstes, dictées par la jalousie et la cupidité.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Bien cordialement. H. Dumas

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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Une réflexion au sujet de « L’Etat relance le beau temps »

  1. Bsr,
    c’est qu’ils ont peur les blaireaux les municipales comme les européennes arrivent, ils sentent la colère du Peuple grandir donc ils font du bruit, de la fumée, des pêts pour tenter de duper les Francais afin de laisser croire qu’ils agissent!
    Moi je ne sens que des vents fétides de leur part!
    Dehors Mesdames & Messieurs les parasites.
    @+

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